pauvreté

  • Un Belge sur cinq n’y arrive pas

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    m.jpgEn 2016, 6% de la population belge était confrontée à une situation de privation matérielle sévère, la moyenne européenne étant estimée à 8%, nous apprend une enquête EU-SILC organisée par la Direction générale Statistique. 22% des Belges déclarent éprouver des difficultés à joindre les deux bouts.

    Une personne est en situation de privation matérielle sévère quand au moins quatre éléments de privation sur les neuf suivants s’appliquent:

    1. Le ménage ne peut pas payer des factures à temps,comme le loyer, l’eau, l’électricité… (7% des Belges ont répondu qu’ils étaient dans le cas), 2. On ne sait pas se payer chaque année une semaine de vacances, hors de son domicile (26% des Belges), 3. On ne sait pas s’offrir un repas composé de viande, de poulet ou de poisson tous les deux jours au moins (6%), 4. On ne peut pas faire face à une dépense imprévue (26%), 5. On ne possède pas de téléphone (0,1%), 6. On n’a pas de TV couleur (0,7%), 7. On n’a pas de lave-linge (1%), 8. On n’a pas de voiture personnelle (7%), 9. On ne peut pas chauffer convenablement son domicile (5%).


    PAS DE VÊTEMENTS NEUFS

    On apprend encore que 9% des Belges avouent ne pas pouvoir remplacer des vêtements usés ou démodés par des vêtements neufs, 12% ne peuvent pas retrouver des amis ou leur famille autour d’un verre ou d’un repas au moins une fois par mois, 14% ne peuvent pas participer de manière régulière à une activité de loisirs telle que sport, cinéma, concert… 12% disent ne pas pouvoir dépenser une petite somme d’argent chaque semaine pour eux mêmes. 3% des sondés affirment ne pas pouvoir posséder deux paires de chaussures.

    «Il existe un net déséquilibre entre les différents éléments composant la privation matérielle. Ainsi, l’achat d’une télévision ou d’un téléphone ne pose pas vraiment de problème, alors que faire face à des dépenses imprévues, d’un montant de 1.100€, reste un obstacle majeur pour plus d’un quart de la population».

    Article de PIERRE NIZET Source Sudinfo 

  • Nandrinois La pauvreté a explosé en 2015

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    i2.JPGUn minimexé sur trois a désormais entre 18 et 24 ans ! Les mesures Di Rupo pointées du doigt…

    L a hausse globale est historique, avec désormais 115.317 minimexés en Belgique. Du jamais vu depuis 2002…

    On l’avait pressenti en décembre, avec la publication des résultats des six premiers mois de l’année. Cela s’est malheureusement confirmé ce vendredi, avec ceux de l’ensemble des données pour 2015.

    Et cela s’est même amplifié encore : la pauvreté a littéralement explosé en Belgique, l’an passé. Par rapport à 2014, elle a fait un bond historique de 12,4 % ! En chiffres absolus, cela donne désormais en moyenne 115.317 personnes qui ont eu droit au minimex en 2015. Douze mois auparavant, on en était encore « seulement » à 102.634 bénéficiaires d’une aide du CPAS. La cause ?

    Ne cherchez pas bien loin. Jeudi, l’Onem publiait ses chiffres, annonçant l’exclusion de 29.155 chômeurs arrivés en fin de droit en application des mesures décidées sous le gouvernement Di Rupo, qui a limité les allocations d’attente à trois ans. Une partie de ces personnes n’a eu d’autre solution que de se tourner vers le CPAS, ce qui explique la hausse. Et encore : personne ne sait où sont passées les autres, celles qui vivent avec un cohabitant ayant des revenus, ce qui les a privées de facto d’un accès au minimex.

    Le SPP Intégration sociale a reconnu cette cause à l’explosion de la pauvreté, en présentant ses chiffres vendredi.

    Il y ajoute aussi la conséquence de la crise financière, qui perdure depuis 2008. À ses yeux, il ne faut pas s’attendre à une baisse sur 2016, en raison de l’afflux de réfugiés qui vont peu à peu avoir droit à l’aide sociale, dans l’attente de trouver mieux.

    LA WALLONIE TRÈS TOUCHÉE

    Reste que, pour 2015, l’administration parle elle-même de « la plus forte augmentation enregistrée depuis l’entrée en vigueur en 2002 de la nouvelle loi sur l’intégration sociale »… Toutes les régions sont touchées.

    Mais c’est la Wallonie qui paie le plus gros de la facture, avec une hausse de 16,5 % de ses minimexés. Elle devance assez sensiblement la Flandre (9,4 %) et Bruxelles (8,6 %). Les petites communes (15,6 %) et les 5 grandes villes du pays (11,3 %) y versent également un lourd tribut. De même, les chefs de famille (18,7 %) ont été nettement plus touchés que les isolés et les cohabitants.

    JEUNES

    Tout aussi inquiétant : la part des jeunes en état de pauvreté atteint de nouveaux sommets. Alors qu’ils représentent 10,7 % de la population, les 18-24 ans sont désormais 30,7 % du total des bénéficiaires de l’aide d’un CPAS !

    Déjà en hausse de 5 % en 2014, leur nombre a cette fois augmenté de 8,7 % en 2015 ! Quant aux réfugiés, ils sont en hausse de 5,7 % (3.612 personnes). Ils représentent 2,1 % des 12,4 % d’augmentation de 2015.

    Article de  CHRISTIAN CARPENTIER source Sudpresse du 19 mars 2016 http://journal.sudinfo.be/