Nuisances

  • Des affichettes « Stop drogue » et « Stop au laxisme » ont été collées sur plusieurs maisons à Huy

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    «Stop drogue»: les riverains de l’avenue des Fossés affichent leur ras-le-bol

    Sur les fenêtres des maisons et sur les portes : des affiches Stop drugs », « Stop laxisme »… qui résonnent comme un cri. Elles ont été placées récemment par un groupe de riverains qui en ont assez des trafics de drogue dans leur quartier.

    Dénoncé à plusieurs reprises, le malaise des habitants, sur la rive gauche, perdure, et ce même si les opérations policières récemment menées ont mis quelques coups de pied dans la fourmilière.

    « Je me suis fait agresser »

    Cet ancien habitant du quartier nous le confirme. Pas peur des représailles, il n’a pas osé apposer une affiche sur sa maison, mais il est solidaire du mouvement. « Depuis que les commerces ont fermé et que les immeubles inoccupés se sont multipliés, notre quartier est devenu un lieu de trafic de drogue. Récemment, il y a eu une ou deux descentes et l’on voit de temps en temps une patrouille de police passer, mais fondamentalement rien ne change et je pense que cela restera ainsi tant qu’il y aura des immeubles à l’abandon » regrette-t-il.

    Le Hutois éprouve un sentiment d’insécurité : « L’année dernière, en décembre, je me suis fait agresser par deux types. Ils ont pris mon portefeuille. Il était 21 heures 30… »

    Selon cet habitant, la crise du Covid n’a pas eu vraiment d’impact sur la situation.

    Pour ce riverain, le principal problème reste donc les bâtiments abandonnés et squattés, dont l’ex Tom & Co ou l’ancien Delhaize.

    En 2016, Samuel Cogolati, conseiller Ecolo, relevait que 21 immeubles abandonnés avaient été recensés dans cette zone. En 2018, diverses sociétés appartenant à la famille Henneau, propriétaire de la plupart des immeubles abandonnés sont tombées en faillite. Depuis, les immeubles abandonnés, dont le Tom & Co, doivent être mis en vente par la curatelle mais divers problèmes administratifs ont retardé l’échéance.

    Eric Dosogne, le bourgmestre f.f. insiste de son côté sur les multiples actions policières qui ont été mises en place sur la rive gauche : « La lutte contre la drogue est la priorité de la police. Des enquêtes aboutissent et des dealers sont arrêtés, l’opération spectaculaire mise en place le 1er septembre avec l’hélicoptère l’a encore démontrée. »

    Par ailleurs il insiste sur la volonté de mettre fin aux chancres et immeubles abandonnés : « Des procédures de mises en vente sont en cours.

    Nous ne laisserons pas tomber.

    Nous irons jusqu’au bout. »

    Article de A.BT

     

    Source Sudinfo

     

  • Le comité d’accompagnement de Liège Airport a évoqué les plaintes des riverains

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    Ce comité est composé des représentants des 17 communes concernées par le plan de développement à long terme autour de l’aéroport : soit Amay, Ans, Awans, Bassenge, Donceel, Engis, Faimes, Fexhe-le-haut-Clocher, Flémalle, Grâce-Hollogne, Herstal, Juprelle, Liège, Oupeye, Saint-Georges-sur-Meuse, Verlaine et Villers-le-Bouillet.

    Il y a aussi un représentant de la Ville de Liège, de Liege Airport, de la Sowaer qui gère les aéroports et du ministre régional Jean-Luc Crucke.

    Il est présidé par Johan Ancia, l’échevin de la mobilité d’Engis et a pour but de trouver un meilleur équilibre entre le développement économique de l’aéroport et les préoccupations des riverains.

    Malheureusement, il ne s’est jamais réuni que deux fois en 2019, et encore aucune en 2020.

    Or, depuis la crise sanitaire, les plaintes des riverains se sont multipliées.

     

    Du coup, on attendait beaucoup de cette première réunion ce lundi matin.

    Elle a d’abord évoqué les dossiers en cours comme le projet d’allongement de la piste de contingence de l’aéroport de Liège et le comblement partiel de la carrière Fontaine.

    Mais aussi l’augmentation des plaintes des riverains pour nuisances sonores depuis plusieurs mois. Les premières explications sur l’inversion des vents et sur l’augmentation du trafic suite à la crise du covid ont été données.

    Un rappel a été fait sur les mesures environnementales dont peuvent bénéficier les riverains et sur les sanctions administratives dans la lutte contre le bruit.

    Il y a eu beaucoup de questions mais aucune avancée concrète sur le fond du problème.

    Le communiqué indique simplement que le comité sera extrêmement attentif aux traitements et réponses qui seront apportées dans les jours et mois à venir.

     

    Article et rédaction Par L.G.

    Source Sudinfo 

  • Liege Airport lance une étude d’incidences pour son nouveau permis d’environnement

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    Un marché public avait été lancé en ce sens en décembre dernier afin de choisir le bureau d’études, que le CA de l’aéroport a désigné vendredi.

    Une réunion d’information du public sera organisée dans les prochaines semaines. Elle marquera alors le début de l’étude, dont la durée est estimée à environ 12 mois.

    Toutes les communes du plan de développement à long terme de l’aéroport sont concernées, précise Liège Airport.

     

    L’étude d’incidences vise notamment à identifier et ré-évaluer les effets de l’exploitation et du développement économique de l’aéroport sur l’environnement et de proposer des mesures visant à éviter ou à réduire les effets négatifs importants sur l’environnement dans une optique d’équilibre entre le développement économique et les impacts environnementaux, détaille Liège Airport.

    Son contenu sera complété entre autres par une analyse approfondie des problématiques des nuisances sonores et des vibrations, de la pollution atmosphérique ou de la gestion du milieu biologique et des impacts économiques directs et indirects.

    Par Belga

     

    Source Sudinfo 

  • Le trafic aérien de l’aéroport de Liège visible en temps réel sur le web

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    La visualisation du trafic est possible grâce à l’ajout d’une application au logiciel Diapason (dispositif d’information et d’analyse des procédures aéronautiques et sonores). En prime, le bruit associé est également communiqué et l’ensemble des données de la journée en cours est visible en replay.

    Les données présentées sur www.sowaer.be pour le trafic émanent des transpondeurs ADS-B qui équipent les avions et permettent de connaître leur position. L’évaluation du du bruit relève de 33 stations de mesure implantées autour des aéroports.

    «Cette solution s’inscrit dans la continuité du développement de l’outil Diapason, qui assure l’information auprès des riverains depuis de nombreuses années», a souligné la Sowaer. «Une version avec de nouvelles interfaces, encore plus complète, sera progressivement déployée. L’objectif est d’informer les citoyens, les communes et autres autorités en leur permettant d’accéder à des informations statistiques détaillées directement en ligne.»

     

    A l’avenir, il sera notamment possible de calculer la distance entre une habitation et un appareil particulier, d’observer la répartition des évènements sonores par journée et par intensité, les statistiques des sens d’utilisation des pistes, les calculs des niveaux des indicateurs de bruit (Lden) ou encore les densités de survol.

     

     

    Source Sudinfo 

  • Les habitants de nombreuses communes de l’arrondissement de Huy-Waremme ont dénoncé cet été une grosse augmentation des nuisances sonores dues à l’aéroport, Voici pourquoi

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    Voici pourquoi les avions ont fait plus de bruit  

    La tour de contrôle de Liege Airport nous a donné ses trois explications à partir de ses opérations 

    Donceel, Crisnée, Fexhe, Engis, Nandrin, Rocourt et bien d’autres encore.

    Les habitants de nombreuses communes de l’arrondissement de Huy-Waremme ont dénoncé cet été une grosse augmentation des nuisances sonores dues à l’aéroport.

    Pourtant, le nombre de mouvements (atterrissages plus décollages) à Liege Airport a diminué de 5,25 % si on compare les huit premiers mois de 2019 (28.842 mouvements) aux mêmes de 2020 (27.327).

    Une diminution surtout due il est vrai à l’interdiction des vols de loisirs et d’entraînements entre mars et mai 2020, suite à la crise du covid.

     

    « Allô, la tour ? »

     

    Alors, comment expliquer cette impression ? C’est la question que nous avons posée à ceux qui gèrent 24 heures sur 24 ces mouvements d’avions au sommet de la tour de contrôle.

    À 40 mètres de hauteur, sur le point culminant de la région liégeoise, la vue est splendide. À 360 degrés, Étienne Marchal peut voir tout ce qui arrive dans sa zone de contrôle. « Ici, on prend en charge tous les avions qui partent ou arrivent à Liège, ou qui transitent par notre espace aérien, explique-t-il. On les guide à l’atterrissage, au décollage, ainsi que dans leurs déplacements jusqu’aux zones de parking. 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. »

    Liege Airport dispose de deux pistes : une longue (3690m) et une plus courte (2340m). Lui et les 23 autres contrôleurs aériens liégeois n’ont pas le choix des couloirs aériens qu’empruntent les avions dans les airs, « les critères sont prédéterminés par la Direction Générale du Transport Aérien (DGTA), reprend Etienne Marchal, et les pilotes en dévient extrêmement rarement. »

    Par contre, ils décident de l’utilisation des pistes, en fonction du critère n°1 qui est la météo. « La règle générale est qu’un avion décolle et atterrit toujours face au vent. C’est une question de sécurité et de portance de l’air. »

    Vu que les vents dominants dans la vallée de la Meuse viennent du sud-ouest, c’est donc les deux pistes vers le sud-est qui sont les plus utilisées. Et la plus longue en premier lieu vu que l’aéroport n’est pas surchargé.

    Les trois raisons

    1. Le vent : « Et il est vrai qu’en 2020, il y a eu plus souvent des inversions du sens du vent qui a obligé les avions à emprunter les pistes vers le nord-est, et donc vers une zone plus densément habitée. »

    32,3 % du temps de janvier à août 2020 (59,8 % en avril et un record de 65,3 % en mai) contre 24 % en 2019.

    2. La chaleur  : Mais ce n’est pas tout ! « Par temps de fortes chaleurs, l’air est moins porteur, ajoute son collègue Fabien Frère. Et l’avion aura besoin de plus de longueur de pistes et de plus de temps pour monter. » Du coup, le bruit est le même mais il dure plus longtemps avant que l’avion n’arrive à 5000 pieds, seuil à partir duquel le bruit n’a plus d’impact au sol.

    3. Enfin, la taille des avions qui viennent à Liège. Durant la période covid, les petits avions de loisirs étaient interdits. Par contre, Liège Airport a tourné à plein régime pour alimenter l’Europe en médicaments et en produits issus du commerce électronique. Avec des avions plus gros et aussi plus chargés. « Vu qu’ils sont plus gros, reprend Etienne Marchal, Les gens les voient mieux et ont l’impression qu’ils volent plus bas. Mais ce n’est qu’une impression. »

    Deux raisons objectives, et la dernière plus subjective, peuvent donc expliquer le ressenti des habitants. Mais elles sont liées à des circonstances particulières : la météo et la crise sanitaire.

     

    Article par Par Luc Gochel

     

     

    Source Sudinfo Clic ici 

     

     
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  • La Conférence des Élus de Huy-Waremme enverra une délégation à Bierset pour tenter de régler la « problématique des nuisances

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    Nuisances: les mayeurs de Huy-Waremme rencontreront la direction de l’aéroport

    C’est devenu un des sujets de conversation récurrents dans l’arrondissement de Huy-Waremme. Depuis plusieurs mois, le survol des avions suscite de nombreuses réactions citoyennes… et également politiques.

    Récemment, plusieurs communes hesbignonnes se sont d’ailleurs mobilisées, et un bon nombre de mayeurs ont rencontré les ministres wallons libéraux Jean-Luc Crucke et Willy Borsus. On ne compte également plus les multiples interpellations parlementaires des députés de l’arrondissement à ce sujet dans l’hémicycle régional et à la Chambre.

    Comme souvent dans les dossiers concernant des problématiques « transcommunales », les bourgmestres des 31 communes de l’arrondissement ont décidé d’unir leurs forces et de parler d’une seule voix à travers la Conférence des Élus de Meuse-Condroz-Hesbaye.

     

    Face à cette « problématique des nuisances potentielles dues à l’intensification du trafic aérien au départ/vers l’aéroport de Bierset », le groupe de mandataires issus de différentes familles politiques a ainsi défini une « position commune afin d’être plus forts, ensemble, dans les négociations à venir », notamment dans le cadre de la prochaine étude d’incidences.

    « Un long travail s’annonce»

    Le bourgmestre hutois Christophe Collignon (PS), président de la Conférence des élus, « a initié une démarche collective en direction des autorités de gestion de Liège Airport ». Une délégation de mandataires huto-waremmiens (tendances politiques confondues) sera dès lors invitée par la direction de l’aéroport à une réunion de travail.

    « Un long travail s’annonce, il est évidemment préférable de le mener ensemble, avec proactivité et sang-froid », estime dans un communiqué le CA de la Conférence des élus.

    Le « club des bourgmestres » appelle également à « objectiver » la situation, et évoque notamment la possibilité de placer des sonomètres chez les riverains les plus impactés par les nuisances aériennes.

    Article et rédaction par Ro.Ma.

     

    Source Sudinfo 

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  • Un conflit de voisinage?

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    La Zone de police du Condroz informe 

     

    Un conflit de voisinage? Voici un partenaire qui peut vous aider, n'hésitez pas à les contacter.

     

     

  • EN CAS D’INFRACTION À LA LOI Lever l’anonymat sur les réseaux sociaux

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    Les femmes révèlent de plus en plus les attaques dont elles sont victimes sur les réseaux sociaux.
     
    « J’ai justement reçu un message hier, je vais vous montrer », coupe Christie Moreale.
     
    Un message effectivement d’une grossièreté interpellante… « Je ne sais pas si c’est lié aux femmes, cela dit.
     
    Quand on est ministre, on sait qu’on peut être critiqué.
     
    Si on ne veut pas être critiqué, on n’est pas ministre.
     
    Mais on sait que les réseaux sociaux sont des multiplicateurs de la haine.
     
    Quand on est derrière un ordinateur, c’est comme si on s’adressait à des personnes déshumanisées.
     
    On ne s’adresserait jamais face à face à quelqu’un comme on le fait derrière un écran. »
     
    Pas seulement les femmes
     
    Beaucoup de femmes quittent les réseaux sociaux.
     
    Que faut-il faire pour lutter contre cette haine sur les réseaux ?
     
    « Je répète, ce n’est pas seulement lié aux femmes.
     
    Est-ce que ces messages ne sont que sexistes ?
     
    Non, c’est une des formes de violence qui s’exercent d’avantage. Harald (Mollers, ministre germanophone de l’Enseignement, qui a démissionné suite à des attaques et des menaces sur sa famille, NDR) en a reçu aussi.
     
    J’ai fait une sortie moi-même sur les réseaux parce qu’il a été victime de ces menaces.
     
    D’autres ministres ont déjà été victimes de ce genre de menaces.
     
    Ce n’est pas parce qu’on est des personnalités publiques qu’on peut se permettre de faire des infractions à notre égard. Ce sont des infractions. »
     
     
    Et donc, que faire ?
     
    « Je pense qu’il faudrait se pencher sur la question de l’anonymat. »
     
    C’est-à-dire ?
     
    « Je pense que ce n’est pas parce qu’on est anonyme qu’on peut tout se permettre.
     
    Si on exprime quelque chose de manière délictueuse, on doit pouvoir savoir d’où ça vient. »
     
    Donc, identifier les comptes anonymes qui enfreignent les lois, pas tous ?
     
    « On ne remet pas en cause tout l’anonymat. Mais le fait raciste, le fait sexiste, ce sont des délits.
     
    Les lois sont valables aussi sur les réseaux sociaux. »
     
    ENTRETIEN : BENOÎT JACQUEMART
     
     

  • Huy-Waremme n’a pas droit aux mesures de bruit individuelles pour les Nuisances de Bierset

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    La députée wallonne et bourgmestre d’Ouffet Caroline Cassart (MR) a interpellé ce lundi en commission le ministre des aéroports Jean-Luc Crucke sur les nuisances sonores engendrées par le trafic aérien dans les communes aux alentours de l’aéroport de Bierset.

    La députée constate que les habitants des communes avoisinantes, dont celles de l’arrondissement de Huy-Waremme (qui ne figurent pourtant pas dans le Plan d’Exposition au bruit) se plaignent de nuisances sonores toujours plus importantes, qui auraient notamment augmenté lors du confinement avec l’essor du commerce en ligne.

    Face à ce constat, la députée veut « chiffrer la réalité » et objectiver le ressenti des habitants en mesurant le bruit chez eux à l’aide de sonomètres. Elle a donc demandé au ministre Crucke de proposer spontanément ce service à l’ensemble des communes concernées, notamment de l’arrondissement de Huy-Waremme.

    Mais la société wallonne des aéroports (Sowaer) ne mesure le bruit que chez les habitants des communes situées dans les zones de bruit à proximité directe de l’aéroport. Il faut également être propriétaire de son bien avant juillet 2004, date à laquelle ces zones ont été définies par un arrêté du gouvernement. « Ce cadre est fixe et l’objectif est de le réévaluer, mais ça va prendre du temps », conçède Caroline Cassart.

    Réviser le plan d’exposition au bruit

    Dans sa réponse, le ministre Crucke a reconnu que deux raisons pouvaient expliquer la perception d’une augmentation des nuisances au-delà des zones de bruits. D’abord, une augmentation des gros porteurs (+22%) a été observée ces derniers mois. Or, ces avions prennent de l’altitude plus lentement à cause de leur poids. Ensuite, un changement de direction du vent a entraîné un survol plus conséquent de communes habituellement épargnées par les trajectoires.

    À l’heure actuelle, la demande de mesure sonore individuelle à la SOWAER ne concerne pas les communes de Huy-Waremme. Seule la révision du Plan d’Exposition au bruit (PEB) peut permettre un élargissement des courbes isophoniques. Si celles-ci s’élargissent jusqu’à certaines communes de l’arrondissement Huy-Waremme, elles pourront alors prétendre à des mesures.

    Le PEB est révisé tous les 3 ans depuis 2004 et les résultats de la 5e révision seront bientôt présentés dans une note par le ministre Crucke. « Il va de soi que la révision du PEB actuellement en cours tient compte des perspectives en termes de porteurs et de vols en sens inversés » a-t-il précisé dans sa réponse.

    Plusieurs bourgmestres de Huy-Waremme sont en train de rédiger leurs revendications dans un document qui sera transmis au ministre dans les huit jours à venir. « La réalité de 2004 n’est plus celle d’aujourd’hui.

    Il ne pourra pas passer sous silence ce constat. Il faudra trouver un juste équilibre », conclut Caroline Cassart.

     

    Article et rédaction Pierre TAR 

     

    Source Sudinfo 

  • À Engis, Donceel, Nandrin… des riverains se mobilisent contre les vols de nuit

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    « Le bruit des avions survolant ma maison m’empêche de dormir et nuit gravement à ma santé. Sur une semaine, je dors environ deux nuits correctement. J’ai souffert d’un cancer. Avec le stress et la fatigue, mais aussi la pollution provoquée par le passage des avions, j’ai peur d’une récidive. Cette situation tue les gens à petit feu… »

    Christiane Delincée habite à Clermont-sous-Huy, un village de l’entité engissoise n’en peut plus : ces derniers mois, de plus en plus d’avions survolent bruyamment sa maison et lui font perdre le sommeil.

    « De plus en plus de vols inversés »

    Un phénomène constaté dans de nombreuses communes de l’arrondissement de Huy-Waremme, comme le confirme Isabelle Halleux, une Donceeloise également excédée. « Le phénomène s’étend de manière assez large. Les avions ne respectent pas leurs couloirs et, à cause du changement climatique, il y a de plus en plus de vols inversés (à cause du changement de direction des vents).Par conséquence des communes qui n’étaient pas concernées par les nuisances sont à présent fortement touchées. En outre, des anciens modèles d’avion, très bruyants ont toujours l’autorisation de décoller et d’atterrir à Bierset alors qu’ils sont interdits partout ailleurs… » Isabelle Halleux redoute que ces nuisances deviennent insupportables si l’arrivée d’Alibaba se confirme.

     

    Alors que l’aéroport liégeois entend poursuivre son expansion, le bruit des avions ne réveille plus seulement les habitants de Saint-Georges, comme c’était le cas il y a une quinzaine d’années. À présent, une large zone est concernée. Les bourgmestres de l’arrondissement commencent d’ailleurs à réagir. Et les riverains veulent mobiliser en masse. « Plutôt que de créer des comités isolés sur chaque commune, nous avons décidé de rejoindre le Comité des Citoyens de l’Aéroport de Liège (CCAL) – Liège Air propre, qui compte déjà 300 membres » exposent Christiane et Isabelle.

    « Ils survolent la poudrerie »

    Christiane Delincé, le relais pour les communes d’Engis, Nandrin et Flémalle, veut mobiliser un maximum de monde. « J’ai été distribué des tracts dans mon quartier de Clermont. Outre le bruit, ce qui m’inquiète aussi c’est que les avions survolent à basse altitude PB Clermont (une entreprise de fabrication de poudre propulsive destinée à la production de munitions NDRL). Si un crash se produit à cet endroit, ce sera la catastrophe. »

    Bernard Gillon, qui chapeaute CCAL, rappelle que le survol des entreprises Seveso, tout comme celui de la centrale nucléaire est interdit en deçà d’une certaine altitude « mais c’est extrêmement difficile à vérifier et cette règle est régulièrement bafouée. »

    Christiane Delincé et Isabelle Halleux ne sont pas les seules à vouloir mobiliser. À Verlaine, Waremme, Faimes ou Fexhe des personnes relais sont aussi à l’écoute des citoyens. « Il faut réagir très vite car ce n’est que le début des vols de nuit. Avec le CCAL nous voulons œuvrer pour faire supprimer les vols de nuit et pour imposer le respect des couloirs aériens » conclut Christiane Delincé.

    Pour contacter le comité  : CCAL4537@gmail.com Site web : www.ccal.info Facebook CCAL Donceel

    Deux actions en justice menée par le comité

    Le CCAL « Liège Air Propre » veut faire entendre la voix des riverains, mais également décidé de lancer deux actions en justice.

    1) Une étude d’incidence environnementale globale.

    « Nous avons décidé d’utiliser la voie judiciaire pour obtenir une étude d’incidence environnementale globale, détaille Bernard Gillon. Depuis dix ans, tous les projets sont saucissonnés et font l’objet d’études séparées, nous voulons une étude globale. » Le porte-parole pointe aussi le problème des avions anciens polluants et bruyants « qui ne sont plus aux normes et qui continuent d’atterrir à Bierset ».

    2) Un recours au conseil d’Etat contre le permis unique délivré à l’entreprise chinoise Alibaba, qui autorise la filiale Cainiao à construire un hall de 30.000 mètres carrés pour le traitement du fret aérien et 1300 mètres carrés de bureaux.

    « Le développement de l’aéroport se fait au détriment du contribuable, mais avec son argent et sans son accord » déplore Isabelle Halleux.

     

    Article de A BT 

     

    Source Sudinfo 

     

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  • HUY-WAREMME - NUISANCES DE BIERSET Le PS réclame le placement de sonomètres

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    Les avions qui décollent et atterrissent à Bierset ont gâché les nuits de pas mal d’habitants de Huy-Waremme ces derniers mois.
     
    Les bourgmestres de 31 communes de l’arrondissement ont pratiquement tous reçu des doléances émanant de leurs citoyens.
     
    À tel point que certaines communes, Awans, Fexhe et Donceel, ont décidé d’ester en justice contre l’aéroport à cause de ces nuisances sonores.
     
    La semaine dernière, douze bourgmestres de l’arrondissement, emmenés par les députés MR Manu Douette et Caroline Cassart ont rencontré Jean-Luc Crucke, ministre des aéroports, et Willy Borsus, ministre de l’Économie, pour exposer les doléances des habitants.
     
    Ce vendredi, c’est au tour du PS de Huy-Waremme de monter au créneau et de dévoiler son plan d’action.
     
    « Nous avons tous constaté que nos communes étaient plus impactés par des nuisances dues à une augmentation des vols, commente Eric Hautphenne, président fédéral pour le PS de Huy-Waremme.
     
    La crise du Covid a sans doute entraîné une augmentation du volume de fret. Sur le plan économique et de l’emploi, c’est positif mais le bien-être des habitants s’en ressent.
     
    Il faut trouver un équilibre entre le développement économique, le respect des normes environnementales et la qualité de vie des citoyens.
     
    Nous avons vu l’initiative des bourgmestres MR en solo, nous formulons également des propositions, même si l’objectif, à terme, est de dégager une proposition commune pour l’arrondissement via la Conférence des élus. »
     
    Et Christophe Collignon de renchérir : « Il n’est pas question pour nous de faire de la particratie sur ce sujet… Je prône un dépassement des clivages politiques afin d’arriver à un consensus politique. »
     
     
    Le PS de Huy-Waremme a donc décidé d’interpeller le gouvernement wallon et toutes les instances dirigeantes de l’aéroport, afin qu’une nouvelle étude d’incidence soit réalisée « pour objectiver les nuisances et y apporter le cas échéant les réponses adaptées ».
     
     Les socialistes demandent aussi que la SOWAER installe des sonomètres chez les riverains qui le demandent, afin de déterminer les impacts réels du bruit.
     
     « L’endroit où ces sonomètres seront installés n’a pas encore été déterminé, il faudra voir cela avec les experts » a précisé Christophe Collignon.
     
     
    Le PS de Huy-Waremme voudrait aussi que les représentants de l’arrondissement soient associés aux instances décisionnelles de l’aéroport.
     
    Pour l’instant, les socialistes n’envisagent pas d’action en justice contre l’aéroport : « Nous privilégions avant tout le dialogue » conclut Christophe Collignon.
     
     
    Article de A BT 
     
     
     

  • Survol des avions des communes de Huy-Waremme se mobilisent

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    Il y a de plus en plus de riverains impactés 

     

    C es dernières années, Liege Airport voit augmenter de manière substantielle la quantité de fret transporté. La pandémie a encore accentué ce succès, mais des riverains jusque-là non touchés par les désagréments de l’aéroport sont désormais impactés. Pour y faire face, 12 communes se sont rassemblées.  

     

    En 2015, 650.000 tonnes de marchandises transitaient par l’aéroport de Liège ; en 2019, il y en avait 902.000. La pandémie a encore accentué la tendance puisqu’en juillet dernier, 93.000 tonnes y ont transité, ce qui fait + 28% par rapport à juillet 2019.
     
    « Je suis bourgmestre depuis 4 ans et demi, et cela ne fait que quelques mois que je reçois des plaintes de riverains par rapport au survol des avions », explique Etienne Cartuyvels, bourgmestre de Faimes.
     
    « La situation a donc changé récemment, et même si nous ne voulons pas faire obstacle au développement économique, nous devons veiller au bien-être de nos habitants. »
     
    « Avec ma collègue d’Ouffet Caroline Cassart, nous avons été interpellés sur le sujet, en tant que députés, par d’autres bourgmestres de la région », enchaîne Manu Douette, député-mayeur de Hannut.
     
    « Nous avons alors rassemblé une douzaine de bourgmestres de Huy-Waremme pour débattre de cela ensemble de manière constructive ».
     
    Les bourgmestres des communes de Braives, Burdinne, Crisnée (représenté), Donceel, Faimes, Fexhe, Hannut, Oreye, Saint-Georges, Verlaine et Villers-le-Bouillet se sont réunis et certains d’entre eux ont rencontré, la semaine dernière, Jean-Luc Crucke, ministre des aéroports, et Willy Borsus, ministre de l’Économie, pour exposer les doléances des habitants.
     
    « Il a été décidé, dans un premier temps, que chaque bourgmestre rassemble toutes les informations qu’il a réceptionnées. Une fois cela fait, nous travaillerons de concert aux solutions à proposer».
     
    Certaines sont coûteuses, comme le fait de construire la bretelle de délestage entre l’aéroport et l’autoroute vers Bruxelles.
     
    « Il faudra aussi réfléchir à l’utilisation d’avions moins chargés, moins bruyants, et dans des tranches horaires acceptables », avance Philippe Mordant, bourgmestre de Donceel.
     
    Les mayeurs ont notamment soulevé, auprès des ministres, la problématique environnementale : « il ne faut pas oublier le grenier à blé que constitue la Hesbaye, ni notre or bleu », poursuit Philippe Mordant.
     
    « Les particules fines, les retombées de kérosène, l’évacuation des eaux : tout doit être étudié scrupuleusement. » La première réunion s’est déroulée de manière « positive et constructive».
     
    Mais Donceel n’a pas pour autant retiré son recours contre le permis « Alibaba ».
     
     
    Article par LWS
  • Elle s’oppose aux nuisances sonores plus importantes

    Lien permanent

    Plusieurs communes liégeoises se plaignaient déjà 

    Au mois de juin dernier, plusieurs communes liégeoises se plaignaient des nuisances sonores causées par Liege Airport.

    La Société wallonne des aéroports (Sowaer), qui contrôle le respect des trajectoires et des zones de bruits, expliquait alors que le nombre des survols perçus aux alentours de l’aéroport de Liège était légèrement supérieur à la moyenne, en raison du COVID, du fait que Liege Airport a été choisi comme base par l’OMS, mais également de l’utilisation accrue de l’e-commerce.

    Mais selon la SOWAER, l’augmentation globale des mouvements n’était cependant pas significative.

    La différence de perception provenait de la proportion d’appareils de type « Heavy » intrinsèquement plus bruyants, qui augmentait par rapport aux appareils « Medium ».

    Elle expliquait également que les survols à plus basse altitude provenaient du fait qu’il y avait en fait plus d’avions « Heavy » en journée.

    Que ceux-ci étaient donc plus perceptibles pour les riverains tant visuellement qu’auditivement.

    Mais la SOWAER soutenait tout de même que les trajectoires ainsi que le respect des normes de bruit étaient contrôlés quotidiennement.

    Et que les avions opéraient toujours selon les mêmes procédures, sauf cas exceptionnel.

    Source

    La commune d’Awans va en justice contre Liege Airport 

    La commune d’Awans lance une action en justice contre l’aéroport de Bierset.
     
    Elle demande qu’une nouvelle étude d’incidence soit réalisée pour correspondre davantage aux nouvelles nuisances sonores plus importantes.
     
    Il s’agit de la première commune liégeoise à s’opposer frontalement à Liege Airport.  
     
    Après avoir reçu de nombreuses plaintes pour nuisances sonores, la commune d’Awans a finalement décidé d’aller en justice contre Liege Airport.
     
    La majorité PS-Vers Demain se joint ainsi à l’action lancée par la commune de Donceel, qui a elle aussi déjà décidé d’ester en justice contre l’aéroport.
     
    L’objectif ?
    « Ce n’est pas tant de freiner l’expansion économique de l’aéroport », commence Thibaud Smolders, bourgmestre d’Awans.
     
    « Mais à un moment donné, il y a des couloirs qui ont été définis pour les avions.
     
    Il y a également un pourcentage d’avions autorisés à voler qui a été défini.
     
    Et aujourd’hui, on voit bien que le nombre d’avions qui partent vers Awans est bien supérieur à ce qui était prévu. Et les zones de bruits ne correspondent plus à la réalité ».
     
    Par cette action, Awans devient la première commune de l’arrondissement de Liège à s’opposer officiellement et frontalement à l’aéroport de Bierset.
     
    Depuis plusieurs mois, ses habitants multiplient les plaintes.
     
    Celles-ci sont localisées pour la grande majorité au nord de la commune : « Nous avons noté une importante augmentation de plaintes provenant des habitants de Villers et d’Othée.
     
    Deux villages qui ne sont pourtant pas concernés par une zone de bruits.
     
    Les nuisances se font surtout ressentir entre 4 et 5h30 du matin ».
     
    Refaire une étude d’incidence
     
    Alors que faire ? « On demande qu’une nouvelle étude d’incidence soit réalisée.
     
    Elle prouvera que les zones de bruits ne correspondent plus à la réalité.
     
    Sur cette base, soit Liege Airport respecte ce qui était initialement prévu, soit on revoit le plan ».
     
    Dans ce dernier cas de figure, les zones de bruits pourraient être modifiées, avec à la clé, peut-être, de nouvelles compensations financières pour les riverains impactés : « Il faudrait alors aussi revoir l’isolation des habitations touchées par les nuisances.
     
    L’aéroport s’agrandit, mais il faut aussi respecter les habitants en apportant les remèdes à cet agrandissement ».
     
    Comme quoi tout est possible, la Liste du Bourgmestre, parti d’opposition, votera en faveur du point inscrit par la majorité. Cependant, le parti apparenté MR souhaite aller plus loin : « On estime que le développement d’un aéroport dédié principalement à l’e-commerce est regrettable.
     
    Ce genre de relations commerciales avec des distances très importantes entre consommateurs et producteurs est contre-productif, notamment par rapport aux défis environnementaux.
     
    On souhaite donc freiner l’expansion de l’aéroport en ce qui concerne l’e-commerce.
     
    On charge le collège de demander au gouvernement wallon d’examiner et faire rapport de cette situation et de prendre les mesures qui s’imposent », expliquent Pierre-Henri Lucas et Bernard Duroselle.
     
    L’action en justice d’Awans sera votée à l’occasion du prochain conseil communal, prévu pour mardi prochain.
     
    Elle devrait ensuite être introduite avant la fin de l’année. Contacté par nos soins, Liege Aiport n’a pas souhaité commenter.
     
    Article par STEFANO BARATTINI