Dossier Justice

  • À Nandrin, la relation entre des chasseurs et un sexagénaire n’est pas au beau fixe

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    Un sexagénaire nandrinois poursuivi pour jet de pétards sur des chasseurs

     

    C’est un conflit qui dure depuis longtemps et qui oppose deux visions différentes. À Nandrin, un homme de 67 ans en a assez de voir les chasseurs en activité à proximité de son chalet. Des chasseurs qui ont les autorisations requises. Ce qui n’empêche pas le sexagénaire de pester. Mercredi, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy pour harcèlement et coup volontaire.

    Il aurait adopté un comportement inadéquat à l’encontre d’un des chasseurs du 1er janvier 2018 au 22 août 2018 et même jusqu’au début du mois de juin 2020 concernant un second chasseur. Une personne également touchée dans le dos par un pétard lancé des mains du prévenu.

    Une situation délétère qui remonte à bien plus loin selon les différentes parties : « Les chasseurs étaient là bien avant que Monsieur n’arrive. Mon client est nonagénaire, chasse depuis plus de 50 ans, dispose du brevet grand gibier et donne des cours aux nouveaux adeptes. Il connaît les règles de sécurité et il n’y a jamais eu aucun problème avec le voisinage avant ces histoires avec le prévenu », a avancé Me Rodeyns, conseil de l’un des chasseurs et spécialiste dans ce domaine.

     

    une peine de travail

    de 120 heures requise

    L’avocat ajoute que le sexagénaire viendrait au moment des activités pour se faire entendre, insulter les chasseurs. Un comportement risqué, vu la présence des panneaux, et qui n’a pas lieu d’être : «Il a dégradé des pièges installés pour attraper des renards et des corneilles. Or, ces pièges avaient été autorisés. Il a également détruit des silhouettes placées pour aider les apprentis chasseurs ».

    Le prévenu est également poursuivi pour avoir lancé un pétard sur un second chasseur, causant des brûlures importantes. Pour le parquet, les préventions sont établies. Une peine de travail de 120 heures a été requise à son encontre.

    Le prévenu a expliqué sa position et son ras-le-bol des actions des chasseurs : « Je n’en peux plus de voir le manque de compassion envers les animaux. J’ai déjà retrouvé des chats et des chevaux blessés par des plombs. Il y a eu plusieurs frayeurs lors de leur chasse et un de mes poneys a bien failli me frapper avec un sabot, surpris par les coups de feu. » Il a affirmé ne pas avoir vu le second chasseur le 16 juin 2019, car il se situait en contre-bas. Jugement le 6 janvier.

     

    Article de par M.GI.

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  • Huit mois de prison pour un vol au recyparc d’Ouffet

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    Les agents remarquent également que la clôture est trouée à divers endroits, permettant à des individus de pénétrer sur le site, et surprennent finalement un suspect à l’intérieur du site avec un sachet rempli d’objets.

    Cette personne réussit à quitter les lieux en s’enfuyant. Malheureusement pour elle, les images de surveillance, en plus des agents, permettent de l’identifier grâce aux différents allers-retours. Il s’agit d’un homme connu pour ce type de fait et habitué à voler dans des recyparcs.

    Mercredi, le quadragénaire était jugé par le tribunal correctionnel de Huy. Faisant défaut, il avait cependant déjà affirmé aux enquêteurs ne pas être l’auteur du vol.

    Le juge a condamné l’homme à une peine de 8 mois d’emprisonnement et une amende de 800 euros. Un jugement qui rejoint le réquisitoire formulé par le procureur du Roi, division Huy. La partie civile, Intradel, avait de son côté réclamé des dédommagements pour ces faits et le remplacement de la clôture endommagée. Le prévenu devra leur payer la somme d’1 euro provisionnel.

     

    Article de par M GI

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  • Depuis le mois de juin, un Claviérois âgé de 26 ans soutirait de l’argent aux personnes âgées sur le Condroz

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    Un Claviérois volait de l’argent aux personnes âgées: il vient d’être arrêté!

     

     

    Soulagement pour les personnes âgées habitant dans le Condroz ! Depuis le mois de juin, Corentin, originaire de Clavier, effectuait la tournée des maisons de personnes âgées à Tinlot, Ouffet, Clavier, Modave, Marchin… Son modus operandi était similaire à chaque fois : il soutirait de l’argent aux vieilles personnes en prétextant que son véhicule allait tomber en panne et qu’il était un jeune papa. Il réclamait entre 20 et 50 euros sur le seuil de la porte d’entrée.

    Né en 1994, le jeune homme a été arrêté ce mercredi et déféré devant la justice. À ce stade, on lui reproche une dizaine de faits. En situation précaire et sur le CPAS, Corentin fera l’objet d’une citation accélérée au parquet de Liège. Les derniers faits remontent au 10 novembre.

    Depuis plusieurs jours, la police du Condroz essayait de mettre la main dessus mais le jeune homme n’ayant pas de domicile, cela rendait la tâche plus compliquée. Il est déféré devant un juge d’instruction ce jeudi.

     

    Article de Par A.D.

    Article complet Sudinfo Clic ici 

  • Déclarez votre remorque en ligne !!!

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    Vous êtes propriétaire d’une remorque ?

    Quelles sont vos obligations envers l’administration fiscale ?

    Les propriétaires de petites remorques sont dans l’obligation de déclarer ou de révoquer celles-ci auprès du Service public de Wallonie.

    Les remorques sont classées en 2 catégories en fonction de la « Masse maximale autorisée » (MMA), à savoir :

    Cat. 1 : une MMA de maximum 750kg

    Cat. 2 : une MMA comprise entre 751 et 3.500kg

    En fonction de la catégorie, nous vous invitons à consulter l’explicatif disponible

    sur https://www.wallonie.be/fr/vivre-en-wallonie/impots-taxes-et-fiscalite afin de savoir quelles sont les démarches à effectuer.

    Depuis le mois de mai, un nouveau formulaire est disponible via le site internet de la Wallonie

  • Trois élus de Huy-Waremme sont déchus de leurs mandats pour absence de déclaration de mandats

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    Trois élus de Huy-Waremme déchus de leur mandat : «Je tombe des nues»

    Mauvaise nouvelle pour trois élus de l’arrondissement.

    Martine Bollinne (conseillère CPAS à Geer), Fabrizio Catanzaro (conseiller communal à Engis) et Jordan Crets (également conseiller à Engis) font partie des 25 élus wallons que le gouvernement wallon sanctionne à la suite d’un manquement à la déclaration des mandats, fonctions et rémunération pour l’année 2018.

    Et la sanction est lourde : les élus font l’objet d’une déchéance des mandats (originaires et dérivés) !

    Surprise et incompréhension

    Pour les trois mandataires locaux, c’est l’incompréhension la plus totale.

    « Je tombe des nues », nous confie Fabrice Catanzaro.

    « C’est sûrement purement administratif, un malentendu.

    J’ai rempli ma déclaration par internet.

    J’ai d’ailleurs eu le même problème l’année passée ».

     
     

    Même stupéfaction chez son concitoyen engissois Jordan Crets, qui assure avoir rentré ses documents le 17 octobre.

    « J’ai toujours tout bien envoyé.

    Je vais me renseigner ce lundi », assure la Geeroise Martine Bolline, également surprise à l’annonce de la nouvelle.

    Inéligibilité pour quinze autres

    Outre ces mandataires toujours en exercice, d’autres « anciens élus » sont également, pour des raisons similaires, sanctionnés d’une peine d’inéligibilité pour une période de six ans.

    Il s’agit de Jean Courtois (Donceel),

    Frédéric Delnatte (Faimes),

    Alison Deverdenne (CPAS de Lincent),

    Christophe Doyen (CPAS de Lincent),

    André Fagnoul (CPAS de Ferrières),

    Bernadette Gaspard (Modave),

    Jean-Pierre Halleux (CPAS d’Engis),

    Philippe Jassogne (Villers-le-Bouillet)

    , Brice Joly (Ouffet),

    Geneviève Lawalrée (Ouffet),

    Yves Legros (Berloz),

    Michel Marlair (CPAS de Modave),

    Bruno Petre (Marchin),

    Christian Schoenarts (CPAS d’Oreye) et Daniel Triffoy (Clavier).

     

     

    Article et rédaction par  ROMAIN MASQUELIER

     

    Source Sudinfo 

     

     

    25 titulaires d’un mandat local sont déchus de tous leurs mandats (originaires et dérivés). Cinq Liégeois sont directement concernés par la mesure.

    Il s’agit du conseiller communal de Soumagne Geoffrey Schenk (Groupe Citoyen GO), du conseiller communal IC de Comblain-au-Pont Valéry Surings, de la conseillère de la majorité à Bassenge Marie Simon (Bassenge Demain), du sulfureux élu local d’Oupeye Jean-Marc Czichosz (indépendant, ex-Parti populaire) et, enfin, du conseiller communal PS à la Ville de Liège Sofiane Meziane.

    Les 20 Liégeois désormais inéligibles

    Voici la liste complète des 20 anciens élus liégeois qui sont dès à présent frappés d’une inéligibilité – tant à la commune qu’à la Province ou au CPAS – pour les six prochaines années :

    Nathalie Blondiaux (Flémalle), Marie-Claire Bolland (Beyne-Heusay), Margaux Bomboir (Soumagne), Raphaël Caes (Comblain-au-Pont), Silvana Carota (Province de Liège), Chantal Daniel (Soumagne), Sabine Demet (Awans), Jeannine Dessart (Oupeye), Cassy Gentile (Oupeye), Philippe Gillot (Beyne-Heusay), Nicolas Labiouse (Visé), Marc Lebas (Esneux), Joseph Leclercq (Soumagne), Maggy Mantanus (Flémalle), Alexandra Mathelot (Province de Liège), Jennifer Maus (Herstal), Cécile Metzmacher (Saint-Nicolas), Victor Nandrin (Sprimont), Alain Paquet (Seraing) et Christine Piron (Liège).

     

    Par Gaspard Grosjean

    Chef d'édition de La Meuse Liège
  • Radars feux rouges de la N 63 flashent mais ne verbalisent pas

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    Ils étaient plein de promesses et de bon sens…

    Au début de l’année 2018, on évoquait la possibilité d’installer des radars feux rouges au cœur de deux carrefours particulièrement accidentogènes en région liégeoise : celui de Plainevaux, à Neupré N 63 , et celui des Français, à Ans.

    Le but de la manœuvre était limpide : faire diminuer la courbe des accidents – souvent graves – en verbalisant les conducteurs qui roulaient trop vite et/ou qui brûlaient le feu tricolore.

    En septembre 2018, les boîtiers ont effectivement été installés, quelques mètres avant les feux de signalisation, pour pouvoir immortaliser les comportements dangereux. Les autorités étaient ravies.

    Il ne manquait alors plus grand-chose pour lancer le fonctionnement effectif des appareils.

    Et ainsi commencer à verbaliser.

    Mais la machine, de prime abord si bien huilée, s’est enrayée… Et depuis, c’est un peu flou…

    À Neupré, comme à Ans, les appareils flashent, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Pas au sens premier du terme, puisqu’il s’agit en réalité d’un appareil laser, mais les véhicules en défaut sont effectivement enregistrés, et les immatriculations sont envoyées au centre Perex de Daussoulx.

    C’est là que les dossiers doivent être traités et que les courriers devraient être envoyés aux contrevenants.

    « Effectivement, les appareils flashent et enregistrent les photos des gens », nous confirme le service presse de la police fédérale, qui est en charge de l’envoi des PV. « Mais il n’y a aucun PV qui part chez les conducteurs. Nous sommes pour l’instant dans le processus administra

    tif. Il n’y a pas de timing envisagé pour le moment. »

    Un « processus administratif »

    Depuis deux ans, donc, aucun conducteur n’a été verbalisé par ces appareils qui ont coûté à l’installation, et qui coûtent encore à l’entretien.

    Mais quel est donc ce « processus administratif » dont la police fédérale nous parle ?

    Pour flasher, un radar doit être étalonné. L’étalonnage consiste à vérifier les prises de mesure de l’appareil et son bon fonctionnement technique.

    Par ailleurs, un protocole d’accord doit également être signé entre les différents partenaires (SPW, autorités communales, police, parquet).

    Car on le sait, du côté du parquet, on demande une verbalisation qualitative et plus quantitative.

    Ça, c’est la théorie.

    Dans la pratique, pour savoir où ça bloque, c’est plus compliqué…

    Certaines sources évoquent un problème d’homologation, mais le SPW nous affirme que les deux appareils (Ans et Neupré) sont bel et bien homologués, « mais qu’ils doivent repartir à l’homologation », nous explique François Franquinet, porte-parole au SPW.

    Quid des protocoles d’accord entre partenaires ?

    Il y en aurait un à Neupré mais pas encore à Ans.

    Un déblocage ?

    Quoi qu’il en soit, aucun conducteur n’a jamais été verbalisé alors que les appareils ont été installés en septembre 2018. Une situation qui pourrait, prochainement, être débloquée.

    C’est en tout cas que qu’espèrent de nombreuses parties prenantes.

    Article de Allison Mazzoccato

     

    Source Sudinfo 

  • Il avait tenté de prendre un couteau devant la crèche à Ouffet

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    Après plusieurs remarques suite au comportement dangereux du père au volant du véhicule dans l’enceinte des lieux, le professeur s’est rendu près de la voiture pour prendre une photo de la plaque d’immatriculation (suite à une demande du préfet) et inviter Antoine à quitter les lieux.

    L’homme a tenté de s’emparer d’un couteau présent dans le véhicule et ce n’est que de justesse, que l’enseignant a pu l’en empêcher et le saisir avec ses deux mains.

    Un policier, en civil, a finalement réussi à définitivement stopper l’homme armé en réalisant une clé de bras.

    Pas de permis de conduire

    En état de récidive légale après un jugement du 20 octobre 2017, le trentenaire était jugé jeudi pour menace et port d’arme. Lors de sa comparution à l’audience précédente, il avait été précisé que l’homme ne disposait pas du permis de conduire et utilisait la voiture de sa belle-mère, née en 1929 : J’ai tenté de le passer une fois, mais je l’ai raté.

    Je n’avais pas d’autre choix que d’agir de la sorte, car le SPJ (Service de la protection de la jeunesse) pouvait me retirer la garde de mon deuxième enfant.

    Le premier est chez ses autres grands-parents », avait-il expliqué. Le tribunal correctionnel a condamné ce père de famille à une peine de 70h de travail (et 7 mois en cas de non-respect).

     

    Article de Par M.GI.

    Source Sudinfo 

  • Il risque la prison pour vol de matériel au recyparc d’Ouffet

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    Les agents remarquent également que la clôture est trouée à divers endroits, permettant à des individus de pénétrer sur le site.

    Avec les images de surveillance, ils aperçoivent un homme effectuer plusieurs allers-retours avec du matériel. Après vérification, ils ont la confirmation qu’il s’agit d’une personne déjà connue pour ce type de fait et habituée à voler dans des recyparcs.

    Mercredi, cet homme de 40 ans faisait défaut devant le tribunal correctionnel de Huy, alors qu’il devait comparaître pour vol.

    Lors de son réquisitoire, le procureur du Roi, division Huy, a précisé qu’il n’était pas confirmé que les trous aient bien été réalisés par le prévenu (le responsable du site ayant expliqué que certains étaient déjà présents avant les faits du 30 avril) et a requis une peine de 8 mois de prison.

    Le conseil de la partie civile, Intradel, a de son côté indiqué qu’il joindra un document reprenant le forfait lié au remplacement d’une partie de la clôture endommagée. Jugement le 2 décembre.

     

    Article de  Par M.GI.

     

    Source Sudinfo 

  • Jouer un match en étant contaminé peut coûter très cher ?

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    Peut-on punir un club de football amateur qui cache la contamination au coronavirus de certains de ses joueurs pour ne pas voir son match remis ?
     
    C’est le député wallon et de la Communauté française, Philippe Dodrimont (MR) qui la pose, eu égard aux rumeurs entendues dans plusieurs clubs amateurs.
     
    « Si ces procédés sont bien sûr condamnables », dit-il, « ils ne sont pas incompréhensibles.
     
    Plusieurs clubs n’ont pas encore eu l’occasion de disputer le moindre match cette saison et devront, pour rattraper leur retard, parfois disputer quatre matches en dix jours seulement.
     
    Sur le plan tant physique que psychologique, cela risque de laisser des traces et de fausser les championnats. »
     
    Fraude pas confirmée
     
    La question peut paraître secondaire maintenant que le championnat est arrêté… Mais il reprendra sans doute avant la fin de l’épidémie et la réponse de la ministre des Sports, Valérie Glatigny (MR) est très claire et sévère.
     
    « À ce stade, rien ne permet de confirmer les éléments que M. Dodrimont évoque », répond la ministre tout en fustigeant « le souci sans doute constant dans le chef de certains acteurs du monde du sport de vouloir faire fi des règles et d’un bon sens citoyen qui a entraîné une nouvelle perturbation du mouvement sportif.
     
    Ces comportements sont inadmissibles ! »
     
    Qui parle de « comportement inadmissible », sous-entend des sanctions que la ministre ne se fait pas prier pour énumérer.
     
    « Les sanctions sont possibles, notamment sur la base de l’article 187 de la loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile.
     
    Il indique que « le refus ou la négligence de se conformer aux mesures ordonnées en application de l’article 181, §1 er , et 182 sera, puni en temps de paix, d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de vingt-six à cinq cents euros, ou d’une de ces peines seulement ».
     
    Il mentionne également que le ministre de l’Intérieur ou, le cas échéant, le bourgmestre ou le commandant de zone pourra, en outre, faire procéder d’office à l’exécution desdites mesures, aux frais des réfractaires ou des défaillants ».
     
    Sanctions sportives
     
    Les autorités locales restent compétentes pour l’ordre public sans toutefois aller à l’encontre des mesures prises au niveau supérieur ou de l’esprit de ces mesures.
     
    Et n’y a-t-il rien de prévu au niveau sportif ?
     
    « Pour les sanctions sportives, l’Association des clubs francophones de football m’a déjà fait savoir qu’une modification de son règlement était en cours afin de sanctionner le club et/ou le joueur qui s’alignerait en sachant qu’il est positif ou en quarantaine », précise la ministre Glatigny.
     
    Un club ou un joueur averti…
     
    Article de par  DIDIER SWYSEN
     
     
     
     

  • Le parquet de Liège limite l’utilisation des radars

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    Afin d’harmoniser plus efficacement la politique criminelle en matière de roulage, Philippe Dulieu, le procureur du Roi de Liège, a décidé de regrouper tous les magistrats et juristes du parquet de police à Huy .

    « L’objectif est d’avoir une seule équipe pour pratiquer une politique criminelle plus uniforme sur l’arrondissement même si nous avions déjà des directives communes aux trois divisions », précise le procureur du Roi de Liège.

    « L’équipe est composée de trois magistrats. Elle est épaulée par cinq juristes qui peuvent siéger aux audiences. Les 18 zones de l’arrondissement ainsi que la police des autoroutes transmettent, désormais, tous leur p-v à la division de Huy. »

     

    Des approches différentes

     

    On le sait, Philippe Dulieu n’est pas un aficionado des radars qui flashent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et qui vomissent des milliers de p-v que les canalisations du parquet de Liège ne peuvent assimiler.

    Du coup, ça déborde.

    Le premier magistrat du parquet de Liège l’a déjà répété, il souhaite des p-v qualitatifs plutôt que quantitatifs. Pour ce faire, son office privilégie une approche différenciée en fonction du caractère plus ou moins accidentogène mais aussi des heures et des endroits.

    « Cette politique, menée depuis 2015, a permis d’augmenter les taux de poursuite de manière importante », souligne Philippe Dulieu.

    La finalité visée est d’éviter un tsunami de p-v D’une part, les radars, véritables machines de guerre, sont capables d’envoyer des p-v en flux continu. D’autre part, à l’autre bout de la chaîne, le traitement des p-v au sein des parquets – en sous-effectif – est très peu automatisé contrairement à la verbalisation automatisée. Et les constats, eux, sont le plus souvent sous-traités par les zones de police auprès du Centre régional de traitement de Daussoulx.

    Une signature si…

    Pour installer un radar sur l’arrondissement judiciaire de Liège (Liège, Verviers et Huy), le procureur du Roi doit marquer son accord et ratifier un protocole. Sans cet accord, le radar peut être installé à titre préventif mais il ne pourra légalement pas flasher.

    « Nous devons nous mettre en ordre de bataille par rapport à la politique ambitieuse qui est développée en région wallonne où l’on a annoncé une multiplication massive des radars (tronçon, de feu rouge…) qui nous promettent des flux de p-v très importants. Nous ne signerons des accords de fonctionnement de nouveaux radars qu’à la condition d’y ajouter une clause qui précise que le parquet assurera la maîtrise de la production de la machine. En clair, le parquet décidera des modalités de fonctionnement du radar. De nombreux radars installés sur notre arrondissement fonctionnent selon des jours et des créneaux horaires déterminés et les tolérances varient également. »

    Le parquet n’a pas l’intention d’entamer un bras de fer avec les zones de police et la région wallonne. « Dire que, de toute façon, nous avons le dernier mot est une position intenable sur le long terme », tempère Philippe Dulieu. « Le parquet est d’accord sur le fait qu’il y a matière à installer un radar en raison, par exemple, d’une zone accidentogène. Nous voulons juste avoir la main sur les normes de fonctionnement des radars en regard de notre capacité d’absorption. »

    Le parquet insiste auprès des zones de police, de la WPR et de la région wallonne pour être consulté concernant le processus d’implantation de nouveaux radars.

    Article de par Arnaud Bisschop

     

    Source Sudinfo 

  • Les services roulages des divisions du parquet de Liège, Verviers et Huy sont tous réunis dans le palais de justice de Huy.

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    Le roulage à Huy, la famille à Liège 

     

    Les services roulages des divisions du parquet de Liège, Verviers et Huy sont, depuis mardi dernier, tous réunis dans le palais de justice de Huy.
     
    Le parquet de Liège a donc déserté ses bureaux vétustes de la rue Saint-Gilles 88 à Liège où il était installé depuis des lustres.
     
    Les audiences du tribunal de police, elles, sont maintenues dans les différentes divisions, sur base des compétences territoriales.
     
    Pour Liège, les audiences du tribunal de police sont donc maintenues dans les salles des bâtiments de la rue Saint-Gilles.
     
    Si les magistrats et les juristes du parquet de police de Liège ont pris la direction de Huy et de son palais de justice avec vue sur Meuse, ils ont probablement croisé, sur la E42, leurs collègues de la division Famille de Huy qui, eux, rejoignaient la division Famille de Liège.
     
    Il y a environ quatre semaines, le magistrat du cabinet « vert » de Huy qui traite les infractions environnementales a rejoint la section Ecofin de la division de Liège.
     
    Un choix que le patron du parquet de Liège qualifie de plus rationnel.

    Article de ARNAUD BISSCHOP

     

    Source Sudinfo

     

  • Être poursuivi si je contamine quelqu’un ?

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    Puis-je être poursuivi si je contamine quelqu’un au travail ou lors d’une soirée entre amis?

    Oui, vous pouvez être poursuivi si vous contaminez quelqu’un... mais il faut savoir le prouver, et c’est très compliqué.

     

    Malgré les recommandations des autorités et des experts de la santé, de nombreuses personnes continuent d’aller au travail ou de voir des amis alors qu’elles sont malades ou qu’elles ne se sentent pas bien. D’autres préfèrent ne pas respecter leur période de quarantaine et prendre le risque de contaminer des collègues ou des proches.

    Mais que risquent ces personnes ? Peuvent-elles être poursuivies ? Oui, « mais ce n’est pas si simple », explique l’avocat Lukas De Graeve à nos confrères du Nieuwsblad. L’avocat se base sur l’article 1382 du code civil selon lequel « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». En d’autres termes, si vous avez été contaminé par quelqu’un, vous pouvez demander une compensation à cette personne, mais il faut pouvoir prouver qu’il y a bien une « faute », qu’il y a des « conséquences » et que la cause y est liée.

    « On peut prouver cette faute si, par exemple, la personne en question a été testée positive mais ne l’a pas dit. Mais ça devient plus délicat si la personne ne sait pas si elle était positive. On peut évidemment débattre. Il est évidemment plus facile de prouver les éventuelles conséquences […] Mais vous n’arriverez probablement jamais à prouver que vous avez été contaminé par une personne. Avoir une compensation est donc presque impossible ».

    Concernant les poursuites, rien n’est sûr évidemment. Si, au cours des derniers mois, des personnes ont été condamnées pour avoir, par exemple, craché volontairement sur des gens, il sera bien plus compliqué de poursuivre quelqu’un dont la faute est involontaire : « Si les gens ne savent pas qu’ils sont positifs, ils n’ont forcément pas contaminé quelqu’un exprès », explique un professeur de droit de l’Université d’Anvers à nos confrères. « On pourrait juger qu’une personne a été imprudente, mais c’est compliqué à prouver ».

    Bref, oui, vous pouvez être poursuivi, mais il sera très difficile de prouver que vous avez (volontairement ou non) contaminé quelqu’un.

     

    Article Sudinfo 

  • Coronavirus: des milliers d’employeurs ont reçu un avertissement pour non respect des règles

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    Entre le 18 mars et la fin août, des manquements aux règles ont été constatés sur pas moins de 3.223 lieux de travail, rapportent De Tijd et L’Echo mercredi.

    La vaste majorité des entreprises s’en sortent avec un simple «avertissement».

    La Direction générale du contrôle du bien-être au travail vérifie si les employeurs respectent suffisamment les règles mises en place pour endiguer la propagation du virus comme le respect de la «distanciation sociale» ou le port du masque.

    Au cours de la période du 18 mars au 28 août dernier, le service a réalisé 4.700 contrôles dans les entreprises, dont plus d’un millier entre mars et avril, 2.700 en mai et juin, et plus de 900 pendant les vacances d’été. Par ailleurs, 1.630 contrôles ont été effectués à distance - c’est-à-dire par téléphone - sur la base d’une check-list.

    La plupart de ces contrôles (1.501) ont eu lieu en mars et avril, à savoir pendant le confinement.

     

    Au cours de toute la période entre le 18 mars et la fin août, des manquements aux règles ont été constatés sur pas moins de 3.223 lieux de travail .

    Dans la Région de Bruxelles-Capitale , seuls 198 employeurs ont été pris en défaut au cours de 66 contrôles à distance et 266 contrôles réalisés sur place.

    Dans la province d’Anvers, pas moins de 671 employeurs ont été pris en défaut au cours de 112 contrôles à distance et 763 contrôles sur place.

    En Flandre Orientale, les services d’inspection ont réalisé 328 contrôles à distance et 1.198 sur place, ce qui a mené à 1.064 constats de non-respect des règles.

    En province de Liège, 125 contrôles à distance ont été réalisés et 208 sur place.

    À peine 122 employeurs ont été pris la main dans le sac.

    La plupart des employeurs s’en sont sortis avec un simple avertissement (3.039) et seuls 168 employeurs ont été sommés de se mettre en ordre dans un délai donné.

    15 cas uniquement ont fait l’objet d’un «pro justitia» pour être signalés à la Justice.

    Mais 84 entreprises ont été dû fermer leurs portes.

     

    Source Sudinfo 

  • Le cabinet du ministre fédéral de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne nous annonce avoir renforcé les contrôles sanitaires Covid

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    INFRACTIONS COVID – CONTRÔLES DU MOIS DE SEPTEMBRE 

    144 entreprises contrôlées, 39 en infraction

    Le cabinet du nouveau ministre fédéral de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne (PS) nous annonce avoir renforcé les contrôles sanitaires Covid en entreprise depuis plusieurs jours déjà et que les contrôles axés sur le télétravail devraient débuter « d’ici deux semaines ».
     
    Ce lundi, les services du ministre Dermagne ont rencontré les représentants des employeurs mais aussi des travailleurs (FEB, UCM, syndicats, Borerenbond…) afin qu’ils dressent une liste, par secteur, des métiers « télétravaillables » à 100 % ou en partie.
     
    « Ce n’est qu’une fois ces listes établies que l’on pourra adopter des règles et des contrôles », nous dit Nicolas Gillard, le porte-parole du ministre Dermagne.
     
    « Nous voulons ces contrôles le plus rapidement possible car nous avons le sentiment que beaucoup trop de gens se rendent encore sur leur lieu de travail.
     
    Les bouchons aux heures de pointe en certains endroits ou les métros ou trams bondés, sont là pour en témoigner.
     
    Le patron préférera toujours avoir son travailleur à côté de lui, il faut lui faire comprendre que désormais, le télétravail est la règle, quand c’est possible ».
     
     
    Quelque 135 inspecteurs sociaux du service Bien-Être au travail sont actuellement mobilisés pour tous ces contrôles.
     
    Mais si l’on tient compte des autres inspecteurs issus de l’ONSS, de l’Inami, de l’Onem, etc., ce sont 1.200 inspecteurs au total qui peuvent débarquer à tout moment dans une entreprise et contrôler le respect des règles Covid.
     
    En septembre dernier, 144 contrôles flash ont été menés dans les entreprises, orientés Covid et mesures sanitaires (distance, port du masque, gel hydroalcoolique…).
     
    39 entreprises étaient en infraction. La plupart ont dû payer une amende, d’autres ont carrément dû fermer !
     
    Le point contact pour une concurrence loyale a reçu, depuis le 9 mars 2020 et jusque fin septembre un total de 1.109 plaintes concernant le Covid. Des plaintes qui ont parfois débouché sur d’autres contrôles.
     
    Précisons que le plaignant n’est pas obligé de décliner son identité, à l’inverse d’une plainte en justice.
     
    « Les inspecteurs sociaux ne peuvent en effet pas révéler l’identité, pas même devant les tribunaux, à moins que le plaignant les y autorise », nous dit-on au SIRS, le Service d’information et de recherche sociale.
     
    « De plus, ils ne peuvent pas communiquer à un employeur, ou son représentant, que c’est le signalement du plaignant qui a donné lieu à l’enquête qu’ils mènent ».
     
    Article par  FRANÇOISE DE HALLEUX

  • Il avait escroqué plusieurs personnes pour leur véhicule !!!

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    Corentin était jugé pour une escroquerie mise en place pendant de longs mois.
     
    Entre janvier et août de cette année, le jeune homme de 26 ans a réussi à se procurer 4 voitures et à recevoir des sommes d’argent.
    Il baratinait ses victimes en les mettant en confiance ou en touchant la corde sensible. Des faits qui se sont produits à Marchin, Tinlot, Seraing et Wanze.
     
     
    Sans domicile, il se rendait chez des personnes âgées pour recevoir ce dont il avait envie en promettant des échanges de bons procédés : promesse d’achat de véhicule, passage de la voiture à l’entretien, au garage, des accidents ne lui permettant pas de se déplacer.
     
    Après avoir eu ce dont il avait besoin, il ne revenait pas avec les véhicules en question.
     
    Une peine de sursis probatoire
     
    Son plan d’action a finalement pris fin au début du mois d’août.
     
    Corentin avait une nouvelle fois réussi à escroquer un couple de Wanzois en demandant l’autorisation de disposer de la voiture en prétextant un enfant malade, atteint du Covid, qu’il devait conduire absolument à l’hôpital.
     
    Un modus operandi tenté avec un Amaytois, moins enclin à le laisser partir de la sorte.
     
     
    Cette personne a alerté la zone de police Meuse-Hesbaye qui a pu interpeller le suspect dans la foulée. Les différents véhicules subtilisés ont depuis lors été restitués aux victimes.
     
     
    Jeudi, le jeune homme a été condamné à 12 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire.
     
    Devant le tribunal correctionnel de Huy, il avait déclaré vouloir s’en sortir.
     
     
    Article par  M.GI .
     

  • Tous acquittés! Les 3 policiers accusés d’agression sexuelle à Modave !!!

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    C’est une affaire au dénouement surprenant. Trois policiers et un Modavien étaient jugés pour une histoire de mœurs.

    Le 3 juin 2018, une marche blanche est organisée à Liège en hommage à Cédric Vangriecken et aux deux policières liégeoises Soraya Belkacemi et Lucille Garcia, tous trois tués par Benjamin Herman.

    Deux policiers ainsi qu’un de leurs amis, un Modavien, y participent. À l’issue de la manifestation, les trois hommes reviennent au domicile de D. à Modave et s’installent sur la terrasse où un troisième policier vient les rejoindre. D. invite alors une de ses voisines.

    Cette dernière accepte de boire avec eux quelques verres de vin. Puis, l’histoire tourne mal.

    Alcoolisés

    Deux des policiers, B. et J., étaient poursuivis pour attentat à la pudeur, avec la circonstance aggravante qu’il a été commis par un fonctionnaire de police, tentative de viol, outrage public aux mœurs, s’être abstenu de venir en aide à une personne exposée à un péril grave et enfin voyeurisme.

    Ils étaient accusés d’avoir traîné la dame à son domicile où, par la fenêtre du salon, des voisins (dont une jeune fille de 10 ans) disent l’avoir aperçue couchée sur le divan, le pantalon baissé et la culotte à demi retirée.

    La dame était maintenue par un des deux hommes tandis que l’autre tenait son sexe à quelques centimètres de son visage. Toujours selon ces témoins, les deux hommes étaient alcoolisés.

    En quittant le salon et l’habitation, celui qui avait ouvert sa braguette peinait à remettre son pantalon, ont-ils déclaré. La zone de police du Condroz était descendue sur place et avait constaté que les personnes impliquées étaient… des collègues.

    « Elle avait jeté son dévolu sur moi »

    Lors de l’audience du 25 septembre dernier, l’un des prévenus, J., avait expliqué se rappeler des faits : « Elle avait d’abord jeté son dévolu sur moi puis sur B. Elle avait tenté de se dénuder avant que l’on décide de la ramener chez elle et, sur place, la dame a tenté d’abaisser le pantalon de B. Je l’ai sommé de me suivre avant que cela ne dérape totalement ». Il a ajouté avoir simplement souhaité la laisser chez elle pour aider l’hôte de la soirée et être une « victime dans cette histoire ».

    Tout le monde acquitté

    Le parquet avait requis l’acquittement pour trois des quatre prévenus.

    Il avait en revanche plaidé pour une peine d’emprisonnement de 3 ans, assortie d’un sursis pour les 2/3 de la peine, à l’encontre de celui qui avait exhibé son sexe. Mercredi, le tribunal correctionnel de Huy a rendu son jugement.

    Le policier ayant exhibé son sexe, a été acquitté pour les outrages aux mœurs et attentat à la pudeur, le tribunal estimant qu’il y avait prescription.

    Pour la tentative de viol, l’abstention coupable et le voyeurisme, les préventions sont considérées comme non-établies.

    Le policier qui l’accompagnait chez la dame, est également acquitté pour toutes les préventions. Poursuivis pour l’abstention coupable, le troisième policier et le Modavien, F. et D., ont également été innocentés. Les deux hommes étaient en effet restés chez l’hôte après le départ de la dame et des deux autres agents.

    « Un dossier basé sur aucun élément »

    Concernant l’action civile, les demandes sont jugées recevables mais non fondées. Les juges ont notamment estimé que les déclarations des différentes parties devaient être prises avec prudence, vu la consommation d’alcool, de même que celles des témoins n’ayant pas assisté à l’entièreté de la scène.

    Un jugement qui soulage les prévenus : « La partie adverse a tenté de monter un dossier basé sur aucun élément et finalement, après 2 ans et demi, nous en terminons avec cette histoire ».

     

    Article par Par M.Gi.

     

    Source Sudinfo 

  • Les 7 Publifinards rejugés en janvier 2021

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    Ils avaient tous été acquittés en décembre 2019 mais le parquet général avait fait appel de la décision 

    Le 14 janvier 2021, Georges Pire (MR), André Denis (MR), Pol Guillaume (EC), Robert Botterman (PS), Pierre Stassart (PS) et les deux Ecolos, Catherine Maas et Jean-Marie Gillon, comparaîtront sur les bancs des prévenus de la cour d’appel de Liège dans le cadre du deuxième procès Publifin.
    Tous les compteurs sont remis à zéro.  

     

    Le 19 décembre 2019, les sept prévenus du procès Publifin étaient tous acquittés par une chambre à trois juges. Le tribunal avait estimé que les deux préventions visées, la prise d’intérêts et le détournement, n’étaient pas établies.
     
    Alors que le juge du tribunal correctionnel prenait congé des prévenus et des avocats en leur souhaitant de bonnes vacances de Noël, le parquet général, lui, quittait la salle d’audience avec la mine des très mauvais jours, déjà bien décidé à reprendre le dossier et à examiner l’opportunité de faire appel de la décision.
     
    Après une quinzaine de jours de réflexion, la décision tombait. « Nous avons pris le temps de la réflexion durant les vacances de Noël et nous avons décidé d’aller en appel », confirmait, au début du mois de janvier 2020, Christian De Valkeneer, le procureur général de Liège.
     
    Le second procès Publifin se tiendra donc, devant la cour d’appel de Liège, le 14 janvier 2021. Le ministère public sera représenté par le parquet général et les préventions visées demeurent les mêmes que lors du procès de première instance : la prise d’intérêts et le détournement.
     
    Le scandale Publifin, ce sont, tout de même, deux millions d’euros qui ont disparu. Le parquet général, lui, est persuadé que des infractions existent.
     
    Et si Georges Pire, André Denis, Pol Guillaume, Robert Botterman, Pierre Stassart, Catherine Maas et Jean-Marie Gillon ne faisaient pas partie des comités de secteurs et n’ont donc, ipso facto, rien touché, ils faisaient, tous les sept, partie du conseil d’administration de Publifin.
     
    Et le parquet général estime qu’en tant qu’administrateur, ils avaient des responsabilités et qu’ils auraient dû tenter de s’opposer à ce système mis en place, et non pas le cautionner en ne décidant rien, si ce n’est de fermer les yeux.
     
    Tous acquittés en 2019
     
    Pour rappel, le dossier Publifin avait éclaté en décembre 2016.
     
    Plusieurs mandataires politiques nommés dans trois comités de secteurs (Énergie, Telecom et le sous-secteur Liège Ville) percevaient des jetons de présence pour des réunions auxquelles certains ne participaient même pas. 39 membres des comités de secteurs et du conseil d’administration de Publifin faisaient l’objet d’une procédure judiciaire à l’initiative du parquet général.
     
    32 membres, essentiellement issus des comités de secteurs, avaient signé une transaction pénale de quelques milliers d’euros avec le parquet général afin d’échapper à un procès.
     
    Les sept administrateurs, qui n’ont rien touché mais qui ont laissé d’autres percevoir des jetons de présence scandaleux, eux, avaient décidé de ne pas payer.
    Ils avaient choisi de se défendre devant le tribunal et ils avaient bien fait puisque tous avaient été acquittés.
     
    Certains des prévenus expliquaient qu’après le scandale Publifin, ils avaient été lynchés sur les réseaux sociaux mais aussi dans la librairie de leur village.
     
    Beaucoup faisaient, en effet, l’amalgame entre ceux qui avaient touché des jetons de présence pour des réunions auxquelles ils ne participaient pas et les sept membres du conseil d’administration. Les derniers avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel car eux avaient refusé de payer une transaction pénale.
     
    Cependant, avec le nouveau procès Publifin qui débute en janvier 2021, tous les compteurs sont remis à zéro.
     
    Article de  ARNAUD BISSCHOP
     
  • Blessé avec un verre après un spectacle d’école

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    Une vidéo montrant l’altercation a été diffusée lors de l’audience  

    U n homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy pour une altercation survenue le 11 novembre 2019 à Clavier.
     
    L’homme aurait blessé la victime avec un verre, causant une incapacité permanente. 

     

    Après un spectacle scolaire, il n’est pas rare de boire un dernier verre et de profiter du reste de la soirée.
     
    Le 11 novembre 2019 à Clavier, cela ne se passe malheureusement pas dans la bonne humeur.
     
    Alors qu’ils sont occupés à ranger la salle et nettoyer les lieux, une dame et Raymond se prennent le chou.
     
    Des piques ont même débuté un peu plus tôt dans la journée et les choses ne s’apaisent pas.
     
    L’époux de la dame vient pour mettre un terme aux troubles, mais l’altercation prend des proportions encore plus importantes et il se retrouve blessé par un verre à l’arrière de l’oreille gauche et du biceps, causant une incapacité permanente de 2 à 5%.
     
    Raymond comparaissait donc devant le tribunal pour ces coups.
     
    Mais que s’est-il passé précisément ?
     
    D’un côté, le prévenu assure n’avoir rien fait et de l’autre, le couple (alors avec leurs enfants ce jour-là) affirme avoir tenté de calmer l’homme avec une vidéo à l’appui.
     
    Ces images ont été diffusées lors de l’instruction d’audience et ont aidé leur thèse.
     
    On y voit le prévenu repousser le bras de la victime, lui demandant alors de se calmer et de sortir, avec un verre à la main.
     
    La vidéo se termine sur un bruit de verre cassé.
     
    Excuse de provocation ?
     
    Pour le trentenaire, ce qui a été filmé n’est pas représentatif de la situation : « Dans un premier temps, la dame est venue faire des remarques désobligeantes concernant mon ancien boulot.
     
    Ensuite, elle a pris mon verre et l’a vidé sans raison, avant que son mari ne vienne m’empoigner.
     
    Le bruit que l’on entend dans la vidéo correspond à des vidanges disposées derrière moi et certains verres ont été cassés après une poussée.
     
    Il m’a envoyé dehors et nous sommes tombés au sol.
     
    Je n’avais pas constaté la coupure qui est survenue à cet instant et il n’y avait aucune mauvaise intention de ma part ».
     
    Pour le substitut du procureur du Roi, les faits sont établis.
     
    Il a même fait une analogie avec les forces de l’ordre : « Si un policier se comporte de la sorte, il est suspendu et le service de contrôle interne en est informé ». Il a requis une peine de travail de 70h.
     
     
    Le conseil des parties civiles a demandé 1 euro provisionnel pour la victime et la même somme pour son épouse. Du côté de la défense, on a plaidé en faveur d’une suspension du prononcé ou d’une peine de travail, estimant qu’il y avait dans ce contexte une excuse de provocation.
     
    Jugement le 12 novembre.
     
    Article de M.GI .
     
  • Voici quand et où vous devez porter le masque sur l'arrondissement de Huy-Waremme

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    Au fur et à mesure des CNS, des arrêtés royaux, des mesures provinciales et des arrêtés des bourgmestres propres à chaque commune, les citoyens ont parfois du mal à s’y retrouver dans ce paquet d’obligations sanitaires.
     
    Par souci de « lisibilité » et de « compréhension », les 31 bourgmestres de l’arrondissement de Huy-Waremme (à travers la Conférence des élus Meuse-Condroz-Hesbaye) ont décidé d’adopter une position commune, sur base d’un arrêté pris par le Gouverneur ff de la Province de Liège (Catherine Delcourt) et des recommandations du Conseil National de Sécurité.
     
    Masque obligatoire sur les marchés et près des écoles
     
     
    Dans les 31 communes, « le port du masque est obligatoire sur les marchés et foires en plein air ; aux abords des écoles (1h avant et 1h après les cours) ; dans les files d’attente des magasins ; dans les bâtiments publics (du moins dans les parties accessibles au public) ; lors de la tenue d'événements, représentations, activités organisées (y compris les mariages civils, enterrements et crémations, exercice collectif du culte,…) et manifestations statiques se déroulant sur la voie publique ».
     
     
    Le masque est également obligatoire pour les spectateurs des événements sportifs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
     
    Ces mesures sont d’application au minimum jusqu’au 31 octobre.
     
    Périmètres à Huy et Waremme
     
     
    L’arrêté laisse cependant aux bourgmestres la possibilité de durcir les règles, et prendre des mesures complémentaires, notamment « pour des zones jugées plus sensibles et peuplées ».
     
     
    Seules les communes de Huy et Waremme ont défini des périmètres de rues avec l’obligation du port du masque.
    À Huy, il s’agit des rues des Brasseurs, des Fouarges, des Rôtisseurs, Grand-Place, rues Griange, En Mounie, Place Saint-Severin et Verte, rue Neuve, avenue de Batta, rue du Pont, avenue des Ardennes et aux abords des centres commerciaux.
     
     
    À Waremme, le masque est obligatoire rue Joseph Wauters, Place Albert 1er, avenue Reine Astrid et Place Rongvaux.
     
     
    Notons que Hannut a décidé d’alléger certaines mesures, avec l’accord des services du gouverneur : le port du masque n’est pas obligatoire aux abords des écoles sur le territoire hannutois.
     
     
    Article par RO MA 
     

  • Mâchoire fracturée après une altercation devant un bar à Nandrin

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    Mâchoire fracturée après une altercation devant un bar à Nandrin: il doit payer 500€

    Le vendredi 13 avril 2018, une altercation entre deux clients survient aux alentours de 23h dans un bar de Nandrin.

    Le premier porte un coup de poing au second qui en garde toujours des marques.

    Âgé de 66 ans, cet homme admet simplement avoir poussé son « adversaire » de 52 ans.

     

    Pourtant, le quinquagénaire se retrouve avec une fracture de la mâchoire.

    Une fracture constatée lors de sa visite aux urgences... le 16 avril.

     

    De quoi interpeller le conseil du prévenu : « On nous dit que le cafetier a assisté à la scène.

    Or, les faits se déroulent à l’extérieur de l’établissement.

     

    De plus, il nous revient que les deux personnes ont bu un verre ensemble après la scène. Ce n’est qu’après le week-end que la victime s’est rendue aux urgences pour sa blessure.

     

    Je pense qu’avec une fracture, il est difficile de tenir durant tout ce temps », avait déclaré le conseil le 17 septembre dernier devant le tribunal correctionnel de Huy.

    Ce jeudi, le prévenu a donc été condamné à une suspension du prononcé pour une période de 3 ans.

    Il doit en outre payer la somme de 500 euros à titre provisionnel à la victime.

    Article de M.GI.

    Source Sudinfo 

  • Le 31 mars dernier, Michel a été poignardé par la dame qu’il hébergeait chez lui, une ancienne SDF

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    « J’ai reçu 194 coups de couteau et j’ai survécu »  

    Le 31 mars dernier, Michel a été poignardé par la dame qu’il hébergeait chez lui, une ancienne SDF 

     

    Michel est un véritable miraculé ! Le 31 mars dernier, il a reçu 194 coups de couteau. Sa cohabitante de l’époque, une Marchinoise qu’il avait recueillie, a littéralement pété les plombs.
     
    Aujourd’hui, Michel témoigne de ses séquelles psychologiques et physiques.  

    Michel, 59 ans l’a échappé belle la soirée du 31 mars dernier. Il a reçu 194 coups de couteau !
     
    L’homme est un miraculé et il en est conscient.
     
    Aujourd’hui, le Marchinois accepte de revenir sur ce terrible épisode qui le marquera probablement à vie, puisqu’il souffre toujours d’importantes séquelles psychologiques et physiques.
     
    Déjà agressive avant !
     
    Sept mois avant les faits, Michel a recueilli M., une toxicomane à la rue à Huy.
     
    Le Marchinois ne voulait pas la laisser dehors pour l’hiver.
     
    « Je m’en faisais mal, elle dormait dehors et subissait des choses difficiles.
     
    Elle était aussi toxicomane. J’ai accepté qu’elle se domicilie chez moi pour lui rendre la vie moins compliquée », lance-t-il. Au départ, ils ont une relation amoureuse mais très vite, celle-ci devient toxique.
     
     
    « J’avais arrêté de boire mais j’ai rechuté en vivant avec elle. Quant à la drogue, c’était interdit d’en prendre sous mon toit.
     
    Elle avait commencé un traitement mais parfois, elle faisait des rechutes et des crises de manque.
     
    Elle partait quelques jours de la maison sans dire où elle allait.
     
    Et à chaque fois, j’allais la rechercher à la rue, je ne voulais pas qu’il lui arrive malheur. Je voulais simplement la protéger », ajoute Michel, toujours très peiné.
     
     
    Cette relation toxique n’était évidemment pas de tout repos puisqu’à maintes reprises, la jeune femme s’était montrée agressive et violente envers Michel.
     
    « Elle m’avait déjà donné un coup de couteau dans le doigt en février mais je n’avais pas porté plainte.
     
    Mais je tiens à dire que je ne l’ai jamais frappée, que je ne lui ai jamais porté le moindre coup ».
     
     
    C’est le 31 mars dernier que la soirée a tourné au cauchemar.
     
    Alors qu’elle a bu une bouteille de whisky et de la vodka, la cohabitante de Michel pète littéralement les plombs et l’assomme de trois coups de matraque.
     
    Le Marchinois s’évanouit. Alors qu’il reprend peu à peu connaissance, il constate avec stupéfaction que sa protégée, 42 ans, s’est emparée de deux couteaux de cuisine et est en train de le poignarder.
    Un démon !
     
     
    « J’avais le démon devant moi !
     
    Heureusement j’ai pratiqué plusieurs sports de combat et je suis parvenu à parer les coups jusqu’à ce que je perde connaissance. »
     
    Malgré la douleur, l’homme réussira ensuite à ramper jusqu’à son lit, au premier étage de sa maison.
     
    « Je ne savais plus bouger, je n’avais plus de force. Je priais pour ne pas mourir, ni qu’elle vienne m’achever une bonne fois pour toutes ».
     
    Comme la douleur ne passe pas et que son état se dégrade, Michel demande à la forcenée d’appeler les secours.
     
    Elle se rend chez le voisin qui appellera l’ambulance.
     
    « Quand les pompiers sont arrivés dans ma chambre, elle s’est rebellée.
     
    Ils ont dû lui menotter les mains avec des colsons avant l’arrivée de la police.
     
    Elle a aussi craché sur les services de secours. Et quand elle a été arrêtée, elle était furieuse que je ne sois pas mort. Elle avait aussi expliqué qu’elle était la nièce du roi Philippe et qu’il allait intervenir en sa faveur ».
     
    Hospitalisé trois jours
     
    Emmené au CHR de Huy, le Marchinois a été hospitalisé durant trois jours.
     
    « J’ai reçu 65 points de suture ainsi que 13 agrafes sur la tête. Et je souffrais d’un pneumothorax », nous explique-t-il.
     
     
    Mais les séquelles sont encore nombreuses aujourd’hui.
     
    « Je ne dors presque plus, je ne mange plus. Je fais énormément de cauchemars.
     
    D’un point de vue physique, j’ai mal partout. Je ne veux plus jamais la voir ».
     
    Une mesure d’internement a été adoptée à l’encontre de l’ancienne cohabitante de Michel, atteinte de schizophrénie paranoïde, en chambre du conseil à Huy mardi dernier.
     
     
    Article et rédaction par Amélie Dubois 
     
     
  • Trois policiers et un Modavien comparaissaient mercredi devant le tribunal correctionnel de Huy pour une affaire d’agression sexuelle à Modave

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    Agression sexuelle par des policiers à Modave: acquittement requis pour 3 prévenus

    Le 5 juin 2018 à Modave, D. invite une de ses voisines à le rejoindre sur sa terrasse avec trois connaissances qui sont agents de police. Cette dernière accepte de boire avec eux quelques verres de vin. Puis, l’histoire tourne mal.

    Deux des policiers auraient traîné la dame à son domicile où, par la fenêtre du salon, des voisins (dont une jeune fille de 10 ans) disent l’avoir aperçue couchée sur le divan, le pantalon baissé et la culotte à demi retirée. La dame était maintenue par un des deux hommes tandis que l’autre tenait son sexe à quelques centimètres de son visage. Toujours selon ces témoins, les deux hommes étaient alcoolisés. En quittant le salon et l’habitation, celui qui avait ouvert sa braguette peinait d’ailleurs à la remettre son pantalon, ont-ils déclaré.

    Après des bousculades, la zone de police du Condroz descend sur place et constate que les personnes impliquées sont… des collègues.

     

    « Elle avait jeté son dévolu sur moi »

    Vendredi devant le tribunal correctionnel de Huy, les 4 hommes présents au domicile du Modavien devaient se défendre de préventions liées à ces faits.

    Deux des policiers sont poursuivis pour attentat à la pudeur, avec la circonstance aggravante qu’il a été commis par un fonctionnaire de police, tentative de viol, outrage public aux mœurs, s’être abstenu de venir en aide à une personne exposée à un péril grave et enfin voyeurisme. L’un d’eux, B. (celui ayant exhibé son sexe) a expliqué ne pas se souvenir des faits : « Je n’ai compris leur teneur que par après et je m’en suis excusé auprès de la dame en lui envoyant une lettre ».

    Le second policier, J., a de son côté affirmé bien se souvenir de ce jour et a indiqué avoir voulu aider le premier policier en lui demandant de quitter les lieux et de ne pas céder aux avances de la dame : « Elle avait jeté son dévolu sur moi puis sur B. Elle avait tenté de se dénuder avant que l’on décide de la ramener chez elle et, sur place, la dame a tenté d’abaisser le pantalon de B. Je l’ai sommé de me suivre avant que cela ne dérape totalement ». Il a ajouté avoir simplement souhaité la laisser chez elle pour aider l’hôte de la soirée.

    Concernant les deux derniers prévenus, ils ont rappelé qu’ils n’ont pas assisté à la scène chez la voisine de D., ramenée chez elle par les deux policiers.

    Un prévenu risque 3 ans de prison avec sursis

    L'avocat de la dame (et de son mari) a fustigé le comportement des prévenus : « Ils veulent salir ma cliente. Ils ont laissé faire les choses et l'ont certainement fait boire plus que deux verres ». Me Gilissen a demandé 1€ à titre provisionnel pour chaque membre du couple.

    Le parquet a requis l’acquittement pour trois des quatre prévenus. Il a en revanche plaidé pour une peine d’emprisonnement de 3 ans, assortie d’un sursis pour les 2/3 de la peine, à l’encontre de B.

    Les conseils des prévenus ont chacun demandé l’acquittement de leur client. Me Masset, conseil du principal protagoniste, a notamment mis en évidence des versions opposées entre celle des voisins et celle de J., en première ligne du début à la fin. Jugement le 21 octobre.

     

    Article par M GI

    Source Sudinfo 

     

  • Michel, Marchinois reçoit… 194 coups de couteau et survit sans séquelles !

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    Une mesure d’internement a été adoptée, en chambre du conseil de Huy, à l’encontre d’une habitante de Marchin âgée de 42 ans qui avait été inculpée de tentative d’assassinat.
     
    Le fait que sa victime ait survécu est assez exceptionnel, puisque celle-ci a reçu pas moins de… 194 coups de couteau ! Elle l’avait préalablement assommé de trois coups de matraque, et quand il avait repris connaissance, il s’était rendu compte qu’elle était à califourchon sur lui, en train de le « piquer » avec un couteau pointu.
     
    Michel, Marchinois de 59 ans, avait recueilli M. chez lui sept mois avant les faits. Elle était dans la rue, elle buvait et était une (ex) toxicomane toujours en proie à des rechutes, et il « s’en était fait mal », a-t-il expliqué.
     
    Au départ, ils avaient une relation amoureuse mais celle-ci était assez toxique puisque peu après le début de celle-ci, il avait rechuté dans l’alcool.
     
    Ils n’avaient rapidement plus formé un couple, mais bien deux cohabitants dans un immeuble en grand désordre, avec de temps en temps de dangereux débordements puisque Michel avait déjà reçu, en février dernier, un coup de couteau au doigt.
     
     
    Le 31 mars dernier, M. avait « pété les plombs » et après avoir reçu les multiples coups de couteau, ne se rendant pas compte de l’ampleur des dégâts, Michel avait à moitié rampé jusqu’au premier étage, pour se mettre au lit, répandant du sang partout dans la maison.
     
    Mais la douleur ressentie n’était pas passée, et il avait fini par demander à M., au petit matin, d’appeler les secours et l’ambulance. Celle-ci l’avait fait, pour se raviser quelques instants plus tard en les rappelant pour leur dire qu’il était inutile de venir.
     
     
    65 points de suture
     
     
    Il a fallu anesthésier le Marchinois pour réaliser les sutures tant les plaies étaient nombreuses ; après avoir reçu 65 points de suture ainsi que 13 agrafes sur la tête, il était plus ou moins réparé même s’il souffrait d’un pneumothorax léger.
     
    Dans le fatras et la saleté indescriptibles de la maison, les policiers ont retrouvé deux couteaux tachés de sang, un couteau de cuisine doté d’une lame de 12 cm, et un couteau à pain d’une lame de 22 cm.
     
    L’arrestation de la Marchinoise avait été fort épique : elle s’était dite furieuse que Michel ne soit pas mort, expliquant qu’il était le sosie de Marc Dutroux et qu’elle voulait son décès.
     
    Elle avait ensuite annoncé qu’elle était la nièce du Roi Philippe et qu’elle allait prévenir ce dernier pour qu’il intervienne en sa faveur… Elle avait ensuite menacé les policiers, tenté de leur donner des coups de pied, puis elle avait retiré son masque pour cracher sur trois d’entre eux. Un test Covid avait dû être réalisé sur elle pour les rassurer.
     
    « Les propos tenus par ma cliente laissaient déjà entendre qu’il y avait un problème d’ordre psychiatrique, tout comme la manière dont les faits se sont déroulés », explique Me Nathan Mallants, conseil de la quadragénaire.
     
     
    Les expertises qui ont suivi ont confirmé qu’elle était atteinte de schizophrénie paranoïde, avec un risque élevé de récidive s’il n’y a pas de prise en charge.
     
    Les multiples plaies, heureusement pour la plupart assez légères, n’ont pas laissé de séquelle indélébile à la victime, qui se retrouve parmi les recordmen du nombre de coups de couteau reçus.
     
    Si des faits-divers ont fait état de 468 coups de couteau (assénés à Toulouse en 2011), rares sont les victimes à ce point ciblées et qui survivent avec seulement trois jours d’hospitalisation.
     
    Article et rédaction par LWS
     

  • En matière de harcèlement, le taux de classement sans suite a atteint, sur les 5 dernières années, 66 % !

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    Harcèlement : 66 % sans suite !  

     

    En matière de harcèlement, le taux de classement sans suite a atteint, sur les 5 dernières années, 66 % ! On parle ici de tous les types de harcèlement (entre conjoints, au travail, par internet…), sauf des harcèlements sexuels.
     
    Entre 2015 et 2019, 99.511 dossiers de harcèlement sont arrivés dans les parquets du pays et 66.484 ont été classés sans suite. C’est au parquet de Charleroi que l’on atteint le plus haut score de classements sans suite (72 %) tandis que Liège, Namur et le Luxembourg tournent autour des 62 %.
     
    On classe toutefois de moins en moins au fil des ans : 76 % de classements sans suite en 2015 et 50 % en 2019. « Ce que je retiens de positif de ces données chiffrées, c’est que l’on prend plus en compte les risques encourus par les victimes », réagit Caroline Taquin (MR), la députée qui a obtenu ces chiffres du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V).
     
    « Les classements sans suite diminuent très fortement depuis 5 ans, c’est évidemment une bonne chose, il faut poursuivre dans cette direction en donnant les moyens à la justice de faire ce travail après une plainte à la police. Je requestionnerai le Ministre pour voir comment on peut encore améliorer le suivi judiciaire ».
     
     
    Caroline Taquin reste inquiète sur les chiffres, dans l’absolu. « Car chaque fait de harcèlement comporte des dangers, qu’ils soient légers ou graves pour la victime.
     
    Le traumatisme peut être très important. Ce qu’il faut, c’est que les institutions publiques soient en capacité de faire le travail nécessaire pour protéger les victimes ou potentielles victimes et cela va des services de prévention, à l’école, au parascolaire, à la police de proximité et jusqu’à la justice ».
     
     
    « Le taux de classement pour des motifs techniques est relativement conséquent par rapport à celui pour motifs d’opportunité », précise Sandrine Vairon, procureur de Divison à Charleroi.
     
    « Parfois, dans ces matières, un rappel à la loi ou une médiation pénale est préférable à une citation devant le tribunal .
     
    Il vaut parfois mieux éviter de mettre de l’huile sur le feu », indique Damien Leboutte, procureur de Divion à Liège.
     
    « Ajoutons que le harcèlement moral est difficile à prouver.
     
    C’est souvent la parole de l’un contre celle de l’autre.
     
    Si cela se fait par mail, SMS…, c’est déjà plus facile ».
     
    Article F. DE H.
     
     

  • À Engis, Donceel, Nandrin… des riverains se mobilisent contre les vols de nuit

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    « Le bruit des avions survolant ma maison m’empêche de dormir et nuit gravement à ma santé. Sur une semaine, je dors environ deux nuits correctement. J’ai souffert d’un cancer. Avec le stress et la fatigue, mais aussi la pollution provoquée par le passage des avions, j’ai peur d’une récidive. Cette situation tue les gens à petit feu… »

    Christiane Delincée habite à Clermont-sous-Huy, un village de l’entité engissoise n’en peut plus : ces derniers mois, de plus en plus d’avions survolent bruyamment sa maison et lui font perdre le sommeil.

    « De plus en plus de vols inversés »

    Un phénomène constaté dans de nombreuses communes de l’arrondissement de Huy-Waremme, comme le confirme Isabelle Halleux, une Donceeloise également excédée. « Le phénomène s’étend de manière assez large. Les avions ne respectent pas leurs couloirs et, à cause du changement climatique, il y a de plus en plus de vols inversés (à cause du changement de direction des vents).Par conséquence des communes qui n’étaient pas concernées par les nuisances sont à présent fortement touchées. En outre, des anciens modèles d’avion, très bruyants ont toujours l’autorisation de décoller et d’atterrir à Bierset alors qu’ils sont interdits partout ailleurs… » Isabelle Halleux redoute que ces nuisances deviennent insupportables si l’arrivée d’Alibaba se confirme.

     

    Alors que l’aéroport liégeois entend poursuivre son expansion, le bruit des avions ne réveille plus seulement les habitants de Saint-Georges, comme c’était le cas il y a une quinzaine d’années. À présent, une large zone est concernée. Les bourgmestres de l’arrondissement commencent d’ailleurs à réagir. Et les riverains veulent mobiliser en masse. « Plutôt que de créer des comités isolés sur chaque commune, nous avons décidé de rejoindre le Comité des Citoyens de l’Aéroport de Liège (CCAL) – Liège Air propre, qui compte déjà 300 membres » exposent Christiane et Isabelle.

    « Ils survolent la poudrerie »

    Christiane Delincé, le relais pour les communes d’Engis, Nandrin et Flémalle, veut mobiliser un maximum de monde. « J’ai été distribué des tracts dans mon quartier de Clermont. Outre le bruit, ce qui m’inquiète aussi c’est que les avions survolent à basse altitude PB Clermont (une entreprise de fabrication de poudre propulsive destinée à la production de munitions NDRL). Si un crash se produit à cet endroit, ce sera la catastrophe. »

    Bernard Gillon, qui chapeaute CCAL, rappelle que le survol des entreprises Seveso, tout comme celui de la centrale nucléaire est interdit en deçà d’une certaine altitude « mais c’est extrêmement difficile à vérifier et cette règle est régulièrement bafouée. »

    Christiane Delincé et Isabelle Halleux ne sont pas les seules à vouloir mobiliser. À Verlaine, Waremme, Faimes ou Fexhe des personnes relais sont aussi à l’écoute des citoyens. « Il faut réagir très vite car ce n’est que le début des vols de nuit. Avec le CCAL nous voulons œuvrer pour faire supprimer les vols de nuit et pour imposer le respect des couloirs aériens » conclut Christiane Delincé.

    Pour contacter le comité  : CCAL4537@gmail.com Site web : www.ccal.info Facebook CCAL Donceel

    Deux actions en justice menée par le comité

    Le CCAL « Liège Air Propre » veut faire entendre la voix des riverains, mais également décidé de lancer deux actions en justice.

    1) Une étude d’incidence environnementale globale.

    « Nous avons décidé d’utiliser la voie judiciaire pour obtenir une étude d’incidence environnementale globale, détaille Bernard Gillon. Depuis dix ans, tous les projets sont saucissonnés et font l’objet d’études séparées, nous voulons une étude globale. » Le porte-parole pointe aussi le problème des avions anciens polluants et bruyants « qui ne sont plus aux normes et qui continuent d’atterrir à Bierset ».

    2) Un recours au conseil d’Etat contre le permis unique délivré à l’entreprise chinoise Alibaba, qui autorise la filiale Cainiao à construire un hall de 30.000 mètres carrés pour le traitement du fret aérien et 1300 mètres carrés de bureaux.

    « Le développement de l’aéroport se fait au détriment du contribuable, mais avec son argent et sans son accord » déplore Isabelle Halleux.

     

    Article de A BT 

     

    Source Sudinfo 

     

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  • 10 mois de prison pour avoir maltraité sa grand-mère à Nandrin

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    Une jeune fille née en 2001 a été condamnée à 10 mois de prison pour maltraitance envers sa grand-mère. Des violences aussi bien verbales que physiques. Entre le mois de mars et le mois de mai 2019 à Nandrin, la petite fille s’est montrée violente au point d’interpeller d’autres membres de la famille. L’un d’eux avait d’ailleurs capté un nouvel épisode humiliant et dégradant pour en remettre un enregistrement à la police le 21 mai 2019.

    Les coups ont été constatés par la police qui a entendu la dame, en position de vulnérabilité et née en 1929, et sa petite-fille. Alors que la première minimisait les faits, malgré des traces physiques et des cheveux arrachés, la seconde a totalement nié ce qui lui était reproché en parlant d’une vidéo trafiquée pour lui nuire.

    Le tribunal correctionnel de Huy a condamné la prévenue à 10 mois d’emprisonnement par défaut. Cette dernière ne s’était pas présentée à l’audience du 17 juin dernier.

     

    Article par Par M.GI.

     

    Source Sudinfo 

     

  • Les barreaux de Huy et Liège s’unissent pour être plus forts

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    Des élections auront lieu le 17 septembre prochain pour déterminer le nouveau conseil de l’ordre qui sera notamment composé d’un bâtonnier de l’ordre unifié (Bernard Ceulemans) et de deux bâtonniers de division.

    Pour la division hutoise, il s’agit de Me Bernard De Boyer.

    « Nous travaillons à ce rapprochement depuis 6 ans », retrace Me Xavier Mercier, bâtonnier hutois sortant.

     

    « Cela ne changera rien à nos pratiques mais cela va nous renforcer, aussi bien dans la défense des intérêts des avocats que des justiciables. 

     

    Ensemble, on peut peser sur l’avenir de notre profession, implanter des nouvelles directives et moderniser notre profession, » se réjouit-il.

    Cette mise en commun des forces a déjà produit ses effets par le passé, rappelle le bâtonnier hutois.

     

    « Un moment, nous avons craint que le palais de justice de Huy se vide. Sans le soutien du barreau de Liège, nous ne serions pas parvenus à défendre cette justice de proximité ».

    Ensemble, les deux barreaux regrouperont 1100 avocats, soit 1.000 à Liège et 100 à Huy. Le barreau de Verviers jouera cavalier seul. Il s’est retiré des négociations il y a un an.

    Par M-Cl.G.

    Source

  • Pour la rentrée judiciaire à Liège, le tribunal correctionnel examinera dès le lundi 7 septembre le dossier de l’explosion de la rue Léopold

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    Rentrée judiciaire à Liège avec le procès de la rue Léopold

    Plusieurs procès d’assises, qui avaient fait l’objet d’un report en raison de la crise liée au coronavirus, ont été reprogrammés pour la rentrée judiciaire en province de Liège. Six sessions d’assises ont déjà été annoncées devant la cour d’assises de Liège. Au tribunal correctionnel liégeois, le procès relatif à l’explosion de la rue Léopold débutera le 7 septembre.

    Avec les mesures Covid-19

    Les procès reprogrammés devant la cour d’assises de Liège devraient se dérouler dans des conditions adaptées aux règles sanitaires actuellement en vigueur. Outre la limitation des places disponibles dans la salle d’audience, ce sont les séances de formation du jury qui nécessiteront des modalités adaptées.

    Le premier procès débutera le 7 septembre. Henry Generet, un Verviétois âgé de 37 ans, répondra de l’assassinat de sa compagne, Laetitia Depouille. Le second procès aura lieu dès le 1er octobre. Durant trois semaines, Sébastien Goemans, Fabian Dervin et Catherine Goemans répondront de l’homicide de Sébastien Boissart, un Liégeois âgé de 31 ans, tué à coups de pied de biche.

     

    Daniel Mathy (72 ans), répondra dès le 9 novembre de l’assassinat de Claudine Hallut (61 ans), l’épouse avec laquelle il était en instance de divorce. Le 2 décembre, un jeune homme, mineur au moment des faits, répondra de l’homicide d’un autre jeune homme âgé de 18 ans.

    En janvier 2021, la cour d’assises de Liège aura à connaître des dossiers d’Oumar Balde, suspecté d’avoir tué sa compagne et de l’avoir enterrée dans son jardin, ainsi que de Carine Gilsoul, accusée d’avoir tué son compagnon Patrick Voz (49 ans) d’un coup de couteau.

    Le procès de la rue Léopold au tribunal correctionnel

    Au tribunal correctionnel de Liège, l’année judiciaire débutera par le procès relatif à l’explosion de la rue Léopold, survenue en janvier 2010. L’explosion avait entraîné la mort de 14 personnes et fait 19 blessés. Quatre prévenus répondront de ces faits à partir du lundi 7 septembre.

    Le procès d’Alain Mathot, suspecté de faits de corruption dans le cadre de la construction d’un incinérateur de déchets à Herstal, se poursuivra les 7 et 14 janvier 2021. Le 8 septembre, la cour d’appel de Liège rouvrira les débats dans le dossier de Jean-Charles Luperto, le député-bourgmestre de Sambreville suspecté d’avoir commis des faits d’outrage public aux moeurs en 2014.

     

    Source

    Par BELGA

     

  • L’affaire de moeurs à Modave dans les procès de la rentrée à Huy

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    Deux gros dossiers vont marquer la rentrée judiciaire à Huy :

    Un policier aurait exhibé son sexe

    Le tribunal hutois se penchera également sur un dossier de moeurs le 25 septembre.

    Trois policiers de la région hutoise et une quatrième personne sont poursuivis pour attentat à la pudeur et non-assistance à la victime.

    Le 5 juin 2018, à Modave, une dame aurait été trainée à son domicile par deux policiers après une soirée chez un voisin.

    L’un d’eux aurait exhibé son sexe pendant que le second la maintenait au sol.

    Des voisins, qui avaient aperçu la scène, avaient alerté la zone de police du Condroz.

     

    Le 23 septembre, l’auteur du Fort Chabrol à Wanze du 9 août 2017 comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Huy.

    L’homme s’était présenté armé chez un voisin, avec lequel il avait entretenu une relation sentimentale.

    Le quinquagénaire avait alors ouvert le feu, blessant mortellement le chien de son ex-compagnon.

    L’assaillant s’était par la suite retranché dans un grenier de son bâtiment, après avoir donné la mort à son propre chien, avant d’être interpellé par les unités spéciales de la police fédérale.

     

    Source Belga

  • Le Nandrinois âgé de 70 ans a confié son chien, alors qu’il devait subir une lourde opération, à une dame de la région pour la durée de son hospitalisation, mais depuis sa sortie, La dame ne veut plus lui rendre Brad

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    « La dog-sitter a volé mon chien Brad » 

    Patrick lui avait confié son animal lors de son hospitalisation mais elle ne veut pas lui rendre 

    Patrick de Decker est triste et désespéré !
    Le Nandrinois âgé de 70 ans a confié son chien, alors qu’il devait subir une lourde opération, à une dame de la région pour la durée de son hospitalisation.
    Mais depuis sa sortie, Patrick n’a plus revu son animal. La dame ne veut plus lui rendre « Brad », un terrier tibétain.  

     

    Le Nandrinois, Patrick de Decker, lance un appel à l’aide.
    L’homme âgé de 70 ans n’a plus vu son chien depuis plusieurs mois.
    L’histoire remonte au mois d’août 2019, lorsque Patrick intègre une résidence pour personnes âgées à Nandrin, en attendant une maison plein-pied puisqu’il vient d’être amputé d’une jambe.
     
    La résidence refuse, dans un premier temps, que son petit chien « Brad Pitt », un terrier tibétain âgé de 12 ans, s’installe avec lui. Raison pour laquelle Patrick cherche quelqu’un, qui vit à proximité de la maison de repos et qui pourrait garder son animal la nuit.
     
    Une plainte déposée
     
    « J’ai finalement trouvé un accord avec la maison de repos.
     
    Je pouvais être avec mon chien la journée mais je devais trouver quelqu’un pour la nuit.
     
    Via un ami qui habite à Saint-Séverin, j’ai rencontré une dame qui a accepté de garder mon chien la nuit », explique-t-il pour commencer.
     
    Son assistante sociale lui avait même trouvé une voiturette électrique, afin de lui permettre de se promener chaque jour avec son animal.
     
    Lors des trois premiers mois, tout se déroule plutôt bien.
     
    Patrick va chercher tous les matins Brad Pitt et le ramène en soirée avant d’aller se coucher.
     
    Mais au mois d’octobre, Patrick doit subir une grave opération en urgence à la jambe droite, ce qui l’oblige à caser Brad Pitt.
     
    « J’envisageais alors de placer mon chien ailleurs pendant mon hospitalisation mais la dame voulait absolument s’en occuper.
     
    Je lui ai donné finalement mon accord », ajoute Patrick, qui s’en veut désormais d’avoir fait ce choix.
     
    « Pendant mon hospitalisation, j’essayais de l’appeler pour avoir des nouvelles de mon chien ; mais soit elle ne répondait pas soit elle était toujours occupée.
     
    Et lors de ma sortie de l’hôpital, elle m’explique qu’elle garde mon chien et qu’elle ne me le rendra pas », continue Patrick, désemparé.
     
    Des membres de l’entourage interviennent, en vain... Une plainte pour vol est alors déposée à la police de Nandrin qui se rend au domicile de la dame, mais le chien ne peut être récupéré.
     
    Il est déclaré volé
     
    « Elle n’a pas voulu le donner aux policiers.
     
    Elle leur a déclaré que le chien était mieux traité avec elle.
     
     Je ne parviens toujours pas à comprendre comment mon chien n’a pas pu être repris alors qu’il est pucé, identifié et rattaché à mon nom.
     
    On voit qu’il m’appartient et en plus il est déclaré volé sur sa fiche d’identification », s’offusque le Nandrinois.
     
    Depuis, c’est silence radio.
     
    Et Patrick souffre énormément de cette situation.
     
    « Cela me touche tellement.
     
    Non seulement j’ai une faiblesse physique puisque j’ai dû être amputé, c’est déjà très dur à supporter.
     
    Mais en plus, on m’enlève mon chien.
     
    On a profité de ma faiblesse et de ma confiance.
     
    C’est une souffrance à vivre qui est terrible.
     
    Je vivais avec mon chien h24 depuis que j’avais pris ma retraite.
     
    Je n’ai plus de famille, ils sont tous décédés.
     
    Je voudrais juste récupérer mon chien « Brad Pitt », conclut avec beaucoup d’émotion Patrick.
     
    Pour notre expert, Philippe Schutters, vétérinaire communal
     
    Comme nous l’avons stipulé ci-dessus, « Brad », le chien de Patrick de Decker est pucé et répertorié sur le Dog ID, base de données pour l’identification et l’enregistrement des chiens en Belgique.
    Mais malgré cela, le Nandrinois ne peut toujours pas récupérer son chien.
    Nous avons demandé quelques explications à Philippe Schutters, le vétérinaire en charge du bien-être animal en province de Liège.
    « Il y a une différence entre le fait d’être le propriétaire et le responsable de l’animal.
     
    Dans le cas où le chien est enregistré au nom de son propriétaire, et que ce dernier le confie à son voisin, c’est le voisin qui devient responsable mais le propriétaire reste le même.
     
    Il y a un transfert de responsabilité qui se fait au moment où l’on confie son chien mais le propriétaire reste le propriétaire », explique Philippe Schutters.
    La plateforme du Dog IDF permet de regrouper, de manière centralisée, les données des animaux de compagnie canins.
     
    POUR ME LEUTHER, AVOCAT DE PATRICK 
     
    Mandaté il y a peu, Me Leuther, l’avocat de Patrick de Decker est en train d’effectuer les démarches pour agir sur le plan judiciaire.
     
    « J’ai écrit à la dame en question, qui n’a pas réagi.
     
    J’ai été mandaté pour entamer les démarches utiles, qui sont en cours.
     
    Il s’agit d’un acte odieux de la part de la dame envers monsieur de Decker.
     
    Le dossier n’est pas encore arrivé au parquet, j’espère faire aboutir ce dossier assez rapidement.
     
    Mais je n’ai pas à ma connaissance un texte qui autoriserait la police à aller chercher un bien ou autre, chez quelqu’un d’autre », nous indique Me Leuther.
     
    Article et rédaction Amélie Dubois