l’ex-policier accusé de viol s’explique rené dumonceau

  • L’ex-policier accusé de viol s’explique ,René Dumonceau a été libéré mardi

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    dr25mai.JPGRené Dumonceau, cet ex-policier nandrinois devenu thérapeute-énergéticien arrêté en France pour exercice illégal de la médecine, agressions sexuelles aggravées et escroquerie, a été libéré mardi.

    Toujours inculpé, il a accepté de nous expliquer comment il s’était retrouvé derrière les barreaux.
     Et il clame son innocence


    M. Dumonceau, depuis quand êtes vous libre ?
    J’ai été libéré mardi, après une audience en appel à Nancy. J’ai passé 40 jours en prison. 
    Mais la procureure générale a tenu compte du fait qu’une des femmes qui avait déposé plainte contre moi était en fait mon ex-compagne, ce qui n’apparaissait nulle part.
    Mais vous êtes toujours inculpé…
    Oui, d’exercice illégal de la médecine, d’agressions sexuelles aggravées et d’escroquerie. 
    Mais si  j’avais rédigé un contrat de prestation de service lors de mes soins,
    je n’en serais pas là. Car mes patientes savaient comment je procédais, mais je n’ai aucun document pour le prouver.
    C’est votre technique de soin qui pose problème ?
    Oui. Je suis arrivé à m’intéresser au ventre des femmes un peu malgré moi, parce que des femmes qui connaissaient ma réputation de thérapeute m’ont contacté au sujet de leurs douleurs au ventre, parce qu’elles ne savaient plus faire l’amour notamment. 
    J’ai donc créé une technique qui passe par un travail intravaginal. 
    Ce que personne ne fait, car dès qu’on touche au bas-ventre, c’est considéré comme acte sexuel. 
    Pour moi, c’est un vide juridique qui existe au niveau des médecines alternatives.
     Maintenant, pour pouvoir mettre légalement mes doigts dans le vagin d’une femme en me faisant payer, il faudrait que j’abandonne mon statut de thérapeute et que je prenne celui de prostitué. 
    J’y réfléchis d’ailleurs…
    Qui a déposé plainte contre vous, si vos patientes venaient en connaissance de cause ?
    Il y a d’abord eu une amie de mon ex-compagne, qui était arrivée comme patiente chez moi par le biais de mon ancienne amie. 
    Il y a aussi mon ex-amie, avec qui j’avais rompu, et qui avait promis de me le faire payer.
     Il y a aussi une dame qui avait fait un AVC et qui ne sait presque plus parler, et enfin une dame de Clermont-Ferrand qui a dit que j’avais essayé de lui faire l’amour durant toute la séance.
    Mais j’avais eu un différend avec son mari après la séance, qui s’était pourtant très bien déroulée avec elle. Et enfin, il y a les plaintes qui émanent de gens de la région de Dun-sur-Meuse, où j’habite. 
    C’est un endroit où les gens ont toujours une mentalité moyenâgeuse, où on me brûlerait sur le bûcher si on pouvait…
    Vous contestez donc tous les faits qui vous sont reprochés ?
    Évidemment. On me reproche l’exercice illégal de la médecine, mais je suis pourtant un thérapeute reconnu, qui a suivi des formations et forme maintenant des personnes à la technique que j’ai créée. 
    Il y en a maintenant une cinquantaine qui pratiquent à travers l’Europe et au Québec. Et tous mes patients reconnaissent l’efficacité de cette technique.
     La preuve, c’est que pendant mes six semaines d’incarcération, j’ai reçu 88 messages de personnes qui me demandaient de l’aide. 
    Quant à l’escroquerie, il me semble normal, en tant que thérapeute, de me faire payer…

    Article écrit par GEOFFREY WOLFF pour le Journal La Meuse H-W et Liège version papier le 25 mai 2013