nandrin : la justice convoque les témoins

  • Nandrin : La justice convoque les témoins

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    La justice enquête sur le conseil communal de Nandrin du 21 mai dernier. 
    Ce soir-là, à l’occasion d’un débat sur les comptes, le bourgmestre Michel Lemmens a choqué le conseiller d’opposition Marc Evrard (Pour Nandrin).
    Au point que ce dernier a décidé de déposer plainte pour calomnie.
    Que s’est-il dit exactement ce soir-là ?
     Les versions divergent. 
     
    Les enquêteurs ont donc décidé de convoquer tous les témoins du conseil communal pour tenter de tirer cette histoire au clair.
     
    Selon Marc Evrard, Michel Lemmens a employé le terme « d’historien révisionniste » à son égard. « Étant historien de formation et ayant 62 ans, cela m’a choqué. 
     
    Un historien révisionniste,c’est quelqu’un qui nie l’existence du génocide juif et celle des chambres à gaz.
     
     Je ne peux l’accepter ».
     
     Il ajoute : « C’est une atteinte grave à ma personne, d’autant que sur le plan professionnel, je suis chef d’établissement et que j’ai donc une certaine visibilité auprès de la jeunesse ».
     
    Pour Marc Evrard, Michel Lemmens n’a pas utilisé le terme innocemment : « Il a dit qu’il avait employé le mot révisionniste dans le cadre du débat sur les comptes communaux, mais lors du conseil, je l’ai interpellé à trois reprises pour lui dire que j’étais choqué par ses propos.
     
     Il n’a pas utilisé ce terme innocemment.
     
    Il m’a dit d’aller voir la définition du mot révisionniste au dictionnaire. 
    Ce que j’ai fait.
     On mentionne bien une signification liée au génocide juif ».
    Selon le conseiller d’opposition,Michel Lemmens est coutumier des dérapages verbaux.
     
    « Le problème, c’est qu’il ne supporte pas la contradiction.
     Il a notamment traité M. Mottet de clown ». 
     
    Marc Evard veut que Michel Lemmens soit condamné sur le plan pénal. 
    « Humainement, j’ai été blessé et je veux qu’il ait une sanction ».
    Sur le plan politique, Marc Evrard n’a pas encore alerté la tutelle du ministre Furlan : « S’il présente des excuses publiques et qu’elles sont relayées par la presse, je ne le ferai pas »dit-il.
     
    Du côté de la majorité, le bourgmestre étant absent, nous avons contacté le premier échevin Daniel Pollain, qui n’a pas souhaité de faire commentaire sur l’incident, « une instruction étant en cours ». 
     
    Article de A.BT dans le journal La Meuse H-W du 27 aout 2014