la population de huy-waremme a augmenté

  • En 20 ans, la population de Huy-Waremme a augmenté de 18 % Nandrin 18,8%

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    L ’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique vient de livrer un rapport sur les mouvements résidentiels en Wallonie entre 1994 et 2014. À Huy-Waremme, plusieurs constats.

    D’abord, la population est passée de 162.052 à 190.690 individus, soit une augmentation de 18 %, la plus forte hausse étant à Wasseiges.

    Par ailleurs, la Hesbaye est très attractive : elle entraîne le déménagement de nombreux Flamands et Bruxellois.

    «Wasseiges est le village idéal. Celui qui se plaint est très difficile ! », lance Joseph Haquin, bourgmestre de Wasseiges. Sa commune est représentative de l’évolution démographique et de l’attractivité de notre arrondissement.

    Des 31 communes de l’arrondissement, c’est à Wasseiges que proportionnellement, la hausse du nombre d’habitants est la plus forte, avec 37,7 % (contre 17,67 % de moyenne pour Huy-Waremme).

    Le village hesbignon, à la lisière du Brabant wallon, attire beaucoup de Flamands et de Bruxellois qui cherchent la vie au calme avec un immobilier abordable. Mais pas que.

    « Très peu de Wasseigeois quittent la commune.

    Les jeunes, comme à Meeffe, veulent rester dans leur village natal et s’ils partent, ils finissent par revenir », souligne Joseph Haquin.

    Wasseiges dispose aussi de pas mal de services : « On a des crèches, des nouvelles écoles, des clubs sportifs, des banques, des docteurs, des pharmaciens etc.

    Et puis, l’autoroute est proche, mais sans les désagréments », analyse le mayeur.

    Cette attractivité se traduit par la construction de différents habitats : « Les terrains isolés se vendent aussi bien que ceux des lotissements.

    Avant, on avait des secondes résidences mais c’est passé de mode.

    Bientôt, il y aura 37 appartements dans une ancienne ferme près de la maison communale. C’est sûr, l’évolution démographique se traduit par une augmentation de nos recettes IPP, pratiquement les seules recettes que nous ayons ».

    Étudions à présent nos autres communes. Si on prend les chiffres globaux de la population, c’est Huy qui compte le plus d’habitants (21.270) et Tinlot le moins (2.650).

    La seule commune à enregistrer un solde négatif de ses habitants entre 1994 et 2014 est Saint-Georges (-126).

    « Ce n’est pas surprenant, commente Francis Dejon, bourgmestre. En 2001, nous avions 6.874 habitants. Avec l’exode consécutif au développement de l’aéroport de Bierset, on est tombé à 6.335 deux ou trois années plus tard…

    Depuis, le nombre de StGeorgiens est remonté et devrait bientôt galoper car nous allons récupérer 45 ha de terrains à bâtir (aujourd’hui des terrains agricoles) en compensation de Sur-les-Bois.

    La 1re partie devrait se débloquer en 2016. Cela devrait nous apporter 2.000 habitants supplémentaires. »

    Penchons-nous sur les soldes migratoires entre communes.

    En Wallonie, on remarque que les citadins quittent les villes pour la campagne.

    Chez nous, c’est moins marqué.

    Hannut et Waremme restent attractives pour les ménages.

    Le Condroz (surtout Modave, Tinlot, Nandrin et Ferrières) se porte bien, la Hesbaye aussi.

    Crisnée se hisse au top du tableau. Quelles communes attirent les Flamands ?

    Lincent, Hannut, Wasseiges, Geer, Berloz, Oreye, Braives et Burdinne.

    Logique, vu la proximité avec le Brabant flamand.

    Les Bruxellois aussi aiment notre arrondissement, depuis 20 ans, ils se sont principalement installés à Lincent, mais aussi à Hannut, Braives et Wasseiges.

    Par contre, bien plus de Tinlotois sont partis à Bruxelles que de Bruxellois se sont installés à Tinlot.

    Même constat à Nandrin et Ouffet.

    Article  ANNICK GOVAERS  source Sudpresse http://journal.sudinfo.be/