photo de classe

  • Des photos de classe modernes qui ne font pas l’unanimité

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    photo ecole.JPGLa traditionnelle photo de classe individuelle à l’école communale de Saint-Séverin et de Villers-le-Temple joue la carte de la modernité, cette année. 
    Les deux implantations (329 enfants en tout) ont opté pour le mode « shooting », une sorte de gros plan qui tronque une partie du crâne et parfois du menton.
     Un cadrage qui ne fait pas l’unanimité auprès des parents. 
    «Moi je n’aime pas. 
    Si un gamin a une mèche gominée ou si une fillette porte un noeud dans les cheveux, ça ne se voit pas.
     Au début, je croyais que l’épreuve reçue n’était pas la photo finale mais en fait si. 
    On était plusieurs parents à se poser des questions à la sortie des classes à St-Séverin,on a parlé au directeur qui a confirmé son choix. 
    Personnellement,je vais quand même acheter la photo de mon fils de 9 ans car j’ai envie d’avoir un souvenir mais je ne trouve pas la photo belle car le dessus de la tête est coupé », confie Eric, un papa nandrinois.
    «C’est bizarre, l’enfant n’a quasiment pas de front... Mon beaupère a interpellé le directeur à ce sujet. 
    Je crois que le photographe va le sentir passer car plusieurs parents que je connais ne comptent pas passer commande.
    Je vais acheter la photo de mes deux garçons ensemble car celle là est bien faite, mais pas les individuelles », ajoute un second papa.
    D’autres, par contre, sont séduits par le résultat. «C’est vrai qu’il n’y a pas tout le crâne mais ça ne me choque pas. 
    Je trouve ça bien », commente pour sa part Cédric Busine, un troisième papa.
    L’opposition Pour Nandrin surfe sur le mécontentement de certains parents. 
    «Je suis papy de trois petits-enfants qui fréquentent l’école de Villers-le-Temple. 
    Ma fille ne va pas acheter les photos, m’a-t-elle dit, car les visages sont coupés. 
    Il s’agit d’un shooting artistique, certes, mais si les parents trouvent ça laid, c’est regrettable. » 
    Le groupe compte questionner l’échevin de l’enseignement à ce propos au prochain conseil communal.
    Le directeur des deux implantations communales, Yves Melin,assume le mode shooting.
     «Le choix de prise de vue est volontaire,ça nous plaisait bien. 
    C’est plus « in ».
     J’ai effectivement été interpellé par des parents, plus à Saint-Séverin qu’à Villers-le-Temple. 
    Le résultat dépend des sujets,certains sont bien faits,d’autres un peu moins. 
    J’enregistre la réticence de certains parents,même s’il n’y a aucune obligation d’acheter les clichés. 
    Si on voit que les ventes ne sont pas bonnes, on reviendra sans doute à un cadrage plus classique l’année prochaine », commente-t-il. 
     
    Article d'ANNICK GOVAERS pour le journal La Meuse du 13 novembre 2014