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  • Murielle Brandt rejoint le Collège de Nandrin: «Je vais de l’avant»

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    L’année passée a été mouvementée pour vous l’an passé. Vous avez mis la pression pour que le PS respecte son engagement.

    J’ai rejoint le cdH local en 2012, Antoine Biémont était venu me chercher car il manquait de femmes sur la liste. J’avais envie de m’impliquer alors j’y suis allée. Tout se passait bien avec Expressions Commune(s) jusqu’à ce que Charlotte Tilman passe d’Ecolo au PS, là j’ai senti les problèmes arriver car l’accord préélectoral écrit prévoyait qu’un échevin écologiste se retire au profit d’un humaniste à mi-mandat. De fait, les mois passaient et la situation ne se débloquait pas, le climat se dégradait. J’ai fini par faire les démarches moi-même en faisant appel à ma Fédération. Cela a été une année difficile, j’ai eu beaucoup de pression de la majorité et l’opposition, aussi. Ce n’était pas facile à vivre. J’ai perdu 6 kg.

    Pourquoi cela vous tenait-il tant à coeur? Vous auriez pu continuer à présider l’Intercommunale de Distribution d'eau de Nandrin, une fonction qui, semble-t-il, vous plaisait beaucoup.

    C’est vrai, j’adorais l’IDEN. L’ambiance au conseil d’administration était très conviviale, je n’ai jamais eu un mot plus haut que l’autre avec personne, on travaillait tous pour le bien de la commune et je me suis beaucoup investie. Mais le fait que le parti socialiste ne respectait pas son engagement me faisait enrager. Un accord est un accord, c’est une question d’honnêteté.

    Vous estimez-vous légitime comme présidente du CPAS?

    Je ne me culpabilise plus. J’ai eu parfois l’impression d’être responsable d’un problème alors qu’en fait, j’en étais victime. Quand j’ai appris que c’était Béatrice Zucca qui se retirait, je me suis sentie mal mais il s’agit de sa décision et de celle de son parti. Je lui dis chapeau car rien ne n’y obligeait.

    Le dindon de la farce n’est-il pas le conseiller communal socialiste Axel Pire ?

    C’était lui qui devait normalement accéder à la présidence de l’IDEN à ma place, si la donne n’avait pas changé entre-temps...

    Pensez-vous que le groupe EC se présentera encore sous cette forme en 2018?

    Je ne saurais dire, je ne crois pas. Il n’y a plus de réunion et plus de président. A titre personnel, j’ai été très déçue de l’attitude des socialistes. Mais je dois toutefois dire que Michel Lemmens, même s’il m’en veut probablement pour mon premier « non » aux logements sociaux, m’a quand même soutenue, il voulait trouver un accord. Je n'en veux à personne. Je ne sais pas encore si je me représenterai en 2018.

     

    Au sujet du droit d’emphytéose pour les logements sociaux à Fraineux, votre village, votre « non » s’est transformé en « oui » au dernier Conseil. Certains vous reprochent de retourner votre veste maintenant que vous avez obtenu gain de cause.

    Je ne vais pas cacher que j’avais voté « non » en partie pour mettre la pression sur mon groupe. Mais je ne suis pas contre les logements sociaux ou la résidence-services. Je demandais que le droit d’emphytéose redescende à 40 ans (mais cela, c’est impossible), que d’autres logements ne viennent pas se greffer à l’arrière et que l’on donne priorité aux Nandrinois dans les critères d’attribution des logements sociaux. Les deux derniers points ont été convenus, raison pour laquelle j’ai cette fois voté oui.

    Comment se passe votre arrivée au CPAS de Nandrin ?

    Bien ! J'ai prêté serment au conseil de l’action sociale en janvier. Cela fait donc un petit mois que je suis en fonction. Je suis très contente d’hériter de la matière sociale, proche de ma profession. J’apprends par moi-même, je potasse, je vais aux réunions, quand je ne sais pas, je demande. La directrice générale m’épaule.

    Quels sont vos projets au CPAS ?

    J’aimerais recréer des consultations ONE dans un endroit fixe, plus convivial, au lieu du car actuel. Qu’il y ait aussi plus d’activités extérieures organisées pour les jeunes de la commune. Et que le rapprochement commune-CPAS se passe au mieux pour toute l’équipe du CPAS. J’ai envie d’aller de l’avant, les tensions sont derrière moi.

    Depuis mardi soir, vous faites partie du Collège nandrinois. Comment allez-vous vous positionner ? Quel est votre caractère ?

    J’aime aller au bout des choses, je suis perfectionniste, parfois trop, demandez à mes collègues (rires). Je pense être quelqu’un d'ouvert d’esprit et qui prône le dialogue. Je ne suis pas du genre à m’énerver facilement mais tout dépend de la façon dont on m’aborde. Si on m’agresse, je peux réagir de façon virulente dans mon propos. En 25 ans au CHU, je n’ai jamais eu aucun souci avec un collègue car je ne tourne pas autour du pot, je mets directement les choses à plat, en interne. L'important est de se respecter. Je ne serai pas un mouton qui suit le troupeau, si je ne suis pas d'accord, je le dirai. Certains me croyaient malléable et ont été surpris. Je n’ai pas d’amis en politique, même dans mon groupe, je les considère comme des collègues de travail

     

    http://huy-waremme.lameuse.be/48010/article/2017-02-22/m-brandt-rejoint-le-college-nandrin-je-vais-de-lav

    Article de AG source Sudinfo clic ici 

     

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