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  • Nandrin :Le projet de ligne express « Rapido » ne démarre pas

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    Le financement du bus Liège-Marche coince.

    Pour des raisons financières, le projet « Rapido », une ligne de bus express qui relierait Liège à Marche-en-Famenne via la route du Condroz, risque de ne pas voir le jour.
     Malgré le souhait de neuf bourgmestres et d’institutions qui réclament ce service, la pertinence et la budgétisation sont discutées.
     
    «Un bus qui relie Liège et Marche en-Famenne via la route du Condroz, ça fait trente ans qu’on en parle », évoque Michel Lemmens.
    En juin dernier avec huit de ses collègues, le bourgmestre de Nandrin cosignait un courrier à l’attention des TEC et du Ministre wallon des transports pour signifier leur souhait de voir naître un « Rapido », c’est-à-dire une ligne express qui passerait par Nandrin,
    Tinlot, Clavier, Liège, Havelange,Neupré, Seraing, Somme-Leuze et Marche-en-Famenne.
    Depuis lors, le projet initié par le Groupe d’Action Local (GAL) Pays des Condruses se retrouve clairement en stand-by : «Suite au courrier envoyé par les neuf bourgmestres,les TEC ont répondu que,dans le contexte actuel, cette ligne express était très difficile à financer », explique Jean-François Pêcheur,directeur du GAL. 
    «Nous avions pourtant reçu des lignes de crédit de la Région, mais je comprends que la situation budgétaire soit difficile », ajoute Michel Lemmens.
    Du côté de Nandrin, cette décision s’avère dommageable :«Des institutions telles que l’Université de Liège et le Centre Hospitalier Universitaire réclament cette ligne express, notamment parce que les sites ne sont pas facilement accessibles et qu’ils connaissent des
    problèmes de parking.
     À l’autre bout, on retrouve Marche-en-Famenne avec la prison et la caserne militaire qui demandent également ce Rapido. 
    C’est d’ailleurs Willy Borsus, bourgmestre de Somme-Leuze qui a lancé l’idée en raison des militaires qui habitent sur sa commune et qui travaillent à Marche. »
    Interrogé au Parlement à ce sujet par Virginie Defrang-Firket, conseillère communale MR à Neupré, le ministre Carlo Di Antonio a répondu : «La pertinence d’une telle ligne est à l’étude par les TEC Liège-Verviers et Namur-Luxembourg.
    L’intégration de cette ligne dans l’offre de transport pourrait être intégrée en fonction de l’analyse des TEC. 
    Mais il est un peu tôt pour évoquer le coût éventuel de cette ligne, qui dépendrait du scénario de desserte »
    Le coût évoqué tournerait aux alentours du million d’euros : «Le contenu du projet reste en effet à l’étude, même si la nécessité de cette ligne existe car les outils de planification régionaux attestent du besoin de lignes de transport structurantes entre les pôles liégeois
    et marchois. Une réunion avec les TEC va être programmée pour le début de l’année 2015, avec le financement pour objet. 
    Il nous faut trouver des apports, qu’ils soient locaux, provinciaux, régionaux,voire même européens, afin que le Rapido roule enfin »,conclut Jean-François Pêcheur. 
     
    Article de JULIEN MARIQUE pour le journal La Meuse H-W