nandrin -clavier il tentait d’escroquer 45.000 euros

  • Nandrin -Clavier Il tentait d’escroquer 45.000 euros

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    Hier, un Français d’origine congolaise a comparu devant le tribunal correctionnel de Huy.

     

     Il est accusé d’avoir créé des comptes sous un faux nom, afin d’y encaisser des chèques falsifiés pour un montant total de près de 45.000 €.


    Il ouvrait des comptes sous de faux noms

    Gaston est un Français originaire du Congo.
     Il vit dans la banlieue parisienne.
     Il semblerait qu’il ne vienne en Belgique que pour y commettre des délits.
    En juin 2011, Gaston a donc débarqué à Liège pour quelques jours.
     Et il a commencé à écumer les banques de la région du Condroz. 
    Muni de trois faux passeports, tous avec des noms différents, il s’est présenté dans les banques ING de Clavier, Nandrin et Neupré.
    À chaque fois, il a ouvert un compte avec un faux nom.
     Le but, y faire encaisser plus tard des chèques français, évidemment falsifiés.
     Il a donc débuté par l’agence de Neupré.
     Le lendemain, il y est retourné pour y déposer un chèque de 25.946 euros. 
    Au guichet, les employés n’y ont vu que du feu.
    Le jour même, il s’est rendu à Clavier pour refaire la même opération et déposer cette fois plus de 17.000 euros. 
    Encore une fois, le guichetier n’y a vu que du feu.
     Mais le lendemain, la chance du Français a tourné.
    Les employés de la banque ING de Nandrin ne se sont pas laissés avoir par le faux passeport grossier. 
    Ils ont appelé la police du Condroz et Gaston a été arrêté et emmené au commissariat.
    « J’ai fait une bêtise. En fait, j’ai rencontré par hasard un ami à la gare.
     J’avais besoin d’argent. 
    Je suis papa de 4 enfants et les temps sont durs. 
    Mon ami m’a dit qu’il avait un plan pour se faire de l’argent. 
    Il m’a donné les adresses des banques, les faux papiers et m’a expliqué quoi faire ».
    Selon Gaston, il ne devait toucher que 10 % des gains de cette escroquerie. 
    « Je sais que j’ai fait une bêtise.
     Je demande pardon. 
     Je ne voulais pas faire de mal. 
    De toute façon, je me suis fait prendre avant même de pouvoir toucher un centime.
     Et j’ai été placé en prison. 
    C’était vraiment stupide. 
    Je ne recommencerai plus ».
    Les débats reprendront au mois de février, pour le réquisitoire et les plaidoiries des avocats. 
    Article de NOÉMIE BOUTEFROY pour La Meuse H-w du 28 novembre 2013