il ne reste que 13.400 boîtes aux lettres

  • Il ne reste que 13.400 boîtes aux lettres

    Lien permanent

    boite.JPGCERTAINS VILLAGES BELGES N’ONT PLUS DE BOÎTES…

    Si les réseaux sociaux et autres moyens de communication modernes semblent avoir définitivement fait tourner la page à beaucoup sur la traditionnelle lettre rédigée à la main et mise sous enveloppe sur laquelle un timbre a été soigneusement collé, il reste que de nombreux courriers passent encore par le chemin postal.
     Plus suffisamment en tout cas, pour maintenir le nombre de boîtes aux lettres rouges dont on disposait encore il y a une dizaine d’années.
    On en compte désormais près de 5.000 de moins. 
    Il ne reste en effet que 13.400 boîtes aux lettres en Belgique.
     Un chiffre qui nous est confirmé par le porte-parole de Bpost.
     Et celui-ci de préciser aussitôt qu’aucun plan de suppression n’existe en la matière. 
    «Il n’y a pas un programme établi à l’avance.
    Par contre, si on constate qu’il n’y a pas de courriers dans une boîte aux lettres, on ne va pas la maintenir pour rien », poursuit Fred Lens.
    Le porte-parole de Bpost précise également qu’en zone urbaine,  on retrouve une boîte aux lettres tous les 500 mètres. 
    Et tous les 1.500 mètres en zone rurale.

    DES ZONES SANS BOÎTE AUX LETTRES

    Ce que conteste formellement André Blaise, secrétaire général du syndicat CSC Transcom.
     «La suppression des boîtes aux lettres se poursuit, hélas. Et il est surtout malheureux de constater désormais que certaines zones du pays sont totalement privées de boîtes aux lettres. 
    Et ce, parce que la poste refuse de payer un facteur pour le relevé de quatre ou cinq courriers seulement.
     Mais à mon sens, cela reste un service public », s’exclame le secrétaire général CSC, affirmant que plusieurs villages wallons sont désormais privés de boîtes rouges.
    « C’est le cas en province de Luxembourg, dans les hauteurs de la province de Liège et aux alentours de la ville de Namur notamment. 
    Nous sommes ainsi face à un service à deux vitesses : dans les grandes villes, il n’y a pas de problème alors que dans les villages, là où le besoin se fait peut-être plus ressentir, on supprime ces boîtes », regrette le syndicaliste qui interpellera encore les autorités à ce sujet. 

    Article de N.BEN pour le journal La Meuse du 28 septembre 2013