Nandrin dans l'histoire

  • Inspirée de son Église, le village de Saint-Séverin lance sa ROMANE en 1989 ! le saviez-vous ?

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    ü La ROMANE de Saint-Séverin, une bière connue bien au-delà de nos frontières et autrefois servie au Vatican !

    Saint-Séverin, village du Condroz est placé depuis des siècles à l'ombre d'une église médiévale où vécurent des moines de Cluny. Celle-ci est de style roman, avec ses voûtes et ses arcades, son ambiance austère fut rendue plus joviale par les « AMIS DE LA ROMANE ».

    ü Buvez mes frères!

    La première trace officielle d'un procédé de fabrication de la bière provient d'un prieur de l'abbaye suisse de Saint-Gall, sur les bords du lac de Constance. On y brassait 3 catégories de bière: la Prima melior réservée aux pères et aux hôtes de marque, la Seconda pour les frères laïcs et la Tertia, fabriquée en grande quantité pour les pèlerins. La cervoise était fabriquée, à l'origine, sans houblon. La cervoise houblonnée (cervesia lupulina) apparaît pour la première fois dans une charte de l'abbaye de Saint-Denis en 768. Ce sont les bénédictins qui introduisent ensuite la fabrication de la bière au houblon en Lorraine. On distinguait alors la bière des pères (potio fortis), bière forte destinée aux moines et la bière des couvents, plus faible pour les moniales. (in La vie quotidienne des religieux au Moyen Âge, Léon Moulin, Hachette, 1978).

    ü De la légende à la réalité

    Les brasseries monastiques sont nombreuses et suivent l'expansion du mouvement Cistercien en Europe. Si dans le sud les moines refondent la viticulture, c'est dans toute l'Europe médiévale du Nord que la bière est fabriquée. Là où la vigne ne peut pas bien pousser. Mais dès le 15° siècle, beaucoup d'abbayes, en concurrence avec les brasseries artisanales, abandonnent leur brasserie. Au 16e siècle, il ne reste guère que la brasserie de l'abbaye de saint Laurent à Dieulouard en Moselle qui soit encore connue. Elle disparaît a la Révolution Française. Ce n'est pas le cas en Allemagne et en Belgique ou les bières d'abbaye ont su se maintenir malgré la concurrence industrielle. C'est un Flamand, saint Arnould, abbé bénédictin d'Oudenburg, qui est le patron des brasseurs. La légende raconte qu'il aurait constaté que les buveurs de bière étaient moins malades que les autres pendant les épidémies. Que ne va-t-on pas inventer pour satisfaire ses petits péchés véniels?

     

    Il existe en Belgique 5 brasseries d'abbayes fabriquant la Bière des Pères trappistes:

    • l'Abbaye d'Orval,
    • l'Abbaye de Scourmont et sa fameuse Chimay,
    • l'Abbaye de Westmalle et sa triple Westmalle,
    • l'Abbaye de St Sixtus à Westvleteren produisant la Trappisten, la double, la spéciale, l'extra et abt ;
    • l'Abbaye Notre Dame de St Rémy à Rochefort diffusant la Trappistes de Rochefort.

    Par ailleurs, plusieurs brasseries commerciales qui ont racheté des brasseries monastiques ou repris des bières fabriquées autrefois par les moines ont droit à l'appellation Bière d'Abbaye. Les plus connues sont la Grimbergen, brassée autrefois à l'Abbaye de Grimbergen par les pères norbertins et la Leffe, brassée autrefois à l'Abbaye de Leffe.

    ü Et la ROMANE dans toutes ces bières de qualité supérieure, d’où vient-elle ?

    Dans ce mouvement, avec un tel héritage et dans l'esprit des talents séculaires de la communauté monastique, Saint-Séverin se devait de recréer un breuvage hautement symbolique. Le 6 mars 1999, Gilbert HEUSDAIN (Amateur Saint-Séverinois de bonnes bières belges) a donc eu le privilège (et aussi le plaisir) de mettre en contact Guy MOTTET (Président du Comité des Fêtes de Saint-Séverin) et Pierre JACOB, un jeune brasseur d'Ambly (Nassogne). Ce jeune ingénieur en industrie agro-alimentaire, a en effet choisi la voie des vapeurs houblonnées pour se lancer professionnellement.

    Un choix qui n'est pas de la petite bière, car n'est pas fils de «Cambrinus» qui veut !

    Reprise depuis 1996, il a mis au point une bière ambrée, au taux d'alcool de 70h vol.

    Les experts de la « sans col » estiment :

    • Qu'à portée de nez, elle dégage un parfum de caramel amer.
    • Elle révèle un certain piquant sur la langue et rend beaucoup de fraicheur au palais et en arrière-bouches.
    • Elle ne contient que des ingrédients naturels, ce qui donne à son perlé beaucoup de finesse et de vivacité, mais sans mousse abondante».

    (Extrait du Vif l'Express)

    ü La brasserie de Saint-Monon produira durant 20 ans, La ROMANE aux 3 parfums, Blonde, Rousse et Brune.

    Les premiers brassins furent testés entre amis, avec un certain bonheur.

    Elle s'appelait alors tout simplement « La Cuvée d'Ambly ». Le nom de baptême de cette Ardennaise changea aussi en prenant comme patron «saint Monom.

    Pierre JACOB accepte d'adapter sa belle rousse savoureuse et bien houblonnée, pour créer une bière labellisée aux couleurs du village de Saint-Séverin, une bière franche, ne cachant pas ses mérites par un goût sucré trompeur.

    ü La ROMANE, comme toutes les bières est à boire avec déférence !

    Et c'est ainsi que, pour le plaisir de vos papilles, Saint-Arnould, Saint-Monon et Saint- Séverin veillent sur la destinée d'une bière dont nous sommes fiers, « La Romane de Saint- Séverin ». Aujourd'hui, La ROMANE est connue bien au-delà de nos frontières.

    ü Comment profiter de tout le plaisir de boire une ROMANE ?

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    Gilbert HEUSDAIN, le Père de la ROMANE de Saint-Séverin.
    Il était intarrisable lorsqu’il en parlait.

    Mais une telle bière ne se déguste pas n'importe comment.

    Pour qu'elle vous dévoile toutes ses qualités, voici quelques conseils qui ne sont peut-être pas superflus :

    • Vous avez ramené chez vous quelques bonnes bouteilles; ne vous précipitez pas sur le tire-bouchon, «La Romane» est une bière vivante refermentée en bouteille, elle contient donc des levures, laissez-la reposer quelques Jours en cave, à l'abri de la lumière et surtout pas dans le réfrigérateur, vous risqueriez de tuer votre bière qui deviendrait une lavasse plate et insipide. Gardez-la debout s'il s'agit de quelques jours mais couchée si c'est pour plus longtemps.
    • Conseil de nos spécialistes Gilbert HEUSDAIN (consommateur) et de Pierre JACOB (Brasseur). Une heure avant de la consommer, amenez-la à la bonne température de dégustation, entre 8 et 10° voir 12° pour la Brune et la version au Miel, c'est alors qu'elles dégageront leurs arômes les plus subtils, mais attention, manipulez vos bouteilles avec douceur, sinon à quoi bon les laisser reposer.
    • Préparez vos verres à dégustation, plus larges en bas plus étroits vers le haut.
      Lavez-les a l'eau claire, surtout pas de détergent, rincez-les juste avant de servir, sans les essuyer.
    • Comme un bon vin Invitez quelques amis, «La Romane est une bière conviviale qui semble encore meilleure lorsqu'elle est en bonne compagnie »
    • Rassemblez les verres près de vous, enlevez la capsule puis tirez gentiment le bouchon...
    • Servez le premier verre en l'inclinant puis en le redressant au fur et à mesure, lorsqu'il est plein; ne redressez pas la bouteille, servez dans la foulée le deuxième puis le troisième verre.
    • S'il reste de la bière dans la bouteille, redressez-la délicatement et posez-la.
    • Une petite goulée pour rincer la bouche et puis une autre pour goûter pleinement le nectar...

    ü Aujourd’hui, Saint-Séverin aurait pu fêter les 20 ans de la bière du village…

    Comme déjà annoncé le 17 juin dans « Le Comité des Fêtes et des Amis de la Romane de Saint-Séverin jette l’éponge à Nandrin ! », la Romane ne sera plus vendue.

     

    ü Recette du «coqard» à la Romane miellée de Saint-Séverin :

    Ingrédients :

    • 1 coqard de + 1,3 Kg
    • Le Coqard est un poulet à croissance lente (84 jours), entièrement élevé dans les Ardennes belges et nourri avec une alimentation 100% végétale, le CoqArd est issu de la race Ardennaise, souche rustique locale sélectionnée pour ses qualités organoleptiques et sa croissance lente. Le CoqArd présente un goût exceptionnel, proche de celui des volailles sauvages et perd peu de poids à la cuisson. Ce poulet propose un équilibre nutritionnel qui permet de diminuer le taux de triglycérides et de rétablir le bon taux de cholestérol. A terme, cet équilibre contribue à la prévention des maladies cardio-vasculaires et des problèmes de diabète…
      Le Coqard est une appellation reconnue au niveau régional et protégée. Elle implique la reconnaissance d'un cahier de charges à suivre par tous les acteurs de la filière.
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    • 33 cl de Romane au miel de Saint-Séverin
    • 40 gr de beurre
    • 4 échalotes
    • 6 dl de consomme de volaille
    • 3 dl de crème fraiche

    Préparation

    • Désosser a cru votre coquard dans votre cocotte, faire fondre le beurre et colorer les cuisses et suprêmes coupés en deux, sel, poivre
    • Ajouter les échalotes émincées
    • Au four à 200° pour une durée de +/- 50 min, vérifier régulièrement l'appoint de cuisson
    • Débarrasser votre volaille de la cocotte et tenir au chaud
    • Dégraisser celle-ci et déglacer la avec 33 cl de Romane au miel de Saint-Séverin
    • Réduire ce jus de cuisson ; puis mouiller avec 6 dl de consommé et réduire à nouveau de moitié
    • Ensuite crémer de 3 dl de crème fraiche et amener à consistance ; ajuster l'assaisonnement
    • Replacer votre coqard en cocotte encore quelques minutes au four et servir pour le bonheur de tous.

    Salutations gastronomiques de Jean-Paul SCHRECK, cuisinier de renommée Nationale qui vous souhaite une bonne santé entre amis et surtout une dégustation à la hauteur des produits choisis !

     

    ü  Sources

    Article de GyM.

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  • Festival de visites guidées Saint-Séverin aujourd'hui dimanche 4 août 2019

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    SAINT-SÉVERIN (Nandrin)
    Saint-Séverin : son patrimoine, ses légendes et ses mystères
    Dimanche 4 août
    Bonjour, je m’appelle Hilarion.

    Au 12e siècle, Je fus moine au prieuré clunisien de Saint-Séverin ;un véritable havre de paix avec son église, ses étangs, ses bois…
    Mais un jour, une fée m’apparut au-dessus de l’eau et me promit une abondance de carpes délicieuses.
    Erreur funeste, notre communauté ne pût résister à cette belle promesse et bien des malheurs s’abattirent sur nous…

    Maintenant, rassuré, je contemple de là-haut notre magnifique église restaurée dans son bel écrin. Et tout
    serait parfait si une vilaine guide n’avait pas décidé de dévoiler où nous mena notre trop grande crédulité...


    • Dimanche 4 août à 10h et 14h
    • Tarif : 5€ par personne - gratuit pour les enfants
    • Départ : Dans la bonne humeur devant l’église Saints-Pierre-et-Paul, rue de l’Église
    4550 Saint-Séverin (Nandrin)
    • Info : 085 21 29 15 - 085 21 21 71 - info@terres-de-meuse.be
    14 visites guidées de mai à octobre
    Programme complet disponible à la Maison du Tourisme ou sur www.terres-de-meuse.be

  • Festival de visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019

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    SAINT-SÉVERIN (Nandrin)
    Saint-Séverin : son patrimoine, ses légendes et ses mystères
    Dimanche 4 août
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    Au 12e siècle, Je fus moine au prieuré clunisien de Saint-Séverin ;un véritable havre de paix avec son église, ses étangs, ses bois…
    Mais un jour, une fée m’apparut au-dessus de l’eau et me promit une abondance de carpes délicieuses.
    Erreur funeste, notre communauté ne pût résister à cette belle promesse et bien des malheurs s’abattirent sur nous…

    Maintenant, rassuré, je contemple de là-haut notre magnifique église restaurée dans son bel écrin. Et tout
    serait parfait si une vilaine guide n’avait pas décidé de dévoiler où nous mena notre trop grande crédulité...


    • Dimanche 4 août à 10h et 14h
    • Tarif : 5€ par personne - gratuit pour les enfants
    • Départ : Dans la bonne humeur devant l’église Saints-Pierre-et-Paul, rue de l’Église
    4550 Saint-Séverin (Nandrin)
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  • L’histoire de Saint-Séverin se raconte aussi en légendes sur le Blog

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    ü Un village sans légende est un village sans histoire, sans passé !

    Celle que vous allez lire ci-dessous est la plus connue des 3 légendes de Saint-Séverin.

    Pour celles et ceux qui ne souhaitent pas la lire en entier, vous trouverez en fin d’article, quelques planches illustrées par Marco VENANZI (cité dans « Saint-Séverin Nandrin l'histoire de l'église Romane en vidéo à vos agendas, visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019 »), les textes sont du scénariste Michel DUSSART, tous deux en soutien des élèves des écoles de Nandrin.

    ü Les carpes de SAINT-SYMPHORIEN :

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    En ce temps-là, le village s'appelait Saint-Symphorien-au-Bois (ou dans le Bosquet). Quelques lustres, sans doute, s'étaient écoulés depuis que le comte Gislebert de Clermont avait donné un terrain à l’abbaye de Cluny pour que des moines viennent s'y installer.

    Les Clunistes (ainsi les a-t-on nommés longtemps) n'y ont jamais été plus de cinq, le prieur compris.

    Ils se livraient à l’étude, au travail manuel, à la prière, et pratiquaient l’aumône. Peut-être l’un d'eux passait-il son temps à recopier des manuscrits. Ils durent défricher la forêt environnante et développèrent l’agriculture autour de la ferme construite de leurs mains.

    En plus de la prière individuelle, ils se réunissaient au Choeur pour chanter l'office de jour et de nuit.

    Mais leur présence marquait surtout la région, aux yeux de ses habitants, par la charité avec laquelle ils distribuaient des secours aux nécessiteux. Certes, ils n'ont jamais été aussi riches que les moines de l'abbaye-mère où se faisaient des distributions journalières de pain, distributions de fèves ou de légumes suivant les jours, de viande aux grandes solennités, d’étoffes de laine à Pâques, de souliers à Noël.

    Mais, sauf dans les circonstances pénibles où ils connurent la misère, ils ont toujours pratiqué le précepte de l’aumône selon les coutumes de Cluny.

    Ils ne manquèrent jamais de poisson, semble-t-il, et la tradition a gardé le souvenir d’une pêche...mémorable,

    Un jour donc, le Père Hilarion se promenait entre deux des trois étangs situés à l'arrière des bâtiments du prieuré, sans prêter beaucoup d'attention au magnifique paysage entourant ces nappes d’eau alimentées par la Falogne limpide et qui reflétaient d’un côté les frondaisons touffues et, de l'autre, la tour octogonale toute neuve en moellons aux couleurs chaudes que dorait davantage encore le soleil d’un printemps précoce.

    Loin d'admirer ce cadre enchanteur, il déambulait comme un aveugle, l’esprit occupé à la solution d’un problème métaphysique.

    Un léger bruit à la surface de l’eau, une brise apportant un parfum délicat, une lumière insolite le tirèrent de sa rêverie philosophique, et le voilà face à face avec une apparition aussi gracieuse qu'inattendue : une dame tout de blanc vêtue lui souriait gentiment. Des cheveux d'or s'échappaient en longues mèches soyeuses d’une couronne ornée de brillants. Mais le sourire surtout attirait. Sourire à la fois aristocratique et enjôleur.

    Tout interdit, le bon Père s'arrêta et son attitude exprimait une interrogation qui n'arrivait pas à franchir ses lèvres. En réponse à cette question muette, l'apparition dit d’une voix caressante :

    • Tu ne me connais pas.
      Je suis une fée qui hante les étangs du pays, semant des bienfaits partout sur mon passage. Cependant les paysans ne m'aiment guère. Ils me chassent à coups de: pierres. C'est pourquoi je viens chercher refuge auprès des bons moines, espérant y trouver une paix que les rustres me refusent.”

    Le Père Hilarion n'en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles. Ne rêvait-il pas tout éveillé ? Il se frotta les paupières, s'épongea le front mouillé d'une sueur provoquée davantage par l'émotion que par la chaleur de cette après-midi. || se demanda si ce n’était pas quelque ruse de l'enfer, toujours si adroit lorsqu'il s’agit de jouer un mauvais tour aux pauvres humains.

    Puis, tout de suite, il regretta cette pensée. Il ne pouvait imaginer un démon caché sous tant de grâce. Et puis….on ne peut pas juger !

    Aussi, d’une voix qu’il ne parvenait pas à rendre dure, il demanda :

    • Que viens-tu faire ici ?
      Es-tu bien ce que tu prétends ?
      Et pourquoi t'adresses-tu à moi ? ”
    • Je n'ai d'autre idée, répondit la fée en souriant, que de m'installer ici avec la permission des bons moines. Et je voudrais obtenir de toi que tu plaides ma cause auprès du prieur et de tes confrères.
      En échange de votre hospitalité, je multiplierai les carpes des étangs et leur donnerai un goût savoureux.”

    C'était prendre le bon Père Hilarion par son point faible. Il adorait les carpes et avait toujours regretté, depuis son arrivée au prieuré Condruzien, que le Père Odon, le cuisinier, n'ait pas plus de talent pour les accommoder. Au point que cela lui devenait un supplice de manger ces poissons fades et maigres servis chaque vendredi (et les mercredis de carême) sur la lourde table en bois rugueux.

    Il n'aurait pas fallu beaucoup insister pour le convaincre, mais un reste de scrupule l'arrêta, et puis, il ne pouvait prendre seul une décision aussi importante.

    • J’en parlerai au Père Hugues, mon supérieur, dit-il, mais jure- moi que tu n’agis pas par un artifice du diable.”

    La fée n'eut aucune peine à le rassurer et l'invita à revenir au même endroit le vendredi suivant.

    Le lendemain, après l'office de prime, devant le chapitre réuni dans une pièce attenante au cloître, le Père Hilarion raconta son aventure à la communauté stupéfaite.

    Le prieur commença par exprimer sa méfiance, appuyé tout de suite par le Père Odon, humilié du fait que celui qu’il appelait le visionnaire semblait mettre en doute ses capacités de cordon-bleu.

    Le Père Odilon, le portier, habitué à entendre s'exprimer au parloir des opinions divergentes sur tous les problèmes, essayait de concilier les avis opposés et s'efforçait de faire comprendre aux uns et aux autres que leur antagoniste n’avait pas tort sur tous les points.

    Le Père Aymard, le sonneur, n’était pas intervenu jusqu'à ce moment : il faut dire que les arguments théologiques invoqués par les avocats des deux causes le dépassaient un peu, mais la perspective de déguster des carpes délicieuses lui faisait prendre le parti de son confrère Hilarion.

    Les Pères de l'Eglise furent appelés à la rescousse pour étayer les deux thèses.

    • Les démons, incarnation du mal, ne pouvaient se montrer sous d'aussi agréables apparences.
    • Au contraire, rétorquaient les adversaires, ils excellaient à cacher leur vilain jeu sous des dehors plaisants. Il fallait se méfier davantage de ceux qui paraissaient tout à fait inoffensifs.
      On en connaissait qui s'étaient déguisés en moines ou en pèlerins.

    Et la discussion s'éternisait, chaque camp croyant, tour à tour, triompher, puis voyant s'évanouir ses espoirs.

    Enfin, le Père Hilarion, dans un grand mouvement d'éloquence, emporta l'assentiment du portier qui, ajoutant sa voix à celle du Père Aymard, permit de dégager une majorité en faveur de la fée des étangs.

    Heureux de son succès, craignant un revirement de la part du prieur, mais plus encore alléché par un menu inhabituel, le Père Hilarion ne parvenait plus à fermer l'œil de la nuit, ce qui expliquait sa somnolence pendant les offices, au grand scandale du Père Odon, mortifié dans son honneur de maître queux.

    Tôt le matin du vendredi suivant, la gaule sur l'épaule et le panier au dos, notre frère…pêcheur courut au bout de la propriété.

    La fée ne se montra pas, mais la brise parfumée et la lumière irréelle de la rencontre précédente témoignaient suffisamment de sa présence.

    Par Saint Benoît, quelle pêche miraculeuse !

    Les carpes se battaient pour s'accrocher à sa ligne. Elles sautaient par bandes entières au fond de son panier et sur la berge où il n'avait qu'à les ramasser.

    Tout heureux et bien chargé, le Père Hilarion revint au monastère. Il n'eut pas à annoncer le résultat de ses efforts (si l’on peut ainsi parler), car le portier et le sonneur guettaient son retour. Leurs cris de joie avertirent le prieur et le cuisinier qui, malgré leurs réticences antérieures, partagèrent l'allégresse de leurs confrères.

    Le Père Odon avait bien rechigné un peu devant la quantité de poisson à préparer, mais l’aide apportée par les autres religieux le dérida bientôt. Quel dîner ! A croire que les carpes bien grasses avaient été rôties dans du miel. Elles valaient leur pesant d'or et elles plongèrent la communauté tout entière dans le plus énorme péché de gourmandise du siècle.

    Vous avez compris depuis longtemps que la bonne fée n'était qu'une apparence revêtue par le démon, ennemi des moines, de leurs dévotions et de leurs austérités.

    La faute méritait un châtiment. Il ne se fit pas attendre.

    Le Père Hilarion devait, comme bien on pense, payer le premier. Et puisqu'on est toujours puni par où l'on a péché, il fut secoué d’effroyables vomissements presque ininterrompus.

    Puis vint le tour des confrères qui, les uns après les autres, durent s’aliter. Plus de Père portier pour accueillir les hôtes, plus de Père cuisinier aux fourneaux (d’ailleurs, plus personne n'avait envie de manger l), plus de sonnerie de cloches pour annoncer les offices, et plus d'offices du tout.

    Pendant trois jours et trois nuits, les Pères gémirent sur leur grabat alors que le vent hurlait dans les arbres, secouait le monastère devenu la maison du diable et tenait les paysans terrés dans leurs chaumières.

    L'orage passé, les Pères Hugues et Odon, les moins impliqués dans l'affaire, prirent le chemin de Cluny pour confesser au Père Abbé la faute de la petite communauté.

    Après réflexion et prière, le supérieur général décida d’exiler à Saint-Trond le Père Hilarion « d'où venait tout le mal ». Les autres moines devraient s’astreindre à un carême supplémentaire de la fête des saints Pierre et Paul à celle de saint Lambert. Injonction leur était faite en outre de remblayer l'étang témoin du prodige diabolique, de curer les autres après les avoir exorcisés et purgés de toute espèce de poissons ; et à l'avenir on ne pourrait plus les repeupler.

    Ne fallait-il pas guérir le mal par le mal ?

    Pour mieux encore effacer toute trace de cette tache dans l'histoire de l'Ordre, le nom même du village devait disparaître. C'est ainsi que l'agglomération fut rebaptisée Saint-Séverin.

    Bien longtemps après les événements, il paraît que les habitants passant à côté du prieuré jetaient un regard mélancolique vers les eaux qui s'étaient révélées si poissonneuses, se rappelant le mémorable dîner des Pères.

    Mais aujourd'hui que les moines ont quitté la région depuis plus de quatre cent cinquante ans, il n’est plus personne qui se souvienne de la mésaventure des premiers occupants, les poissons moins que les autres, puisqu'ils ont reconquis un domaine qu'ils partagent avec un couple de cygnes muets...comme des carpes.

     

    La légende en bande dessinée

    Cet ouvrage est le résultat d’un appel à projet soutenu par la « Loterie Nationale », « La Communauté Wallonie Bruxelles », « Electrabel – GDF Suez » et la commune de Nandrin.

    Mr Joseph NANDRIN (Bourgmestre de l’époque) et Mr Daniel POLLAIN (Echevin de l’Enseignement de l’époque) préfacent l’ouvrage en remerciant les enseignants, les enfants et les animateurs spécialisés pour leur participation.

    L’histoire racontée dans la bande dessinée commence dès la donation d’une partie de ses biens par Gislebert, Comte de Clermont, et Ermengarde en 1091 à l’Evêque.

    Vous avez déjà eu l’opportunité de découvrir les deux premiers dessins au début de l’article, voici la suite :

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    ü Sources

    • Trois légendes de Saint-Séverin (1991)
      Cahier n°2 de Saint-Séverin à l’occasion du neuvième centenaire par Jean GODARD.
    • Histoires et légendes en Condroz.

    Article de GyM.

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  • Festival de visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019

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    SAINT-SÉVERIN (Nandrin)
    Saint-Séverin : son patrimoine, ses légendes et ses mystères
    Dimanche 4 août
    Bonjour, je m’appelle Hilarion.

    Au 12e siècle, Je fus moine au prieuré clunisien de Saint-Séverin ;un véritable havre de paix avec son église, ses étangs, ses bois…
    Mais un jour, une fée m’apparut au-dessus de l’eau et me promit une abondance de carpes délicieuses.
    Erreur funeste, notre communauté ne pût résister à cette belle promesse et bien des malheurs s’abattirent sur nous…

    Maintenant, rassuré, je contemple de là-haut notre magnifique église restaurée dans son bel écrin. Et tout
    serait parfait si une vilaine guide n’avait pas décidé de dévoiler où nous mena notre trop grande crédulité...


    • Dimanche 4 août à 10h et 14h
    • Tarif : 5€ par personne - gratuit pour les enfants
    • Départ : Dans la bonne humeur devant l’église Saints-Pierre-et-Paul, rue de l’Église
    4550 Saint-Séverin (Nandrin)
    • Info : 085 21 29 15 - 085 21 21 71 - info@terres-de-meuse.be
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    Programme complet disponible à la Maison du Tourisme ou sur www.terres-de-meuse.be

  • Saint-Séverin Nandrin l'histoire de l'église Romane en vidéo à vos agendas, visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019

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    St Séverin en Condroz.JPG

    L’émission MA TERRE produite par la RTBF et à laquelle Guy Mottet de Saint-Séverin a eu le plaisir de participer (ainsi que Marco Venanzi) diffusée dimanche 19/09/2010 sur la Une.

    L’émission était en partie consacrée à l’église de Saint-Séverin et allusion au travail de Marco dans le cadre de la BD qu’il a réalise avec les écoles de la communes.

    le résultat de 4 jours de tournage, à Saint-Séverin dans le froid et à Cluny sous le soleil !

     

    Ma Terre rtbf clic ici 

     

    Voir la Vidéo sur l"église Romane de Saint-Séverin et Cluny  

     


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    st severin visite 4 aout.JPGFestival de visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019

    Visite guidée de l’Église de SAINT-SÉVERIN en CONDROZ – NANDRIN

     

    Découvrir le Parvis Thunus à Saint-Séverin Nandrin, Cimetière, église en photos

    Histoire des 20 ans du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

  • Racontez-nous! Avez-vous vécu la Libération de Liège en 1944?

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    Parce que la prochaine fois qu’on s’en souviendra, ce sera pour le Centenaire en 2044. Et qu’il n’y aura sans doute plus de témoins vivants. La Meuse voudrait recueillir le témoignage des Liégeois âgés d’au moins 80 ans qui se souviennent de ces trois journées exceptionnelles.

    Si vous l’avez vécue, si vous avez des souvenirs de l’arrivée des Américains dans l’arrondissement de Liège, prenez contact avec nous (voir ci-dessous).

    Deux colonnes blindées

    D’après les informations du professeur d’histoire de l’ULiège, Francis Balace, après s’être emparés de Namur, les blindés du VIIème corps d’armée américain ont remonté la Meuse vers Liège.

    « Ils se sont ensuite séparés en deux groupes à Huy, explique-t-il. Une colonne est partie sur la rive gauche vers la Hesbaye et l’autre a poursuivi sa route vers Liège via la rive droite. »

    On signale les premiers combats sporadiques dès le 4 septembre à Fraiture, à la sucrerie d’Alleur et autour de Bierset. Et ils se termineront le 9 septembre à 4h30, lorsque les 540 derniers Allemands, barricadés dans le fort de la Chartreuse, se rendront.

    Les 6 et 7 septembre

    Entre les deux, une série de faits dramatiques. « À l’aube du 6, le refuge de l’Armée secrète à Forêt-Trooz est liquidé par les Allemands : 46 résistants seront abattus. 23 autres exécutions sommaires auront lieu au pont-barrage de l’Île Monsin. »

    Autre combat épique : celui du terril du Corbeau à Grâce-Hollogne où une batterie allemande était en activité au sommet : les combats durèrent toute la nuit.

    Énorme drame aussi au carrefour de Fontainebleau l’après-midi du 7 : « les Allemands ont lancé un camion blindé bourré d’explosifs pour freiner les chars américains qui venaient de la rue Sainte-Marguerite, reprend le professeur. De nombreux Liégeois faisaient la file devant une boulangerie. » L’explosion est terrible : elle pulvérise huit maisons et cause la mort de 87 personnes.

    Dans le même temps, les Allemands font sauter les passerelles provisoires sur la Meuse et évacuent la rive gauche par le pont de Wandre, non sans avoir incendié juste avant l’hôtel des Téléphones, rue de l’Université.

    « Ils avaient essayé de faire de même à la gare des Guillemins, mais elle était déjà défendue en secret par des résistants. »

    De même, des résistants et des anciens gendarmes avaient repris le Palais provincial, qui était le siège de la Kommandantur et l’ex-bourgmestre Maurice Bologne (PS) reprend du service à la Violette.

    Les 8 et 9 septembre

    La journée du 8, la colonne américaine qui avait contourné Seraing, arrive par la rive droite et écrase les derniers îlots de résistance : un bunker sur la Place d’Italie, rue Grétry, rue du Parc… « Tandis que les résistants nettoient Outremeuse et Bressoux. »

     

    Les combats se terminent le 9 à 4h30 par la prise du fort de la Chartreuse. « Et c’est à ce moment qu’un commissaire de Seraing appelle Liège en disant qu’on les avait oubliés, rigole Francis Balace. En effet, les Américains n’avaient pas voulu passer dans les corons du bas de Seraing qui auraient pu cacher des snipers. Et ils étaient arrivés à Liège par la route du Condroz. »

    Une fois les Allemands chassés, ce sont des scènes d’euphorie qui se succèdent. Les Liégeois sont tous dans la rue pour accueillir leurs libérateurs, les enfants montent sur les chars, les jeunes filles embrassent les GI’s.

    Ces derniers distribuent baisers, chocolat, chewing-gum et cigarettes avec le sourire. D’après les témoignages de l’époque, ce fut la plus grande joie jamais vécue.

    Si vous y étiez, racontez-nous aussi.

    Par LUC GOCHEL

    Écrivez ou téléphonez-nous vos souvenirs dès aujourd’hui

    Si vous avez au moins 85 ans, que vous étiez présent dans l’arrondissement de Liège et que vous vous rappelez de ces trois journées extraordinaires des 6, 7 et 8 septembre 1944, racontez-nous vos souvenirs.

    Vous pouvez les écrire en les envoyant à l’adresse postale : Journal La Meuse, boulevard de la Sauvenière, 38 à 4000 Liège avec la mention « Libération de Liège »

    Vous pouvez aussi nous les envoyer par mail à l’adresse : luc.gochel@sudpresse.be

    Ou bien, uniquement pour tous ceux qui éprouveraient des difficultés à écrire, en téléphonant au 04/220.08.70 dès ce mercredi, de 10 à 18 heures. Ainsi que les jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 juillet prochain aux mêmes heures.

    Campement et défilé dans les rues de Liège

     

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    L’affiche. - S.P.

    Pour animer ce fameux week-end des 6, 7 et 8 septembre, l’asbl Drop Zone a décidé d’organiser un rassemblement de passionnés de la Seconde Guerre mondiale à Liège.

    « Ils viendront de partout en Belgique, et même de Hollande, explique Renaud Labarbe, le président. On va pouvoir ainsi reconstituer un campement militaire dans le parc d’Avroy, avec tout le matériel de l’époque. Il y aura une quinzaine de tentes, un mini-hôpital de campagne, la présentation d’armes démilitarisées et des produits de la vie courante amenés par les soldats américains. »

    Mais ce n’est pas tout ! Beaucoup amèneront également leurs véhicules d’époque, des jeeps surtout. Et un défilé sera organisé le samedi après-midi au départ de l’arsenal de Rocourt jusque dans les rues du centre-ville. « Il y aura même un char de la Défense mais avec des chenilles en caoutchouc pour ne pas abîmer les rues », reprend Renaud Labarbe.

    Les festivités commenceront dès le vendredi 6 au soir car c’est dans l’après-midi que le camp sera monté dans le parc d’Avroy. Il sera accessible encore durant tout le week-end. « Nos membres dormiront en effet sur place dans les tentes. Et la journée, ils donneront toutes les explications voulues au public. »

    Notez cette date dans vos agendas pour être présent à Liège ce week-end de septembre.

    Par L.G.

    source et photos clic ici 

     

  • Festival de visites guidées Saint-Séverin dimanche 4 août 2019

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    SAINT-SÉVERIN (Nandrin)
    Saint-Séverin : son patrimoine, ses légendes et ses mystères
    Dimanche 4 août
    Bonjour, je m’appelle Hilarion.

    Au 12e siècle, Je fus moine au prieuré clunisien de Saint-Séverin ;un véritable havre de paix avec son église, ses étangs, ses bois…
    Mais un jour, une fée m’apparut au-dessus de l’eau et me promit une abondance de carpes délicieuses.
    Erreur funeste, notre communauté ne pût résister à cette belle promesse et bien des malheurs s’abattirent sur nous…

    Maintenant, rassuré, je contemple de là-haut notre magnifique église restaurée dans son bel écrin. Et tout
    serait parfait si une vilaine guide n’avait pas décidé de dévoiler où nous mena notre trop grande crédulité...


    • Dimanche 4 août à 10h et 14h
    • Tarif : 5€ par personne - gratuit pour les enfants
    • Départ : Dans la bonne humeur devant l’église Saints-Pierre-et-Paul, rue de l’Église
    4550 Saint-Séverin (Nandrin)
    • Info : 085 21 29 15 - 085 21 21 71 - info@terres-de-meuse.be
    14 visites guidées de mai à octobre
    Programme complet disponible à la Maison du Tourisme ou sur www.terres-de-meuse.be

  • Le SI NANDRIN BLOG se lance un fameux DÉFI… avec vous !!!

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    Le Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

     

    Manifestement, ce souvenir du jeu de Bethleem de Saint-Séverin, sous la houlette de Mr le Curé Pierre Thunus (souvenez-vous de ce petit garçon en culottes courtes venant de « D'jud'la Mouse »), durant 20 années, de 1949 à 1969, a laissé des traces ravivées dans vos mémoires par l’article parue sur ce Blog le 10/04/19.

    Au besoin, si ce n’est déjà fait, vous pouvez retrouver l’article de base en suivant le lien :
    Histoire des 20 ans du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

    À lire vos commentaires, le nombre de « J’aime » (même si dans le Condroz, il semble moins habituel de manifester son appréciation d’un article), le nombre de partages, le nombre de vues…

    Alors le BLOG propose d’aller encore plus loin… avec vous…

    ü Le Blog se lance un FAMEUX DÉFI… avec vos souvenirs et ceux déjà exprimés !

    Nous souhaiterions pour pouvoir conserver une trace enrichie de photos et des noms des acteurs et bénévoles de ces moments magiques, autant qu’une nuit de Noël sous la neige… mais pas trop ! Vous lirez pourquoi dans les commentaires ci-dessous.

    Voici une liste (non-exhaustive) de commentaires :

    • Commentaire de Myriam LURQUIN :
      Que de souvenirs, les plus beaux "Noël, " de ma vie c'était magique !
      J'y ai tenu plusieurs rôles,  enfant Jésus en 1950, ange, vierge Marie.
      Mon papa, Jean LURQUIN a été St-joseph pendant 20 ans !

    1ère photo :
    St-joseph, mon père, la vierge, sa sœur Phinou et sa fille Anne-Marie Jolly, enfant Jésus.

    2ème photo :
    2 cousines, Anne-Marie Jolly et Véronique Dupont.

    3ème photo :
    mon père et la vierge, Jeanine Schneider.

    4ème photo :
    St-Joseph, mon père, la vierge Christiane Buron de Yernée, enfant Jésus, Myriam Jolly, le petit berger à gauche, Claudy Lurquin, bien connu à St-Séverin et qui nous a quittés.

    5ème photo :
    St-Joseph, Henri Schneider, vierge, Liliane Marchesin et le berger Claudy Lurquin.

    Le jeu a pris fin suite à la maladie et au décès en février 1971 du curé Thunus.
    Merci de raviver ces souvenirs!

    • Commentaire de Véronique Pollard :
      En 1968, c’était moi l’enfant Jésus et ma tante Ryette Pollard qui jouait la vierge Marie.
      Mon oncle René Pollard a certainement des photos.
    • Commentaire de Jack LORNAUX :
      C'est Josette ,ma sœur, en Marie ,sur une des photos, mais je ne sais plus l'année !
    • Commentaire de Lean LURQUIN :
      J'ai été un des "St-Joseph quelques fois. Avec différentes vierges nous avons eu de nombreux enfants dans les bras. En famille nous en parlons toujours avec beaucoup d'émotion.
       ?  « neviève » de rappeler ces belles années.
      Merci
    • Commentaire d’Albert LION :
      En 1963, Monsieur le Curé THUNUS vint me demander pour « emprunter » mon fils à l'occasion du Jeu de Bethléem. Lors de la représentation, il n'arrêta pas de dormir.
      Pourtant, la Vierge, Bernadette NEUKFENS, fille du garde-champêtre et de l'institutrice de la commune, le sortit de sa litière et le promena dans ses bras, sans jamais qu'il se réveille.
      Ce fut une soirée d'émerveillement, dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
    • Commentaire de Phinou LURQUIN
      Fort émue d'avoir découvert l'article...
      Je suis la Vierge de la première photo, avec mon frère Jean et ma fille Anne-Marie Jolly.
      Pour amener des détails à votre article, je peux vous raconter que ma maman était dans les coulisses pour s'occuper des anges, qu'elle confectionnait les robes avec d'autres personnes et que ma grand-mère repassait les robes chiffonnées.
      Mon frère Emile et mon mari, Marcel Jolly, s'occupaient de la technique dans une cabine suspendue au plafond avec les moyens du bord (musique et éclairage).
      Tout le monde participait et nous avions même un petit berger venu de Zottegem, vivant depuis de nombreuses années à Londres, qui avait une admiration pour le curé et n'a jamais oublié ces moments.
      Monsieur le Curé se trouvait "dans le trou du souffleur" en agitant sa lampe de poche pour distraire les bébés de la crèche.
      Chacun de mes enfants a pris la place du bébé de la crèche. En général, on refusait du monde mais la séance de Noël 68 laissa un grand nombre de places vides suite aux fortes chutes de neige, ma petite dernière n'a pris la place de l'enfant Jésus que pour une vingtaine de spectateurs.
      Que de souvenirs...

    Ces commentaires ne sont qu’une petite partie de vos réactions.

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    Les 3 photos de cet article nous viennent de Madame Ginette Delvenne qui nous dit que, 3 de ses 6 enfants ont joué l’Enfant Jésus. Celles-ci, il s’agit de Serge MOTTET en 1966.

     

    Aussi il est vrai qu’autant « d’abeilles bénévoles » pour réussir une représentation aussi attrayante, cela fait du monde sur scène et en coulisse, sans compter tous les travailleurs de l’ombre, ceux qui préparaient des semaines à l’avance le décor, les costumes, …

    On imagine aisément que, si pas toutes, mais beaucoup de familles de Saint-Séverin (et alentour) étaient concernées et impliquées pour rendre hommage à la naissance de Jésus, dans la chrétienté, le partage et la bonne humeur.

    Certes, avec ce défi, qui s’annonce difficile et périlleux, nous savons très bien que nous faisons appels à la mémoire, les souvenirs de personnes âgées de 50 ans et plus. Hélas, tous ne sont plus de ce monde, a commencé par Mr le Curé Thunus et d’autres déjà cités dans vos commentaires.

    Pour réussir ce DÉFI, qui est autant le vôtre que le nôtre, nous avons imaginé une petite grille par année que vous pourriez remplir avec la ou les informations que vous avez et nous la retourner par mail à l’adresse du BLOG (nandrin.blog@gmail.com), ou mieux encore, en commentaire sous cet article.

    Par précaution, si vous souhaitez nous faire part de vos coordonnées (Adresse ou n° de téléphone pour éventuellement nous permettre de vous recontacter), ne pas les mentionner en commentaire. Il est préférable d’utiliser l’adresse mail.

    ü Noël année 19 …. : (à compléter)

    • Enfant(s) Jésus :

    ? …

    • La (Les) Vierge(s) Marie :

    ? …

    • Le (Les) Saint(s)-Joseph :

    ? …

    • Le (Les) Berger(s) :

    ? …

    • Les Rois Mages :

    ? …

    • Les Anges :

    ? …

    • Les Botteresses :

    ? …

    • Les souffleur(s) :

    Monsieur le curé Pierre THUNUS
    ? …

    • Les techniciens du son et des lumières :

    ? …

    Pour ce faire et permettre à chacun de participer à ce défi, il se clôturera fin juin. De notre côté nous collationnerons toutes les informations reçues, année par année et nous vous les communiquerons chaque semaine de mai et de juin.

    Si vous avez des parents, amis ou connaissances qui pourraient nous aider (quand nous disons nous, c’est bien entendu vous et nous !), n’hésitez pas à leur en parler…

    Nous réfléchissons à un mode de mise à la lumière de notre travail. Pour l’instant, nous retenons une exposition de nos recherches, dans l’église durant la période de Noël. Pour l’instant nous n’avons rien de concret (juste des idées) et si vous en avez d’autres, elles sont aussi les bienvenues !

    Ce serait une belle occasion de fêter l’anniversaire des 70 hivers de la première représentation du Jeu de Bethleem dans notre belle Église en 1949.

    Par avance, nous vous remercions de votre collaboration et de votre aide.

    ü Sources :

    • Vos commentaires et photos.

    Article de l’Équipe du Blog.

    Si cet article vous a plu, vous pouvez le partager pour en faire profiter d’autres et réussir ce défi !

  • Le Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969). Le SI NANDRIN BLOG se lance un fameux DÉFI… avec vous !!!

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    Manifestement, ce souvenir du jeu de Bethleem de Saint-Séverin, sous la houlette de Mr le Curé Pierre Thunus (souvenez-vous de ce petit garçon en culottes courtes venant de « D'jud'la Mouse »), durant 20 années, de 1949 à 1969, a laissé des traces ravivées dans vos mémoires par l’article parue sur ce Blog le 10/04/19.

    Au besoin, si ce n’est déjà fait, vous pouvez retrouver l’article de base en suivant le lien :
    Histoire des 20 ans du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

    À lire vos commentaires, le nombre de « J’aime » (même si dans le Condroz, il semble moins habituel de manifester son appréciation d’un article), le nombre de partages, le nombre de vues…

    Alors le BLOG propose d’aller encore plus loin… avec vous…

    ü Le Blog se lance un FAMEUX DÉFI… avec vos souvenirs et ceux déjà exprimés !

    Nous souhaiterions pour pouvoir conserver une trace enrichie de photos et des noms des acteurs et bénévoles de ces moments magiques, autant qu’une nuit de Noël sous la neige… mais pas trop ! Vous lirez pourquoi dans les commentaires ci-dessous.

    Voici une liste (non-exhaustive) de commentaires :

    • Commentaire de Myriam LURQUIN :
      Que de souvenirs, les plus beaux "Noël, " de ma vie c'était magique !
      J'y ai tenu plusieurs rôles,  enfant Jésus en 1950, ange, vierge Marie.
      Mon papa, Jean LURQUIN a été St-joseph pendant 20 ans !

    1ère photo :
    St-joseph, mon père, la vierge, sa sœur Phinou et sa fille Anne-Marie Jolly, enfant Jésus.

    2ème photo :
    2 cousines, Anne-Marie Jolly et Véronique Dupont.

    3ème photo :
    mon père et la vierge, Jeanine Schneider.

    4ème photo :
    St-Joseph, mon père, la vierge Christiane Buron de Yernée, enfant Jésus, Myriam Jolly, le petit berger à gauche, Claudy Lurquin, bien connu à St-Séverin et qui nous a quittés.

    5ème photo :
    St-Joseph, Henri Schneider, vierge, Liliane Marchesin et le berger Claudy Lurquin.

    Le jeu a pris fin suite à la maladie et au décès en février 1971 du curé Thunus.
    Merci de raviver ces souvenirs!

    • Commentaire de Véronique Pollard :
      En 1968, c’était moi l’enfant Jésus et ma tante Ryette Pollard qui jouait la vierge Marie.
      Mon oncle René Pollard a certainement des photos.
    • Commentaire de Jack LORNAUX :
      C'est Josette ,ma sœur, en Marie ,sur une des photos, mais je ne sais plus l'année !
    • Commentaire de Lean LURQUIN :
      J'ai été un des "St-Joseph quelques fois. Avec différentes vierges nous avons eu de nombreux enfants dans les bras. En famille nous en parlons toujours avec beaucoup d'émotion.
       ?  « neviève » de rappeler ces belles années.
      Merci
    • Commentaire d’Albert LION :
      En 1963, Monsieur le Curé THUNUS vint me demander pour « emprunter » mon fils à l'occasion du Jeu de Bethléem. Lors de la représentation, il n'arrêta pas de dormir.
      Pourtant, la Vierge, Bernadette NEUKFENS, fille du garde-champêtre et de l'institutrice de la commune, le sortit de sa litière et le promena dans ses bras, sans jamais qu'il se réveille.
      Ce fut une soirée d'émerveillement, dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
    • Commentaire de Phinou LURQUIN
      Fort émue d'avoir découvert l'article...
      Je suis la Vierge de la première photo, avec mon frère Jean et ma fille Anne-Marie Jolly.
      Pour amener des détails à votre article, je peux vous raconter que ma maman était dans les coulisses pour s'occuper des anges, qu'elle confectionnait les robes avec d'autres personnes et que ma grand-mère repassait les robes chiffonnées.
      Mon frère Emile et mon mari, Marcel Jolly, s'occupaient de la technique dans une cabine suspendue au plafond avec les moyens du bord (musique et éclairage).
      Tout le monde participait et nous avions même un petit berger venu de Zottegem, vivant depuis de nombreuses années à Londres, qui avait une admiration pour le curé et n'a jamais oublié ces moments.
      Monsieur le Curé se trouvait "dans le trou du souffleur" en agitant sa lampe de poche pour distraire les bébés de la crèche.
      Chacun de mes enfants a pris la place du bébé de la crèche. En général, on refusait du monde mais la séance de Noël 68 laissa un grand nombre de places vides suite aux fortes chutes de neige, ma petite dernière n'a pris la place de l'enfant Jésus que pour une vingtaine de spectateurs.
      Que de souvenirs...

    Ces commentaires ne sont qu’une petite partie de vos réactions.

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    Les 3 photos de cet article nous viennent de Madame Ginette Delvenne qui nous dit que, 3 de ses 6 enfants ont joué l’Enfant Jésus. Celles-ci, il s’agit de Serge MOTTET en 1966.

     

    Aussi il est vrai qu’autant « d’abeilles bénévoles » pour réussir une représentation aussi attrayante, cela fait du monde sur scène et en coulisse, sans compter tous les travailleurs de l’ombre, ceux qui préparaient des semaines à l’avance le décor, les costumes, …

    On imagine aisément que, si pas toutes, mais beaucoup de familles de Saint-Séverin (et alentour) étaient concernées et impliquées pour rendre hommage à la naissance de Jésus, dans la chrétienté, le partage et la bonne humeur.

    Certes, avec ce défi, qui s’annonce difficile et périlleux, nous savons très bien que nous faisons appels à la mémoire, les souvenirs de personnes âgées de 50 ans et plus. Hélas, tous ne sont plus de ce monde, a commencé par Mr le Curé Thunus et d’autres déjà cités dans vos commentaires.

    Pour réussir ce DÉFI, qui est autant le vôtre que le nôtre, nous avons imaginé une petite grille par année que vous pourriez remplir avec la ou les informations que vous avez et nous la retourner par mail à l’adresse du BLOG (nandrin.blog@gmail.com), ou mieux encore, en commentaire sous cet article.

    Par précaution, si vous souhaitez nous faire part de vos coordonnées (Adresse ou n° de téléphone pour éventuellement nous permettre de vous recontacter), ne pas les mentionner en commentaire. Il est préférable d’utiliser l’adresse mail.

    ü Noël année 19 …. : (à compléter)

    • Enfant(s) Jésus :

    ? …

    • La (Les) Vierge(s) Marie :

    ? …

    • Le (Les) Saint(s)-Joseph :

    ? …

    • Le (Les) Berger(s) :

    ? …

    • Les Rois Mages :

    ? …

    • Les Anges :

    ? …

    • Les Botteresses :

    ? …

    • Les souffleur(s) :

    Monsieur le curé Pierre THUNUS
    ? …

    • Les techniciens du son et des lumières :

    ? …

    Pour ce faire et permettre à chacun de participer à ce défi, il se clôturera fin juin. De notre côté nous collationnerons toutes les informations reçues, année par année et nous vous les communiquerons chaque semaine de mai et de juin.

    Si vous avez des parents, amis ou connaissances qui pourraient nous aider (quand nous disons nous, c’est bien entendu vous et nous !), n’hésitez pas à leur en parler…

    Nous réfléchissons à un mode de mise à la lumière de notre travail. Pour l’instant, nous retenons une exposition de nos recherches, dans l’église durant la période de Noël. Pour l’instant nous n’avons rien de concret (juste des idées) et si vous en avez d’autres, elles sont aussi les bienvenues !

    Ce serait une belle occasion de fêter l’anniversaire des 70 hivers de la première représentation du Jeu de Bethleem dans notre belle Église en 1949.

    Par avance, nous vous remercions de votre collaboration et de votre aide.

    ü Sources :

    • Vos commentaires et photos.

    Article de l’Équipe du Blog.

    Si cet article vous a plu, vous pouvez le partager pour en faire profiter d’autres et réussir ce défi !

  • Complément d'information par madame Myriam LURQUIN sur l'histoire du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz

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    Que de souvenirs, les plus beaux "Noël, " de ma vie c'était magique !

    J'y ai tenu plusieurs rôles,  enfant Jésus en 1950, ange, vierge Marie.

    Mon papa, Jean LURQUIN à été St-joseph pendant 20 ans!

    1ère photo : St-joseph, mon père,la vierge, sa soeur Phinou et sa fille Anne-Marie Jolly,  enfant Jésus. 

    2ème photo : 2 cousines, Anne-Marie Jolly et Véronique Dupont. 

    3ème photo : mon père et la vierge, Jeanine Schneider.

    4ème photo : St-Joseph, mon père,  la vierge Christiane Buron de Yernée, enfant Jésus,  Myriam Jolly,  le petit berger à gauche,  Claudy Lurquin,  bien connu à St-Séverin,  qui nous a quitté. 

    5ème photo : St-Joseph,  Henri Schneider,  vierge, Liliane Marchesin et le berger Claudy Lurquin. 

    Le jeu à pris fin suite à la maladie et au décès en février 1971 du curé Thunus. 

    Merci de raviver ces souvenirs!

     

    Histoire des 20 ans du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

     

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  • Un moment de « Rêveries ».

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    L’équipe du Blog vous propose un moment de « Rêveries ».

    Texte choisi en ce printemps naissant !

    Bonne lecture

    ü Naissance et Vie

    Dans cette vie ici sur cette terre
    Qui nous a vu naître à la lumière du jour
    Dans ce foyer uni simple et austère
    D’union ensemencée par le don de l’amour
    C’est le déroulement des jours et des saisons
    D’année en année toujours renouvelé
    D’âge adulte arrivé son développement
    Le travail obligé de quoi se sustenter
    Car la vie engendrée étant très populaire
    Sans trésor engrangé ni bureau festonné
    Un destin d’ouvrier d’une vie sur terre
    Pour un croûton de pain de sueur imprégné
    Une vie cependant son développement
    Heureuse et simple de courage engagé
    D’envie de bien-être le but en soi constant
    Désir inassouvi souvent renouvelé
    Mirobolants désirs et d’espoirs incertains
    Bercent au long des soirs nos pensées intimes
    D’un monde imagé aperçu au lointain
    N’étant que leurre et rêve qu’on s’imagine
    Dans cet état de fait ni riche ni pauvreté
    La vie se façonne et vive l’existence
    Car le bonheur surtout c’est d’avoir la santé
    Richesse suprême dans la vie de ce monde !

     

    ü Sources

    • « Rêveries et Souvenirs ». Dans la marche du temps ; n°6. Auteur : André HARZIMONT.

    Article de l’Équipe du Blog.

    Si cet article vous a plu, vous pouvez le partager pour en faire profiter d’autres !

  • Histoire des 20 ans du Jeu de Bethleem de Saint-Séverin en Condroz. (1949 à 1969).

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    Certains se poserons la question « Pourquoi venir sur le Jeu de Bethleem, à 9 mois de Noël » et d’autres auront compris la finesse du choix de cette date !

    Mais surtout, nous fêterons cette année 2019, les 70 ans de la création de cette formidable aventure humaine, alliant folklore local adapté à la signification religieuse de Noël.

    Aventure qui a largement dépassé les espoirs de son créateur, sur tous les points de vues.

    Bonne lecture !

    ü Les premiers pas d’un petit garçon en « culottes courtes » !

    En ce temps-là, il y a quelques décades, un petit garçon en culottes courtes, lors de l'approche de Noël, courait les rues de notre vieux « D'jud'la Mouse » (au-delà de la Meuse), fasciné par les « crèches vivantes », les potales, et tout le folklore religieux encore en honneur de nos jours.

    Le petit garçon grandit, fit son service militaire et ses mois de camps; puis se décide à se préparer à la prêtrise.

    Jeune vicaire dans la paroisse ouvrière d'Ans Saint-Martin, où le cœur du peuple bat si généreusement, il fit précéder la messe de Noël d'une paraliturgie (préparation de l'assemblée à l'office de la fête), qui permettait de mieux comprendre le mystère divin et participer à la célébration de la sainte messe.

    ü Déjà en 1946, des bribes d’une « Maison de rencontres entre les générations » à Saint-Séverin !

    Ce petit garçon en « culottes courtes », nommé curé à Saint-Séverin en novembre 1946, il était nécessaire tout d'abord de remettre en ordre le presbytère et l'église en commençant progressivement l'organisation des différentes œuvres : service des acolytes, patronage mixte des enfants, cercle des jeunes, cercle des adultes en organisant, en hiver, les activités qui s'adressent à la population (concerts, bals, séances de Saint-Nicolas, dramatiques, etc...). Il y avait bonne humeur, émulation et délassement. Mais l'autorité religieuse demande de supprimer concerts mixtes et bals : le curé obéit et renonça à ses projets audacieux pour cette époque. Mais toute la vie paroissiale s'en ressentit : il n'y avait plus rien qui puisse attirer les jeunes et leurs familles; les échecs se succèdent et, finalement, c'est le vide et l'isolement.

    Mais chez le curé actif, des souvenirs d'autrefois reviennent à la mémoire : sa famille, au temps où père et mère, et les neuf enfants, « passaient » toute la nuit de Noël à cuire et faire sauter les « bouquettes », à boire quelques verres et surtout à prier et à chanter des vieux chants de Noël interrompus par le tir des carabines, en attendant la grand-messe solennelle de 5 heures du matin, en l'église paroissiale de Robermont. Ou encore ces randonnées anciennes du 24 décembre : rendez-vous à Aubel de la famille et de nombreux voisins, puis en cortège vers l'abbaye de Val-Dieu, marche, éclairée de quelques lampes tempêtes, animée de conversations, de prières et surtout de chants. Nous arrivions devant la porte du couvent, il fallait exhiber la carte d'invitation (seuls les couvents avaient alors l'autorisation de célébrer la messe à minuit).

    Et combien d'autres souvenirs de ces « crèches vivantes » du pays de Liège, tellement bien vivantes que saint Joseph recevait du public des cadeaux et des pintes de bière, l'enfant des bonbons et la Vierge des pralines, et des groupes improvisés exécutaient des vieux Noëls à plusieurs voix assez discordantes. Tout n'était pas du meilleur goût, ni d'un sens religieux authentique.

    Une idée surgit : rendre à Noël un sens plus profond, plus chrétien et purifier l'aspect folklorique : il y avait là occasion de présenter au public la beauté, la poésie de la fête du Noël chrétien, et donner à une représentation théâtrale toute la valeur d'un enseignement artistique et religieux.

    Nouvelle perspective pastorale qui permettrait d'établir des contacts plus directs, avec la jeunesse et la population toute entière. Il suffisait de vouloir et de commencer le travail.

    ü Les vrais débuts de la crèche vivante de Saint-Séverin en 1949.

    En novembre 1949, il faut rassembler dans la salle, de la paille, du foin, des animaux, des troncs d'arbres, des sapins, etc. et le bras droit du curé, le brave Fernand Delvaux, sera le pionnier de la réalisation de

    Noël. Un premier principe est admis : il y aura autant de séances qu'il y aura eu de baptêmes au cours de l'année.

    En 1949, le jeu était muet. En 1950, il va s'enrichir de chants de chœurs, de dialogues et conservera cette forme jusqu'à nos jours. Les collaborateurs précieux (de 10 à 15) et les acteurs nombreux (60 à 70) viendront travailler au succès toujours croissant du Jeu de Bethléem à Saint-Séverin.

    ü La troupe se déplace pour des représentations extra-muros comme au temps des théâtres ambulants du moyen.

    Les déplacements annuels se multiplient, véritable caravane ambulante, camions, camionnettes, autocars qui assurent le transport des décors, des installations électriques, des animaux, des costumes et des quatre-vingts participants. En 1950 représentations à Liège, en 1951 à Ans, en 1952 à Huy, en 1953 à Namur, en 1954 à Ciney. Que de travaux! Mais aussi que de souvenirs pittoresques ! Théâtre ambulant comme au Moyen-Age !

    ü Site magnifique et exceptionnel pour le 20ème anniversaire et de nombreux remerciements.

    A l'occasion du 20ème anniversaire de cette entreprise (1969), le Jeu de Bethléem sera représenté à l'intérieur même de ce cadre prestigieux qu'est l'église romane de Saint-Séverin. Ce jeu a si souvent contribué dans le passé à faire connaître l'église, ce monument classé et à soutenir financièrement tous les travaux entrepris, à sa restauration et à son embellissement. Que tous ceux et celles qui ont apporté leur dévouement et leur savoir à la réussite du Jeu, trouvent ici notre profonde gratitude et notre admiration dans tous leurs travaux, si obscurs qu'ils fussent, ils ont œuvré pour la prédication du mystère de Noël, pour la gloire de Dieu et pour un esprit d'union et de charité entre toutes les familles. « Gloria in excelsis Deo » et paix sur la terre aux hommes que Dieu aime !

    ü Le prologue d’une représentation.

    Donnons quelques explications des mimiques, des attitudes et nous verrons de quoi il s'agit.

    Les représentations sont précédées de quelques vieux « Noëls Wallons », chantés par une vingtaine de fillettes costumées en « botteresses ».

    • [Botteresses :
      Derrière un symbole très liégeois (même si le personnage est aussi hennuyer), derrière le folklore wallon, qui sont les botteresses, solides porteuses sur le dos desquelles marchandises diverses et correspondance circulaient ? Les livres d'histoire ont oublié ces femmes; l'exposition «Porteurs ! Histoires de Wallonie et d'ailleurs» au Musée de la vie Wallonne en 1997, nous proposait de les redécouvrir, retraçant ainsi des siècles de l'histoire sociale de notre région.]
    • 2.jpg

    Ce prologue habituera le public au savoureux wallon liégeois et « le mettra dans l'ambiance; elles sont accompagnées de l'accordéon du « Tchantchèt ».

    ü Le jeu commence, bien évidemment, par l’« Annonciation ».

    Puis sur l'arrière-scène quelques mystères préalables, l'Annonciation, la Visitation.

    Des anges descendent alors sur l'avant-scène où Marie et Joseph, refoulés de partout, pitoyables dans leur pauvreté, sont misérablement assis au bord du chemin. Joseph découvre l'étable au moment même où les anges accueillent l'Enfant-Dieu. L'hommage des bergers et des rois mages suit alors et Marie offre son bébé, fait douloureux d'une mère qui sait à quelles destinées sanglantes est destiné son divin Fils.

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    Une musique douce souligne les faits et gestes des soixante figurants. Le jeu s'adresse d'abord au peuple et doit garder toute sa simplicité si on veut comprendre le sens profond de Noël. Chaque représentation d'ailleurs remue les assistants et c'est là, sans conteste, un apostolat magnifique. Trois cents fois déjà, ce fut, en même temps qu'un succès, l'occasion de faire pénétrer les leçons et les enseignements de Noël dans des milliers de cœurs.

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    ü La perfection vient avec l’expérience et la passion !

    A la lumière des précédentes expériences, le Jeu acquiert une perfection nouvelle au gré des ans. Dès octobre, le cercle (et maintenant l'église) se transforme en vrai chantier, tandis que dans la douce tiédeur des maisons de Saint-Séverin s'organise en famille une sainte émulation. D'un côté, hommes, gosses et jeunes gens s'affairent, scient, clouent, peignent. Partout on coupe, on ajuste les tissus, on procède aux essayages au milieu de la joie générale.

    Les colonnettes de la scène sont remarbrées, l'ensemble est rafraîchi, la crèche reconstruite avec les écorces et les troncs de la nouvelle fournée. Les familles se disputent l'honneur de prêter leur nouveau-né pour figurer l'Enfant-Jésus. La veille de Noël, le presbytère de Saint-Séverin ressemble à une ruche bourdonnante, voire à une pouponnière.

    • [Remarbrer :
      Dessiner ou peindre de nouveau pour imiter les veines du marbre.]

    ü Souvenirs et anecdotes.

    Au cours des représentations, les surprises d’une part d'improvisation allaient laisser la note juste de l'étonnement. Ainsi, l'émotion de la Vierge se mettant à pleurer devant le geste si frais, si spontané du petit berger couvrant de sa petite peau de mouton les pieds de l'Enfant. Ou encore ce bambin de 3 ans qui s'aventure sur la scène à la recherche de l'Enfant-Jésus et qui, chemin faisant, joue avec les moutons, donne la main à un petit berger et, finalement, découvre le pauvre berceau de l'Enfant-Dieu.

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    ü Le plaisir de vivre un beau Noël ne s’arrête pas après les représentations !

    Le Jeu semble prendre une finale inattendue au moins pour les acteurs qui circulent à leur aise partout au rez-de-chaussée du presbytère, de la salle à manger au bureau, en passant par le hall et la cuisine où pétille un grand feu de bois. Femmes, hommes, enfants s'attardent au plaisir d'être ensemble, de se retrouver ou de se connaître.

    On rince les bols au robinet, on est bien, on est comme chez soi, on ne forme plus qu'une grande famille.

    ü Douce nuit ! Sainte nuit !

    Puisse ce Jeu, créé au sein de notre population si généreuse, continuer longtemps encore à rassembler les bonnes volontés et les cœurs dans un même idéal de charité, d'union et réaliser dans le Condroz cette paix promise par Dieu, par la voix des anges, aux hommes de bonne volonté.

    ü Pour faire vivre ce texte, nous avons besoin de vous !

    Nous nous arrêterons ici, ce texte qui est déjà bien long à lire et surtout que le texte écrit par l’Abbé Pierre Thunus se termine en 1969 ainsi que les représentations (selon les informations inscrites sur la pierre commémorative offerte par les paroissiens lors du décès de « leur curé » qui se trouve sur le mur du fond de l’église, à droite en entrant.

    Pour agrémenté notre texte nous avons besoin de vos témoignages et mieux, de souvenirs, des anecdotes ou encore mieux des photos pour narrer la « version populaire » du Jeu de Bethleem dans l’esprit de son créateur.

    Il nous manque surtout le « pourquoi » et le « comment » se sont arrêtées les représentations.

    Vous pouvez nous laisser un commentaire sous cet article et faire parvenir vos éventuelles photos à l’adresse de notre Blog : nandrin.blog@gmail.com

    ü Sources

    • Texte fortement inspiré de la brochure écrite par l’Abbé Pierre Thunus, Curé de Saint Séverin de 1946 à 1971 et qui s’intitule « 1949-1969 SAINT-SÉVERIN en Condroz ; son Jeu de Bethleem ».
    • Internet pour les explications précédées du symbole i.
    • La mémoire d’anciens participants que nous remercions.

    Article de l’Équipe du Blog.

    Merci de nous lire et si cet article vous a plu, partagez-le pour permettre à d’autres d’en profiter !

  • Visite guidée de l’Église de SAINT-SÉVERIN en CONDROZ – NANDRIN

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    Visite guidée de l’Église de SAINT-SÉVERIN en CONDROZ – NANDRIN version imprimable clic ici  

    Les photos clic ici 

    Pourquoi avoir choisi l’Église de Saint-Séverin que tous les Nandrinois connaissent déjà ou plutôt croient
    connaître ?
    Connaître ou avoir l’impression de connaître ; là est toute la différence !
    Ce reportage est le 1er d’une série de 3. Les 2 autres seront à découvrir par la suite.
    Mais simplement parce que ce choix est tout naturel, puisque c’est (à notre connaissance) le seul bâtiment
    qui dans notre région (et bien au-delà) représente Saint-Séverin ainsi que le « Grand Nandrin » aux yeux
    des touristes qui viennent le visiter en masse et parfois de très loin.
    Nous vous en apportons la preuve par cette photo (juste sous le titre de ce reportage), couverture de la
    revue « Mon Pays » sur les communes d’Esneux, Tilff, Neupré et NANDRIN pour les années 2004 et 2005.
    Des preuves comme celles-ci sont nombreuses, comme dans la publication « Terre de Rencontres 2004 »
    éditée par l’Office du Tourisme de la Province de Liège où seule l’Église de Saint-Séverin représente
    Nandrin en page 36.
    Si l’envie vous vient de faire une petite balade à travers Nandrin et plus particulièrement à Saint-Séverin,
    prenez le temps de vous arrêter sur le devant cet édifice du XIIème siècle, autant magnifique qu’imposant.
    Nous vous guiderons à la lecture de ce reportage écrit et photographique.
    Suivez-nous.
    Notre départ, sur parvis de l’Église pour aller découvrir les extérieurs en nous dirigeant vers les 3 points
    de vue « Classiques ». 1.jpg
    Nous vous conseillons de prendre en main le plan de l’Église (ANNEXE 1) pour comprendre les explications
    qui suivent. Les références au plan sont reprises dans le texte (entre parenthèses).

    Par le porche de l’ancienne ferme du prieuré.
    Vous longerez l’étang en face de vous par la gauche {Photo 2} 2.jpgen vous dirigeant vers la rue d’Engihoul à
    votre droite, l’ancienne Maison Communale de Saint-Séverin avant la fusion des communes (en 1977)
    {Photo 3}

    3.jpg

    . Vous prenez à gauche (Attention à la circulation !) et vous avancez de quelques mètres pour
    admirer l’étagement des toits de la tour, de la nef et du transept, du presbytère et des dépendances de
    la ferme : étable, dîmière et ancien moulin {Photo 4}.

    4.jpg


    [Une grange dîmière ou grange aux dîmes, est un bâtiment permettant d'entreposer le résultat de
    la collecte de la dîme, un impôt de l'Ancien Régime en faveur de l'Église catholique portant
    principalement sur les revenus agricoles collectés. L’évêque était chargé d’en répartir le produit
    entre les prêtres, l’entretien des lieux de culte, lui-même et les pauvres.
    Bien que cet impôt puisse être versé aussi en argent, il est souvent perçu en nature : un dixième de
    la récolte. Il est alors stocké dans de vastes granges dîmières, souvent dépendantes d'un monastère
    ou d'une autorité civile qui se charge ensuite de le redistribuer aux différents bénéficiaires de la
    région.]
    À l'entrée de la Place « Félix Gonda » sur la gauche de l'étang.
    Vous revenez sur vos pas par le côté gauche de l’étang de la place « Félix Gonda » (Bourgmestre de Saint-
    Séverin) et vous remonter vers le parvis Pierre Thunus (Curé de la paroisse de 1946 à 1971) pour avoir
    une vue en contre-plongée de l'église sur sa butte {Photo 5}

    5.jpg

    : façades nord (vers le cimetière) et ouest
    (celle de l'entrée).
    De cet endroit, divers éléments indiquent clairement la disposition intérieure : façade principale : la partie
    haute du centre correspond à la grande nef, les 2 parties plus basses indiquent les collatéraux. 3 arcs
    légèrement en saillie et reliant des pilastres marquent, eux aussi, ces 3 parties. Façade nord : le rez-dechaussée
    comporte 6 subdivisions correspondant aux 6 travées ; le haut est divisé en 3 par des bandes
    lombardes (montants en saillie) indiquant 3 travées pour la nef centrale. Ces montants sont reliés, dans
    le haut, par une série d'arcatures, dans le bas par des arcs en plein cintre.
    Du mur du fond de l’ancien cimetière :
    Vous continuez votre chemin vers le parvis Pierre Thunus {Photo 6}

    6.jpg

    et vous entrez dans l’ancien cimetière
    {Photo 7}.

    7.jpg

    Prenez le temps de regarder les tombes en vous rendant à l’extrémité gauche du cimetière.
    Vous remarquerez bien d’ici que la tour octogonale est à la croisée du transept (D) {Photo 8}.

    8.jpg

    Seul exemple
    subsistant dans la région mosane. On voit bien 2 des 3 absides (H’ et G’). La disposition primitive des
    volumes a été modifiée par l'addition d'une chapelle (L) en prolongement du transept (1862).
    Si vous n’avez pas peur de marcher un peu nous vous proposons un 4ème point de vue que vous ne
    regretterez pas : de la « Vôye di mèsse ».
    En sortant du cimetière, vous prenez directement à droite par le sentier et revenus sur la route, vous
    prenez de nouveau à droite sur la rue de l’Église en longeant le mur du cimetière jusqu’au premier sentier
    sur votre droite. Vous êtes sur la « Vôye di mèsse » {Photo 9}

    9.jpg

    . De cet endroit vous aurez d’autres visions
    sur les jardins et les étangs à l’arrière de l’édifice {Photo 10} {Photo 11} {Photo 12} {Photo 13}.10.jpg

    11.jpg12.jpg13.jpg

    Après cette petite marche, vous revenez sur vos pas pour découvrir l’intérieur de l’Église.
    Après cette visite des extérieurs vous devez être impatients de découvrir l’intérieur.
    Dès les portes franchies {Photo 14},

    14.jpg

    vous devez être frappés par l'ampleur et la beauté, par 

    l'unité et la
    simplicité de l'ensemble, par la « chaleur » du matériau extrait des carrières de la région {Photo 15}

    15.jpg

    et le
    vitrail en forme de trèfle {Photo 16}

    16.jpg

    au-dessus du choeur (ainsi que tous les autres vitraux) sorti des ateliers
    de Joseph Osterrath (Tilff, 1906).
    Arrêtez-vous à l’endroit (v1) {Photo v1}

    v1.jpg

    , au début de la grande nef (AA’).

    Vous trouverez ci-dessous des caractéristiques générales qui seront facilement identifiables sur le plan.
    a) L'entrée dans la façade principale.
    b) Le plafond de la nef centrale (AA’), les voûtes du transept (EDF) et du choeur (G) sont à la même
    hauteur (environ 11,70 m).
    c) Vous observez une alternance de piliers faibles (3, 2 et encore 3) et forts (1, encore 1 et 4).
    d) Les piliers faibles sont 2 types forts différents. Les piliers (2) sont cylindriques {Photo 17}

    17.jpg

    terminés
    par un chapiteau cubique ; alors que les piliers (3) sont appelés « colonne quatre-feuilles » ou
    faisceaux de 4 fûts plus minces couronnés chacun du même chapiteau cubique. En étant bien
    attentif, on remarque une différence entre les 2 premières colonnes (près de l'entrée) sont
    disposées en « X » {Photo 18}

    18.jpg

    et les 2 dernières (près du choeur) sont disposées en « + »
    {Photo 19}

    19.jpg

    par rapport à l'axe de la nef principale (AA’).
    e) Les piliers forts sont des piliers cruciformes (1) {Photo 20}.

    20.jpg

    Dans le prolongement des piliers forts,
    de curieuses colonnettes jumelées et torsadées {Photo 21}

    21.jpg

    (5). Il est difficile de leur attribuer un
    autre rôle que l'ornementation. Les piliers (4) sont encore plus résistants {Photo 22}

    22.jpg

    ; ils
    soutiennent la voûte de la croisée (D) et la tour. Les piliers forts déterminent 3 travées ou sections
    dans la nef centrale.
    À chacune d'elles correspondent 2 travées des nefs latérales (BB' et CC’).
    f) Deux baies relient le choeur (G) et les deux chapelles (H et K) {Photo 23}.

    23.jpg


    g) Chacune des chapelles et le choeur sont terminés par un abside (en cul-de-four) (H’, K' et G'). La
    chapelle de gauche (H) est particulièrement intéressante {Photo 24}.

    24.jpg


    h) Le mur gauche du choeur est plus épais que son vis-à-vis, car il renferme l'escalier qui monte au
    clocher.
    Levez les yeux vers le plafond sur lequel une interrogation subsiste « Voute ou Plafond » ?
    Déjà au XVIème siècle, un plafond couvrait la grande nef (AA’) {Photo 25}.

    25.jpg

    A-t-il remplacé une voûte
    écroulée, ou la voûte projetée n'a-t-elle jamais été construite ? Au XIXème siècle, on en signalait des
    amorces (ou des restes) et des indications semblent prouver qu'elle a été prévue dans le plan : piliers forts
    (1) prolongés et reliés par un arc sur le haut mur fenêtres hautes plus rapprochées que celles des bascôtés.
    Ainsi on aurait eu sur la nef 3 voûtes d'arêtes {Photo 26}

    26.jpg

    correspondant aux 3 voûtes du transept
    (E, D et F).
    Oublions toutes ces notions théoriques et laissons-nous par la beauté par la beauté qui s’offre à nous.
    Promenez-vous dans l'église et regardez. Pour vous aider, il est bon de vous arrêter à 2 endroits.
    Le premier, dans le croisillon gauche (E), en (v2) {Photo v2},

    v2.jpg

    regardez vers les fonts baptismaux (fb) pour
    jouir de l'enfilade de la nef nord (B’B) avec ses 6 travées couvertes de voûtes d'arêtes, séparées par des
    arcs en plein cintre, avec, au bout, le grillage qui ferme la chapelle baptismale. Le second, dans le croisillon
    droit (F), regardons (du point (v3) {Photo v3}

    v3.jpg

    vers les fonts baptismaux (fb). Et jouissons de la variété qui
    nous est offerte ; surfaces décapées ou crépies, arcs en plein cintre ou en anse de panier, soutiens de
    formes et d'importances différentes. Regardez d'ici, aussi, les voûtes du transept {Photo 27}.

    27.jpg


    Pour vous donner une notion de l’ampleur, voici quelques mesures métrées.
    La nef principale
    La longueur est d’un peu plus de 22 m et la largeur mesure plus de 5 m.
    Les petites nefs
    La longueur est d’un peu plus de 22 m et la largeur mesure plus ou moins 2,50 m.
    La largeur totale de l’Église
    De mur à mur, la largeur totale de l’Église mesure près de 12,70 m.
    Le transept
    La longueur est plus ou moins 17,30 m et la largeur mesure environ 4,50 m.

    Le choeur
    La longueur (abside comprise) est d’environ 8,70 m et la largeur mesure (à l'entrée), 5,10 m.
    Les chapelles
    La longueur est d’environ 6 m et la largeur mesure environ 3 m.
    Maintenant dirigez-vous vers les fonts baptismaux (6). {Photo 28}

    28.jpg


    fb : Ils datent du 3ème ou 4ème quart du XIIème siècle en calcaire de Meuse. Fait unique, il est soutenu
    par 13 supports, un fût central entouré de 12 colonnettes. Cuve monolithe (fissurée) carrée (la
    partie creusée affecte la forme d'une demi-sphère). Extérieur orné de sculptures d'inspiration
    orientale : sur chaque côté, 2 lions acculés ; aux angles, des têtes humaines barbues, les 4
    évangélistes (?), les 4 fleuves du paradis (?) ou... (?). L’une d'elles est couronnée. Pourquoi ?
    Le Couvercle est en dinanderie (XVIIème siècle) dont la croix a été volée fin décembre 1974.
    Depuis, elle remplacée par autre croix datant d’avant 1895, l’inscription « Reconnaissance au
    Sacré Coeur pour un bien fait obtenu le jour de sa fête le 21 juin 1895 » y est gravée sur la face
    arrière. {Photo 29}

    29.jpg


    Des fonts baptismaux (fb) faites le tour de l’église par le transept gauche, passez devant le choeur et
    revenez vers l’entrée pour découvrir les 4 pierres tombales.
    Dans l’ordre des numéros du plan, vous allez trouver les 2 premières dans le transept gauche (E), comme
    toutes, dressées sur les murs. La 3ème se trouve dans le transept droit (K)et la dernière, dans la nef de
    droite (CC’).
    pt1 : Celle du « Révérend Jean Magonet, qui fut 27 ans curé de ce lieu et mourut le 8 janvier 1714 ».
    {Photo 30}

    30.jpg


    pt2 : Celle d'un certain Pirlot, échevin de Huy ; 1508, un blason au centre, reproduit aux 4 angles.
    Inscription en caractères gothiques. {Photo 31}

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    pt3 : La plus ancienne datée de 1300 (MCCC, dans le coin supérieur droit), est-ce celle d'une certaine
    Marie (Maroie), femme (à vérifier) de Henry de Vill...? {Photo 32}

    32.jpg


    pt4 : La plus récente (la seule en latin) est celle du Révérend Jean-Henri Gérardi, curé de Saint-Séverin
    pendant 48 ans (mort le 24 août 1790). {Photo 33}

    33.jpg


    En refaisant le tour dans l’autre sens, vous allez découvrir les statues suivant l’ordre de votre passage.
    st1 : Christ (bois), oeuvre d'un sculpteur liégeois, « maître Balthazar », (XVIème siècle) peint par « maître
    Lambert » (Lombard ?). Remarquez la lourde couronne d'épines et le pagne agité par le vent
    {Photo 34}.

    34.jpg

    Seule statue se trouvant dans la nef principale.
    st2 : Sainte-Catherine d'Alexandrie (bois, XVIème siècle) : plusieurs détails en font une soeur « jumelle »
    de la suivante, L'empereur barbu, couronné et portant sceptre, est vaincu (épée) par la science
    (livre) de la sainte, l'épée rappelle encore la décapitation de la martyre. {Photo 35}

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    st3 : Saint-Jean l’Evangéliste (bois, XVème siècle) : chevelure ondulée qui l'apparente à la précédente.
    Auteur : Jan Van Weert ? Son geste de bénédiction fait sortir de la coupe (sous la forme d'un
    dragon ailé) le poison mortel qui lui était destiné. {Photo 36}

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    st4 : Sainte-Barbe (bois, XVIème siècle) : reconnaissable à sa tour aux 3 fenêtres et à la palme du
    martyre. {Photo 37}

    37.jpg


    st5 : Sainte Thérèse de Lisieux ou Marie-Françoise Thérèse Martin ou encore, en religion soeur Thérèse
    de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, également connue sous les appellations Sainte Thérèse de
    Lisieux, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ou encore la petite Thérèse, est une religieuse carmélite
    française née à Alençon dans l'Orne en France le 2 janvier 1873 et morte à Lisieux en France le
    30 septembre 1897. {Photo 38}

    38.jpg


    st6 : Christ sur la croix (moins détaillé que celui se trouvant au centre de la nef principale (st1). Cette
    statue est une copie en plâtre du Christ de Lowaige (Tongres) du XIIIème siècle, venant de la
    Chapelle des Clarisses de Huy. {Photo 39}

    39.jpg


    st7 : Une vierge et l’enfant est une statue de procession placée sur l’autel de la chapelle de droite (K)
    à la demande des paroissiens. {Photo 40}

    40.jpg


    st8 : Une Vierge et Enfant en céramique de 1966. Elle se trouve dans une logette dans le mur du
    choeur. {Photo 41}

    41.jpg


    st9 : Saint-Joseph, patron de l’Église en céramique de 1966 est de même inspiration que la
    précédente. Il tient une barque stylisée qui la symbolise. Le gouvernail et la voile en sont bien
    visibles. Elle se trouve dans une logette dans le mur du choeur. {Photo 42}

    42.jpg


    st10 : St-Eloi (bois, XVIIIème siècle ?), en évêque. Des éléments ont été retaillés où amputés pour que
    l'on puisse... habiller la statue ! {Photo 43} 

    43.jpg


    st11 : Saint-Antoine de Padoue (bois, 1913) par le Liégeois Stanislas Dujardin qui restaura, à cette
    époque, les statues du XVIème siècle. {Photo 44}

    44.jpg


    st12 : Saint-Roch (bois, début XVIIème siècle ?), oeuvre plus artisanale que les précédentes. {Photo 45}

    45.jpg


    Vous êtes revenus vers la porte de sortie et c’est ici que se termine notre visite.
    Si vous avez été tenté d’emporter des cartes postales comme souvenirs, vous n’oubliez pas de verser
    votre contribution dans le qui tronc qui se trouve à l’entrée de la nef gauche, sous la statue de Saint-
    Antoine de Padoue.


    Avec l’équipe du Blog, nous vous remercions déjà avoir pris le temps de lire ce texte un peu long et nous
    serions encore plus heureux de savoir que vous avez fait la visite de ce prestigieux édifice.
    À défaut de faire une « réelle » visite, vous pouvez en faire une « virtuelle » en visionnant notre reportage
    photographique.
    Sources :
     La brochure écrite par l’abbé Jean Godart en 1991 à l’occasion du 900ème anniversaire de l’Église.
    Les textes sont adaptés pour tenir compte principalement du changement de place des statues.
     La brochure de la Province de Liège « Terre de rencontres de 2004 ».
     La Brochure « Mon Pays » pour les communes d’Esneux, Tilff, Neupré et Nandrin de 2004-2005.
     Diverses archives dont notamment un livret de 1895 dédicacé, le 1er juillet 1895, à Mr Léon Souris
    Bourgmestre de Saint-Séverin à l’époque. Les auteurs de ce livret sont André Dubois (Rédacteur
    du Journal « Le Vieux Liège) et Mr Ch.-J. Comhaire (Archiviste pour « Les Amis du Vieux Liège »).
     Les photos sont toutes originales et spécialement réalisées pour ce reportage.
     Internet, Wikipédia et le dictionnaire Larousse.
     La mémoire des anciens que nous remercions.
    Pour avoir une piste sur le titre du prochain reportage, nous vous invitons à regarder l’avant dernière
    photo de l’album. {Photo 46}

    46.jpg


    Enfin, pour terminer sur une touche d’humour, si nous avons omis certains détails ou commis des erreurs
    historiques, faites-le nous savoir et nous vous promettons que nous irons nous confesser ! {Photo 47}

    47.jpg


    Article de l’équipe du Blog.
    Visite

    visite fin.JPG

     https://nandrin.blogs.sudinfo.be/album/visite-guidee-de-l-eglise-de-saint-severin-en-condroz-nandri/

  • Le BC. SAINT-SEVERIN ; un petit historique du club et droit de réponse du Club

    Lien permanent

    Cet article n’a pas la prétention d’être d’une parfaite exactitude historique, mais il est raconté avec toute la chaleur et la ferveur populaire qui caractérisent bien tous les Saint-Séverinois.

    Donc soyez tolérants et indulgents si la précision d’une date est incorrecte ou manquante.

    La mémoire populaire a parfois ses lacunes !

    Les origines du Club.

    L’initiative de créer un club de billard « Carambole » (3 billes) à Saint-Séverin, revient à Joseph Vermeulen. Le local trouvé dans une pièce du « Café des Touristes », sur la place Félix Gonda (Ancien bourgmestre de Saint-Séverin), vite rejoint par des Saint-Séverinois ; comme Rudy Berger, Lucien Drigo, Robert et Patrice Rome, Patrice Lallemand, Fernand Neuray,… (Et d’autres que nous oublions sûrement).

    Les racines sont bien ancrées au pied de l’Église Romane de Saint-Séverin en Condroz, d’inspiration clunysienne (Cluny en Bourgogne-Franche-Comté).

    La plupart des joueurs étaient des débutants, vite les règles et principes élémentaires intégrés, chacun progresse à son rythme et certains même très rapidement ; peut-être que les biens faits des patrons de l’Église, Saints Pierre et Paul, leurs ont donnés des ailes.

    Le vrai nom du Club et son matricule à la fédération de billard.

    Par certitude, pour avoir cette précision, nous avons contacté la Fédération, qui nous répond ceci : le Club se nomme le « BC. SAINT-SEVERIN » (orthographe exacte, sans abréviation et sans accent) et est répertorié sous le matricule « LLH 24 » depuis 1979 à la fédération « FRBBLL ». En ajoutant que c’est actuellement la seule appellation admise.

    La « FRBBLL » (Fédération Royale Belge de Billard - Liège-Luxembourg) et qui dépend elle-même de la « FRBB » (Fédération Royale Belge de Billard) créée en 1906.

    1er déménagement.

    Avec l’arrivée des nouveaux affiliés, le Club se trouve un peu à l’étroit au « Café des Touristes » et déménage moins de 100 m plus loin, pour rester proche de ses racines. C’est en 1980 que le Club est hébergé à l’étage de l’ancienne maison communale (avant la fusion des communes en 1977) et d’une des écoles du village. Le local est plus spacieux et permet d’offrir plus de possibilités de jeu. Surtout que les joueurs progressent, autant individuellement que collectivement, d’une façon remarquables. Le « BC. SAINT-SEVERIN » commence à être reconnu dans la région.

    Il y reste logé jusqu’à la vente du bien public au privé.

    2ème déménagement.

    Le club doit donc quitter le local et se voit proposé une salle à l’étage de la « Maison d’Ovide Musin » (Nandrin 1854 - Brooklyn 1929). Mr. Ovide Musin est un célèbre violoniste connu internationalement.

    Ce choix est difficile pour le Club qui s’éloigne de ses origines au point que plusieurs joueurs n’acceptent pas cette délocalisation et quittent le Club. N’ayant d’autre choix à Saint-Séverin ni ailleurs à proximité, le Club y prend ses quartiers à contre cœur.

    Nombreux joueurs (créateurs du Club) partis ; le Club doit affilier de nouveaux joueurs et comme en football, effectuer des transferts.

    Malgré les nouveaux joueurs arrivés, ils progressent individuellement.

    Ce choix, finalement, n’est pas si mal puisque le local est encore plus grand et nettement plus accueillant. Après plusieurs années, le club se voit une nouvelle fois signalé que pour les besoins d’une nouvelle expansion des services de l’administration communale, il doit à nouveau déménager.

    3ème déménagement.

    C’est en 2017 que le Club se voit offrir la salle derrière le café « Le Musin » (aujourd’hui, « La Nandrinoise », anciennement « Le Cercle d’Agrément Catholique »), un espace encore plus grand qui permet d’y installer 4 billards. Le BC. SAINT-SEVERIN », pour l’ouverture de son nouveau (et peut-être le dernier !) local a organisé un match de gala entre le Champion du Monde (Belge) et le 2ème du Championnat de Belgique.

    Toujours est-il que le Club ne cesse de grandir et de franchir de nouveaux échelons.

    Difficultés rencontrées lors de nos recherches.

    Il faut bien constater que la tâche n’était pas aisée. Aves les différentes appellations du Club et ses différents logos. Comment pouvoir en retracer l’histoire de manière correcte et surtout d’éviter la confusion des anciens, puisqu’un autre club existait bien à Nandrin le « LLH16 BC. NANDRIN ».

    Nous n’avons trouvé aucune trace historique qui parlerait d’une fusion entre les 2 clubs Nandrinois.

    Rumeur ou vérité ?

    Il se dit que des changements du logo et du blason du club voudraient ou devraient être changés, en y ajoutant la mention de « Nandrin » et en supprimant l’Église de Saint-Séverin. N’ayant pu vérifier ces bruits, nous ne nous aventurerons pas sur ce terrain glissant.

    Toujours est-il que des bribes de cette volonté sont déjà bien visibles, le logo du Club sur le bandeau où défilent des logos des clubs de la FRBBLL, n’est plus le blason original (qui fête cette année son 40ème  anniversaire d’existence) et celui que porte fièrement chaque joueur du BC. SAINT-SEVERIN.

    Autre indice trouvé dans les classements est de voir que plusieurs joueurs se sont inscrits sous le nom de club « BC SAINT-SEVERIN - NANDRIN », club totalement inconnu à la FRBB.

    Pensées sages et totalement neutres de notre équipe.

    Perdre ou vouloir oublier ses racines n’est jamais sain. C’est une autre manière de perdre son histoire et son identité ou… vouloir cacher son passé.

    Pour en arriver dans le futur à se demander …
    - « Mais d’où vient-on ? »
    - « Mais qui sommes-nous vraiment ? ».

     

    Imaginez un court instant que la Belgique décide de ne plus célébrer ces femmes et ces hommes qui se sont battus, parfois au péril de leur vie, ceux qui ont souffert le martyr dans les prisons allemandes, ceux qu’on appelle les « Les anciens combattants et prisonniers des 2 guerres » ; qui l’accepterait ?

    Personne !

    Enfin nous l’espérons… quoi que, en cherchant un peu, à 2 pas de chez nous, voilà ce qui est déjà autorisé à Saint-Séverin !

    Un manque total de respect pour ceux qui voulaient nous offrir la liberté !

     

    Article de l’équipe du Blog de Nandrin.

    Photo tête d'article de Maïté Brocha 

     

    Droit de réponse du Club 

    En tant que Directeur sportif du BC St-Severin - Nandrin, je m'adresse au(x)  responsable(s) du Blog de Nandrin. J'aimerai savoir depuis quand ce blog est devenu la tribune de discussions calomnieuses et le relais de la vengeance d'une personne (le fondateur en question) qui fut, il y a quelques années, exclue de notre club.

    Par gentillesse, nous l'avons réintégré il y a quelques temps à tort apparemment puisqu'il reprend ses anciennes habitudes de destruction. Notre club ne s'est jamais aussi bien porté, sportivement et financièrement, depuis que nous sommes installés dans notre nouveau local. Les titres de Champion de Belgique avec Richard Witkowski en 2018 et Raphaël Simon en 2019 viennent confirmer cette bonne santé du club nandrinois, ainsi que sa gestion et l'excellente collaboration de tous ces membres pour en faire un des plus enviés de la région Liège-Luxembourg.

      Au vu de ces excellents résultats tant régionaux que nationaux, lors d'une finale organisée chez nous, le bourgmestre nous signala que, pour notre image commune, ce serait encore mieux si le nom Nandrin pouvait figurer dans notre communication. Cette idée fut acceptée immédiatement pour faire connaître encore mieux notre commune.

    Donc rien à voir avec le manque de respect des anciens dont une personne nous accuse nous accuse. Par contre, que viennent faire ici  ces pensées sages et neutres de votre équipe (!) en parlant de guerre et de liberté.

    Quels rapports ? En vous lisant, on dirait que certaines personnes ne sont pas encore passées au 21ème siècle ! D'autre part, vous faites remarquez que vous n'avez pas pu vérifier les preuves des bruits que vous avancez.

    Le minimum de l'impartialité de la personne qui a écrit cet article, était de prendre contact avec le comité de notre club. Pour respecter notre droit de réponse, j'espère que vous publierez notre réaction à ces insinuations mensongères. Claude Crefcoeur

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    Logo défilant sur le bandeau de la RFBBLL.JPGLogo frbb.JPG

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  • « L’urbanisation de la N63 route du Condroz est un fiasco »

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    N 63 , route du condroz ,nandrin ,commerce ,urbanisme ,ccatmAndré Jaminon, citoyen et ardent défenseur du patrimoine local, est outré par cette destruction.

    Il s’insurge contre «l’indifférence fataliste et sans attache au caractère patrimonial condruzien ». « La typologie et l’architecture du patrimoine local étaient judicieusement implantées dans les paysages ruraux de notre beau pays condruzien, elles évoquaient l’âme du pays. La typologie du Condroz est en effet bien différente des terroirs de Hesbaye, du Tournaisis, de la Famenne, de l’Ardenne et de tant d’autres ! », s’exclame-t-il.

    Le Nandrinois plaide pour que «le souci de confort et les nouveaux besoins » soient conjugués avec la tradition locale « pour sauver ce qui peut encore l’être, et pour que la Belle du Condroz ne ressemble pas encore davantage aux banlieues sans caractère. »

    Selon lui, « l’urbanisation de la route du Condroz est un fiasco.

    La pulvérisation de la gare n’est qu’un pas de plus de cette banalisation et de la mainmise des promoteurs saccageurs », et de conclure en reprochant l’absence, au niveau communal, d’une gestion du territoire « préventif » avec un schéma de structure sur tout le territoire nandrinois.

    Précisons que la gare de Saint-Séverin n’était pas un bâtiment classé.

    « Elle est jolie sur les anciennes photos mais entre-temps, cela a bien changé. Je vous assure, il n’y avait plus rien à garder, si on avait pu, on l’aurait fait », assure pour sa part Jean-Christophe Lion.

    Article de A.G.

    Source 

    L ancienne gare de Saint-Séverin Nandrin route du Condroz à rendu l'âme .

    1 gare.jpg

     
     
     
  • Nandrin comptait 5 arrêts sur la ligne AR163 ; CLAVIER - VAL-SAINT-LAMBERT.

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    Même si vous avez déjà eu l’occasion de lire plusieurs articles sur le décès (le jeudi 7 mars 2019) de l’ancienne gare de Saint-Séverin, nous nous permettons d’y revenir avec une petite touche historique.

     

    La ligne vicinale Clavier-Val-Saint-Lambert, aurait été inaugurée le 22 janvier 1890. La gare des « Quatre-Bras », qui portait le nom de « Abée-Scry » se situait à hauteur (actuellement du restaurant L'Industrie). Vu l'importance du charroi, elle se voit attribuer en 1903, une gare avec salle d'attente et buvette ainsi qu'un entrepôt pour les marchandises.

    Il y avait 5 arrêts sur le territoire actuel de Nandrin, aux Quatre-Bras (rond-point des vaches), bien sûr, à Fraineux (rond-point de la route de Yernée en face du Château du notaire Laurent à Fraineux), au Petit Fraineux à hauteur du Monastère (rond-point du Monastère), à la gare de Saint-Séverin (rond-point du Jour de Mai), jusqu’il y a peu, les établissements d’Albert Lemmens (rien à voir avec notre Bourgmestre, Michel Lemmens qui a décidé la destruction de la maison Communale de Nandrin) et à la Tolle (peut-être faut-il y voir construire un rond-point dans les années à venir.

    Le voyage se poursuivait vers Éhein et descendait vers le Val-Saint-Lambert en traversant l'actuelle réserve naturelle du Rognac. La longueur totale de la ligne était de +/- 25 kms.

    Ses lignes, à écartement d’un mètre, qui apparaissent sur notre territoire à partir de 1885, ont pour vocation de compléter le réseau de chemin de fer à écartement normal (1.435 mm). La Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux (SNCV) choisit la voie dite métrique (1.000 mm d’écartement) qui présente plusieurs avantages : un coût d’installation et d’entretien moindre que la voie normale et rayons de courbes plus serrés. Grâce à ce choix, le tram peut desservir les contrées à faible population difficiles.

    En 1903, outre la gare des Quatre-Bras (arrêt Abée-Scry), le Petit Saint-Séverin est aussi dotée d'une gare comprenant habitation, salle d'attente avec buvette et entrepôt. La gare est aussi dotée d’un pont bascule pour peser les camions). Voir la similitude entre les deux gares. Les arrêts de Petit Fraineux et de La Tolle sont destinés bien sûr aux voyageurs, mais aussi aux petits colis. Sur la commune de Nandrin (Abée-Scry), la ligne s'étire sur 4,2 km sur le territoire Nandrinois.

    Les habitants du centre du village de Saint-Séverin étaient desservis par les arrêts du Petit-Fraineux (au niveau du Monastère) et celui de Saint-Séverin. Les habitués savaient qu'ils devaient se trouver au-dessus du bois Ruyters lorsque la machine sifflait à l'arrêt des Quatre-Bras pour que le tram ne leur passe pas sous le nez.

     

    La ligne Clavier-Val-Saint-Lambert fut désaffectée en mars 1958, en 1952 pour les voyageurs, victime du transport routier grandissant. Il est amusant de noter qu'à l'heure actuelle, on parle de créer une nouvelle ligne de Tramway à Liège. Car l'automobile est en train de tuer l'automobile, trop polluante, trop présente, à l'inverse des années 60 où tout était conçu pour elle. Les autorités commencent à chercher d'autres moyens de déplacement.

    Peut-être reverrons nous un tramway qui desservira la province de Liège qui sait ?

    Parallèlement à la ligne AR163, puis en remplacement le car de « Valentin, qui semble-t-il, existe toujours pour conduire les ouvriers Condruziens, vers le bassin industriel Mosan.

     

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    https://adalen.jimdo.com/vicinal-clavier-val-st-lambert/

    À la lecture de cet horaire de 1945, il fallait 1 heure de Saint-Séverin pour rejoindre la Cristallerie du Val-Saint-Lambert qui existe depuis 1826) et le bassin industriel Mosan, grand pourvoyeur d’emplois.

     

     

    Aujourd’hui, comment expliquer aux nouveaux Saint-Séverinois que « dans le temps », il y avait des voies ferrées et une gare bien utile à deux pas de chez eux ; comment expliquer la raison de l’appellation de la Brasserie « le Terminus ».

    Une commune qui voit disparaitre son patrimoine historique, perd une partie de son histoire, mais surtout, perd son identité !

     

    Pour terminer sur une touche un plus positive voici un petit texte de circonstance : « Le train de la vie ».

    « A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.

    On croit qu'ils voyageront toujours avec nous.

    Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.

    Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train.

    Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l'amour de notre vie.

    Beaucoup démissionneront et laisseront un vide plus ou moins grand.

    D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.

    Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au- revoir et d'adieux.

    Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes.

    On ne sait pas à quelle station nous descendrons.

    Donc vivons heureux, aimons et pardonnons.

    Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que des beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage

    Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.

    Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.

    Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.

    Nous voulons dire à chaque personne qui lira ce texte que nous vous remercie d’être dans notre vie et de voyager dans notre train. »

     

    Sources :

    Vous trouverez ci-dessous de nombreuses photos anciennes datant du début des années 1900.

    Pour toutes les personnes qui ne reconnaîtraient pas tous les bâtiments sur les photos anciennes, c’est normal, de nombreux d’entre eux ont disparus lors de l’élargissement de la RN63 aussi appelée « Route du Condroz » pour donner priorité à la voiture. Priorité aujourd’hui contestée.

    Aussi, si vous trouvez des erreurs historiques (je ne suis pas historien et l’actualité m’empêche de recouper toutes mes informations) ou des compléments, merci de me les communiquer.

     

    Article de GYM

     

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    https://adalen.jimdo.com/vicinal-clavier-val-st-lambert/

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    Toutes les photos clic ici 

    https://adalen.jimdo.com/vicinal-clavier-val-st-lambert/

     

     

     

  • Petit retour sur le rassemblement des JEUNES à Nandrin et ailleurs !

    Lien permanent

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    Avec l’actualité dans notre pays, mais aussi dans notre commune de Nandrin, chaque adulte doit être interpellé par la mobilisation sans discontinuer des ados et des plus jeunes pour protéger leur avenir, notre avenir ; nous les félicitons et les remercions de nous ouvrir les yeux.

    Permettez-nous de partager avec vous cette petite réflexion pour vous dire que le BLOG de Nandrin soutient les jeunes, les ados, des enseignants et parfois des écoles dans leur combat !

    Certains d’entre eux le font et le feront encore au risque de ne pas pouvoir présenter leurs examens par excès de jours d’absences ! Un comble pour une cause aussi noble et qui concerne tout le monde !

    Voici cette petite réflexion :

    «
    Depuis quelques mois, notre pays est secoué par des événements qui, par leurs conséquences, pourrait faire vaciller toutes les valeurs sur lesquelles se base notre démocratie.

    Nous ne pouvons nier que des erreurs, des manquements apparaissent au sein de nos institutions ; les médias sont là pour nous le démontrer à longueur de journée.

    Faut-il en conclure que plus rien ne va au royaume de Belgique ?

    Il existe encore et il existera toujours des personnes sur qui nous pourrons compter. Vous et moi nous en connaissons et il y en a encore beaucoup d’autres que nous ne connaissons pas. Si je peux, je me hasarderai à une comparaison : dans un panier de pommes, si une pomme est pourrie, les autres le sont-elles aussi ? Va-t-on les jeter toutes ?

    Je crains que ce soit cette dernière solution que d’aucun voudrait avancer ainsi dans notre pays.

    Vers quelle aventure nous dirigerions-nous alors !

    Vous les JEUNES de maintenant, vous les adultes de demain, réfléchissez, analysez les faits objectivement et malgré tout, gardez confiance pour les années qui se profilent devant vous ! »

    Nous ne voulons pas vous leurrez, ce texte est repris intégralement du CARREFOUR « Hiver 1996 » en page 36 et était écrit par Yvon LECERF après la mise en place du « Conseil Communal des Enfants » installé le 23 octobre 1996 !

    Ce texte a donc près de 25 ans, il date d’une génération, et l’histoire nous rattrape aujourd’hui !

    Pour terminer, nous reprenons les paroles de « Big Flo et Oli » dans leur chanson « Plus tard » :

    «
    On m'disait tu comprendras plus tard, tu comprendras plus tard
    Tu comprendras plus tard mais on est plus tard et je comprends pas
    »

    La photo ci-dessous « de piètre qualité » est aussi tirée du CARREFOUR et représente les Jeunes conseillers du « Conseil Communal des Enfants » encadrés par Marcel GUILLAUME, Yvon LECERF (secrétaire) et Guy MOTTET (Président).

    Pouvez-vous les reconnaitre ?

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    Pour l’école de Nandrin : Effectifs - Maxime COLOT, Vicky ERNEST, Nicolas HAOT, Florence MICHELINI, Sophie PASTURE, Alexandra ROMPEN et Robin WILKIN ; Suppléants - Mélanie DEFIZE et Julie GILLET.

    Pour les écoles de Villers et de Saint-Séverin : Effectifs - Cindy COLLARD, Germain DANIELS, Stéphane DESSERS, Charlène GUISSET, Florence MAINIL, Justin RAMELOT et Michel TOURNEUR ; Suppléants -  Hélène VANDENSCHRICK et Jennifer LIBENS.

  • Èt poquè nin !

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    2018 Èt poquè nin !.jpg

    Et pourquoi ne pas offrir un peu de lecture à nos aînés dans un langage qu’ils seront bientôt les seuls à comprendre, pourtant le wallon fait partie de notre histoire, de notre culture !

    Donc pour vous nos séniors, une petite poésie écrite par une Villersoise spécialement pour le journal CARREFOUR de 1996.

    Faites-vous plaisir !

    Qué Match !

    Alè èco onk è l’gayoûle !

    Vola dèdja l’cinquinme qui passe !

    Noss’ grand Doné è tot macass’

    I fê des oûyes come dès sarlètes

    E veû r’glati cint mèyes blawètes

    Tot long ståré, plat come ine rinne

    Få bin dîre qui n’è pus lu minme !

    Asteûr, vola tot l’monde qui hoûle :

     

    Canûle, moufrin, faflûte, vindou

    Alè so pî Bon Dju, rat’min

    Ca n’va nin durer disqu’à d’min

    On pô dès gnér ou dès spinå

    Tot coulà n’l’î freû nin dè må !

    Atincion, vo n’è chal co onk

    C’è-st-on dandj’reûs, î fa qui plonk !

    Ca î è, î l’a, l’ôte è so s’cou.

     

    Noss’ Doné sint sès fwèces riv’nî

    I s’rècrèstèye, pîpe on bon côp

    E pwis s’ènonde, î l’a fê l’trô

    Come si n’grosse wèsse l’aveû piké

    Lès ôtes nèl vèyè pu passer

    I coûr, î vole, Dju què côp d’pate

    Nos ôtes qu’èl prindez’v po n’savate !

    Ca î è, î marque, î l’è r’wèri.

     

    Mins Bon Dju qui l’î-a-t-î pri ?

    Cwiter s’gayoûle, må l’î a prî

    Ca l’côp d’h^flèt s’a fê r’sinti

    Qué match mès djins, fåt-st-assoti.

     

    Poésie de Renée CAVRENNE

  • L ancienne gare de Saint-Séverin Nandrin route du Condroz à rendu l'âme .

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    L ancienne gare de Saint-Séverin Nandrin route du Condroz à rendu l'âme .

    Depuis fin de cette semaine, en ce début du mois de mars 2019, les utilisateurs de la route du Condroz N 63 entre Liège et Marche auront peut-être remarqué le balai des grues .
    Non pas les grues oiseaux, mais les grues machines .
    L'ancienne gare des trams, repris dans de nombreux ouvrages sur le vicinal, qui trônait depuis des générations , à laisser la place au futur.
    Elle était debout depuis bien plus longtemps que l'ancienne Maison communale, ou autre habitation sur le territoire de Nandrin .
    Comme l'a dit certaines personnes au moment de la destruction du la maison communale , il faut vivre avec le futur ,et pas dans le passé !!!


    Les photos gardées précieusement par certain, les livres, dont celui de PPNa sur le vicinal ,et le Musée Christan Blavier permettront aux jeunes Nandrinois du futur de connaitre son histoire .
    Et l'architecture du passé .


    Et il en sera ainsi certainement dans les générations futures .
    Ou même nos nouvelles constructions Eco passive seront démodée et le renouveau s'installera .


    N'empêche que dans la mémoire de votre Blogueuse , cette gare à toute son histoire .


    Mes grands-parents revenant de Liège, un 6 mars il y a très longtemps (il faisait froid ), ma grand-mère enceinte en fin de grossesse, n'ira pas beaucoup plus loin que la gare de Saint-Séverin pour donner naissance à ma maman .


    Nous avons tous des histoires dans nos villages, un endroit ,un moment , un instant qui marque nos vies .

     

    Article de JP 

    ©Photos Archives 

    Et ©Nandrin Blog JP 

    1 gare.jpg

  • Poésie Nandrinoise : « Le Grand feu »

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    À l’époque de nos anciens villages, en attendant les premières fleurs du printemps et des journées plus claires, c’était le moment de réduire nos haies, arbres et autres végétations devenues trop généreuses.

    rb.jpgC’était l’époque de tout tailler pour rendre une jeunesse à notre poumon de verdure. Il fut un temps où chacun sautait la clôture pour aider son ami voisin pour en faire de même et le travail fini, se réjouir autour d’un grand feu et oubliant pas d’y mettre des « patates pour bien les péter », tenir sur une longue tige, bien forte une belle saucisse et sortir la bouteille de Peket après une longue journée au grand air…

    C’est un peu ce que vous allez lire ci-dessous :

    « Traditionnel état de grandes festivités
    Et qui de par le monde donne tant de joie
    Dans l’oubli du présent carnaval endiablé
    La fête bat son plein là dans tout son état
    Plus près de nous aussi dans nos vertes campagnes
    Au temps passé c’était la fête du grand feu
    Que de préparatifs pour tout cet amalgame
    Et que de peines aussi mais qu’on était heureux
    Tout au long des semaines par bande les gamins
    On allait charriant à la ronde ramassant
    Taille de haies d’épines et ce avec entrain
    Afin de le monter on voulait qu’il soit grand
    Les fagots et l’argent recueillis au hameau
    Pour l’achat du pétrole ce liquide flambant
    Servait à l’allumer à l’aide d’un flambeau
    Récolté dans la joie ensemble deux jours avant
    Le jour est arrivé c’est le moment suprême
    La « macrale » hiver sur le tas est juchée
    Les derniers fiancés du mois même
    Avaient l’ultime honneur d’allumer le brasier
    Et dans les rondes folles les masques et les costumes
    Près du feu crépitant dans le soir étoilé
    La goutte de genièvre l’on buvait de coutume
    Dernière gerbe de flammes l’hiver est consumé. »

    Texte d’André HARZIMONT dans les « Rêveries est souvenirs dans la marche du temps. »
    Article publié dans le bulletin communal « CARREFOUR Printemps 1995 »

    Le temps passe, les gens, les règlements changent et les traditions changent !
    Doucement nous perdons notre identité… nous nous tuons lentement !

  • Le grand feu 2019 va-t-il nous libérer de l’hiver ?

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    Avant d’annoncer le prochain grand feu de notre commune, j’ai juste l’envie de revenir à ses origines dans nos traditions régionales.

    « Dans le folklore rural wallon, les grands feux restent une pratique bien ancrée dans nos traditions. Ils sont les symboles de purification et du retour de la lumière du printemps. C’est avec une ferveur inchangée que les Wallons se retrouvent chaque année autour du monticule de branches et de sapins en feu. La fête bat son plein jusqu’au bouquet final, l’envolée du bonhomme hiver en fumée, annonciatrice de l’arrivée des beaux jours.

    Dans nos régions, les grands feux se déroulent à la fin de l’hiver. Le feu symbolise dans ce cas le passage des ténèbres vers la lumière du jour, de l’enfermement hivernal au retour de la vie active. En effet, les anciens s’impatientaient de la durée des longues soirées d’hiver où chacun vivait au ralenti. La fin des mois sombres est annoncée. À l’origine, ces manifestations avaient lieu le premier dimanche du carême dans presque toutes les localités. Aujourd’hui, les aléas du calendrier fixent les grands feux durant tout le mois de février et de mars. »

    rb.jpgÀ Nandrin pour autant que ma mémoire ne me trahisse pas le grand feu était organisé par la « Lyre Nandrinoise » avant d’être repris conjointement par le « BIG BEN CLUB », la première « Maison des jeunes de Nandrin » et Guy MOTTET en avait le plaisir d’en être le président (Dans un prochain article, je me ferai un tout grand plaisir de vous en parler, cela fait aussi partie de notre histoire villageoise).

    Avec un tracteur et une grande remorque de la ferme « Joseph DUBOIS », les jeunes du village faisaient toutes les rues de Nandrin, sans rien demander à la commune, pour récolter les sapins de Noël, à l’époque encore « naturels ». Ensuite, en alpinistes amateurs, les jeunes faisaient un immense monticule de brindilles ou de gros sapins.

    En même temps, une autre équipe, aidée par des aînés, confectionnait le « bonhomme hiver » ou la « macrale » à planter au sommet du buché.

    Déjà rien que ce montage offrait à tous, jeunes et moins jeunes, le plaisir de se retrouver pour tenter d’être parfaits pour respecter la tradition et d’ouvrir la porte au printemps.

    Depuis lors, le grand feu de Nandrin est passé par différentes formules, dans les près de la famille VAESSEN avec le procès de la « macrale », des soirées à l’école Saint-Martin et puis pour se retrouver dans la cour de l’école avec des feux d’artifices et de chaleureux chalets pour y proposer des produits locaux comme la ROMANE de Saint-Séverin, avec à la baguette, l’association des commerçants de Nandrin « L’ACAN ».

    Aujourd’hui, le sympathique GRAND FEU, avec le plaisir d’écouter fanfare et de partager un froid Peket, doit être protégé par des SORTEURS pour éviter les dérives dont certains ont encore des traces sur le visage.

    Il devient difficile aujourd’hui de se souvenir à Nandrin de l’origine de cette tradition Wallonne.

    grand feu.jpg

  • Découvrir le Parvis Thunus à Saint-Séverin Nandrin, Cimetière, église en photos

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    Sur le parvis juste à coté de la petite église romane .

    Une des quelques anciennes églises de style roman du 12ème siècle qui vaut absolument le détour est à Saint-Séverin en Condroz .

    Saint-Séverin-en-Condroz, Rue de l'Eglise - Nandrin, Liège, Belgique Église Saints-Pierre-et-Paul
    Coordonnées GPS : 50.5298 5.4124

    Une des pierres, sur le mur au fond est à la mémoire de vicaire de St Séverin en Condroz ,décédé le 16 mars 1701 voir Photo dans l'Album

    L'église de St Séverin dégage une ambiance de recueillement.

    Les peintures sont bien conservées et la ferme, à coté de l'église forme un site  remarquable.

    Le Condroz regorge de ces monuments historiques éparpillés sur 4 provinces de Belgique.

    Malheureusement, de tel trésors sont souvent peu connus , mal renseigné ou sous-estimés par le touriste.

    Article et reportage photos de Jeannick P

    Album photos clic ici

     https://nandrin.blogs.sudinfo.be/album/le-parvis-thunus-a-saint-severin-nandrin/

    98965887547.jpg

     

     

     

  • Petit retour dans le temps à Nandrin , aujourd’hui l’année 1995 !

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    Désolé pour la longueur du texte, mais faites-moi plaisir de le lire dans son entièreté, merci d’avance.

    Non pas pour meubler le BLOG Villageois , Blog de Nandrin Sudinfo  , mais pour relater un peu d’histoire de notre commune, je reprendrai régulièrement des articles du journal CARREFOUR issu de l’idée des nouveaux élus de l’époque

     

    Vous y reconnaîtrez le nouveau conseil communal, issu des élections d’octobre 1994.

    img023 (2) (00000002).jpg

    Debout ; André LECLERE, Alain BUKENS (Secrétaire communal), Julien THURION (ÿ), Lionel GIOT,
    Léon LALLEMAND (
    ÿ), André COLLIN (Président du CPAS), François POLET (ÿ - Past Bourgmestre), Claude DIZIER, Robert MARCHAND (ÿ), Marie-Paule DEJARDIN-LAMBERT, Mickaël MéLON et
    Marcel FRèRE (
    ÿ).

    Assis ; le collège Guy MOTTET (3ème échevin – moi-même), Michel LEMMENS, (2ème échevin), Joseph NANDRIN (Bourgmestre) et Louis DELRée (1er échevin).

    Je me permets, un court instant, de reprendre une phrase écrite par Muriel SPARMONT (dans le journal La Meuse du 4 janvier 1995) relatant les paroles du nouveau Bourgmestre, Joseph NANDRIN à l’attention de ses nouveaux échevins :

    « Agis envers les hommes comme tu voudrais que les hommes agissent envers toi ! »

    C’est avec un immense plaisir que pour les nouveaux habitants de Nandrin, qui à l’époque étaient invités à une présentation de la commune, de ses services et d’une balade en car au travers l’entièreté de la commune de Nandrin avec un commentaire agrémenté d’informations géographiques, historiques et de nombreuses anecdotes locales.

    Oui et je me répète, c’est un immense plaisir pour moi de reprendre mon premier texte du premier N° de CARREFOUR.

    Durant dix ans ou au travers de plus de 40 numéros (aujourd’hui repris par d’autres) et quelques éditions spéciales, avec mes complices de l’époque, Joseph NANDRIN et sa superbe collection de photos de cartes postales anciennes, Alain BUKENS (Secrétaire communale) et ses comptes rendus des conseils communaux et surtout les regrettés José GIOT (ÿ) et ses recherches historiques, Gilbert HEUSDAIN (ÿ) et ses anecdotes ainsi que ses délicieuses recettes, André HARZIMONT (ÿ) et la qualité de jolis poèmes, Jean-Claude DUMOULIN (ÿ) et sa rubrique « ça s’est passé près de chez vous » … et puis toutes les autres personnes que j’oublie (désolé pour elles) pour leurs apports ponctuels ou encore les commerçants locaux, qui par leurs annonces publicitaires, finançaient (en partie) la production de ce nouveau-né, nous avons informé, en toute objectivité, les Nandrinois…

    Aujourd’hui, avec la vitesse de l’information (ou de la rumeur - lol !) et l’importance du numérique, le Blog Villageois et Citoyen a pris le dessus pour vous informer plusieurs fois par jour, alors qu’à l’époque, les nandrinois attendaient le bulletin communal à chaque changement de saison.

    Voici, avec de tous petits moyens pour l’impression, la présentation du premier bulletin communal CARREFOUR (en 1995) dans son éditorial.

    « Nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau-né nandrinois : CARREFOUR.

    (J’ajoute aujourd’hui, pour votre bonne compréhension que le logo reprenait le carrefour - pas encore le rondpoint- des 4 Bras en indiquant la direction des anciens villages qui composent la commune de Nandrin).

    CARREFOUR s’adresse à toutes les familles de Nandrin, Quatre-Bras, Saint-Séverin, Villers-le-Temple et Yernée-Fraineux.

    CARREFOUR, il se nomme et se veut le lieu de rencontre de la vie familiale, socio culturelle, économique, associative et sportive de notre entité.

    CARREFOUR entend procurer à tous les citoyens des informations objectives dans le plus de domaine possible de la vie de notre commune Rurale.

    CARREFOUR assurera la promotion de nos commerçants et entrepreneurs ainsi que de tous les groupements locaux et associations locales qui le désirent.

    CARREFOUR relatera les faits significatifs vécus dans chacun de nos villages.

    Chacun pourra s’exprimer dans CARREFOUR au travers de rubriques spécialement prévues en respectant les règles les plus élémentaires du savoir vivre.

    Carrefour publiera toutes les informations émanent de l’administration communales : état civil rapports de conseils communaux, détails de la gestion communale par notre Bourgmestre (Joseph NANDRIN) et nos échevins, avis et recommandations à la population, conseils de notre police, communiqués du CPAS, de l’ALEm (Agence Locale pour l’Emploi), etc...

    CARREFOUR se veut informatif, culturel et récréatif. Il entend respecter les opinions politiques et philosophiques du lecteur C’est pourquoi, il acceptera de publier des activités des groupements politiques démocratiques locaux reconnus, à condition qu’elles ne contiennent aucune propagande et aucune attaque contre les opinions adverses.

    Les géniteurs de CARREFOUR espèrent ainsi, répondre aux aspirations de chacun. Ils sont ouverts à toute suggestion et ne manqueront pas de s’intéresser aux nombreuses propositions qui leur seraient faites par écrit.

    Bonne lecture à tous. »

    Avec mon intégration dans le BLOG Villageois , Blog de Nandrin Sudinfo , j’ai l’impression de rajeunir de 25 ans pour y faire la même chose !

    Je vous laisse toute la liberté de faire la comparaison entre le trimestriel de 40 pages à l’époque à aujourd’hui de 28 pages.

    Moi, personnellement, je suis content de m’investir bénévolement à nouveau dans l’esprit de l’époque, d’informer les nandrinois et partager l’héritage historique des anciens.

    « Les gens changent, mais les besoins restent identiques…
    SAVOIR à qui servent les taxes communales et surtout  ÊTRE INFORMéS ».

    Article de GyM

    PS : Si ce genre d’article vous intéresse, faites-le moi savoir, par un message ou u commentaire, je vous en proposerai d’autres.

  • Pour les amateurs d’histoire locale sur Saint-Séverin Nandrin

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    J’ai en ma possession plus de 50 kg de documents des environs des années 70

    « nos gazett » de la maison des jeunes de St Séverin ,y compris du jumelage.

    Je peux aussi répondre a des questions qu’on me poserait

    Vous pouvez me contacter : josver1941@gmail.com 0497/543011

  • Pour les amateurs d’histoire locale sur Saint-Séverin Nandrin

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    J’ai en ma possession plus de 50 kg de documents des environs des années 70

    « nos gazett » de la maison des jeunes de St Séverin ,y compris du jumelage.

    Je peux aussi répondre a des questions qu’on me poserait

    Vous pouvez me contacter : josver1941@gmail.com 0497/543011

  • La tradition est respectée, les crèches de Noël sont au village ( Villers le temple Fraineux)

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    La tradition est respectée, les crèches de Noël sont montées.

    Il y a plusieurs années, c’est Monsieur Joseph (dit Jojo) Halleux qui les avait fabriquées

    Au profit des villageois.

    Joyeux Noël a tous.

    Informations et photos d'André Jaminon 

  • Les Territoires de la Mémoire ont 25 ans

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    En 25 ans, l’association liégeoise a formé plus de 800.000 personnes à la citoyenneté.

    Des portes ouvertes sont organisées ces 8, 9 et 10 décembre.

    Fondés à Liège en 1993, les Territoires de la Mémoire fêtent leurs 25 ans.

    C’est à l’occasion de la journée internationale des droits humains, à l’initiative du Centre d’Action Laïque de la province de Liège, que des citoyens et anciens prisonniers politiques des camps de concentration nazis ont posé les premières pierres du centre d’éducation à la résistance et à la tolérance, devenu centre d’éducation à la résistance et à la citoyenneté.

    Les Territoires de la Mémoire défendent les libertés fondamentales en s’adressant aux jeunes pour les encourager à construire une société démocratique et solidaire. On estime que plus de 800.000 personnes ont été formées à la citoyenneté en 25 ans.

    «Près de 50.000 personnes sont sensibilisées chaque année à travers l’exposition permanente ’Plus jamais ça !’, des voyages pour la Mémoire, la campagne Triangle Rouge pour résister, la bibliothèque George Orwell, des publications et diverses activités.

    Depuis sa première version inaugurée en décembre 1999, l’exposition a vu passer plus de 200.000 personnes, principalement des jeunes venant des écoles de Wallonie et de Bruxelles», souligne-t-on du côté de l’association liégeoise. A l’occasion du 25e anniversaire, des portes ouvertes sont organisées ces 8, 9 et 10 décembre.

    Le public est ainsi invité à aller découvrir un parcours conté par le comédien Jean Claude Piérot ainsi que plusieurs expositions, dont ’Plus jamais ça !’, qui seront accessibles gratuitement.

    Le 10 décembre, le public est convié à un moment solennel à 18h, qui sera suivi de la représentation de la pièce de théâtre ’De l’ombre à la lumière’ par la compagnie du Bout de nez, lauréat du prix Passeurs de Mémoire du Parlement de Wallonie. -

     

    Source 

  • Bonne Fête de la Sainte Cécile à tous les musicien(ne)s article des archives du Blog La Lyre Nandrinoise 25 novembre 2011 photos

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    fête de la saint cécile à la lyre nandrinoise 25 novembre 2011Il y a 20 ans ils étaient plus de 97 musiciens dans la Lyre Nandrinoise maintenant ils ne sont plus que 12 !!!

    Ce soir tradition oblige répétition et puis un moment convivial pour prendre un verre en l'honneur de la Sainte-Cécile patronne des Musiciens 

    Clic ici pour voir l'album photos 

    ou via le diaporama

     

     

     

     la lyre nandrinoise par BlogNandrin

  • Une découverte exceptionnel à Villers le Temple Nandrin en exclusivité sur le Blog de Nandrin

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    En cette année du centenaire 1918-2018, certains diront qu'il n'y a pas de hasard .

    Monsieur Ramelot, enseignant à l'école communale de Nandrin, implantation Villers le Temple a fait une découverte dans le grenier de l'école cet été .

    Une page de l'histoire de la mémoire du village , preuve qu'il est bien de ne pas tout détruire .

    Il était au fond du grenier de l'école , oublié de tous .

    Quoi ? le cadre à la mémoire des soldats morts pour la patrie en 14-18.

    Après une belle restauration, nettoyage par l'enseignant et ses élèves .

    Le voici disponible en cette journée de commémorations 

    Il a permis également aux élèves de mettre, des visages sur les noms du monument aux morts 1914-1918

    L'Album Photos clic ici 

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     https://nandrin.blogs.sudinfo.be/album/une-decouverte-exceptionnel-a-villers-le-temple/