projet éolien une centaine de lettres de protestation

  • Projet éolien une centaine de lettres de protestation

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    DSC04057.jpgCe vendredi marque la date ultime pour les riverains nandrinois qui souhaitaient apporter leur soutien, faire une remarque ou encore protester contre le projet d’EDF-Luminus qui souhaite implanter cinq éoliennes entre les villages de Saint-Séverin,Yernée-Fraineux. L’administration de Nandrin a donc reçu, hier soir, une centaine de lettres de riverains mécontents de ce projet.
     «Il y a d’autres endroits pour mettre ces éoliennes.
    Pourquoi pas le long des autoroutes ? Mais certainement pas aussi près de villages où on trouve, par exemple, une église romane du 12e siècle », s’interroge Michaël Dethier. «Ce que je crains le plus, ce sont les nuisances sonores et visuelles.
     Vous vous imaginez sortir de chez vous et voir des poteaux d’éoliennes alors que vous n’avez jamais connu que des champs ? Et il ne faut pas oublier que si on construit ces cinq éoliennes, nos maisons perdront de leur valeur.
    Je ne trouve vraiment pas ça normal… ».
    Ce chauffeur de camion de 39 ans qui habite Saint-Séverin est  à la base d’un mouvement citoyen de protestation. «Nous nous sommes réunis avec une dizaine d’habitants et nous avons décidé d’aller faire du porte-àporte pour permettre aux citoyens qui le désiraient d’écrire une lettre pour dénoncer ce chantier éolien », ajoute-t-il.
    Une démarche très bien accueillie par les Nandrinois qui apparemment étaient, en majorité, opposés à Luminus.
    «Nous avons recueilli une centaine de lettres.
     Nous proposions aux habitants des lettres toutes faites selon les villages ou ils pouvaient créer leurs textes personnels. Nous avons peut-être croisé une dizaine de personnes qui étaient favorables au projet.
     C’est très peu finalement », continue Michaël Dethier. 
    La centaine de lettres a donc été apportée hier soir à l’administration à l’attention du bourgmestre Michel Lemmens.
    Michaël Dethier devait se rendre ce matin, avec un autre habitant de Nandrin, dans les bureaux de Luminus à Liège, pour donner une copie des lettres. «J’aurais bien voulu les donner en main propre au bourgmestre que je pense en faveur de notre cause mais tant pis
    si ce n’est pas le cas », nous a-t-il dit au moment de l’interview.
    Les Nandrinois ne sont pas encore près de voir des éoliennes pousser devant chez eux puisqu’une étude d’incidence d’un an doit être effectuée à la suite de laquelle ils pourront encore déposer un recours devant le Conseil d’État (voir encart cicontre).
    Article de THOMAS Broux journal La Meuse Huy-Waremme du 8 mars 2013