Les intercommunales

  • Ils seront tous rassemblés dans 12.000m dans le centre-ville, Resa à l’institut Montefiore

    Lien permanent

    Depuis le fameux décret « bonne gouvernance », on sait que Resa (l’ex-ALE et l’ex-ALG) a dû quitter le giron de Nethys et redevenir une intercommunale à part entière. Et qui dit « autonomisation », dit aussi un nouvel espace pour regrouper l’ensemble du personnel.

    « C’est bien sûr l’occasion d’un nouveau départ, explique son directeur-général Gil Simon. Et l’important est que le personnel ne soit plus cantonné dans différents bâtiments de Nethys, mais qu’il soit ensemble sur une seule implantation. »

    Actuellement, on compte en effet près de 200 agents Resa situés chez Nethys, rue Louvrex, une centaine rue Sainte-Marie, quelque 160 chez VOO, rue Jean Jaurès à Ans et enfin une septantaine rue Fivé à Seraing.

    « Et nous sommes encore en phase d’engagements d’une quarantaine de personnes », souligne Luc Warichet, le directeur général adjoint.

    Rester au centre-ville

    Trouver des bureaux pour 600 personnes n’était pas chose aisée. En comptant également l’accueil clients et les salles de réunion, on était à 12.000 m².

    « D’autant que nous tenions aussi à rester au centre de Liège, reprend Gil Simon. Parce que le personnel le préférait. Mais aussi pour des raisons de mobilité douce (le tram passera devant) et de densification de la ville plutôt que de la campagne. »

    Resa s’est alors intéressé au Val Benoît et à l’ex-Innovation en Féronstrée (mais qui étaient tout deux un peu décentrés), ainsi qu’au futur Paradis Express aux Guillemins. « Mais il y avait aussi cette idée qui nous trottait dans la tête de s’installer dans l’ancien Institut Montefiore, rue Saint-Gilles. Un lieu historique et symbolique pour nous puisqu’il s’agit de la première école liégeoise d’électricité. »

    Relier par le côté

    Mais cet endroit était beaucoup trop petit pour accueillir 600 employés. « Jusqu’au jour où un promoteur nous fit remarquer que le côté de Montefiore coïncidait avec un immeuble de bureaux (au 38 boulevard d’Avroy) qui allait bientôt être libre.

    « Il est occupé par plusieurs outils économiques de la Région wallonne (SRIW, Sogepa, Socofe, Spaque…) qui vont bientôt déménager en face, au coin du boulevard Destenay », poursuit Luc Warichet.

    L’immeuble compte 9000 m² de bureaux, ainsi que 150 places de parking en sous-sol. En y ajoutant le site de Montefiore, on arrive facilement aux 12.000 m².

    Tout Montefiore ?

    Le projet a suscité l’enthousiasme du conseil d’administration qui a donné mandat à la direction pour le finaliser.

    « Le contrat de location (avec option d’achat) est déjà signé avec Avroy 38, confirme Gil Simon. Quant à la partie Montefiore, on est toujours en discussion avec Moury et Denys. Nous prendrions le beau bâtiment dont les façades sont classées, ainsi que de nouveaux bureaux annexes. Mais on aimerait aussi pouvoir investir le magnifique auditoire et la bibliothèque qui sont classés, ainsi que la Maison Montefiore, située rue Saint-Gilles et qui fut durant un siècle le siège de l’association des Ingénieurs sortis de Montefiore. »

    Un premier déménagement est prévu en 2021 pour Avroy 38 et un second en 2023 pour Montefiore. « Tiens, juste pour fêter le centenaire de l’ALE ! »

     

    Le père de l’électricité liégeoise

    Georges Montefiore est un ancien ingénieur des mines liégeois qui fit fortune dans l’industrie. Et c’est au retour d’une Expo à Paris en 1881, consacrée à la fée électricité qu’il se convainc de la nécessité de créer une telle section à l’université de Liège.

    En 1891, il l’installe dans ce beau bâtiment situé au 33 de la rue Saint-Gilles. Et, sur ses deniers personnels, il l’équipe d’un auditoire pour 300 étudiants, réplique de celui de Faraday à Londres, ainsi que d’une bibliothèque.

    Quant à l’hôtel particulier du nº31, il l’offre à l’Association des Ingénieurs électriciens sortis de Montefiore (AIM) .

    À l’abandon depuis 1977

    Certes, on n’y forme plus des ingénieurs depuis 1977, date à laquelle l’institut est monté au Sart Tilman. Mais de nombreux anciens ingénieurs de Resa s’y sont formés et même les nouveaux verraient favorablement ce retour aux sources. Comme un clin d’œil à l’histoire.

    « Nous sommes toujours en réflexion quant à la reprise de l’auditoire, de la bibliothèque et de la Maison Montefiore, reprend Gil Simon. Nous sommes à la recherche de partenaires qui seraient également intéressés d’occuper les lieux pour des conférences, des séminaires, des soirées d’entreprises… »

    Quant au reste du domaine, la partie droite en rentrant rue Saint-Gilles n’étant pas classée, le promoteur a l’intention de la démolir pour y aménager des nouveaux logements.

    Enfin, au milieu, la cour qui ressemble actuellement à un vaste parking à ciel ouvert, devrait céder la place à un joli petit parc arboré.

    Un guichet unique pour les charges

    JEUDI, AOÛT 22, 2019 - 19:28

    Et les deux directeurs de Resa de lancer une idée. « Pourquoi ne pas installer au rez-de-chaussée du bâtiment Avroy 38 un guichet unique pour la clientèle, non seulement gaz et électricité, mais aussi pour l’eau et les déchets ? Pour quelqu’un qui déménage par exemple, il trouverait au même endroit toutes les formalités nécessaires. »

    Les bureaux sont situés au centre-ville, faciles d’accès et bien desservis par les transports en commun.

    « Des contacts en ce sens ont déjà été pris avec la CILE qui voit l’idée d’un bon œil. Nous allons maintenant le présenter à la direction d’Intradel. »

    L.G.

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