pour changer de ligne fixe

  • Nandrinois Une loi pour changer de ligne fixe plus facilement

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    i2.JPGLe ministre De Croo veut aider les consommateurs

    Changer d’opérateur de ligne fixe s’avère souvent un parcours du combattant. Entre les coupures éventuelles, entre l’arrêt de votre abonnement chez votre ancien fournisseur et le début de votre raccordement par le nouveau, ou encore les chevauchements de facturation, le consommateur est souvent lésé.

    Une situation que le ministre fédéral des Télécommunications, Alexander De Croo, veut améliorer

    Un nouvel arrêté royal fait actuellement l’objet d’une consultation auprès des fournisseurs de téléphonie fixe, menée par l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications).

    Et il devrait enfin faciliter les procédures de changement de fournisseur de ligne fixe, pour les consommateurs belges. Une législation a déjà été mise en place concernant les changements d’opérateurs mobiles, depuis plusieurs années. Mais rien n’existait vraiment en matière de téléphonie fixe.

    Et aujourd’hui, les lignes fixes ne servent plus uniquement au bon vieux téléphone. Il y a internet, la télévision, les services de stockage de données via le cloud… Or, comme le relève le SPF Économie et Énergie, « le consommateur belge change plus difficilement d’opérateur fixe que d’opérateur mobile ».

    En cause notamment ?

    Les difficultés rencontrées lors de ces changements, notamment parce que certains services sont coupés ou que le consommateur est facturé par deux opérateurs (l’ancien et le nouveau) durant la période de changement.

    Avec ce nouveau projet de loi, ce serait l’opérateur receveur (celui auprès duquel le client souscrit un nouveau contrat) qui se chargerait des tâches administratives et techniques relatives à l’arrêt des services auprès de l’opérateur que le client quitte.

    DES COMPENSATIONS !

    Ce serait donc au nouvel opérateur de gérer l’activation du ré- seau, la date de la désactivation, et d’éviter ainsi le chevauchement de facturation. Le client recevrait une « lettre d’autorisation » à signer, lorsqu’il souscrit son contrat auprès de son nouvel opérateur, mandatant ainsi ce dernier pour toutes ces formalités.

    « L’arrêté vise à permettre au consommateur de mieux exercer sa liberté, de faire jouer la concurrence sur le marché et de choisir l’opérateur qui convient le mieux à ses besoins », souligne le SPF. En cas de retard dans l’exécution de cette migration vers un autre opérateur, le consommateur aurait aussi droit à des compensations financières : de 20 à 40 euros par date non respectée, et 10 euros en cas de rendez-vous du technicien manqué !

    On notera aussi que la loi permettrait enfin de savoir à quelle heure passe un technicien.

    L’opérateur devrait en effet donner un rendez-vous entre deux plages horaires au client, et plus annoncer une journée entière comme c’est encore trop souvent le cas aujourd’hui.

    La consultation de l’IBPT devrait se terminer fin juin.

     

    Source info Sudpresse

    Article de L. PIRET