julien passé à tabac : « ils se sont déchaînés sur moi »

  • Julien passé à tabac : « Ils se sont déchaînés sur moi »

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    juilien 3 juillet.JPGJulien Lavagnini récupère doucement après l’agression à la sortie du Monastère.

    Julien Lavagnini, âgé de 25 ans et domicilié à Beyne-Heusay, a été roué de coups, dans la nuit de samedi dimanche, alors qu’il venait de sortir de la boîte de nuit «Le Monastère», située route du Condroz, à Nandrin.
     Sept ou huit personnes lui ont porté des coups sur tout le corps.
     Une agression sauvage et, semble-t-il, gratuite…
     
     C’est depuis son lit d’hôpital au CHU, que Julien a gentiment pris quelques instants pour répondre à nos questions. 
    Le jeune homme est encore faible mais il se remet, tout doucement, de cette crapuleuse agression dont il a été victime dans la nuit de samedi à dimanche à Nandrin.
    «Ils se sont déchaînés sur moi», explique-t-il. «Je sortais du Monastère et je marchais, accompagné d’un ami, qui avait stationné sa voiture un peu plus loin, près de la
    station Gulf de la route du Condroz. 
    Ce sont les derniers souvenirs que j’ai. 
    Ensuite, c’est le trou noir. Je me suis éveillé à l’hôpital avec des douleurs partout sur le corps».
    Les parents de Julien ont été avertis rapidement après l’agression.
    Son papa s’est rendu sur les lieux. Dans les premières heures qui ont suivi l’agression, Julien a dû être intubé pour l’aider à respirer.
     «Les agresseurs de Julien se sentaient probablement très forts à sept ou à huit contre un seul individu», confiait, au téléphone, la belle-maman de Julien.
    Mardi soir, le Beynois de 25 ans avait récupéré quelques forces.
    Un hématome de quatre centimètres à la tête inquiétait toujours les médecins. «J’étais vraiment arrangé mais, aujourd’hui,je vais un peu mieux», explique
    Julien. «Avec ma tablette, j’ai déjà donné quelques nouvelles de mon état de santé via Facebook. Je suis super bien entouré par ma famille et par mes amis. Tout le monde est
    venu me voir à l’hôpital mais j’ai limité les visites à mes proches. Les autres auront des nouvelles via mon compte Facebook.
     Cela me fait vraiment plaisir de savoir que je suis soutenu de la sorte et que mêmes des connaissances plus lointaines prennent de mes nouvelles.»
    Lorsqu’on lui reparle de l’agression, Julien observe un moment de silence puis il lâche: «Je ne sais pas combien ils étaient, je ne sais pas non plus s‘ils ont frappé à
    main nue ou s’ils étaient armés. Je n’ai plus du tout de souvenir de la scène. Je n’ai découvert mon état lorsque j’ai repris conscience, à l’hôpital. Je suis désolé mais tout
    ce qui m’intéresse est de me retaper. Comme le disent les médecins, mes jours sont tout de même en danger»
    Julien a passé un scanner mardi,il attend les résultats pour connaître l’ampleur du mal dont il souffre. Le jeune devra ensuite prendre le temps de récupérer. 
    Article de ARNAUD BISSCHOP  journal La Meuse H-W du 3 juillet 2013