Centrale Nucléaire

  • Recours contre les déchets nucléaires, la décision le 21 avril 2020

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    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange.

    Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau.

    Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu. Celui-ci tranchera le 21 avril.


    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange. Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau.

    Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu.

    Celui-ci tranchera le 21 avril.


    Ce mardi 7 janvier, Rodrigue Demeuse a interpellé le Ministre wallon Willy Borsus, compétent en matière d’aménagement du territoire. Ce dernier a confirmé l’introduction d’un recours contre la décision du Fonctionnaire-délégué par Engie.


    D’autre part, il précise qu’il devra remettre une décision par rapport à ce projet de stockage au plus tard le 21 avril prochain.


    Pour Ecolo, Rodrigue Demeuse espère que la réflexion ne se limitera pas à une simple question d’aménagement du territoire : « Ce n’est pas un projet comme les autres…

    Il est question d’un possible entreposage jusqu’en 2100 !

    Avec des garanties très faibles à long terme. Il est notamment primordial de rester attentif aux remarques très pertinentes émises par les communes et les riverains.

    En effet, comment être certain que la sécurité du site soit assurée jusqu’en 2100, alors que le site aura été démantelé ?

    C’est l’une des questions essentielles auxquelles Engie n’apporte pas de réponse suffisante. Venant de Huy, ma préoccupation en la matière reste de tout mettre en œuvre afin d’empêcher qu’on hérite d’un désert radioactif à Tihange. »


    Par A.BT

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  • Le réacteur nucléaire Tihange 1 à l’arrêt entre le 31 décembre 2019 et début juillet

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    Le réacteur nucléaire Tihange 1, d’une capacité de 962 MW, sera mis à l’arrêt mardi pour une période de sept mois, dans le cadre de la révision annuelle de la centrale, selon les informations de l’exploitant Engie Electrabel.


    La révision débutera le 31 décembre pour se terminer le 10 juillet.

    Cette période a été choisie par Engie Electrabel pour permettre au réacteur de fournir de l’électricité durant les mois de novembre et décembre et ainsi contribuer à la sécurité d’approvisionnement en Belgique.

     

    Les sept centrales nucléaires belges sont soumises, conformément à la loi, à un entretien planifié tous les 12 ou 18 mois.


    Par ailleurs, Tihange 1 -tout comme Doel 1 et 2- fait l’objet d’importants travaux dans le cadre de la prolongation de 10 ans de son exploitation.

    Electrabel a prévu une enveloppe d’1,3 milliard d’euros d’investissement pour la prolongation, jusqu’en 2025, de l’exploitation de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1.

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  • Avis favorable des experts pour le centre de déchets nucléaires

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    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange. Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau et pourrait bien devenir réalité. Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre Borsu et pour l’autre volet de la procédure, des experts en matière nucléaire viennent de rendre un avis favorable.


    Le hangar qui devrait permettre d’entreposer des déchets nucléaires sur le site de Tihange pour une période de 80 ans verra-t-il bientôt le jour ? En dépit de l’avis défavorable concernant le permis d’urbanisme rendu par la Région wallonne en octobre dernier, le dossier est en tout cas loin d’être enterré.


    Le volet de la procédure, concernant l’autorisation de création et d’exploitation du centre de combustible vient de recevoir le feu vert d’experts en matière nucléaire. Quant au refus du permis d’urbanisme, il fait l’objet d’un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu.


    Le conseil scientifique des rayonnements ionisants vient donc de rendre un avis favorable à la demande d’autorisation pour le centre de combustibles usés. Ce conseil scientifique est un organisme indépendant, lié à l’AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire) composé d’experts en matière nucléaire. C’est ce conseil scientifique qui est chargé de se prononcer en cas de demande émanant d’un organisme de classe 1. Pour prendre sa décision, il a notamment étudié le dossier technique, mais aussi les avis des communes et du gouverneur.


    La décision favorable du conseil scientifique a été notifiée à Electrabel qui a 30 jours pour réagir. « C’est évidemment une étape positive, a noté Anne-Sophie Hugé porte-parole d’Engie Electrabel. Le centre de stockage est absolument nécessaire pour le démantèlement futur de la centrale. »
    Une fois le délai écoulé, le dossier sera transmis au ministre de l’intérieur Peter De Crem. La décision d’autoriser, ou non, le centre de déchets, sera prise via un arrêté royal.


    Rappelons que les combustibles usés seront stockés « à sec » et non plus dans des piscines comme c’est le cas actuellement.


    La construction de ce centre divise les habitants et les élus des communes situées autour de la centrale. Au total, 265 courriers de citoyens opposés au projet avaient été transmis à Electrabel lors de l’enquête publique. Parmi les doléances mentionnées : la taille du hangar, mais aussi sa longue durée d’exploitation : 80 ans.


    Lors de l’enquête publique, Amay, Nandrin et Engis s’étaient également prononcés contre la création de ce centre. À Engis, le Collège avait notamment pointé la durée trop longue de stockage, mais aussi le fait que le bâtiment n’offre aucune sécurité en cas de chute d’avion, il n’est pas bunkérisé et est dans un couloir aérien.


    Comme à Doel, Ecolo voudrait qu’Engie-Electrabel paie pour stocker ses déchets nucléaires
    Ce mardi 17 décembre, le Conseil communal de Beveren, commune flamande où se trouve la Centrale nucléaire de Doel, a décidé de faire payer à Engie-Electrabel, par le biais d’une nouvelle taxe, le stockage de combustibles nucléaires irradiés sur le territoire communal dès 2020.


    Principales raisons défendues par les autorités communales de Beveren : le manque à gagner de l’inutilisabilité du site durant la période de stockage (qui s’étendra bien au-delà de l’arrêt de la production en 2025) ainsi que le stimulant ainsi donné à Engie-Electrabel afin de s’assurer que la multinationale ne transforme pas le site en cimetière radioactif à trop long terme. Le montant de la taxe s’élève à 785€ par tonne de déchets nucléaires. Compte tenu de la quantité de déchets présents et à venir, cela correspond à des recettes supplémentaires pour la commune de Beveren de plus de 2 millions d’euros.


    Le conseiller communal hutois Samuel Cogolati (Ecolo) souhaite qu’une taxe similaire soit appliquée à la Ville de Huy : « J’espère qu’une décision semblable sera bientôt prise à Huy. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas aux Hutois, ni aux Belges, à payer la facture des déchets nucléaires. Engie doit porter cette responsabilité. »


    La Ville de Huy est liée par une convention de paix fiscale avec Engie-Electrabel lui procurant un montant fixe de 3 millions d’euros. Toutefois, le conseiller Cogolati affirme que « ce pactole aura très bientôt une fin ! Je demande au Collège communal d’ouvrir les yeux et de préparer l’avenir. La contribution que nous proposons pour Engie-Electrabel permettrait d’alléger la facture du citoyen et surtout d’assurer des recettes financières pour la Ville de Huy durant des décennies, et pas jusque 2025 seulement. »

    Par Aurélie Bouchat

     

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  • Le réacteur nucléaire de Tihange 1 à l’arrêt après un incident mercredi 4 décembre 2019

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    Le réacteur nucléaire de Tihange 1 (962 MW) a été automatiquement mis à l’arrêt  mercredi matin à la suite d’un incident technique, indique son exploitant Engie Electrabel. Son indisponibilité est pour le moment prévue jusque jeudi soir mais cela pourrait évoluer en fonction des analyses qui sont en cours.
     
    Conformément aux procédures, le réacteur a été mis à l’arrêt de manière automatique à la suite d’une perturbation du système de réglage d’une pompe sur un circuit secondaire, explique Engie Electrabel. L’incident s’est produit dans la partie non nucléaire de l’unité.
     
    Son indisponibilité est pour le moment prévue jusque jeudi soir mais cela pourrait évoluer en fonction des analyses qui sont en cours pour déterminer si une intervention est nécessaire.
     
    Le producteur et fournisseur d’énergie assure disposer d’un parc de production suffisamment diversifié pour permettre d’assurer l’approvisionnement de ses clients.
     

  • Incidents à répétition sur le site de la centrale nucléaire à Tihange

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    Le plan interne d’urgence déclenché à 5 reprises

    Entre octobre 2018 et octobre 2019, six incidents nécessitant le déclenchement du plan interne d’urgence se sont produits sur l’ensemble des sites nucléaires belges. Sur ces six incidents, cinq se sont produits à Tihange. Le député hutois Samuel Cogolati a interpellé le ministre de l’intérieur Peter De Crem à ce propos.
    En interpellant par écrit le ministre Peter De Crem (CD&V) à propos des plans interne d’urgence (PIU), Samuel Cogolati ignorait que cinq de ces PIU avaient été déclenchés sur le site de Tihange. Une concentration qui l’interpelle, même si, comme le souligne également le ministre De Crem, les plans internes d’urgences ne concernent pas des incidents majeurs.
    Voici trois exemples d’incidents qui ont été répertoriés lors des derniers mois sur le site de Tihange :
    -Le 1er octobre 2018, un conteneur d’huile de graissage s’est éventré en salle des machines.
    -Le 20 mars 2019, suite au malaise cardiaque d’une personne. Une ambulance avait été appelée sur place.
    -En juillet 2019, un départ d’incendie a été provoqué par la présence de matière grasse au niveau d’un calorifuge sur la ligne vapeur. La fuite a été identifiée et réparée.
    « Le déclenchement d’un plan interne d’urgence d’un exploitant nucléaire n’est pas nécessairement lié à un événement relatif à la sûreté nucléaire et radiologique » insiste le ministre De Crem. Les incidents plus importants sont repris sur l’échelle INES qui comporte sept niveaux.
    « Il faut rassurer, convient le député Ecolo, les incidents mentionnés ne sont effectivement pas très graves. N’empêche, je voudrais comprendre pourquoi cinq d’entre eux sont concentrés sur Tihange. Soit, c’est parce que les autres établissements ne déclenchent pas aussi vite leur PIU, soit, c’est parce qu’il y a un problème sur le site tihangeois… »
    Dans sa réponse, le ministre De Crem évoque l’absence d’un processus défini et structuré pour les Plans Internes d’Urgence (PIU). Chaque exploitant développe lui-même ses plans de gestion avec les services de prévention internes et déclare dès lors certains types d’incidents et pas d’autres. Une situation qui étonne le député hutois : « Il est surprenant que tous les sites n’utilisent pas les mêmes critères pour le déclenchement des PIU : cela permettrait d’avoir une vue globale sur le type d’incidents, de connaître leur fréquence et d’opérer une comparaison entre les différents sites » relève-t-il. Il regrette également que les événements situés en dessous de l’échelle INES et activant le plan d’urgence ne soient pas obligatoirement communiqués au public : « Il est logique que si des automobilistes voient des ambulances sortir de la centrale à Tihange ou de la fumée s’échapper d’un bâtiment, ils puissent être informés sur la nature de l’incident. »
    Le député compte réinterpeller le ministre par écrit, notamment au sujet de l’opportunité de standardiser les critères de déclenchement des plans internes d’urgence.
    Les règles sont respectées
    Selon la porte parole d’Engie Electrabel, Laure Sovet, « Les règles sont les mêmes pour l’ensemble des sites nucléaires belges et Engie Electrabel les respecte intégralement. »
    La porte-parole insiste aussi sur la volonté de transparence et de communication mise en place par Engie. « En termes de communication vis-à-vis des autorités, nous sommes totalement transparents. »

    Par Aurélie Bouchat

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