on meurt plus « vite » à la campagne qu’en ville

  • On meurt plus « vite » à la campagne qu’en ville

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    alerte.jpgEst-on plus en danger dans les villes ?
     Est-on plus en sécurité dans les campagnes ? 
    Instinctivement, on répondrait rapidement « oui » à ces questions.
    Et pourtant, les chiffres prouvent le contraire.
    Nous avons en effet comparé la mortalité « non-naturelle »
    (meurtres et accidents mortels) des différentes communes namuroises sur la période 2010-2012. 
    Même si la différence n’est pas énorme, les communes plus urbaines (plus de 20.000 habitants) apparaissent plus « sûres » que les communes plus rurales (moins de 20.000 habitants).
    Le taux de mortalité « nonnaturelle » est ainsi de 5,9 pour mille dans les villes, contre 6,7 pour mille dans les villages.
    Comment l’expliquer ? Le nombre de faits criminels est, bien entendu, plus élevé dans les villes. 
    Mais, proportionnellement, le nombre d’accidents mortels est par contre plus élevé dans les campagnes. 
    Et comme le nombre de meurtres est moins important que le nombre d’accidents mortels, les communes rurales apparaissent plus « dangereuses ».
    Un constat déjà connu par l’IBSR, l’Institut Belge pour la Sécurité Routière. 
    «Et c’est logique», réagit Benoît Godart, porte-parole de l’IBSR.
     «En ville, la vitesse est moindre.
     Il y a plus de circulation, les routes sont plus étroites…
    Et lorsqu’on a un accident à vitesse moindre, les conséquences sont aussi moindres».
    Ainsi, en 2011, 14 % des victimes de la route se retrouvaient sur autoroute, 33 % en agglomération et 51 % hors agglomération.
     Bien plus que de l’insécurité, c’est donc d’abord sur la mortalité sur la route qu’il faudrait se concentrer. 
     
    meurt.JPGArticle de C.H pour le Journal La Meuse du 26 septembre 2013