Dossier Justice

  • Condamnés pour avoir volé à Nandrin et d'autres communes

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    Ce jeudi, le juge du tribunal de première instance de Liège, division de Huy, a condamné deux cambrioleurs à 10 mois et un an de prison avec sursis, pour des vols et tentatives de vols commis à Saint-Georges, Amay et Nandrin.

    Ils étaient notamment poursuivis pour avoir emporté des boutons de manchettes en or et deux sacs Louis Vuitton.


    Domicilié en région parisienne Ratko, 22 ans, a vécu un temps à Ans, chez sa compagne.

    Son complice, Armando 18 ans, n’avait pas de domicile connu avant son arrestation.


    Ils étaient poursuivis notamment pour avoir volé, à Saint-Georges-sur-Meuse le 12 janvier dernier, des boutons de manchettes en or, un bracelet Dinh Van, deux sacs Louis Vuitton, un sac Delvaux et un porte-cartes.

    Pour entrer dans la maison, ils avaient brisé une fenêtre située à l’arrière de l’habitation et ont minutieusement fouillé la chambre. La justice leur reprochait également deux autres vols à Amay et Nandrin le 24 janvier.
    Arrêtés à Nandrin


    Les deux cambrioleurs ont été arrêtés le 24 janvier, à 11 heures 30, à Nandrin.

    Leur voiture avait été repérée par un témoin. Interpellé par la police, Ratko a admis avoir brisé une fenêtre, mais a affirmé qu’il s’était immédiatement enfui avec son complice après cet acte, car briser la fenêtre avait causé beaucoup de bruit…

    Lors de l’audience, Me Charlotte Verleek, qui plaidait loco Me François Dessy, a souligné le jeune âge des prévenus et leur absence d’antécédent judiciaire. Le vol commis à Saint-Georges n’a pas été contesté par les prévenus, mais ils ont minimisé son butin. Les deux autres cambriolages commis à Amay et Nandrin ont par contre été requalifiés en tentative de vol.


    Me Charlotte Verleek a sollicité la suspension du prononcé pour ses clients, ce qui a été refusé par le juge. Ce dernier a souligné la nécessité « de ne pas banaliser de tels faits », mais aussi l’absence de remise en question affichée par les deux prévenus.


    En raison de la crise sanitaire, ils n’ont pas été extraits de la prison


    Le juge ne s’est cependant pas opposé au sursis. Ratko écope donc de dix mois de prison avec sursis pour ce qui excède la détention préventive.

    Armando est condamné à un an de prison avec sursis, dans les mêmes conditions.


    Les deux hommes doivent quitter la prison de Lantin au cours des prochaines heures, voire dans les jours qui viennent les formalités administratives prenant un peu plus de temps en raison de la crise du coronavirus.

    Ajoutons qu’en raison des précautions sanitaires prises dans ce cadre, les deux détenus n’ont pas été extraits de la prison de Lantin pour assister au prononcé de leur jugement.


    « Pas d’antécédent »


    Le contexte global dans lequel ce jugement a été prononcé est évidemment particulier, mais Me François Dessy ne pense pas que la crise sanitaire ait joué un rôle dans la libération rapide de ses clients : « Je ne veux pas croire que cette décision de libération soit liée au contexte.

    Il n’y avait pas d’intérêt à maintenir mes clients en prison, et rappelons qu’ils n’avaient pas d’antécédent » souligne-t-il.

    Rédaction de l'article Par A.BT 

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  • Attention !!! Une nouvelle circulaire prévoit de nouvelles sanctions liées au coronavirus

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    Le collège des procureurs généraux a publié une circulaire afin que les parquets et les services de police appliquent les nouvelles mesures de manière uniforme sur tout le pays.


    > Les personnes qui se rassemblent ou effectuent des déplacements non essentiels et les commerçants qui gardent leur magasin ouvert en dépit de l’obligation de fermeture, ne recevront plus d’avertissement, mais bien immédiatement un p.-v. et une amende.

    Pour chaque infraction constatée, une transaction pénale de 250 € pour les particuliers et de 750 € pour les commerçants. La police pourra même saisir la recette du restaurateur, par exemple, qui n’aurait pas respecté l’interdiction.

    Pour prouver les infractions, le policier peut procéder à des constatations, des auditions et se baser sur des photos, des images de caméra de surveillance, etc.

    En cas de récidive, le contrevenant sera traduit devant le tribunal correctionnel.


    La circulaire prévoit en outre 3 sanctions spécifiques :


    1. La personne qui crie publiquement qu’elle est porteuse du Covid-19 sera punie d’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 50 à 300 € ;

    2. La personne qui crache ou éternue délibérément sur une personne pour lui faire croire qu’elle pourrait attraper le Covid-19 sera punie de 3 mois à 2 ans de prison et d’une amende de 50 à 300 €;


    3. Tousser, cracher ou éternuer délibérément sur des aliments proposés à la vente : 6 mois à 5 ans de prison et amende de 200 à 2.000 €

    Rédaction   Par F. DE H

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  • Depuis leur prison où ils sont confinés, les détenus assisteront à leur procès par vidéo interposée

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    Samedi, le conseil des ministres élargi aux présidents de 10 partis a étudié des arrêtés royaux de pouvoirs spéciaux proposés par Koen Geens pour adapter le fonctionnement de la Justice et des prisons à la crise du coronavirus.


    Côté prisons, un congé pénitentiaire prolongé doit pouvoir être octroyé, sous conditions, à certains détenus dont un premier congé s’est bien passé, tandis que ceux qui sont en fin de peine pourraient être libérés plus tôt, sous certaines conditions là aussi.

    En revanche, on va suspendre les permissions de sortie, congés brefs et détentions limitées, pour éviter des allers-retours à court terme entre la prison et le monde extérieur, qui sont autant de risques de faire entrer le virus dans un établissement pénitentiaire.


    Au pénal, les délais de prescription seront prolongés. Dans les chambres des mises, les parties pourront s’exprimer par écrit, pour éviter les déplacements et contacts physiques. Globalement, il s’agira de limiter le plus possible les audiences où les parties sont physiquement présentes.


    Au civil, il sera possible pour les cours et tribunaux de prendre en délibéré sans plaidoiries des affaires qui auraient normalement dû passer par des audiences, sauf si les parties s’y opposent. Les délais prescrits à peine de déchéance seront automatiquement rallongés jusqu’à un mois après la fin de la période de crise actuelle.

    Par ailleurs, le tribunal correctionnel de Malines va utiliser, dès lundi, la vidéoconférence pour permettre à des détenus d’assister virtuellement à leur procès.

    C’est le premier tribunal à adopter ce système en Belgique. En raison du confinement et de la distance sociale, les détenus ne sont plus transférés au tribunal. Les avocats sont aussi autorisés à représenter leurs clients, sauf s’ils indiquent, au moins 24 heures à l’avance, qu’ils veulent absolument être présents en personne.
    Procès par vidéo
    Le tribunal de Malines a donc établi une liaison vidéo avec la prison de Malines. « Nous avons tout testé ces derniers jours et nous avons également obtenu l’autorisation pour ce mode de fonctionnement de la justice et du système pénitentiaire.

    Nous commencerons à travailler de la sorte ce lundi », explique le président de la section de Malines du tribunal de première instance d’Anvers, Theo Byl.

    « C’est ça, la justice moderne : répondre aux besoins avec la technologie.

    C’est un grand pas en avant dans cette crise du coronavirus. Nous continuons à traiter un maximum de dossiers, sinon nous accumulerons un énorme arriéré et cela ne sera bénéfique à personne ».

    Rédaction de l'article par M.R.

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  • La majorité des dossiers sont remis sans date précise !!!

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    Les mesures prises dans le but de réduire la propagation du Covid-19 ont a des répercussions sur la vie judiciaire et notamment sur le fonctionnement palais de justice de Huy, réduit à un régime minimum.
    Le parking, les allées, les salles d’audience.

    Plus une âme ou presque ne se promène à proximité du n°4 Quai d’Arona. Depuis une semaine, la vie du palais de justice de Huy a changé suite aux mesures liées au Covid-19. Désormais, les activités ont drastiquement diminué, à commencer par les audiences : « Seuls les dossiers impliquant les détenus sont traités, que ce soit en Chambre du conseil ou devant le tribunal correctionnel.

    Il n’y a pas d’audience si aucun détenu n’est concerné.

    Au civil ou pour les affaires familiales, le même principe est appliqué et les dossiers sont remis, excepté en cas d’urgence », explique Jean-François Marot, président du tribunal de première instance de Huy.

    La majorité des dossiers sont donc remis sine die, sans date, et reportés dans le futur. Une décision prise par le comité de direction du tribunal hutois suite aux directives du Collège des cours et tribunaux. Jeudi, il n’y avait d’ailleurs… que des prononcés de jugement.


    Une alternative dans certains cas


    Une situation particulière qui touche également le personnel : « Nous privilégions au maximum le télétravail et une tournante est organisée concernant le personnel administratif.

    Les équipes travaillent donc un jour sur deux », ajoute le président.
    Un travail qui force les différents acteurs à trouver des solutions : « C’est un service public qui s’adapte et qui tente de répondre au mieux aux circonstances exceptionnelles.

    C’est le cas avec la mise en pratique de la procédure écrite.

    Dans certains cas, le tribunal et les avocats se passeront de plaidoiries orales lors d’audience et la décision se basera sur les dossiers écrits et les pièces apportées. Cela ne concerne évidemment pas les matières pénales ou urgentes », précise le bâtonnier Xavier Mercier.

    Une organisation qui réduit donc les audiences prévues : « Nous avons effectivement très peu de dossiers à traiter dans l’état actuel des choses. Néanmoins, nous nous organisons en planifiant déjà la reprise normale des audiences car il risque donc d’y avoir un flux de dossiers à ce moment-là », explique un juge correctionnel.

    Une vision partagée par un greffier : « Nous avançons dans nos tâches en sachant pertinemment que la majorité des dossiers vont devoir être remis à une date ultérieure. D’ici plusieurs jours, je me demande ce que nous pourrons faire en attendant la fin des mesures ».


    Pour éviter au maximum les contacts, une boîte aux lettres a été installée devant les greffes, fermés l’après-midi, pour permettre la distribution du courrier : « Le facteur n’entre plus dans le bâtiment et nous devons donc nous en occuper », précise un membre du personnel.

    « Les personnes ont compris le message et ne viennent plus en masse demander des renseignements mais téléphonent. Nous sentons que les gens font attention et prennent ces mesures avec sérieux ». Une atmosphère quelque peu surréaliste qui évolue au fil du temps et qui pourrait encore se trouver modifiée dans les prochains jours.

    Rédaction de l'article par Maxime Gilles

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  • Ils auraient tenté de voler dans plusieurs habitations à Nandrin

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    Deux hommes, ne résidant pas en Belgique, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Huy pour plusieurs vols et tentatives de vol à Saint-Georges-sur-Meuse, Amay et Nandrin.

    Ils nient avoir participé à l’entièreté de ces faits. Ils risquent 10 mois d’emprisonnement.


    Le 24 janvier dernier, deux individus sont aperçus autour d’une habitation à Nandrin.

    Un passant observe la scène et appelle la police. Les deux hommes sont arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à regagner leur véhicule.
    Interrogés, ils ne pouvaient qu’admettre la tentative de vol. Ils ont rapidement été suspectés pour d’autres faits de ce type à Saint-Georges-sur-Meuse et Amay.

    Le 12 janvier, deux personnes s’étaient introduites dans une habitation par la fenêtre d’une chambre à coucher pour y voler plusieurs objets.

    Un mode opératoire tenté une nouvelle fois au même endroit le 16 janvier. Enfin, la même journée que la tentative de vol à Nandrin, deux hommes avaient essayé de s’introduire dans une maison à Amay.


    Risque de prison ferme


    Des faits réfutés par le premier prévenu, expliquant être en présence d’amis au moment de ces vols. L’autre prévenu a de son côté admis être impliqué pour les préventions du 12 janvier et le 24 janvier à Amay. Il est également poursuivi pour contrefaçon de plaque d’immatriculation.

    Le parquet a requis 10 mois d’emprisonnement pour chacun des hommes, possédant des ascendances slaves et ne résidant pas en Belgique. Un test osseux a même été réalisé sur l’un d’eux pour déterminer l’âge exact.


    Aucune liste concernant les objets volés


    Pour le conseil des prévenus, Me Verbeeck, il existe un gros doute concernant les objets volés et donc les préventions : « Rien ne permet d’identifier les objets subtilisés et aucune liste n’a été transmise.

    Les propriétaires de l’habitation de Saint-Georges parlent d’un pendentif, d’un bracelet ou encore de deux sacs Louis Vuitton, mais nous n’avons aucun élément dans le dossier répressif ».

    Concernant la plaque d’immatriculation contrefaite, elle a argumenté que son client n’avait pas connaissance de son illégalité au moment où il l’a acquise.


    Elle a plaidé en faveur d’une suspension simple du prononcé pour les deux prévenus, actuellement en détention préventive, ou subsidiairement un sursis : « Compte tenu de la crise sanitaire et l’évolution de la situation dans les centres pénitentiaires, il ne me semble par opportun et justifié de les laisser en prison ».

    Jugement le 1er avril.

    Rédaction de l'article Par M.GI. 

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  • Seules les affaires urgentes seront traitées dans les cours et tribunaux dès demain lundi 16 mars 2020

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    Le Collège des cours et tribunaux a communiqué, vendredi après-midi, aux différentes instances judiciaires en Belgique, plusieurs recommandations en vue de prévenir la propagation du Covid-19.

    « Doivent être traitées les affaires urgentes pour autant que les conditions sanitaires le permettent », indique le Collège.

    « Il est recommandé que chaque entité analyse, en toute loyauté, et avec toute la prudence requise, si et dans quelle mesure les autres audiences peuvent être tenues sans mettre en danger quiconque », précise encore le Collège.

    Chaque instance, en fonction de ses spécificités et de ses moyens, devra mettre en place des mesures pour appliquer ces recommandations.
    Le Collège précise qu’il est donc recommandé, pour les affaires civiles, d’annuler les audiences d’introduction à forte densité de population, d’utiliser au maximum la procédure écrite (en accord avec les barreaux), de réviser les plannings d’audience afin de permettre des présences en moins grand nombre et d’adapter les locaux pour tenir compte de distances de sécurité entre les personnes présentes.

    Pour les affaires pénales, les mêmes recommandations prévalent, mais toutes les affaires impliquant des détenus ou présentant un caractère urgent (problème de prescription, délinquant à caractère sexuel, récidiviste, etc.) doivent être traitées.


    Le Collège des cours et tribunaux préconise également, comme d’autres institutions ou entreprises, que tous les membres du personnel des instances judiciaires qui ont une santé fragile soient autorisés à rester chez eux.

    Il conseille aussi aux chefs de corps d’encourager le travail à domicile. Les greffiers en chef pourront accorder des dispenses de service à certains collaborateurs des greffes qui ne disposent pas d’un ordinateur portable et sont encouragés à organiser des tournantes de manière à ce que ça ne soit pas toujours les mêmes collaborateurs qui puissent travailler à distance.


    Enfin, le Collège rappelle aux entités judiciaires du pays qu’il est important « d’assurer une bonne hygiène, un nettoyage régulier des locaux et une aération aussi fréquente que possible de ceux-ci » par des techniciens de surface qui portent des gants.


    Le Collège affirme que « l’objectif est d’assurer une continuité des services aux justiciables, tout en garantissant au personnel de justice et au public la sécurité sanitaire nécessaire ».


    Le Collège des cours et tribunaux est composé de dix magistrats-chefs de corps, qui représentent l’ensemble des comités de direction des cours et tribunaux de Belgique.

    Il s’est réuni jeudi en début d’après-midi et ce jusqu’en soirée afin de décider des mesures communes à prendre et d’actions coordonnées à opérer au sein de l’ensemble des cours et tribunaux belges, concernant la pandémie de coronavirus.

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  • Le tribunal correctionnel de Liège a condamné Bertrand, un Nandrinois de 27 ans

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    Un Nandrinois avait une arme dans sa veste: pas de condamnation

    Le tribunal correctionnel de Liège a condamné Bertrand, un Nandrinois de 27 ans, pour des faits de rébellion à l’encontre de plusieurs policiers et de coups sur un agent.

    Il était également poursuivi pour une arme que l’on a retrouvée dans sa veste, mais une circonstance particulière lui a permis de bénéficier du doute sur ce point…


    Les faits datent du 20 janvier 2019, à Nandrin.

    La police avait été appelée à intervenir pour une bagarre, aux environs de trois heures du matin, dans un café de la route du Condroz.

    À l’arrivée des policiers, il y avait six ou sept personnes, dont Bertrand, qui s’était opposé au contrôle, râlant et invectivant les policiers.

    Malgré les ordres de ces derniers, qui lui avaient dit de se calmer, Bertrand avait continué et il avait rompu la distance de sécurité en s’approchant de son interlocuteur de trop près ; le policier l’avait repoussé, et il était alors allé en ennuyer un autre.

    Il avait fini par se mettre en « position de combat » face aux agents, et il avait asséné un coup de pied au genou de l’un d’eux avant d’être maîtrisé, non sans peine.


    Grande quantité d’alcool


    Le jeune homme reconnaissait la rébellion, qu’il a imputée à la grande quantité d’alcool ingurgitée ce soir-là.

    Il disait ne pas se souvenir du coup de pied, estimant qu’il n’avait fait que de se débattre face aux coups qu’il aurait reçus de la part des policiers en train de le maîtriser.


    Après le transfert au poste de police du jeune agité, une veste lui appartenant avait été retrouvée dans le café nandrinois. Dans la poche avant-gauche, ils avaient retrouvé un coup de poing américain, arme réputée prohibée.

    Bertrand avait contesté en être le propriétaire, et le tribunal lui a accordé le bénéfice du doute : puisqu’il avait été privé de liberté et que des gens étaient restés sur place, un de ceux-ci aurait pu décider de se débarrasser de son arme, devenue encombrante à la perspective d’un contrôle de police.

    Le jeune homme écope d’une peine de huit mois de prison et 400 euros d’amende, le tout assorti d’un sursis probatoire conditionné notamment à une prise en charge de son agressivité et à une formation à la gestion de conflits.

    Rédaction de l'article par Par LWs |

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  • Près de 50 appels par semaine en Fédération Wallonie-Bruxelles, SOS Viol propose une ligne d’écoute gratuite à destination des victimes de violences sexuelles.

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    SOS Viol propose une ligne d’écoute gratuite à destination des victimes de violences sexuelles.

    En trois ans, le nombre d’appels a considérablement augmenté, passant de 1.615 appels par an en 2016 à 2.491 en 2019.

    Les victimes de violences sexuelles peuvent trouver une oreille attentive auprès de l’ASBL SOS Viol qui leur offre une ligne d’écoute gratuite (0800/98.100). Depuis 2016, le nombre d’appels ne cesse d’augmenter.

    L’an dernier, 2.491 appels ont été recensés par l’ASBL, soit près de 50 appels par semaine. Trois ans plus tôt, 1.615 appels étaient alors enregistrés, soit un peu plus de 30 par semaine en moyenne.

    Ces appels viennent non seulement des victimes de violences sexuelles, mais aussi des proches des victimes, des professionnelles et des professionnels.

     

    Les chiffres interpellant d'une enquête sur les violences sexuelles


    Pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, cette augmentation de 54 % est positive et montre clairement l’importance de l’action portée par SOS Viol.

    « Soutenir et accompagner les victimes de viol est essentiel », confirme la ministre Valérie Glatigny. « Dans ces situations dramatiques, elles se sentent souvent seules et démunies.

    L’ASBL SOS Viol, par son rôle d’écoute et par les conseils psychologiques, juridiques et sociaux qu’elle dispense, peut représenter pour elles une véritable bouée de sauvetage. La Fédération Wallonie-Bruxelles soutient depuis de nombreuses années l’action de l’ASBL.

    Le numéro vert est un outil supplémentaire aux services des victimes. »

    « Libérer la parole des victimes »


    C’est pourquoi le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé ce jeudi de prolonger d’un an la convention liant la Fédération à l’ASBL SOS Viol.

    « Cette prolongation doit permettre à l’ASBL de pérenniser ses activités et à la Fédération d’examiner la manière la plus opportune de les compléter », indique-t-il dans un communiqué.

    La subvention annuelle octroyée à SOS Viol pour le fonctionnement de ce numéro vert est maintenue à un montant de 75.000 euros, qui vient s’adjoindre au soutien structurel de 250.000 euros accordés par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de sa compétence « Maisons de justice ».

    SOS Viol: près de 50 appels par semaine en Fédération Wallonie-Bruxelles

    Pour la ministre Bénédicte Linard, « la ligne d’écoute de SOS Viol permet de libérer la parole des victimes plus facilement et de recevoir un accompagnement et des conseils médicaux et juridiques.

    C’est l’étape 1 de la reconstruction pour une victime. Il est fondamental de soutenir ce type d’initiative et en amont de lutter contre les mécanismes qui conduisent aux violences faites aux femmes ».

    Et d’ajouter : « Le viol est un acte barbare qui peut avoir des conséquences physiques et psychologiques lourdes dont l’enfermement dans le silence. »


    La ligne d’écoute permet effectivement de soutenir ces victimes mais aussi de les accompagner et, le cas échéant, de les réorienter. Selon le communiqué, 44 % des appels donnent lieu à une proposition de consultation au sein de SOS Viol.

    25 % des appels donnent lieu à une réorientation vers un service adapté que ce soit la police, l’hôpital, un médecin, un Service de santé mentale…

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  • Violences faites aux femmes: les ministres s’activent

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    Dans le sillage du mouvement metoo, des scandales sexuels dans le monde du cinéma et de la multiplication des féminicides dans notre pays, quatre ministres nouvellement désignées ont décidé de se mobiliser pour la cause féminine.

    Bénédicte Linard, ministre des Médias, a évoqué hier devant la presse le projet qu’elle mène aux côtés de Christie Morreale, ministre wallonne de l’Égalité des Chances et des Droits des femmes, de Nawal Ben Hamou, secrétaire d’État bruxelloise à l’Égalité des Chances et de Barbara Trachte, secrétaire d’État bruxelloise et ministre-présidente du collège de la COCOF (santé et famille).


    Plan d’action de 5 ans


    Les quatre ministres ont lancé une Conférence interministérielle orientée sur les droits des femmes.

    « Nous avons bataillé ferme pour garder cette dénomination », a expliqué Bénédicte Linard, précisant que la première mission de cette Conférence était de s’attaquer, en front féminin, aux violences faites aux femmes.

    La ministre Linard a rappelé les statistiques effrayantes à ce sujet : selon l’Organisation mondiale de la Santé, une femme sur trois subira des violences sexuelles durant sa vie.

    En Belgique, une femme sur cinq sera victime de viol ; et 102 femmes au moins sont mortes sous les coups de leurs compagnons ces trois dernières années dans notre pays.

    Pour lutter contre tous ces drames, les ministres ont mobilisé 180 associations de la société civile pour élaborer, d’ici juin, un plan d’action de cinq ans pour défendre les droits des femmes dans notre pays.


    La ministre Linard a aussi sensibilisé la presse à une indispensable mobilisation pour aborder de manière responsable toute actualité liée aux violences faites aux femmes.

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  • Ils sont condamnés pour avoir tabassé un policier à Nandrin

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    Deux supporters du Standard de Liège étaient jugés ce jeudi par le tribubal de Huy pour coups et blessures sur un policier, alors que ce dernier venait de terminer son service de nuit et rentrait chez lui à Nandrin. Les deux hommes ont été condamnés.


    Le 22 juillet 2018 après une soirée foot, B., J. et une amie veulent continuer la soirée et se rendent près d’un petit champ à Villers-le-Temple (Nandrin) aux alentours de 4 heures du matin.

    Les jeunes boivent donc quelques canettes de bière tout en écoutant de la musique. Dérangée par le bruit à proximité de son domicile, une riveraine contacte son mari, policier, pour aller voir ce qu’il s’y passe après sa garde.


    Mis au sol


    En se rendant sur place, l’homme ne pensait pas que les choses allaient s’envenimer et qu’il allait être passé à tabac. Après des injures, des coups sont portés entre J. et le quadragénaire. Roué de coups et touché à l’arcade, il tente de repartir en direction de son domicile en laissant son véhicule.

    Il est malheureusement mis au sol par les jeunes et reçoit à nouveau de multiples coups. Lors de l’audience du 6 février dernier, les prévenus avaient reconnu avoir frappé la victime, seulement après qu’elle ait voulu en découdre avec eux. J. avait expliqué être le principal fautif et que B. avait tenté de calmer les choses.


    Cette nuit-là, le policier avait perdu connaissance et subi des séquelles importantes : fracture du nez, blessure à l’œil gauche, commotion cérébrale. À cela, s’ajoute anxiété exacerbée, détresse psychique.


    5.000 €


    Jeudi, le tribunal correctionnel de Huy a condamné les supporters de football. J. a été condamné à 2 ans d’emprisonnement avec sursis probatoire et B. a quant à lui écopé de 15 mois de prison avec sursis probatoire.

    Les deux prévenus doivent également payer solidairement 5.000 euros à titre provisionnel à la victime et 1 euro provisionnel à sa femme.

    Le président a estimé qu’aucun comportement ne justifiait un tel accès de violence envers la victime. Les explications des jeunes hommes, parlant de quelques coups donnés, étaient incompatibles avec les blessures de la victime.

    Le président a ajouté que les preuves permettaient de démontrer l’utilisation d’une canette de bière.

    Rédaction de l'article Par M.GI

     

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  • Le Nandrinois de 22 ans avait obtenu d’un enfant des photos de lui nu

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    Une peine de 3 ans de prison, assortie d’un sursis probatoire, a été prononcée par le tribunal correctionnel de Liège à l’encontre d’un pédophile de Nandrin âgé de 22 ans. Le jeune homme avait utilisé internet pour parvenir à ses fins…
    Une peine de 3 ans de prison, assortie d’un sursis probatoire, a été prononcée par le tribunal correctionnel de Liège à l’encontre d’un pédophile de Nandrin âgé de 22 ans. Le jeune homme avait utilisé internet pour parvenir à ses fins…
    C’est la maman d’un gamin de 10 ans qui avait déposé plainte, en novembre 2015. Elle avait surpris son fils en train de discuter, par skype, avec ce qu’il croyait être une fille de 13 ans. La maman avait consulté l’historique de leurs discussions, et elle avait constaté qu’alors que son fils envoyait à sa « correspondante » des photos de cœurs, de chiens, de tortues, « celle-ci » ramenait chaque fois la conversation au sexe. « Elle » avait notamment envoyé une photo de vagin, en demandant à son correspondant s’il savait, chez lui, « dans quel trou cela pouvait entrer ». La rapidité avec laquelle l’enfant avait cédé aux demandes du Nandrinois qui se cachait derrière le faux profil fait froid dans le dos : le pervers était entré en contact avec lui le 29 octobre, et le 2 novembre il était parvenu à se faire envoyer par l’enfant une vidéo dans laquelle ce dernier s’introduisait un doigt dans l’anus. En échange de cette vidéo, la prétendue « jeune fille » promettait à la petite victime de « faire tout ce qu’il voulait au monde », notamment jouer avec lui au jeu vidéo « Minecraft ». Tout acte de pénétration génitale non consenti est un viol, même s’il s’agit d’une pénétration à distance, par ruse : il s’agit bien là d’un viol technique, a conclu le tribunal.
    Déjà avant 18 ans
    Le Nandrinois était aussi poursuivi pour d’autres faits similaires, mais il les avait commis alors qu’il n’avait pas encore 18 ans : pour ce volet, le tribunal s’est déclaré incompétent. Le prévenu sollicitait une suspension du prononcé, mais le tribunal n’a pas accédé à sa demande, eu égard aux conséquences psychologiques, pour ses victimes, des faits qu’il a commis. Son expertise psy a confirmé la paraphilie pédophile, et les experts ont estimé qu’un suivi par un centre spécialisé était envisageable. Le sursis dont le Nandrinois bénéficie est lié à ce suivi ; tout usage des réseaux sociaux et tout contact avec des mineurs d’âge lui est en outre interdit.

     

    Rédaction de l'article 

    Par LWs

     

     

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  • Le saviez-vous ? Les moteurs reprogrammés sont indétectables au contrôle technique

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    Les constructeurs automobiles ne fabriquent plus différents moteurs adaptés à chaque modèle de leur gamme. Ils programment un bridage électronique pour moduler la puissance. Résultat, des automobilistes recourent à des reprogrammations auprès de spécialistes, officiels ou non.

    « De plus en plus de circuits non officiels proposent de reprogrammer le set-up initialement implémenté par le constructeur. Certains ateliers vont jusqu’à doubler la puissance originale du véhicule », s’alarme le député Vincent Scourneau (MR) qui a interpellé le ministre fédéral de la Mobilité. Ce dernier l’a renvoyé vers les Régions, la matière ayant été transférée dans le cadre de la 6e réforme de l’État.

    Au Service public de Wallonie, on est conscient du problème. « Avant, on ajoutait des puces pour améliorer des performances, mais les gens recourent de plus en plus à la reprogrammation », note Nicolas Yernaux, du SPW. Il n’est pas facile de détecter la modification. « Nous ne pouvons pas la repérer lors du contrôle technique. Il faut des bancs spéciaux », note Virginia Li Puma, d’Autosécurité. « En fait, le problème se situe surtout au niveau des assurances », souligne Nicolas Yernaux.

    « La puissance en kW fait partie entière de nos critères de segmentation, au même titre que la sinistralité ou l’âge du conducteur, afin d’objectiver le niveau de risque », explique Chloé Tillieux, d’AXA Belgique. Et de souligner : « Les statistiques établissent que plus un véhicule est puissant, plus la fréquence et la gravité des accidents sont élevées ». En clair, les primes vont augmenter en même temps que le boost apporté. « Le client doit toujours signaler la modification sinon il risque qu’on se retourne contre lui pour récupérer les frais du sinistre », enchaîne Laurence Gijs, d’AG Insurance. « En cas de sinistre, l’expert est en mesure de déterminer si la puissance du moteur correspond à la valeur indiquée sur les papiers », prévient Chloé Tillieux, à l’intention de ceux qui omettraient d’informer leur assureur.
     
    L’augmentation apportée doit être raisonnable. « Si le gain dépasse les 10 %, nous refusons car il y a un risque que les freins et les pneus notamment ne soient pas adaptés à une telle puissance », justifie AG Insurance.
    « Avec une telle puissance sous lec apot, le conducteur est tenté de l’utiliser », réagit de son côté Benoît Godart, porte-parole de l’Institut Vias qui ne voit pas d’un bon œil ces manipulations. « Surtout que les moteurs sont déjà, en moyenne, plus puissants de 25 % qu’il y a dix ans à cause du poids accru des voitures. Et d’enfoncer le clou : « C’est stupide à cause de toutes les limitations de vitesse et des radars, le conducteur risque une grosse amende ».
    Au-delà de 250 km/h

    Vias pointe un autre problème lié au débridage des moteurs. Les grosses berlines allemandes sont, volontairement limitées par les fabricants, à 250 km/h. Là aussi, il existe des sociétés qui proposent en Belgique, à la vue de tous, de faire sauter ce blocage : « Au-delà de la sécurité routière, il y a des questions d’environnement. Plus on va vite, plus on pollue. En Allemagne où il y a des tronçons où la vitesse n’est pas limitée, il y a actuellement des discussions pour les remettre en cause. L’idée est de n’autoriser que les voitures électriques à dépasser la limitation, et encore, uniquement de nuit ».

    Quel que soit le type de débridage, Traxio, la fédération des détaillants automobiles, déconseille vivement à ses membres de se livrer à de telles pratiques. « Pour les véhicules neufs, les marques ne laissent aucune marge de manœuvre au concessionnaire. La garantie constructeur tombe. C’est aussi le cas pour les occasions qui seraient modifiées. Les risques sont énormes », met en garde Pieter Van Bastelaere, porte-parole de Traxio.
    Un spécialiste: «Surtout pour le confort de conduite»

    Le sujet est sensible. Nous avons contacté l’une des principales sociétés à pratiquer une telle optimisation. Elle a pignon sur rue : près de 2.000 véhicules traités chaque année. Le responsable accepte de répondre à nos questions pour autant qu’il reste anonyme. Nous l’appellerons Jean.

    Performance, pas vitesse

    « L’objectif est d’augmenter le couple et la puissance, pas la pointe de vitesse », précise Jean, soulignant qu’il a très peu de fondus de vitesse parmi sa clientèle. « Nous avons des gens de tous les âges, notamment des policiers ou des experts automobiles. Leur principale motivation est d’avoir un comportement plus confortable, avec de meilleures reprises au moment de dépasser sur l’autoroute. Il y a aussi ceux qui trouvent que leur camionnette n’est pas assez puissante lorsqu’elle est très chargée. Les camping-cars représentent une catégorie importante. Ces véhicules sont patauds. Des propriétaires veulent de meilleures performances en montagne ». Jean met un dernier argument sur la table : les économies de carburant. Une reprogrammation permettrait de gagner 1 l aux 100 km. « Le gouvernement devrait plutôt s’occuper des personnes qui roulent sans assurance ou en défaut de contrôle technique. Ils sont bien plus nombreux et potentiellement plus dangereux », dit-il.
    Le spécialiste reconnaît que la programmation s’accompagne de certains inconvénients. « Si le garage s’en rend compte, la garantie constructeur saute. » Les clients sont prévenus. Pareil pour l’assurance.
    Pour lui, l’interdiction de l’activité causerait la perte de nombreux emplois. « Et des gens continueraient à le faire illégalement. Je parle des fameux « préparateurs de parking » qui se font payer au noir et n’utilisent qu’un ordinateur. Nous, nous avons des bancs de puissance (60.000 € chacun) pour nous assurer que les modifications apportées ne détruiront pas le moteur », conclut Jean.
    Par Yannick Hallet
     

  • Il pète les plombs lors de la reconstitution du meurtre à Neupré

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    Mardi 11 février 2020 au matin à Neupré avait lieu la reconstitution du meurtre de Karine Iskoumene, pour lequel le compagnon de la quinquagénaire, Laurent Silien, a avoué les faits. S’il s’est montré collaborant au début, il a ensuite « pété les plombs » lorsqu’il a dû mimer le moment de la mise à mort de sa victime. Il aurait même cassé un mur de sa maison.
    Un important dispositif avait été mis en place pour éloigner les badauds, ce mardi matin aux alentours du numéro 25 de la rue des Bouvreuils à Neuville-en-Condroz, en vue de la reconstitution du meurtre de Karine Iskounene (56), tabassée à mort à coups de batte de baseball, le 3 juillet, en soirée.

    L’homme qui partageait sa vie depuis une dizaine d’années, Laurent Silien (33), avait fait mine de « découvrir » le corps sans vie de sa compagne, en rentrant chez lui vers 22 heures. L’enquête, et notamment l’analyse du sang sur ses vêtements, a révélé qu’il était vraisemblablement l’auteur des faits : fin novembre dernier, à l’issue d’un très long interrogatoire, il a fini par avouer.


    La quinquagénaire est décédée après avoir reçu de multiples coups de batte de baseball, sur le haut de la tête mais aussi sur le visage et le corps. Elle gisait dans une grande quantité de sang lorsque les services d’intervention avaient été contactés par une voisine, alertée par les cris de Laurent faisant mine de découvrir le cadavre.
    Les analyses ont parlé
    L’analyse des vêtements du trentenaire a montré qu’après la scène d’une grande violence, il avait ôté ses vêtements souillés, et qu’il les avait trempés dans le sang de la victime, pour masquer les éclaboussures qui le trahissaient. Il avait ensuite remis ses vêtements avant d’appeler à l’aide.
    La victime arborait également des traces de couteau, mais le trentenaire soutiendrait qu’avant la scène finale, la victime avait tenté de se suicider.
    Les couteaux trouvés sur place étaient pourtant tous soigneusement lavés et rangés à leur place initiale.
    Silien s’emballe
    Laurent Silien a d’abord, durant cette reconstitution, accepté de collaborer. Il y aurait eu une première scène, avec de premiers coups de batte de baseball, puis le trentenaire aurait laissé là sa victime pour aller chercher une enveloppe d’argent cash, qu’elle cachait.
    En revenant, elle lui aurait dit « des paroles méchantes » et il se serait énervé encore en frappant vigoureusement.
    La reconstitution n’a pas pu aller plus loin car le trentenaire s’est ensuite emballé, perdant le contrôle, frappant sur le mannequin puis sur le mur de la maison, qu’il a partiellement démoli à coups de poing.
    La reconstitution s’est alors prolongée en son absence, avec la voisine notamment, pour se terminer aux alentours de 13h30.
    Toutes les parties étaient présentes : juge d’instruction, experts, police, ainsi que Me Wintgens, qui défend désormais, avec Me Delbouille, le trentenaire, Me Molders-Pierre, pour les filles de la victime qui étaient aussi présentes à la reconstitution, et Me Töller, pour le frère de la victime.

     

    Par LWs Source

  • Les raisons de la Course-poursuite jusque Nandrin de jeudi 6 février 2020 en soirée

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    Course-poursuite à Nandrin: ils ont essayé de voler chez Orange

    Une course-poursuite entre la police et un véhicule suspect s’est terminée jeudi soir par un accident à hauteur de Nandrin. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

    Le dossier est à l’instruction auprès du parquet du Luxembourg, a indiqué celui-ci vendredi.


    Le véhicule impliqué dans l’accident était pris en chasse depuis Marche-en-Famenne, où ses occupants avaient tenté d’échapper à un contrôle de police.

    Le véhicule avait été repéré en raison d’agissements suspects, confirme la zone de police Famenne-Ardenne.

    En réalité, les fuyardes ont commis une tentative de vol dans une boutique Orange située rue du Commerce en plein centre ville avant de prendre la fuite.


    Le magasin était encore ouvert quand s’est produit la tentative.

    « Il n’y a pas eu de dégâts et ils n’ont rien su emporter », explique un des vendeurs.


    Par mesure de sécurité, la porte de la boutique est fermée en fin de journée.

    C’était le cas quand les malfrats ont essayé de pénétrer dans l’enseigne de téléphonie.

    « Sans ce système, je pense qu’il y aurait eu des dégâts », ajoute le second vendeur.

    Depuis quelque temps, les magasins de téléphonie sont victimes d’une recrudescence de vol.

    « Ce n’est pas le cas uniquement dans la région de Marche. On nous a demandé d’être vigilants ».

    La course-poursuite s’est terminée par un accident à hauteur du rond-point des vaches. Plusieurs personnes se trouvaient à bord.

    Ils sont ensuite partis à pied, poursuivis par les agents de police.

    Leur voiture, immobilisée sur place est signalée volée à Liège.

    De gros moyens de recherches ont d’ailleurs été déployés.

    Un hélicoptère survolait la zone, un chien pisteur était sur place.

    On ignore actuellement si les deux autres suspects présents au moment des faits sont toujours en fuite.


    «L’affaire est à l’instruction», a indiqué vendredi la magistrate de presse du parquet du Luxembourg.

    «J’attends de voir avec le juge d’instruction pour communiquer davantage sur le dossier», a-t-elle conclu.

    Article Par A.D., M.M avec Belga

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  • Un policier tabassé dans un champ à côté de chez lui à Nandrin

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    A près une soirée animée et un match du Standard le 22 juillet 2018, 2 garçons et 1 fille se rendent à proximité d’un champ à Villers-le-Temple aux alentours de 4 heures du matin.

    Dérangeant une habitation non loin, les supporters rencontrent le propriétaire de la maison, policier. Les choses dérapent et l’homme est passé à tabac. Les deux garçons dans la voiture comparaissaient jeudi devant le tribunal correctionnel de Huy pour coups et blessures.


    Supporters du Standard de Liège, B. et J. regardent le match du Standard au Club de Bruges le 22 juillet 2018. Après la rencontre, les deux connaissances se rendent dans le Carré et terminent finalement la soirée près d’un petit champ à Villers-le-Temple (Nandrin). Les deux jeunes, accompagnés d’une dame, se posent là-bas aux alentours de 4 heures du matin et boivent quelques cannettes de bière.


    Dérangée par le bruit des jeunes, une dame habitant à proximité alerte son compagnon, policier et en fin de garde, du tapage. Ce qui pousse l’agent à se rendre sur place pour éclaircir la situation. Les choses dérapent et les hommes en viennent aux mains. Seul l’homme plus âgé est littéralement passé à tabac. Les deux supporters comparaissaient jeudi devant le tribunal correctionnel de Huy pour coups et blessures.
    Perte de connaissance


    Lors de l’audience, ils ont relativisé les coups portés : « Le conducteur est venu vers moi et a donné un coup après avoir proféré des insultes. Nous sommes tombés au sol et lorsque je me suis retrouvé au-dessus, j’ai pris l’ascendant et je l’ai frappé plus que de raison. Je suis le seul à avoir frappé Monsieur », a expliqué J. Une version qui rejoint celle de B. : « J’ai essayé de les séparer mais à aucun moment je n’ai levé la main dessus ». Ils ont réfuté l’utilisation d’une cannette pour frapper la victime.


    Le conseil de la partie civile, Me Wilmotte, a appuyé sur le traumatisme et les répercussions actuelles : « En plus du nez cassé, il a cru perdre son œil et il lui est même interdit de conduire, car les séquelles restent toujours là : anxiété exacerbée, détresse psychique. Dois-je rappeler que Monsieur a perdu connaissance suite aux coups reçus ? » s’est interrogé l’avocat. Me Wilmotte a demandé 10.000€ à titre provisionnel pour la victime et 1€ à titre provisionnel pour sa conjointe.


    Lors de son réquisitoire, la substitut du procureur du Roi a rappelé la violence inouïe dont a été victime le policier. Elle a requis une peine de travail de 200 heures pour les deux prévenus et 2 ans d’emprisonnement en cas de non-respect.


    Les conseils des deux jeunes ont expliqué qu’ils avaient été dépassés par la situation et que leur réaction était disproportionnée. Néanmoins, l’avocate de B. a plaidé à titre principal en faveur de l’acquittement de son client, car aucun élément ne permettait de mettre en lumière son implication directe. L’avocate de J. a quant à elle demandé une mesure de faveur, vu le jeune âge et les futures difficultés pour son avenir professionnel. Jugement le 5 mars.


    « Ils n’assument pas leurs responsabilités»
    Lors de sa plaidoirie, Me Wilmotte, conseil de la victime et de sa conjointe, a insisté sur le manque d’empathie et de remise en question de la part des prévenus : « Ils auraient pu à un moment donné s’excuser pour la gravité des coups portés à mon client, mais cela n’a jamais été le cas par le passé, pas plus qu’aujourd’hui. Ils sont remontés dans le véhicule sans se soucier de l’état de santé de l’homme laissé à terre. Si ce dernier ne tombe pas par hasard sur la voiture en question quelques temps après, les prévenus auraient continué leur vie sans se soucier du mal causé. Et devant le tribunal, ils indiquent que la victime aurait lancé les hostilités… Ils n’assument pas leurs responsabilités ». Une position partagée par la substitut du procureur du Roi.
    Les conseils de la défense ont évidemment répliqué : « Ils sont présents lors de l’audience, donc oui ils assument ». L’avocate de J. ajoute : « Dès que j’ai rencontré le prévenu, il a précisé sa volonté d’assumer les faits et de ne pas laisser quelqu’un d’autre payer à sa place ».
    Par Maxime Gilles

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  • Chaque élève doit savoir qui peut l’aider !!! dossier Harcèlement

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    Le cas de Maëlle est aussi vécu de façon dramatique au cabinet de la ministre de l’Éducation. « Il montre encore une fois que la lutte contre le (cyber)harcèlement doit être une priorité. Mon souhait est que plus aucun enfant ne soit confronté à pareille situation sans savoir qu’il y a un numéro de contact qui lui permet d’être aidé », dit Caroline Désir (PS). « Si un seul ado passe à travers les mailles de tous les dispositifs qui existent, c’est un échec pour nous tous. »


    En fait-on suffisamment à l’école pour lutter contre ce fléau ? « Il y a un travail de prévention indispensable et il porte déjà ses fruits », reprend la ministre. Cela fait plusieurs années que ce sujet est sur la table de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il y a de nombreuses initiatives qui sont prises dans les écoles. Nous soutenons chaque année énormément de projets, à hauteur de 230.000 €. Il faudra les évaluer et dégager de bonnes pratiques. Mais il est primordial de pousser la réflexion plus loin. »


    Parmi ses nombreux contacts, la ministre explique avoir rencontré les équipes de Child Focus. « Elles font un travail remarquable, par exemple en matière de cyberharcèlement, avec une ligne d’écoute ouverte 24 heures sur 24. Nous avons une vraie volonté de poursuivre le travail avec eux. »
    Il faut dire que le gouvernement s’est engagé à lutter contre le harcèlement et à garantir à chaque enfant un cadre scolaire bienveillant et approprié au meilleur développement des apprentissages. Cela se trouve écrit dans sa déclaration de politique communautaire.

    Dès les maternelles


    « Le nouveau référentiel pour l’école maternelle aborde le développement des compétences de sociabilisation et de respect de l’autre et de soi, ainsi que d’empathie. Cela doit être abordé dès le plus jeune âge », explique encore Caroline Désir. « Des appels à projets sont lancés et permettent aux écoles de faire de la prévention, du soutien ou de la formation. »


    La ministre insiste également sur les plans de pilotages, qui sont progressivement développés dans les écoles « et qui peuvent constituer un levier important et intéressant en la matière, au travers notamment de l’objectif d’accroître les indices du bien-être et du climat scolaire ou des objectifs particuliers que se fixe l’équipe éducative ».


    La lutte contre le (cyber)harcèlement passe aussi par la formation des enseignants. « Différentes formations liées à la prévention contre le harcèlement à l’école existent », dit la ministre. Et le point sera aussi abordé, avec sa collègue de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), responsable pour la réforme de la formation initiale des enseignants.


    Numéro vert
    Mme Désir réfléchit, avec son administration, à renforcer les actions à mener ou à pérenniser celles en cours. « Je pense à la plateforme « harcèlement à l’école », mise en place dans le cadre de mesures de prévention et de prise en charge du harcèlement et du cyber harcèlement. Elle recense des ressources et infos utiles pour les équipes éducatives, les parents et élèves.


    Il y a aussi le numéro vert, « Écoute école », qui a pour mission l’écoute et l’information à destination des élèves, des parents et des membres de l’équipe éducative qui seraient confrontés à des tensions et/ou des violences en milieu scolaire. »

    Ce numéro (0800/95.580) est ouvert, du lundi au vendredi, de 9h à 16h.

    Par Didier Swysen

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  • CyberHelp : application outil de lutte contre le cyber-harcèlement

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    Le cyber-harcèlement est un problème public dont la portée est aujourd’hui largement reconnue en Fédération Wallonie-Bruxelles et qui fait l’objet de la plus grande attention de la part des pouvoirs publics. De nombreux adolescents y sont aujourd’hui confrontés et les caractéristiques propres à ce phénomène d’ampleur appellent une réponse urgente et adaptée.

    Dans ce cadre, un vaste projet pilote a été lancé à Mons et dans le Borinage en 2015. Ayant pour terrain d’étude 11 écoles secondaires de la région de Mons-Borinage, 1518 élèves de ces écoles ont participé à une vaste enquête visant à déterminer les besoins et les fondements d’une réponse en adéquation avec leurs attentes. La logique inhérente à cette vaste enquête a en effet été d’interroger le public cible dans le cadre de la construction d’une réponse au problème public constitué par le cyber-harcèlement.

    Pour ce faire, un questionnaire quantitatif a été élaboré par l’Université de Mons, afin de conférer à cette étude un cadre scientifique. Sur base des résultats, nous souhaitons pouvoir proposer une solution complète et cohérente, dont nous évaluons les résultats de façon continue, sur base de son application au territoire de la région de Mons-Borinage.

    L’application « CYBERHELP » constitue un élément du dispositif global visant à luter contre le cyber-harcèlement. Elle permet tout d’abord aux adolescents d’alerter des personnes-ressources sur les problématiques liées au cyber-harcèlement. Elle leur permet également de s’informer sur cette thématique et sur l’utilisation à risque des TIC d’une manière générale. Elle se mue enfin également en plateforme de prévention, permettant d’informer rapidement en cas de nécessité. Elle ne remplace en aucun cas l’écoute et la prévention, éléments essentiels de la lutte contre le phénomène du cyber-harcèlement.

    Ce projet a bien entendu été mené avec de nombreux partenaires.

    Outre le Service de Prévention de la Ville de Mons, avec qui ce projet est mené, les différents intervenants sont "Inforjeunes Mons", ainsi que le Microsoft Innovation Center de Mons et l’Université de Mons.

     

    Vous pouvez télécharger sur  Play Store  Android App Store I phone 

  • Openado présidera une conférence dédiée au harcèlement, jeudi 6 février à Huy

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    « Le harcèlement scolaire, l’affaire de tous ! »

    Ce 6 février, une conférence consacrée au harcèlement scolaire sera donnée à l’IPES de Huy par le service Openado.
    Insultes, violences, menaces… Le harcèlement scolaire préoccupe, à juste titre, de plus en plus les parents et les enseignants.
    Afin de tenter d’apporter des solutions pour lutter contre ce fléau, la Province de Liège a décidé de dédier une conférence à la thématique « Le harcèlement scolaire », l’affaire de tous ! ».
    Organisée ce 6 février, la conférence sera présidée par Openado, un service d’accompagnement et d’écoute destiné aux enfants de 0 à 25 ans, leur famille et les équipes éducatives en contact avec des jeunes en difficulté.

    Les conférencières, Véronique Livet (assistante sociale) et Chloé Clinquart (infirmière en santé communautaire), tâcheront d’offrir des pistes aux professionnels et parents pour prévenir le harcèlement en milieu scolaire, détecter les signes pour réagir au mieux dans une situation d’intimidation et apporter de l’aide à son enfant.
    « Nous prendrons le temps de définir la thématique du harcèlement, les protagonistes, le contexte dans lequel il s’installe et perdure en milieu scolaire, que mettre en place dans une école pour détecter les enfants témoins, auteurs ou victimes… Nous devons faire en sorte que le harcèlement devienne l’affaire de tous » affirme Véronique Livet.
    CONCERTATION ESSENTIELLE
    « Le harcèlement en milieu scolaire est un phénomène contre lequel un enseignant ou un parent ne peut lutter seul », tient à mettre en lumière Véronique Livet. « Pour détecter des cas de harcèlement, le premier critère est de se concerter », ajoute l’assistante sociale. « Quand la souffrance d’un enfant nous interpelle, l’idéal est de croiser les regards pour évaluer au mieux la situation. »
    Pour Véronique Livet, « il ne faut pas hésiter à impliquer les parents en créant une alliance éducative entre l’école et les parents. Il est préférable d’avoir le même objectif et de gérer le problème à plusieurs. »
    DES PISTES DE SOLUTIONS
    Selon l’assistante sociale, il est essentiel que les enseignants se forment à l’intervention et à la prévention du harcèlement scolaire. « Les violences visibles et invisibles échappent bien souvent au contrôle des enseignants, éducateurs et parents », ajoute-t-elle. « Il ne faut pas attendre qu’une crise survienne pour organiser un travail de prévention au sein des écoles. »
    Elle précise qu’« il pourrait être intéressant de mettre en place un espace de parole au sein des classes pour permettre aux élèves de parler de leurs difficultés avec leurs condisciples ». Ritualiser un espace de parole, pour que cela devienne une habitude au sein de la classe ou de l’école, faciliterait peut-être les échanges entre les élèves et les professeurs.
    Véronique Livet tient à ajouter que des harceleurs peuvent devenir des victimes, et inversement.
    « Il faut inviter les élèves à parler de leur ressenti. Je ne dis pas que c’est simple, mais il faut essayer. »

    Adresse : salle des fêtes de l’IPES de Huy – Avenue Delchambre, 6 – 4500 HUY.La conférence est gratuite et ouverte à tous sur inscription au 04/279.43.40 ou iproms@provincedeliege.be.

     

     

    Par FIONA SORCE

     

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  • Les sanctions administratives, les infractions se règlent de plus en plus par la médiation

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    Les infractions au règlement général de police sont sanctionnées par les communes qui infligent des amendes. Mais une alternative existe : la médiation. Entre 2008 et 2018, le nombre de dossiers envoyés en médiation a explosé.
    La médiation plutôt que la sanction : l’idée a fait son chemin dans nos communes. Dans le cadre des sanctions administratives communales, les administrations locales ont en effet la possibilité de recourir à la médiation. En cas de réussite de la procédure, l’amende tombe à l’eau.
    En 10 ans, on est passé de 820 dossiers envoyés en médiation à 7.842. Soit 9,5 fois plus ! Une bonne chose selon Mathilde Wargnies, du Service Politique de lutte contre la Pauvreté et Cohésion urbaine : « Les médiateurs en font de plus en plus de publicité et les communes se motivent petit à petit. Cette alternative à l’amende mise sur la réparation. Le contrevenant va comprendre en quoi son acte pose problème. Cela a un côté très éducatif. » Avec 375 communes qui recouraient aux services de la médiation en 2018 contre 222 en 2008, le nombre de dossiers traités par entité est passé de 2,54 à près de 21.
    Seules les infractions relatives à l’arrêt et au stationnement ne peuvent pas être envoyée en médiation. Pour les autres qui tombent dans le giron de la sanction adminsitrative communale, c’est laissé à la libre appréciation du fonctionnaire sanctionnateur. « Prenons l’exemple d’un dépôt clandestin », illustre Mathilde Wargnies. « Si le contrevenant accepte la médiation, le processus pourra par exemple aboutir à une prestation comme suivre un service de nettoyage communal pendant plusieurs heures. En cas de dégradation de la boite au lettre d’un voisin, le contrevenant pourrait réparerer les dommages. » Et d’ajouter : « Parfois une simple discussion, et de simples excuses , en cas d’injures, suffisent à apaiser les tensions. »

    Toutes les communes ne disposent pas de leur propre service de médiation. « Elle se partagent un médiateur entre communes d’un même arrondissement judiciaire ou zone de police », explique Mathilde Wargnies. 30 entités bénéficient actuellement d’un subside de 53.600 euros par an pour la mise en place du dispositif dont une quinzaine en Wallonie et à Bruxelles.
    Malheureusement, toutes les médiations ne débouchent pas sur une solution. Dans ce cas, le dossier est renvoyé au fonctionnaire sanctionnateur qui sanctionnera financièrement. Dans l’arrondissement judiciaire de Namur, la médiatrice Murielle Lahousse a comptabilisé 354 dossiers en 2019. « On peut raisonnablement dire qu’une personne sur 3 répond au courrier envoyé par le médiateur pour accepter la médiation, la refuser ou pour contester les faits », rapporte-t-elle. « Dans un quart des dossiers, on entame une médiation. Et en général, lorsque la médiation est entamée, les parties arrivent à un accord. »
    Selon Murielle Lahousse, les infractions les plus courantes dans les dossiers de médiation sont celles relatives aux conflits de voisinage, aux animaux, les dépôts clandestins ou encore les infractions mixtes comme le vol, les coups et blessures volontaires.
    Une fois entamé, le processus de la médiation peut déboucher sur plusieurs solutions : une indemnisation financière, des excuses, une prestation de travail, une franche explication... « Un des avantages est que la médiation permet de lutter contre la récidive en travaillant la conscientisation par la rencontre de la victime ou en prenant des mesures concrètes », conclut Murielle Lahousse.

    Par Sabrina Berhin

     

     

     

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  • Le consentement est nécessaire faute de quoi une plainte n’est pas à exclure

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    Filmer son médecin en consultation, la nouvelle tendance qui dérange

    Tout un chacun est susceptible d’être filmé à son insu.

    Les smartphones s’introduisent aujourd’hui jusque dans les cabinets médicaux.

    Filmés à leur insu, les médecins pourraient aussi se retourner contre leurs patients, au nom du droit à l’image. Des patients dont l’objectif est de se protéger en cas d’erreur médicale.


    Smartphone en main, on filme aujourd’hui tout et n’importe quoi : son après-midi shopping, ses sorties, son trajet en bus et même… ses consultations chez le médecin.

    Le faire à l’insu du professionnel de la santé pose problème, comme le soulève Me Isgour, spécialisé en droit à l’image : « J’ai effectivement plusieurs médecins qui sont venus me voir pour cette problématique et pour savoir ce qu’ils pouvaient faire contre ça », indique-t-il.


    Selon l’avocat, la motivation des patients est d’ainsi engager la responsabilité du médecin, en cas d’erreur. « Mais c’est clairement une atteinte au droit à l’image », confirme-t-il. Qu’ils soient sonores ou visuels, les enregistrements ne peuvent être réalisés sans consentement.

    Les médecins pourraient alors se retourner contre leurs patients.


    Du côté de l’Association belge des syndicats médicaux (Absym), on confirme avoir déjà entendu parler de cette pratique qui dérange. « C’est devenu classique », regrette le président Philippe Devos.

    « Sur Youtube, on peut regarder beaucoup de vidéos sur des relations avec son vendeur, son notaire mais aussi, son médecin. »

    « Une trahison »


    Et le président de dénoncer ce qu’il qualifie de trahison.

    « Il y a un sentiment de violation de sa vie privée. Je ne pense pas que ce soit bon de démarrer une relation thérapeutique avec un sentiment de trahison.

    Ce n’est pas de cette manière que l’on va faire en sorte d’arriver au meilleur résultat possible. »


    Au-delà de cette violation du droit à l’image, Philippe Devos rappelle l’importance de la confiance entre un patient et son médecin. « Le médecin doit avoir confiance en ce que le patient lui dit.

    Par exemple, lorsqu’il lui indique les médicaments qu’il prend déjà. À l’inverse, le patient doit faire confiance à son médecin, sur ce qu’il lui prescrit et lui recommande », affirme Philippe Devos.

    « Si on commence en prenant des enregistrements, mieux vaut aller consulter un autre médecin. »


    Troisièmement, se pose aussi la question du secret médical. « La loi dit que le secret médical ne regarde que le patient. Ce sont ses données et il en fait donc ce qu’il veut. S’il souhaite les diffuser sur internet, il peut. »

    La situation se complique si une personne assiste à la consultation et enregistre ce qui s’y dit. « C’est le cas d’une personne qui accompagne sa maman par exemple. Mais ce serait à la maman de porter plainte. Le médecin, lui, ne peut le faire. »


    Une alternative manuscrite


    Pour le président de l’Absym, ces vidéos ou enregistrements n’ont pas lieu d’être. D’autant qu’une alternative, 100 % légale et consentie, existe.

    « C’est peut-être bon de rappeler que tout un chacun peut demander à son médecin d’écrire de façon manuscrite les recommandations qu’il a données oralement. »

    Dans ce cas, plus besoin d’un enregistrement à ressortir en cas de soucis. « Je ne connais aucun médecin qui se vexerait d’une telle demande », tient à souligner Philippe Devos.

    De cette manière, le médecin peut également s’assurer que le patient ne déforme pas ses recommandations. « C’est une solution un peu plus digne. »


    La question du droit à l’image est vaste à l’heure de l’instantanéité et de la multiplicité des canaux de diffusion. Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, Twitter… Un clic et vous pouvez vous retrouver sur la toile. « C’est effectivement entrer dans les mœurs », conclut Me Isgour.


    Par Sabrina Berhin

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  • Peut-on me photographier?

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    Stade, piscine, magasin: vous devez dire «oui»!

    La règle est claire : « Selon la législation, l’autorisation d’une personne doit être demandée pour fixer, exposer ou reproduire son image », explique le SPF Économie. Vous devez donc dire « oui » pour qu’une personne puisse vous prendre en photo de manière identifiable. Que ce soit en rue, sur un terrain de football, dans un centre commercial, à la piscine…
    Mais le droit à l’image est quelque chose de complexe : « Si la personne accepte de se laisser filmer, qu’elle regarde l’objectif par exemple, on peut supposer qu’il y a une autorisation implicite », indique Me Isgour. « Et puis, il y a aussi toute la question de la liberté d’expression. Si on manifeste avec une pancarte amusante et que l’on se fait prendre en photo, même si on n’a pas donné son autorisation, la photo pourrait être utilisée pour un usage d’information. »
    Dans les faits, même si le consentement est obligatoire, il est rarement demandé. Prenons l’exemple d’un selfie. Une personne apparaît en arrière-fond et elle est identifiable. Personne – ou presque – ne va lui demander l’autorisation de prendre la photo. Ni même de la publier. « La législation n’est effectivement pas respectée dans la plupart des cas », confirme Marc Isgour.

    Lancer une procédure en justice pour faire valoir ses droits, a posteriori, coûte cher. Non seulement en temps, mais aussi en argent. « S’opposer est possible, en faisant appel à un avocat qui rédige un courrier par exemple. Mais les gens ont-ils vraiment envie de dépenser 500 euros pour ça ? » De plus, de nombreuses photos circulent tout simplement à l’insu des personnes photographiées.


    Malgré tout, l’avocat note une plus grande sensibilité des citoyens qui veulent protéger leur image. « Mais à côté de ça, les mœurs changent. Faire des photos et les publier sur les réseaux est devenu quelque chose de normal. »
    Sachez toutefois que légalement, outre le consentement nécessaire pour la prise de photo, un consentement doit également être demandé pour la publication de celle-ci.

     

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  • Une employée dénonce des faits de harcèlement chez Prayon à Engis

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    Les travailleurs de Prayon ont mené une action symbolique  jeudi 30 janvier 2020 .

    L’usine a tourné au ralenti pendant environ une heure. Un acte de solidarité pour soutenir une travailleuse qui dénonce des faits de harcèlement d’un membre de la direction.


    Pendant environ une heure, sur le temps de midi de jeudi, le site de l’entreprise Prayon a tourné au ralenti.

    « Il y a eu une assemblée du personnel à 10h du matin.

    On a demandé aux différentes installations de ralentir pendant un certain temps.

    Tout le monde a débrayé. Et on a bien sûr respecté les règles en vigueur au niveau sécurité », indique Jacques Oliveri, délégué CSC pour les salariés.


    Cette action intervient après les accusations d’une travailleuse. « Nous avons été mis au courant il y a deux ou trois jours.

    Une employée reproche des faits de harcèlement sexuel.

    Le prétendu harceleur serait un membre de la direction », continue Jacques Oliveri.


    Discussions en cours


    Le délégué CSC explique qu’il était essentiel de mener une action. Selon le syndicat, la direction a directement coopéré et a proposé des entretiens.

     

    « La situation sur le site est revenue à la normale dans l’après-midi.

    Le personnel était satisfait de notre démarche et les relations avec la direction sont bonnes.

    L’entreprise est une grande famille. On se respecte. Quand quelqu’un a un problème, on est très solidaire. Des discussions ont eu lieu avec la direction et on a un rendez-vous ce vendredi avec le comité de direction », indique le délégué CSC.


    Avis de la direction


    Renaud Dechamps, chargé de communication chez Prayon, confirme l’arrêt de travail.

    La direction assure rester du côté des solutions.

    « On confirme qu’il y a eu un arrêt de travail.

    Le motif serait un mécontentement du personnel.

    Le comité de direction a rencontré les représentants.

    On est dans un processus d’écoute. Le comité de direction veut rencontrer le personnel et dialoguer », indique le chargé de communication.


    Des réunions devraient avoir lieu dès ce vendredi.

    Pour rappel, l’entreprise Prayon compte environ 680 travailleurs sur le site d’Engis et environ 900 à l’échelle de la Belgique.

    Cette société est active dans la « chimie des phosphates » et possède d’autres sites, en Belgique (Puurs) et à l’étranger (Les Roches en France et Augusta aux États-Unis).

    L’entreprise fournit une large variété de produits pour différents secteurs (alimentaire, industriel, pharmaceutique...).


    Par Ro.Ma.

     

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  • L’ordre des avocats du barreau de Huy vient d’être débouté devant le Conseil d’Etat

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    Le palais de justice ne se videra pas

    L’ordre des avocats du barreau de Huy vient d’être débouté devant le Conseil d’Etat. Suite à la réorganisation des cantons judiciaires qui les lésaient d’une partie des matières judiciaires, il avait introduit un recours. « Le Conseil d’état considère notre action irrecevable », analyse le Bâtonnier Xavier Mercier après en avoir pris connaissance. « En réalité, nous aurions dû attaquer la loi de 2017 qui réorganise les cantons judiciaires et non l’arrêté d’exécution, comme nous l’avons fait. Mais nous avons manqué de temps pour attaquer la loi », justifie-t-il.
    Pas fini
    Le combat pour récupérer le contentieux perdu à Huy, n’est pas perdu pour autant. « La loi permet au tribunal de 1ère instance de faire un règlement de répartition des affaires. C’est ce que nous avons fait. Nous proposons que le nouveau canton de Waremme, avec les communes de Hannut et Lincent, soit reversé dans la division de Huy », reprend Xavier Mercier. Sont concernées, les matières qui relèvent du tribunal de 1ère instance, soit les affaires civiles, familiales et correctionnelles.
    « Tous les avis sont favorables, excepté le procureur du Roi de Liège qui a rendu un avis défavorable » note le bâtonnier.
    Sur le bureau du ministre
    La proposition de règlement est depuis 15 jours sur la table du ministre de la justice. « On attend sa signature ». Les magistrats hutois font valoir leurs arguments: le palais de justice de Huy est un bâtiment moderne, facilement accessible avec un nombre de salles d’audience sous-exploitées depuis la réforme qui a conduit à une centralisation des affaires judiciaires à Liège.
    Ils avancent également l’argument de proximité pour les justiciables
    Si la division de Huy récupère le canton de Waremme ( avec Hannut et Lincent), cela correspondra au découpage de l’arrondissement administratif. Ce qui pour beaucoup, paraît plus cohérent.
    Par M-Cl.G.

     

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  • Un nouveau service d’aide à la jeunesse à Huy

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    Presqu’un jeune majeur sur trois, ayant bénéficié de l’aide à l’enfance, devient sans-abri. Un chiffre affolant qui pourrait bientôt baisser grâce à un nouveau service de prévention, qui compte mettre en relation les différents organes d’aide existants.


    Si les enfants défavorisés sont presque « maternés » par l’aide à la jeunesse, une fois arrivés à l’âge adulte, ils doivent prendre leur autonomie. « Le jeune en difficulté doit se tourner vers des organismes comme le CPAS, qui est dans une logique plus froide d’aide contractuelle : ceux qui veulent en bénéficier ont des obligations à remplir, et certains jeunes ne sont pas toujours prêts à le faire », explique Soleyman Laqdim, directeur du nouveau service.


    Ce dernier, intitulé « Service de prévention Liège-Huy-Verviers », a pour but d’améliorer l’aide à la jeunesse en coordonnant l’effort des acteurs influents du milieu. « Notre but est de trouver des points de convergence entre les différents acteurs. Par exemple, pour la question du logement, nous essaierons de coordonner les efforts du CPAS, des services d’action en milieu ouvert et des agences immobilières sociales pour permettre aux jeunes d’avoir un logement décent », continue Soleyman Laqdim.


    Mais ce service ne sera pas qu’un acteur de terrain : il s’agit également d’un organe de liaison qui, sur base des rapports de ses agents, rendra un rapport au Gouvernement wallon tous les trois ans.


    Des initiatives diverses


    Et les jeunes majeurs ne seront pas la seule cible du jeune service. Soleyman Laqdim donne un autre exemple : « Pour la petite enfance par exemple, mais c’est encore en état de discussion, on cherche à mettre en place des quotas dans les crèches pour des places réservées aux familles les plus vulnérables, en coordination avec l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) ».


    L’inauguration, qui s’est déroulée ce lundi, a aussi été l’occasion pour Frédéric Daerden de prendre la parole. « Ce nouvel espace, que nous inaugurons aujourd’hui, va leur permettre d’exercer leurs missions dans de bonnes conditions, dans des locaux modernes et adaptés. Pour l’arrondissement judiciaire de Liège, aucun espace permettant d’accueillir les services de prévention n’était disponible sur les divisions judiciaires de Huy et de Verviers. Nous avons donc décidé de rassembler les trois services sur la même implantation, ici donc, à Liège, à l’Espace Guillemins », s’est réjoui le ministre de l’Égalité des chances.
    Le travail ne fait que commencer pour ce jeune service.
    Par Clément Manguette

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  • Agression sexuelle par 3 policiers à Modave: procès le 19 juin 2020

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    Le 5 juin 2018 à Modave, D. invite une de ses voisines à le rejoindre sur sa terrasse. La dame est surprise de voir trois autres personnes avec lui mais accepte de boire deux verres de vin blanc. Puis, c’est le trou noir.
    Deux des hommes auraient alors traîné la dame à son domicile où, par la fenêtre du salon, des voisins disent l’avoir aperçue couchée sur le divan, le pantalon abaissé et la culotte à demi retirée. Elle est maintenue par un des deux hommes tandis que l’autre tient son sexe à quelques centimètres de son visage.
    Après des bousculades, la police descend sur place et constate que les personnes impliquées sont… des collègues.
    Un dossier délicat
    Le 8 octobre dernier, la chambre du conseil de Huy a décidé de renvoyer les prévenus devant le tribunal correctionnel. Lors de l’instruction d’audience vendredi, les conseils des prévenus et de la partie civile ont sollicité une remise ultérieure pour leur permettre d’adresser leurs observations, conclusions et donc composer un dossier complet. Le tribunal correctionnel de Huy a remis l’analyse du dossier au 19 juin prochain.
    Les deux policiers qui ont ramené la Modavienne chez elle devront répondre d’attentat à la pudeur, d’outrage public aux mœurs, de s’être abstenu de venir en aide à une personne exposée à un péril grave et enfin d’avoir observé ou fait observer une personne sans son consentement alors qu’elle était dénudée. Concernant les deux autres, seule la 4e prévention leur est reprochée.
    « Rien à me reprocher »
    D., hôte de la soirée, attend impatiemment l’audience et souhaite que toute la lumière soit faite quant aux faits : « Je suis serein car je n’ai rien à me reprocher. J’ai demandé à deux personnes assermentées de ramener une personne qui habite à proximité de chez moi. C’est regrettable d’en arriver à cette situation parce que l’on n’assume pas… ».
    Du côté de la partie civile, Me Gilissen espère également des éclaircissements : « C’est un dossier délicat qui nécessitera une grande attention de la part de la justice. Il y a des éléments troublants dans les déclarations des prévenus et il sera intéressant de les entendre à ce sujet ». Audience le 19 juin.

     

    Par M.GI.

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  • Le parquet général va en appel des sept acquittements, Soulagement de courte durée dans l'affaire Publifin

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    Georges Pire (MR), André Denis (MR), Pol Guillaume (EC), Robert Botterman (PS), Pierre Stassart (PS) et les deux Ecolos, Catherine Maas et Jean-Marie Gillon avaient tous été acquittés le 19 décembre dernier par une chambre économique et financière du tribunal correctionnel de Liège présidée par trois juges.


    Soulagement de courte durée


    Un énorme « ouf » de soulagement pour les sept prévenus dans un dossier qui avait éclaté en décembre 2016. Certains des prévenus expliquaient qu’après le scandale Publifin, ils avaient été lynchés sur les réseaux sociaux mais aussi dans les commerces de leur village.

    Beaucoup faisaient, en effet, l’amalgame entre ceux qui avaient touché des jetons de présence pour des réunions auxquelles ils ne participaient pas et les sept membres du conseil d’administration.

    Ces derniers étaient renvoyés devant le tribunal car ils avaient refusé de payer une transaction pénale, au contraire des 32 autres membres des comités de secteurs qui, eux, avaient tous transigé pour quelques milliers d’euros afin d’éviter un procès en correctionnelle.


    Après les acquittements, Me Dulieu, le conseil de Georges Pire et de Pol Guillaume, ne cachait pas un certain contentement : « Il s’agit d’une décision satisfactoire, aucune infraction n’est donc reprochée à MM. Pire et Guillaume dans leur qualité d’administrateurs et pas de membres des comités de secteurs. Nous confirmons à nos clients qu’ils ont bien fait de ne pas transiger. »


    C’était sans compter sur le parquet général qui, lui, refusait de lâcher le morceau. « Nous avons pris le temps de la réflexion durant les vacances de Noël et nous avons décidé d’aller en appel », confirmait Christian De Valkeneer, le procureur général de Liège.


    Deux millions d’euros...


    Le scandale Publifin, ce sont, tout de même, deux millions d’euros qui sont partis dans la nature. Et le parquet général, lui, semble persuadé que des infractions existent.


    Par Arnaud Bisschop

     

     

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  • Une famille partie civile contre le Dr D. du CHRH

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    En mai dernier, le CHR de Huy décidait d’interrompre sa collaboration avec le Dr D., un médecin liégeois de 62 ans qui travaillait depuis 2016 dans son service gériatrie.

    La rupture était liée à un problème de confiance, a expliqué Me Mercier, conseil de l’hôpital : il y avait une procédure interne, au sein de l’établissement, pour gérer les sédations de fin de vie, qui permettent d’endormir le patient mourant pour diminuer les souffrances de l’agonie.

    Il fallait notamment ne pas entamer de procédure de sédation le week-end, ce que le Dr D. estimait inapproprié étant donné qu’on ne choisit pas quand on agonise. Il avait entamé plusieurs sédations sur un même week-end, une collègue l’avait dénoncé c’est alors que la direction l’avait licencié.


    Neuf inculpations


    L’enquête se déroule dans la discrétion. Même si le taux de décès en gériatrie au CHR de Huy n’aurait pas présenté d’anomalies durant la période où le médecin liégeois officiait, les enquêteurs épluchent les dossiers des centaines de patients qui ont été soignés par le Dr D. Jusqu’à présent, il y a d’abord eu quatre inculpations juste avant l’été, puis cinq autres à la fin de l’année. Les neuf patients avaient entre 85 et 95 ans.


    Jusque-là, malgré les auditions dont elles ont fait l’objet, les familles concernées n’ont pas déposé plainte. Mais la famille d’un dixième patient, une dame de 76 ans, a fait cette démarche tout récemment. « Les enfants de cette dame ont eu le sentiment qu’on leur forçait la main. »


    Par LWs

     

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  • Le Nandrinois a été condamné mercredi à 30 mois d’emprisonnement

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    Entre mars 2016 et mars 2019, les membres de l’entourage de Cédric ont vécu un véritable enfer. L’homme, âgé de 29 ans, s’est montré violent à plusieurs occasions à Nandrin, Seraing et Esneux. Jugé par le tribunal correctionnel de Huy pour 12 faits de coups et blessures et harcèlement, Cédric a montré à plusieurs reprises son incapacité à garder son calme.

    Des coups ont donc été portés sur sa maman, sa sœur, son ex-compagne. Personne n’échappait à ses coups de colère. Même pas son beau-fils de l’époque, âgé de 8 ans.

    Le 16 juillet 2018, Cédric s’en prend à ce dernier après une altercation du petit avec son fils. L’homme perd le contrôle et frappe à plusieurs reprises sur le petit de 8 ans. Malgré la tentative de la maman de protéger son fils, le prévenu s’acharne sur l’enfant et l’envoie à l’hôpital. Avec pour conséquence, des hématomes sur l’entièreté du corps et le visage. De plus, le petit n’est plus en mesure de marcher et boite lorsque la police arrive à la Clinique de l’Espérance à Montegnée.

    Entraîneur d’une équipe de jeunes dans un club de football, le Nandrinois a été condamné mercredi à 30 mois d’emprisonnement et à 960 euros €. Un sursis lui a été accordé concernant la moitié des peines. Au civil, il doit notamment payer la somme de 1.500€ à son ex-compagne et au père du petit agressé le 16 juillet 2018 en qualité de représentants légaux.

    par M.GI.

     

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  • Un Jack Russell dévoré par deux chiens à Nandrin, Le voisinage inquiet face à la présence de ces deux chiens tueurs, réclame davantage de sécurité.

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    C’est une histoire bien malheureuse qui nous est parvenue.
    Un Jack Russel a été dévoré par deux chiens en novembre dernier alors qu’il jouait dans le jardin de ses propriétaires. Le voisinage inquiet face à la présence de ces deux chiens tueurs, réclame davantage de sécurité.

    L’histoire est à peine croyable… Il y a quelques semaines, un petit Jack Russel jouait paisiblement dans son jardin lorsqu’il a été attaqué par les deux chiens d’un voisin, un American Staff et Un Bull Terrier à Nandrin.
    « Ils étaient en train de le dévorer »

    « Mon chien me demandait pour sortir donc je l’ai mis dehors dans le jardin. Quelques minutes plus tard, un voisin est venu me trouver en me disant qu’il y avait un drame dans ma pelouse.
     
    Deux chiens étaient en train de le dévorer, il n’y avait plus rien à faire. Je suis allé directement voir et je n’en revenais pas de ce que je voyais », nous confie le propriétaire qui ne pouvait plus rien faire pour son animal âgé de 10 ans.

    « Les chiens ont foncé sur nous ! »

    « Il y avait un chien d’un côté, en train de manger la tête et l’autre, l’arrière. Quand ils nous ont entendu, ils l’ont lâché. Ils ont ensuite foncé vers nous. On a couru pour rentrer dans la maison.
     
    Ils étaient à la fenêtre avec la gueule ensanglantée et ils aboyaient. Mais ils avaient déchiqueté mon petit chien ». Fort heureusement, son fils âgé de 10 ans était à l’école à ce moment-là.
     
    « Il aurait pu assister à cette scène d’horreur et en être traumatisé  !
     
    Traumatisme qu’il subira néanmoins suite à la perte tragique de son petit chien ».

    Rapidement, le Nandrinois réalise qu’il vient de perdre son chien et réclame davantage de sécurité.
     
    « J’ai un fils encore jeune, vous imaginez si c’était lui qui était dans le jardin en train de jouer et que ces chiens affamés avaient foncé dessus pour le dévorer ? », s’exclame-t-il en précisant qu’il ne s’agit pas de la première fois. « Quelques semaines avant cet accident, je rentrais en voiture chez moi lorsque les chiens étaient dans mon allée.
     
    Ils ont sauté à la fenêtre du véhicule pour attaquer mon fils. J’ai dû aller chercher de la viande pour qu’ils se calment mais mon fils était terrorisé, et moi aussi ».

    De nombreuses fêtes de quartier sont organisées de manière récurrente chez le propriétaire du Jack Russel. « J’ai répété à plusieurs reprises que ces chiens étaient dangereux, qu’il fallait faire quelque chose.
     
    Il y a souvent des enfants qui viennent lorsqu’on organise des événements. Je voudrais simplement pouvoir me dire que les chiens ne viennent plus dans ma propriété », continue-t-il.

    Une pétition pour plus de sécurité

    Si le propriétaire a très peur pour sa famille, il n’est pas le seul. Le voisinage a lancé une pétition afin d’interpeller le bourgmestre de Nandrin, Michel Lemmens. On peut y lire : « Nous ne voulons en aucun cas qu’un deuxième accident se reproduise.
     
    Vous n’êtes pas sans savoir que ces chiens sont d’une réputation dangereuse. Certains voisins les avaient déjà vus aussi dans leur propriété. Nous nous sentons en insécurité pour nous-même, nos enfants, petits-enfants ainsi que pour nos animaux de compagnie ».

    Un habitant du quartier nous a également fait part de son inquiétude. « On veut plus de sécurité, il faut attendre qu’ils aient attaqué d’autres animaux ou des personnes pour réagir ?
     
    Il sera trop tard », conclut un voisin.
     
    Il a fait placer une clôture plus haute pour les chiens

    Le voisinage inquiet a lancé une pétition et l’a adressée au bourgmestre, Michel Lemmens. Nous avons contacté ce dernier mais nous n’avons pas eu de réponse.
     
    Nous savons qu’il a cependant pris la décision de faire placer une clôture plus haute chez le propriétaire des deux chiens dangereux.
     
    Les deux animaux ont été déclarés et peuvent vivre sur le territoire communal. Cependant, une législation existe lorsque le comportement des animaux devient dangereux.
     
    « Un test psychologique doit être effectué.
     
    Lorsqu’on possède des animaux de cette race, une clôture spéciale doit être installée tant dans le sol qu’en l’air pour éviter qu’ils ne n’échappent », nous explique Philippe Schutters, responsable de la sécurité civile animalière pour la Province de Liège.
     
    Par AD 
     

  • Ils sont 299 conjoints âgés de plus de 70 ans ont officialisé leur rupture l’an passé!

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    Nos seniors n’ont plus peur de divorcer: ils le font 4 fois plus qu’il y a 10 ans

    Bien que mariés, les plus de 60 ans n’ont plus peur de vivre une nouvelle idylle. Malgré des années d’union, ils n’hésitent pas à divorcer et se remarier.


    Si c’est vers l’âge de quarante ans qu’on divorce le plus en Belgique, on recense ces dernières années de plus en plus de divorces chez les plus de 60 ans.

    « Auparavant, c’était tabou. On vivait dans d’anciennes mentalités où, une fois marié, on restait avec son conjoint jusqu’à la mort.

    Certains ne s’entendaient plus et jouaient d’ailleurs aux couples heureux toute leur vie juste pour se donner une bonne image », nous confie Élodie, une psychologue.

    « Aujourd’hui, ils voient leurs enfants, petits-enfants et autres membres de la famille divorcer. Ils osent donc parler de leur mal-être et franchir le pas. Ils n’ont plus peur du ‘quand dira-t-on’ ».


    Un record


    Les seniors divorcent quatre fois plus qu’il y a 10 ans. 4.366 Belges de plus de 60 ans ont divorcé en 2018. 2.327 avaient entre 60 et 64 ans, 1.192 entre 65 ans et 69 ans et 548 entre 70 et 74 ans.

    299 d’entre eux avaient plus de 75 ans. C’est ce qui ressort des dernières statistiques publiées par l’office de statistiques Statbel.


    Parmi les écarts d’âges les plus importants dans les unions, on notera deux divorces entre un conjoint de plus de 75 ans et un conjoint âgés entre 30 et 34 ans, ainsi qu’un divorce entre un jeune de 25-29 ans et un senior de 70-74 ans.


    Les autres raisons de ces divorces tardifs s’expliquent par l’arrivée de la pension et l’espérance de vie qui augmente. « On vit aujourd’hui de plus en plus vieux et en bonne santé.

    Cet allongement de l’espérance de vie pousse certains à oser changer de vie, ils veulent passer leurs vieux jours autrement », poursuit Élodie. « La pension est aussi un cap difficile à franchir. On vit 24 heures sur 24 ensemble, on perd ses repères, ses habitudes.

    Certains couples sont fragilisés, ne se supportent plus, s’ennuient et voient un meilleur avenir ailleurs ».


    Ces divorces tardifs se passent généralement bien mieux. Certaines questions épineuses, comme l’éducation des enfants ou la conservation du logement, sont plus simples à gérer.

    « Les seniors sont aussi plus conciliants que les jeunes. Leurs enfants les aident dans leurs démarches. S’ils n’arrivent à se mettre d’accord sur la séparation d’un bien, ils n’hésitent pas à le donner en héritage à leur descendance », nous confie une avocate louviéroise.
    Ils se marient aussi !


    Alors que certains seniors divorcent, d’autres se marient ou se remarient. Si passer la bague au doigt de l’élu de son cœur n’est plus le rêve ultime des moins de 30 ans, le mariage séduit encore les plus de 60 ans.

    3.970 Belges de plus de 60 ans se sont mariés en 2018.

    Un chiffre qui ne cesse d’augmenter d’année en année et qui atteint un nouveau record. 2.094 Belges avaient entre 60 et 64 ans lors de leur mariage, 1.015 entre 65 et 69 ans, 480 entre 70 et 74 ans et 381 plus de 75 ans.


    Parmi les écarts d’âge les plus importants, il y a eu en 2018 un mariage d’un jeune de 20 ans avec une personne de 69 ans, ainsi que deux unions entre un conjoint de plus de 75 ans et un partenaire de 30 ans.


    Mais pourquoi se marier à l’âge de la pension, voire après ?

    On pourrait penser que cette officialisation a des raisons qui sont surtout fiscales. « Si un certain nombre voit la sécurité que le mariage apporte, d’autres n’ont jamais voulu se marier et franchissent finalement le cap face à leurs sentiments. Pour eux, c’est la meilleure manière d’affirmer une dernière fois haut et fort leur amour à leur bien-aimé », conclut l’experte.


    Par Alison Verlaet

     

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