les cyclistes wallons vont pouvoir « brûler » des feux

  • Nandrinois attention: Les cyclistes wallons vont pouvoir « brûler » des feux

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    images.jpgSi vous arpentez parfois les boulevards bruxellois, votre regard a dû être attiré par ces panneaux triangulaires installés à côté de certains feux tricolores. 
    Des panneaux,de type B22 et B23, qui autorisent les cyclistes à passer au rouge ou àl’orange pour tourner à droite ou pour continuer tout droit, en cédant d’abord le passage aux autres usagers. 
    En Wallonie, il n’existe qu’un seul carrefour de ce type, à Ottignies-Louvain-la-Neuve. 
    Mais cette situation va changer.
    «Cette mesure étant de nature à faciliter la circulation des cyclistes,des panneaux de ce type seront installés en Wallonie pour autant qu’un ensemble de critères objectifs de sécurité routière soient respectés », nous précise Maxime Prévot, le ministre wallon des Travaux publics (cdH). 
     
    «Début 2014, la Direction de la sécurité des infrastructures routières a réalisé une étude reprenant les critères de sécurité routière à respecter et a établi une liste des carrefours rencontrant potentiellement ces critères. 
    Ensuite les Directions territoriales des routes ont analysé ces carrefours proposés…
    Enfin, les démarches ont été entamées auprès des communes concernées afin de faire adopter les règlements complémentaires permettant l’installation de ceux-ci. 
    Dès adoption, les panneaux pourront être placés. »
     
    UNE SOIXANTAINE DE SITES
     
    Des panneaux qui seront rapidement installés.
     «L’objectif est qu’une première série de panneaux soit installée au 1er trimestre 2015 en une soixantaine de carrefours à feux en Wallonie », précise Maxime Prévot.
    «D’autres pourraient suivre lors de la réalisation de nouveaux aménagements cyclables.
    De façon générale,lors de la mise en place de nouveaux carrefours à feux ou lors de la rénovation de carrefours existants, la possibilité de placer des panneaux B22 et B23 sera toujours prise en compte. »
    Du côté du Gracq – le groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens –, on se réjouit de cette décision : «On attendait cela depuis longtemps », explique Luc Goffinet du Gracq. 
    «En France, il y en a 2500 à 3.000. À Bruxelles, il y en a une centaine. L’IBSR a étudié ces dispositifs et a remarqué que cela n’occasionnait aucun problème de sécurité. » 
     
    Article de GUILLAUME BARKHUYSEN pour La Meuse