la parvovirose peut tuer votre chien en 24 heures

  • Attention : Elle peut tuer votre chien en 24 heures

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    Le Nord de la France a été largement touché par la parvovirose canine, très souvent mortelle. Et de nombreux cas ont été relevés, ces deux dernières semaines, en Belgique et plus particulièrement en région liégeoise : à Cointe, à Esneux et à Seraing.

    Sur les réseaux sociaux, plusieurs vétérinaires mettent les propriétaires de chiens en garde. « Cinq cas de parvovirose canine ont été suspectés ce week-end. En attente des résultats, soyez prudents, surtout avec vos chiots. »

    La parvovirose est une maladie qui se transmet par les selles, par contact direct ou indirect. « C’est une souche connue pour laquelle le vaccin fonctionnait bien », souligne un autre vétérinaire liégeois. « Mais la souche est devenue plus résistante. Cette maladie peut tuer votre chien en 24 heures. L’animal touché est incapable de conserver son alimentation et il se déshydrate. Deux de mes « patients » de Cointe sont décédés de la sorte et des confrères ont relaté qu’eux aussi avaient traité des chiens frappés par la parvovirose. Lorsque vous marchez dans des excréments contaminés et que vous rentrez chez vous, le virus reste actif durant un an. Même si le vaccin ne protège pas de tout, il est préférable de l’administrer. »

    Elle sauve sa chienne

    Déborah, une Liégeoise amoureuse des animaux et carrément dingue de ses deux chiens, a croisé la parvovirose. Elle va débourser près de 2.000 € pour sauver Opale, une chienne d’un an, croisée berger allemand et berger malinois.

    La jeune femme a eu la peur de sa vie. « J’ai cru que mon chien allait mourir dans mes bras », lance-t-elle. « Il faut mettre les gens en garde contre ce virus. Il est agressif, résistant et il touche même les chiens vaccinés. J’habite à Liège et je promène, régulièrement, mes deux chiens, Kenzo, un american staffordshire de 8 ans, et Opale, à la plaine de Cointe. Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars, Opale a été touchée par les premiers symptômes de la maladie : une diarrhée. Dans la foulée, ses selles sont devenues sanguinolentes, tout comme ses vomissements. »

    Des injections coûteuses

    Sans hésiter, Déborah conduit Opale chez le vétérinaire. « Elle est restée neuf jours aux soins intensifs », poursuit la jeune femme. « Au départ, le vétérinaire pensait à une intoxication alimentaire mais il est vite apparu que c’était plus grave. Les analyses des selles révélaient la présence de la parvovirose. Ce qui a sauvé mon chien, ce sont les injections coûteuses d’Interféron. Je n’ai pas encore reçu toutes les factures mais j’en suis déjà à 1.600 €. Le prix dépend du poids du chien car ce produit est dosé au kilo. »

    « Je n’ai pas hésité une seconde », poursuit Déborah. « Lorsqu’on prend un chien, on doit assumer, c’est une évidence. J’allais voir Opale trois fois par jour chez le vété. Lorsque j’arrivais, je voyais une lumière dans les yeux de ma chienne. Sa guérison s’est aussi jouée au moral. »

    L’Amstaf, lui, est indemne. « Pourtant, je les promène dans les mêmes endroits et aux mêmes moments mais le vétérinaire m’a confié que les jeunes chiens étaient plus fragiles. »

    Article par A. BISSCHOP

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