sept chouettes effraies sont nées dans le clocher de nandrin

  • Sept chouettes effraies sont nées dans le clocher de Nandrin

    Lien permanent

    pe.JPG

    Un nouveau couple de rapaces s’est installé dans le nichoir

    Les chouettes effraies sont de retour à l’église de Nandrin après un an d’absence. 
    Le nid étant squatté par des choucas des tours, le couple habituel est parti vers des cieux plus cléments.
    C’est donc un nouveau duo qui a pris possession du nichoir installé par l’homme dans le clocher de la place Musin. 
    Sept oisillons ont pointé le bout de leur bec début juillet.
     
    Installé au sommet du clocher de l’église de Nandrin en 1996, le nichoir à chouettes effraies ne désemplit pas. 
    Chaque année ou presque, il voit naître des nichées de 5 ou 6 jeunes.
     En tout, ce sont pas moins de 50 chouettes effraies qui ont pris leur envol place Ovide Musin. 
    «Nous avons la chance d’avoir des naissances annuellement,sauf deux années où le nid a été squatté par des choucas des tours », précise Paul Eloy, naturaliste et enseignant. 
    C’est lui qui avec son club nature pour jeunes,a créé et posé le nichoir. 
    «Les chouettes effraies ne fabriquent pas leur nid. 
    Elles occupent soit un nichoir fabriqué par l’homme soit une cavité naturelle.
     C’est pour cette raison qu’on en trouve beaucoup dans les granges, greniers et églises, et pratiquement pas dans les forêts et les grands espaces sauvages », commente le Tinlotois.
    Après un an d’absence, les chouettes effraies sont de retour à l’église de Nandrin. 
    Mais il s’agit d’un nouveau couple. 
    «L’ancien était bagué, on savait donc qu’il revenait quasi tous les ans depuis 2001. 
    Mais vu le squat des choucas l’année passée, il a déserté les lieux. »
    Coup de chance, les deux rapaces nocturnes adultes n’ont pas fui lorsque Paul Eloy est venu baguer la famille. 
    On saura donc s’ils sont aussi fidèles au poste que les précédents locataires. 
    De leur union sont nés sept petits début juillet.
    «C’est une nichée très tardive. 
    Ils sont en pleine forme. 
    Le plus grand commence à avoir de belles plumes. Mais il faudra encore 2 ou 3 semaines pour que le plus petit quitte le nid. » 
    Les chouettes effraies sont des rapaces très territoriaux.
    Une fois les jeunes aptes à se nourrir, ils sont chassés du nid par leurs parents. 
    «Il faut compter deux mois pour qu’ils arrivent à maturité. »
    Envie d’observer les rapaces ? 
    La caméra installée à côté du nichoir est HS. 
    «Malheureusement, les bestioles ont mangé le câble. 
    Il faudra qu’on répare quand les oiseaux seront partis. 
    Néanmoins, vu le nombre d’oisillons à nourrir, les parents font énormément d’aller-retour (au moins une vingtaine !) chaque soir vers 19h30-20 heures.
    En s’armant de patience, on peut donc les voir voler dans le pré du presbytère », indique le naturaliste.
    D’autres nichoirs, moins faciles d’accès, ont été déposés notamment à Fraiture et Saint-Séverin.
    La chouette effraie se porte bien dans nos régions.
     «Contrairement à la chouette chevêche qui a du mal à renouveler ses effectifs, l’effraie n’est pas particulièrement menacée.
    » Quatre nichoirs à chouettes chevêches ont été installés à Nandrin et Fraiture «mais aucun n’est occupé. »
    Un projet de nichoir à chauvessouris à l’église de Nandrin est actuellement en cours de discussion avec Natagora. 
     
     
    article de ANNICK GOVAERS dans le journal La Meuse H-W du 27 août 2014 

     

    sept chouettes effraies sont nées dans le clocher de nandrin

    sept chouettes effraies sont nées dans le clocher de nandrin
     

    sept chouettes effraies sont nées dans le clocher de nandrin