« mon frère n’est pas un homme dangereux »

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    bb.JPG«Très bonne nouvelle», s’exclame Claudine Baltus (43 ans),de Villers-le-Temple, la sœur cadette de Benoît Baltus, quand nous lui apprenons hier midi la nouvelle de la libération de son frère sous bracelet électronique. 
    Elle savait qu’il avait fait la demande devant le TAP. «J’attendais avec impatience la décision » Au cours de ses dix dernières années, «même si, dit-elle, on ne pardonne pas un acte comme celui qu’il a commis», elle ne l’a jamais abandonné.
    «J’ai été le voir régulièrement en prison. Je l’ai fait aussi pour ses enfants qui voulaient garder le contact avec lui », tient à préciser Claudine qui, depuis le crime de 2003, a la garde de la plus jeune.
    Celle-ci avait 7 ans à l’époque du crime. Elle en a 17 ans, à présent.
    «eEle a toujours été portée à voir son père en prison», glisse Claudine. Comment a-t-elle vécu l’assassinat de sa maman ? 
    «Il y a eu beaucoup de questions .
    Vous savez à ce moment-là, son esprit n’était pas toujours très clair.
    La douleur est toujours là même si en dix ans, elle s’est atténuée ».
    Claudine l’a aussi souvent emmenée, elle et ses frère et sœur, en visite dans la famille Prévot, à Fraiture (Tinlot). «Je les conduisais sans descendre de la voiture.
    Mes contacts avec la famille Prévot se sont toujours limités, à un bonjour/au revoir, rien de plus».
    « PAS UN DANGEREUX »
    Encore aujourd’hui, Claudine le reconnaît : «ce que mon frère a fait en 2003 est impardonnable mais je tiens à le dire, ce n’est pas quelqu’un de dangereux. Ce n’est pas le genre d’individu qui va soudainement s’attaquer à son voisin ou braquer une banque. ».
    Elle marque une pause avant d’ajouter dans un murmure : «vous savez, dans la vie, on ne sait pas toujours ce qui va se passer ».
    La sortie de prison de Benoît Baltus est prévue dans quelques jours. 
    Ce jour-là, Claudine espère être libre de toute activité pour pouvoir être présente aux portes de l’établissement de Seilles où Baltus est incarcéré. «Ce que nous allons faire ? Je ne sais pas. Sans doute se retrouver en famille ». 

    Article de MARIE-CLAIRE GILLET dans le journal La Meuse de H -W du 4 juillet 2013