le frère de frédéric (standard)

  • Michel Bulot, le frère de Frédéric (Standard), évolue à Templiers-Nandrin

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    templier.JPGSi tous les amateurs de football connaissent déjà Frédéric Bulot, le médian du Standard de Liège, peu savent qu’il a un frère actif dans le monde du ballon rond dans notre région. 
    Affilié à Templiers Nandrin depuis peu, Michel a joué ses premières minutes dimanche à Oreye. 
    Un renfort de luxe pour les Condruziens qui comptent sur l’expérience du franco-gabonais pour remonter la pente
    Michel, comment avez-vous atterri à Templiers-Nandrin ?
    Par l’intermédiaire de Paul Henrotay, le secrétaire du club.
    Je l’ai rencontré l’année dernière chez son frère, Roger, qui n’est autre que l’agent de mon frère Frédéric.
     Je lui avais demandé s’il était possible de venir m’entraîner avec son équipe une fois que mon frère serait en Belgique afin que je puisse garder la forme. 
    J’avais donc déjà participé à quelques entraînements avec TempliersNandrin la saison dernière.
     Et cette année, j’ai accepté de m’affilier au club afin de jouer les matches.
    Comme votre frère, vous avez failli devenir pro ?
    J’ai joué durant une bonne dizaine d’année dans l’équipe de CFA 2 du FC Tours. 
    J’avais même été repris en équipe nationale espoir du Gabon où on m’avait conseillé de trouver un club plus réputé pour être à nouveau sélectionné. 
    J’ai donc passé des tests à Charleroi et à Tubize. 
    Mais je me suis blessé lors de mon essai chez les Brabançons et j’ai fait une phlébite. 
    Je suis resté éloigné des terrains pendant plus d’un an et j’ai arrêté le football.
     J’ai alors décidé de passer ma licence pour devenir agent de joueur. 
    Espérez-vous rejouer à un meilleur niveau dans le futur ?
    Ce n’est pas vraiment un objectif. Si je joue et que je fais de bons matches avec Templiers Nandrin, pourquoi pas.
     Mais je veux avant tout me faire plaisir et aider l’équipe à sortir de la zone rouge du classement.
    Quel est votre rôle aux côtés de votre frère Frédéric ?
    Je vis avec lui et j’essaye de l’aider pour toutes les choses qu’il n’a pas le temps de faire.
     Vu qu’il s’entraîne énormément, il n’a pas toujours beaucoup de temps pour lui. 
    Je suis une sorte d’agent et de conseiller et je l’aide comme je peux. On discute souvent de ces prestations.
     Je lui dis ce qu’il a bien ou mal fait.
     J’assume mon rôle de grand frère en gros (sourire).
    Est-ce qu’il compte venir vous voir jouer à Templiers-Nandrin ?
    Il est déjà venu une fois lors d’un match de Coupe pendant la préparation.
     À son tour, il a pris beaucoup de plaisir à analyser ma prestation (rires). 
    Je pense qu’il reviendra encore me voir lorsqu’il sera disponible. 
    Je vais devoir assurer pour ne pas qu’il se moque trop de moi.
    Est-ce qu’il vous donne des conseils?
    Non, pas vraiment. C’est plutôt moi qui lui en demande. Surtout par rapport à la manière de se préparer car j’ai envie de retrouver une bonne condition physique.
    Quel regard portez-vous sur la carrière de votre frère ?
    Depuis cette saison, il montre enfin ce qu’il vaut vraiment. Car l’an dernier, lorsqu’il est arrivé, il avait eu seulement une semaine de vacances. 
    Il a eu beaucoup de mal à retrouver son meilleur niveau car il n’avait pas eu assez de temps de repos.
     En plus, un joueur a toujours besoin d’un temps d’adaptation pour s’habituer à ses nouveaux coéquipiers et au championnat. 
    Sans oublier le fait qu’il est arrivé au Standard avec l’étiquette d’international espoir français. Les gens attendaient sans doute trop de lui.
    Aujourd’hui, il retrouve tout doucement le niveau qui était le sien à Monaco et à Caen. 
    Ce n’est pas trop difficile d’être le frère de… ?
    Ce n’est pas toujours évident car les gens aiment faire des comparaisons. 
    On me demande souvent si je ne suis pas triste de voir mon frère jouer chez les pros et moi pas. Je suis très content pour lui et nos carrières sont incomparables. 
    Surtout que nous n’évoluons pas au même poste puisque je suis  plus un médian défensif alors que lui est plus porté vers l’attaque. Mais on ne peut pas empêcher les gens de parler. l
    UNE PAGE D’OLIVIER JOIE pour le journal H-W du 4 septembre 2013