ramassage scolaire

  • Il faut améliorer la sécurité du ramassage scolaire

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    i2.JPGChaque jour, 27.000 enfants utilisent le ramassage scolaire sur plus de 940 circuits qui sillonnent toute la Wallonie.

    « Près de 80 % de ces élèves sont scolarisés dans l’enseignement spécialisé. Ils souffrent d’un handicap physique, mental ou de troubles du comportement », souligne la députée wallonne Valérie De Bue (MR).

    Ce système mis en place par la Région est un transport de « carence » par rapport aux lignes régulières du TEC.

    Pour pouvoir en bénéficier, il faut habiter à plus d’un kilomètre de l’école, ne pas avoir l’occasion d’utiliser une ligne régulière du TEC et se rendre à l’école la plus proche de son domicile. En grande majorité, ces enfants ne constituent donc pas le public habituel des transports en commun.

    « Il faut veiller à leur confort et leur offrir un accompagnement digne de ce nom », préconise Valérie De Bue qui vient de déposer un texte en ce sens au parlement wallon. Les chauffeurs des bus sont confrontés régulièrement à des incidents : agressivité des enfants, bagarres, malaises, crises… Or ils ne sont pas formés à gérer ces situations. De même, il peut y avoir un accompagnateur dans le bus. Mais lui non plus n’a pas forcément la formation suffisante. Pour la députée libérale, il faudrait prévoir une formation de base pour ces deux catégories de personnes.

    Toujours dans un souci de sécurité, il serait bon que les bus soient équipés de ceintures de sécurité et de gilets fluo pour chacun des jeunes passagers. Les parents pourraient aussi remplir une fiche d’informations pour indiquer au chauffeur et à l’éventuel accompagnateur de quel handicap souffre leur enfant.

    TROP D’ÉLÈVES « FANTÔMES »

    Le budget annuel du ramassage scolaire est de 50 millions d’euros. « Or il y a 13 % d’élèves « fantômes », selon les chiffres du ministre », note Valérie De Bue qui souhaite « une gestion plus optimale » pour éviter des détours inutiles et des places inoccupées dont pourraient bénéficier d’autres élèves.

    Article de  YANNICK HALLET Source Sudinfo