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  • Maisons de repos: voici le comparateur de prix belge

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    home.JPGC’est un privé qui relève le défi pour venir en aide aux seniors.

    Les autorités françaises viennent de lancer un comparateur officiel des prix des maisons de retraite. Une très belle initiative qui ne verra pas le jour chez nous de sitôt… Quoique… Une jeune startup s’est lancée ce défi. 

    Le nombre de personnes de plus de 65 ans va littéralement exploser dans les années à venir. On estime qu’un quart de la population aura plus que cet âge en 2050… Et cela signifie que la problématique du logement pour les seniors aura toujours plus d’importance dans le futur.

    Une jeune startup, Home Sweet Homes a donc lancé, il y a moins d’un an, une initiative unique en Belgique. En 2017, elle annonce «la première liste d’attente digitalisée et mutualisée pour tous les hébergements pour seniors sur l’ensemble du territoire».


    AIDER LES SENIORS

    Maisons de repos, maisons de repos avec soins, courts séjours, résidences services, centres d’accueil de jour, etc. «Nous voulons permettre aux citoyens de trouver facilement et gratuitement des informations détaillées par type de logement, avec les tarifs, les soins proposés, les commodités, etc.», explique Frank Vandenbreede qui a lancé ce site avec son fils.

    « L’objectif est que les gens aient une vue complète et intéressante dans leur démarche de recherche. Il leur est aussi possible d’ouvrir une inscription pour eux ou leurs proches en liste d’attente dans un ou plusieurs hébergements. C’est gratuit et il ne leur suffit que de quelques clics pour créer leur compte .»

    Le site de M. Vandenbreede permet donc à chacun de chercher un hébergement dans la ville ou la région de son choix, sur base d’un budget défini. Ce qui en fait un comparateur de prix, même si l’objet n’est pas encore tout à fait accompli.


    SERVICE GRATUIT

    «Notre portail internet référence l’ensemble de l’hébergement pour les seniors en Belgique (environ 2.300 actuellement, pour 180.000 lits disponibles dans le pays). Nous envoyons un questionnaire très complet à chaque établissement (120 questions).

    Nous voulons être précis pour que les personnes intéressées ne soient pas obligées de comparer des pommes et des poires», reprend M. Vandenbreede.

    «Nous construisons le site jour après
    jour. Il est déjà bien avancé, mais cela demande un long travail.

    Il y a encore des établissements qui ne nous communiquent pas leurs prix. Notre site est déjà opérationnel, même si le comparateur peut et doit encore être plus précis.» Précisons que le service est gratuit pour la personne qui va consulter le site et pour le directeur de maison de repos qui voit son établissement repris sur www.homesweethomes.be, ce qui est primordial en termes de crédibilité… Mais comment une société privée peut-elle survivre dans ces conditions ?


    TEMPS PERDU

    «Nous allons commercialiser un module de gestion automatique des listes d’attente que nous proposerons aux directions. Vous n’imaginez pas le temps que perdent les directeurs de homes à gérer ces listes: des gens s’inscrivent dans plusieurs établissements, oublient de se retirer d’autres listes quand ils trouvent une place. D’autres seniors décèdent, etc.

    Mais c’est vrai que nous sommes actuellement dans un nouveau «business model» et que nous sommes encore loin d’en vivre.

    Notre première volonté est d’aider les seniors.

    Je sais combien il est difficile de trouver un logement pour ses parents, par exemple. J’ai moi-même vécu cette situation. Dans certaines régions du pays, les taux de remplissage des hébergements dépassent les 98%...»

    Article de DIDIER SWYSEN Source sudinfo 

    La Wallonie prépare sa grande réforme

     

    Bonne nouvelle pour Home Sweet Home, le gouvernement wallon n’a pas vraiment l’intention d’emboîter le pas aux autorités françaises et d’élaborer ainsi un outil qui permettrait de comparer les prix dans les différents établissements.

    Chez Maxime Prévot (cdH), la priorité en 2017 est clairement à la réforme de la législation liée aux maisons de repos, alors que la Région manque de milliers de places pour accueillir sa population vieillissante. Les normes vont ainsi être revues… «Cette réforme apportera une
    lisibilité beaucoup plus grande des prix (perdue actuellement dans une forêt de suppléments pas toujours aisément décryptables, NdlR). Nous examinerons ensuite la question du comparateur de prix et nous nous prononcerons sur son caractère indispensable ou pas.

    Il est impossible de dire à l’heure actuelle si un tel outil verra le jour dans la sphère publique.»

    Lisez: il n’y aura de toute façon aucune initiative du gouvernement en la matière avant deux ans. La Wallonie veut « rebattre les cartes» d’une législation vieille de vingt ans qui n’est «plus du tout en phase avec les défis», pour reprendre les mots du ministre wallon, alors que des milliers de lits manquent à l'appel.

    En arrivera-t-on à autoriser le secteur privé à construire davantage de maisons de repos? «On a un secteur public qui est exsangue, des CPAS qui n’arrivent plus à créer de nouvelles maisons ou à mettre aux normes les établissements existants», disait il y a quelques mois, Maxime Prévot (...) «De l’autre côté, on a un secteur privé qui a les moyens, même le secteur associatif (mutuelles).

    Il faut rebattre les cartes pour que nos nouveaux projets partenariaux puissent voir le jour.»

    Pour rappel, le décret wallon de 1997 répartit les lits selon la proportion suivante: 50% pour le privé, 21% pour l’associatif (ASBL) et 29% pour le secteur public (CPAS).

    Les normes vont aussi être revues en privilégiant le bon sens (mètres carrés par chambre, etc.). Quant aux tarifs…

    Si l’on demande jusqu’à 4.700€ par mois dans des résidences de grand luxe, les études ont prouvé que le tarif moyen demandé, qui est de 1.250€ mensuels, est supérieur aux revenus du retraité dans plus de 60% des cas

  • Nandrinois,les maisons de repos toujours plus connectées

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    CLIN-D-OEIL.jpgEn 2050, 24,3% de la population sera âgée de plus de 65 ans. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Mais étant donné que la majorité des seniors choisissent leur domicile comme lieu de vie avec une aide à domicile, l’entrée en maison de repos est postposée au maximum. On parle de 81,4 ans pour les hommes et de 85,7 ans pour les femmes. Pour garantir les meilleurs services et soins, l’AVIQ, l’Agence wallonne pour une vie de qualité, mène tous les deux ans une enquête auprès des différents homes. Cette année, 719 établissements ont répondu permettant à l’agence de tirer les conclusions suivantes.

    La Wallonie compte, au total, 628 maisons de repos comptabilisant, à elles seules, 48.347 places. Ces dernières sont principalement fréquentées par des femmes (77% et 23% d’hommes).

    Au niveau de l’équipement de ces chambres, 80% ont un lit, 88% ont des toilettes mais seules 55% des chambres ont une douche séparée. Par contre, la grande majorité dispose d’une connexion internet, télévision, téléphone (95%).

    La totalité des maisons de repos organise également des activités pour leurs résidents. >Les prix? Il faudra compter 44,14 euros par jour pour une chambre à un lit et 37,59 euros pour une chambre à deux lits. Les maisons de repos ne sont pas les seuls établissements à accueillir des personnes âgées en Wallonie. Des résidences services sont également mises à disposition. 110 pour 2.116 logements pour être précis. Il s’agit de logements mis à disposition des aînés qui leur permettent de vivre une vie indépendante tout en bénéficiant des services qu’ils jugent nécessaires.


    ENTRE 1.000 ET 1.400 EUROS

    Ici également, les femmes sont en majorité: 66% contre 33% d’hommes. Les prix, eux, seront plus élevés. Il faudra compter entre 1.000 et 1.400 euros par mois en fonction de la résidence. Enfin, 56 centres d’accueil sont également mis à disposition des personnes âgées, pour 616 places. Ces derniers proposent un accueil en journée, des soins familiaux, des aides ménagères ou des soins de santé. Ils permettent le maintien au domicile des seniors.

    Article de D.V.B source Sudinfo