Centrale Nucléaire

  • Les centrales nucléaires ne sont plus aux normes contre les crashs d’avions

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    Les centrales nucléaires ne sont plus aux normes contre les crashs d’avions: Ecolo demande une interdiction de leur survol

     

    Les prescriptions de sécurité ont été renforcées à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011.

    Les centrales nucléaires doivent ainsi pouvoir résister à des événements comme une attaque électronique ou un crash aérien.

    Jusqu’il y a peu l’on visait simplement la chute d’« aéronefs ».

    Désormais, il est question d’avions militaires ou commerciaux « représentatifs », c’est-à-dire du type qui survolent la centrale ou ses alentours.

    Cela implique par exemple qu’à Tihange les avions-cargos au départ ou à l’arrivée de Bierset doivent être pris en compte, ressort-il d’une réponse fournie par le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, le 11 mai.

    Le détail des règles de sécurité est confidentiel. Selon les renseignements collectés par les Verts au gré des questions parlementaires, les centrales belges répondraient toutefois insuffisamment à ces conditions.

    Les plus vieilles centrales -Tihange 1 et Doel 1 et 2- sont protégées uniquement contre le crash d’un avion de tourisme ou d’affaires.

    Si un avion d’un plus grand gabarit devait s’effondrer, les dégâts au bâtiment pourraient être limités mais l’embrasement du kérosène pourrait en revanche être dangereux, avait indiqué le directeur de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), Frank Hardeman, en février 2019.

    Un rapport daté du mois d’août précise qu’un nouvel équipement de lutte contre les incendies a été acquis.

    Tihange 2 et 3 ainsi que Doel 3 et 4 ont quant à elles été conçues pour résister à la chute d’un avion civil ou militaire de taille moyenne, du genre d’un Boeing 767.

    Pour Ecolo, c’est insuffisant. Volent au départ ou à destination de Bierset des avions-cargos de la catégorie d’un Boeing 747 qui peuvent peser plus de 400 tonnes et emporter 192 tonnes de kérosène.

    Les Verts en concluent que les centrales ne sont pas suffisamment protégées contre le crash d’un avion et l’incendie qu’il pourrait provoquer.

    Dans l’attente d’une mise en œuvre des règles actuelles, ils demandent que le survol des sites nucléaires soit interdit, à l’image de la France où un tel survol est interdit en-dessous de mille mètres d’altitude et dans un rayon de 5 km.

    Le 11 mai, le ministre de l’Intérieur précisait par ailleurs qu’une nouvelle période d’exploitation -non prévue par la loi qui fixe à 2025 la sortie du nucléaire- ne pourrait se faire sans répondre aux nouvelles exigences.

    Réagissant à cette information, l’AFCN s’est exprimée au JT de la RTBF dimanche soir : « On a demandé à l’exploitant (Engie, NDLR) d’analyser la sûreté en cas de chute d’avion.

    Nous avons reçu les rapports et nous sommes maintenant en train de les analyser », indique la responsable communication.

    En outre, des travaux de renforcement (au niveau du béton notamment) ont déjà été effectués .

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  • La redémmarage du réacteur nucléaire Tihange 2 contestée en justice

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    Plusieurs municipalités néerlandaises et luxembourgeoises, villes et États fédérés allemands, ainsi que différents groupes d’action, ont demandé jeudi au tribunal de première instance de Bruxelles d’annuler la décision de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) de redémarrer le réacteur nucléaire Tihange 2.

    Celui-ci n’aurait jamais dû être construit, selon eux. L’État belge, l’AFCN et Engie Electrabel, qui exploite le réacteur, contestent. Le tribunal se prononcera début septembre.

    Les plaignants argumentent que les fissures découvertes en 2012 dans la paroi du réacteur auraient pu être révélées au moment de leur construction, entre 1975 et 1983, la technologie existant déjà à l’époque.

    Le matériau utilisé pour les construire n’aurait en outre jamais dû être utilisé, selon eux.

    Ils dénoncent aussi que la cause des fissures ne soit toujours pas identifiée : elles pourraient être présentes depuis la construction ou être apparues en raison de l’exploitation du réacteur.

    La plainte relève également des problèmes dans la culture de sécurité de certaines centrales.

    La décision judiciaire pourrait entraîner l’arrêt immédiat du réacteur.

    L’AFCN estime cependant que le tribunal ne peut pas se prononcer car cela enfreindrait la séparation des pouvoirs.

    En outre, les demandeurs ne démontrent, selon l’agence, aucune faute, aucun dommage ni aucun lien de causalité.

    « Lorsque les fissures ont été découvertes, l’AFCN a demandé à Electrabel de démontrer qu’elles n’avaient aucun impact sur l’intégrité de la cuve du réacteur.

    Cette enquête a duré trois ans et demi et a montré que la centrale nucléaire était suffisamment sûre », explique l’agence.

    Une inspection a révélé des fissures dans les parois il y a huit ans, ce qui a conduit à la fermeture temporaire des réacteurs. Après enquête, l’AFCN a estimé qu’ils pouvaient redémarrer.

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  • À la question : que faire des déchets nucléaires créés ?

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    Bientôt des déchets nucléaires chez nous ?

    La province de Luxembourg va-t-elle devenir la nouvelle poubelle nucléaire de la Belgique ?

    Depuis le 15 avril dernier, en plein confinement, l’ONDRAF (Organisme national des déchets nucléaires et des matières fossiles enrichies) a lancé une enquête publique passée sous tous les radars, jusqu’ici. Objectif : consulter la population sur un pré-projet d’arrêté ministériel, servant à déterminer les sites potentiels où pourraient être enfouis les déchets nucléaires, comme cela se passe en Scandinavie.

    Sur le site de l’organisme, en dessous d’un slogan assurant « Une gestion sûre des déchets radioactifs en Belgique, pour vous et les générations à venir », est lancée une consultation publique où tous les citoyens sont appelés à se prononcer parce que, écrivent-ils, « Votre avis compte ».

    Derrière ces quelques lignes presque paternalistes, une carte jointe interpelle.

    Au total, 1.143 km² de la province de Luxembourg ont été sélectionnés. La plus grande superficie se situe sur l’ensemble de la Gaume, avec près de 711 km². Les communes de Florenville, Chiny, Etalle, Meix-Devant-Virton, Virton, Rouvroy, Saint-Léger et Musson composent cette première surface. La deuxième zone se situe en Ardenne. Avec ses 432 km², elle comprend l’ensemble du synclinal de Neufchâteau. Cette appellation géologique s’étend de Neufchâteau, englobe Vaux-sur-Sûre, Fauvillers, une partie des communes de Bastogne et de Léglise.

    Le Parc Naturel de la Haute-Sûre n’est pas épargné par le pré-projet.

     

    703 km² en région verviétoise

    Un autre site, Polygone 5, s’étend sur 703 km² et borde la frontière de la province de Luxembourg. Alors qu’une partie de la commune de Vielsalm est touchée, Lierneux, Trois-Ponts, Stoumont ou Stavelot, en province de Liège sont pleinement circonscrits.

    Potentiellement, ces sites pourraient donc devoir accueillir des déchets nucléaires.

    L’ONDRAF l’assure : « Aucune décision n’a jusqu’ici été prise quant à la destination finale des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie ».

    Il précise encore : « L’évaluation des incidences environnementales porte donc sur la toute première étape décisionnelle, à savoir ce que la Belgique compte faire de ces déchets ». 

    Autrement dit, ces sites ne sont pour l’heure qu’hypothèses. Mais une fois que les décisions seront tombées, elles lieront nécessairement les zones concernées durant des milliers d’années.

    Pour très longtemps

    L’ONDRAF précise : « Les déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie doivent être isolés durant plusieurs centaines de milliers d’années de l’homme et de l’environnement ».

    Plus surprenant, cette enquête n’a reçu qu’une publicité minimale, pour ne pas dire nulle.

    Aucun bourgmestre n’a été averti de cette situation.

    Pire peut-être, il a fallu que la ministre luxembourgeoise de l’Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng) s’insurge quant à la proximité des sites choisis avec la frontière luxembourgeoise pour alerter sur le sujet.

    Elle exprimait au sujet du site gaumais : « ce sont les mêmes couches géologiques qui courent sous nos pieds, de la Belgique au Luxembourg.

    En cas de problème, nous pourrions avoir une pollution pour des siècles sur nos réserves d’eau potable ».

    Elle allait même plus loin en qualifiant ce dossier de « non-transparent » et « d’incohérent ».

    Le silence de l’ONDRAF et du Fédéral, à qui il reviendra de prendre les décisions finales, a de quoi interpeller.

    Qu’à cela ne tienne la ministre écologiste luxembourgeoise a décidé de faire bouger les lignes hors de ses frontières.

    Elle en appelle aux citoyens, élus, associations, ONG, syndicats de se joindre au gouvernement pour exprimer ce refus ».

    L’enquête transfrontalière ouverte depuis près d’un mois le restera jusqu’au 13 juin.

    Voilà qui risque d’alerter l’ensemble des bourgmestres concernés ainsi que leurs citoyens.

    Article et rédaction CLÉMENT GLESNER

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  • Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !!! la construction de la centrale nucleaire à Tihange en vidéo d'époque

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    Un film de Electrabel

    La centrale nucléaire de Tihange est une centrale nucléaire située à Tihange en Belgique sur le cours de la Meuse.

    Un film de Electrabel

    Elle a été construite dans les années 1970 sur un site de 75 hectares2 sur les berges de la Meuse, à 30 km au sud-ouest de Liège, 34 km à l'est de Namur, 68 km à l'est de Charleroi et 80 km au sud-est de Bruxelles.
    Elle est constituée de trois réacteurs à eau pressurisée de conception américaine Westinghouse, dotés chacun d'un circuit primaire (fermé) pour refroidir le cœur du réacteur, d'un circuit secondaire (fermé) qui alimente en vapeur un groupe turbo-alternateur (deux pour Tihange 1), et d'un circuit tertiaire (ouvert) alimenté par l'eau de la Meuse et équipé d'une tour aéroréfrigérante.
    Les groupes turbo-alternateurs sont constitué d’une turbine et d'une génératrice électrique d'environ 1 000 mégawatts (2 × 500 mégawatts, 1N et 1S3, pour Tihange 1).

    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Tihange

    https://youtu.be/DSVYmfs4zAs

    La vidéo clic ici 

    Les puissances électriques (nettes) délivrées par les réacteurs, leurs dates de mises en service, et les dates décidées pour leurs fermetures sont :
    Tihange 1 : 962 MWe, mis en service en 1975, arrêt décidé pour 2015, mais prolongé jusque 2025 par le gouvernement4
    Tihange 2 : 1 008 MWe, mis en service en 1983, arrêt décidé pour 2023
    Tihange 3 : 1 038 MWe, mis en service en 1985, arrêt décidé pour 2025
    La centrale nucléaire emploie actuellement près de 1130 personnes et de nombreuses entreprises sous-traitantes. Elle est exploitée par Electrabel, filiale du groupe français Engie. Le producteur d’électricité EDF détient une participation de 50 % dans l’unité Tihange 1.
    La centrale est entourée de 20 balises de détection IMR du réseau Telerad5.
    La centrale de Coo-Trois-Ponts (pompage-turbinage) permet d'adapter la production constante des réacteurs à la demande fluctuante du réseau en permettant de stocker jusqu'à 5 GWh (1 GW durant 5h). Lorsque la demande sur le réseau électrique est inférieure à la production, l'électricité excédentaire est utilisée dans la centrale de Coo en pompage, c'est-à-dire que l'eau est pompée depuis le bassin inférieur vers le bassin supérieur, voir pompage-turbinage. 

    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Tihange

     

  • Les déchets nucléaires vont-ils être stockés plus de 80 ans sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ?

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    Le député redoute que Tihange devienne un désert radioactif

    Les déchets nucléaires vont-ils être stockés plus de 80 ans sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ?

    C’est ce que redoute le député Ecolo Samuel Cogolati en se basant sur de l’enquête publique que vient de lancer l’ONDRAF et les propos du ministre De Crem. Pour éviter que Tihange se transforme en « désert radioactif » et appelle la population à se mobiliser.


    En février, le ministre wallon Willy Borsus accordait le permis d’urbanisme pour la costruction d’un centre de stockage de déchets nucléaire rédioactifs sur le site de Tihange.

    Rappelons que ces déchets doivent être stockés dans 120 emplacements, à sec, pour une période de 80 ans. Il s’agit normalement d’une solution transitoire, même si la Belgique n’a, pour l’instant, pas de solution définitive pour le stockage des déchets nucléaires.


    L’ONDRAF vient cependant de lancer une enquête publique concernant une solution d’enfouissage des déchets. Le problème, c’est que ce projet mettra longtemps à aboutir.

    Peut-être plus de 80 ans !

    « Une décision politique pour le stockage géologique sur le territoire belge ne signifie pas qu’il sera réalisé à court terme. Quelques décennies seront encore nécessaires pour y parvenir » a déclaré le directeur de l’ONDRAF.
    Stockage supérieur à 2100


    Le député hutois Samuel Cogolati redoute que la période de stockage à Tihange soit supérieure à 2100 ! Il a interrogé le ministre de l’Intérieur pour en avoir le cœur net et la réponse ne l’a pas vraiment rassuré…

     

    « La durée d’entreposage dans cet entrepôt à Tihange pourrait donc dépasser les quatre-vingts ans, si l’AFCN l’estime nécessaire ? » a-t-il demandé au ministre De Crem le 11 mai dernier. Le ministre n’a pas démenti : « Oui, c’est bien ce que j’ai indiqué dans ma réponse » a-t-il affirmé.


    « Le risque environnemental est réel, estime le député hutois. Il faut gérer les déchets nucléaires de manière sûr et responsable et le projet d’enfouissement de l’ONDRAF va prendre beaucoup trop de temps.

    En 2100 Tihange risque de se transformer en désert radiocatif.

    L’incertitude liée au projet de stockage définitif de l’ONDRAF engendre un délai d’entreposage supplémentaire des déchets radioactifs à Tihange au-delà de 2100, ce qui est inacceptable sur le plan de la sûreté nucléaire vu que les bâtiments de stockage n’ont pas été prévus pour de telles durées. »


    Une alternative


    Le député hutois estime qu’il est urgent d’envisager une alternative à l’entreposage à Tihange et à l’enfouissement définitif et irréversible.


    Dans cette optique, les différents groupes Ecolo de l’arrondissement vont proposer une motion lors des prochains conseils afin de s’opposer au projet d’enfouissement tel que proposé actuellement par l’ONDRAF vu les répercussions sur l’entreposage à Tihange.

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  • Enfouissement des déchets nucléaires, et si votre commune devenait une poubelle nucléaire?

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    En plein confinement, Ecolo-Groen s’alarme

    Avez-vous envie que votre commune devienne la poubelle nucléaire de la Belgique?

    Allons-nous vraiment décider en plein confinement d’enfouir (au moins) 13.500 m3 de déchets hautement radioactifs?

    Des questions qui peuvent paraître provocantes mais qui traduisent l’agacement d’Écolo vis-à-vis d’une consultation publique en cours en pleine crise du coronavirus.

    L’ONDRAF (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) a lancé le 15 avril dernier une consultation publique qui concerne l’enfouissement dans notre sous-sol de 13.500 m3 de déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie.

    Il s’agit d’une procédure prévue depuis longtemps mais qui fâche néanmoins Ecolo-Groen.


    «IRRESPONSABLE»

    «Il est irresponsable de débuter une consultation publique sur un sujet aussi grave et complexe en plein milieu d’une crise sanitaire sans précédent», explique le député Samuel Cogolati qui ne voit pas pourquoi l’on ne pourrait pas prolonger cette procédure très importante pour tous les citoyens belges.

    «La dernière enquête publique lancée en France a duré 150 jours, c’était l’an dernier.» Sur le fond, Ecolo-Groen constate que rien n’a changé en 40 ans:«Le projet de l’ONDRAF se concentre encore et toujours exclusivement sur l’option du stockage géologique, malgré toutes les remarques contraires, notamment celles de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire», reprend le député hutois.

    «Pire, le projet est d’un flou absolu puisque l’on ne sait ni où, ni quand, ni comment les déchets radioactifs seront stockés! Pour l’ONDRAF, il faut accepter le principe d’enfouissement sans en connaître les implications concrètes.»

    Le député épingle cette phrase de l’ONDRAF: «Le Plan est à ce point conceptuel et générique qu’aucun de ses éléments concrets n’est connu». Le plan est à ce point abstrait, explique l’élu, que l’ONDRAF avoue ne pas avoir consulté d’experts externes qui auraient pu apporter une plus-value dans l’évaluation des incidences environnementales.

    «Il n’existe d’ailleurs aucune étude d’incidences à l’étranger sur le stockage géologique en tant que «concept». L’ONDRAF nous dit qu’il n’est pas encore possible de se prononcer de manière définitive ou approfondie. Comment dès lors se prononcer aujourd’hui de manière définitive sur l’option d’enfouissement?»


    PAS DE CHÈQUE EN BLANC

    Un dossier d’autant plus délicat, véritable chèque en blanc pour l’enfouissement, dit Ecolo-Groen qui pourrait transformer toute commune belge en poubelle nucléaire.

    «Pourquoi se précipiter alors que ce dossier va avoir des conséquences durant au moins 300.000 ans?

    Il faut l’admettre: il n’y a pas de vraie «bonne» solution définitive et à long terme pour les déchets radioactifs», reprend M. Cogolati.

    «Au vu de l’incertitude liée à l’enfouissement irréversible des déchets, nous sommes favorables à une solution permettant d’avoir accès aux déchets nucléaires dans l’attente d’éventuels progrès réalisés par la science.

    Une telle méthode consisterait à rassembler les déchets en subsurface, en caverne ou sous-sol pour une période allant de 30 à 300 ans.

    Il s’agit donc d’une étape intermédiaire qui précéderait l’étape définitive et pourrait se reproduire plusieurs fois si nécessaire.

    Le gouvernement des Pays-Bas a décidé de reporter toute décision définitive à l’an 2100.

    Pourquoi ne pas appliquer le même principe en Belgique et développer entre-temps une solution intermédiaire plus sûre?»

    Ecolo-Groen a donc décidé de passer à l’offensive et de déposer, cette semaine, deux textes à la Chambre.

    L’un d’eux vise à exiger un audit du financement et de la gestion des déchets nucléaires par la Cour des Comptes «pour que ce ne soit pas au final le contribuable belge qui doive trinquer pour l’énorme coût de la gestion des déchets radioactifs (8 à 10 milliards€)».


    OBSERVATOIRE INDÉPENDANT

    Le second texte vise à créer un Observatoire indépendant et participatif du contrôle et suivi de la gestion des déchets nucléaires, composé pour moitié d’experts scientifiques et pour moitié de citoyens tirés au sort, afin de ré-évaluer, de manière la plus démocratique, l’option de stockage la moins coûteuse pour l’environnement et les générations futures.

    Article et rédaction DIDIER SWYSEN

     

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  • À Tihange, le personnel est fortement réduit, mais 330 employés d’Engie sont toujours sur le pont

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    Ils continuent à faire tourner la centrale

    En cette période de crise sanitaire, le personnel d’Engie présent sur le site de la centrale de Tihange a été réduit de deux tiers et celui des sous-traitants a chuté de 1.000 unités. Pour assurer l’approvisionnement en électricité du pays, certains sont cependant toujours sur place. Parmi eux, Luigi Chiodo, 49 ans, chef de quart à Tihange 2.
    Ce vendredi, Luigi Chiodo, un Visétois de 49 ans, entame sa pause de travail à 13 heures sur le site de Tihange 2. Il y restera jusqu’à 21 heures pour chapeauter une équipe d’une dizaine de personnes. Pour lui comme pour ses coéquipiers, la crise du Covid-19 n’a pas fondamentalement modifié son boulot. Il doit être présent sur place. Impossible de surveiller une centrale à distance. À la moindre alarme, il faut être prêt à intervenir afin que la production en électricité du pays puisse se maintenir. Même si, depuis le début de la crise, la consommation en électricité a chuté avec la fermeture de nombreuses entreprises, (près de 25 % de consommation en moins), l’approvisionnement énergétique reste évidemment essentiel. Il faut du courant pour faire fonctionner les hôpitaux ; alimenter les ordinateurs des employés qui télé-travaillent ou assurer les rendez-vous en ligne de tous ceux qui sont séparés.
    Depuis le 13 mars et les premières mesures de confinement, Luigi Chiodo a une conscience accrue de l’importance de son job. « J’ai toujours considéré mon métier comme utile, mais, durant cette crise, il m’apparaît comme étant encore plus essentiel. Rappelons que le site de Tihange produit a lui seul 25 % de l’électricité du pays » introduit-il.
    Si son boulot n’a pas fondamentalement changé, son environnement est différent. Habituellement, 1.000 employés d’Engie s’activent sur le site de Tihange. Ils ne sont plus qu’un tiers dont 150 attachés à la LTO de Tihange 1 (les travaux de révision et de mise à niveau de la centrale pour sa prolongation jusqu’en 2025).

    Quant aux sous-traitants, ils sont passés de 1.600 à… 600. Sur place, les travaux non urgents ont été reportés : « Le personnel de maintenance est de garde chez lui et peut être appelé à intervenir en cas d’urgence, mais nous ne les croisons plus au quotidien » précise le chef de quart.

    Même chose pour les secrétaires, les documentalistes et l’ensemble du personnel administratif. Par la force des choses, les liens entre l’équipe de conduite se sont renforcés : « Nous évoluons un peu en vase clos. On se serre les coudes.

    Depuis le début de l’épidémie, nous avons eu la chance de ne pas avoir de malade, nous sommes au complet. » Évidemment, de nouvelles règles ont été mises en place : « Nous nous lavons les mains et nous désinfectons les locaux. Nous appliquons le principe de distanciation sociale et, quand il est impossible de le respecter car il faut intervenir dans un local exigu, nous portons des masques. »


    Pour faire tourner les trois centrales 24 heures sur 24, 21 équipes de conduite semblable à celle dirigée par Luigi Chiodo sont nécessaires. En cas de propagation importante de l’épidémie à la centrale, Engie a mis au point différents scénarios : rappeler le personnel en congé pour remédier aux absences et étendre les gardes de 8 à 12 heures. Jusqu’à présent, ils n’ont pas dû être mis en œuvre. Luigi croise les doigts et n’en doute pas : avec son équipe, il sera toujours fidèle au poste pour apporter de la lumière aux citoyens durant cette crise…

    Rédaction de l'article Aurélie Bouchat

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  • Electrabel a demandé Sophie Wilmès de trancher rapidement sur la prolongation du nucléaire au-delà de 2025

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    «Evoquer la prolongation du nucléaire est maladroit

    Electrabel a demandé Sophie Wilmès de trancher rapidement sur la prolongation du nucléaire au-delà de 2025 début avril, mais pour la première ministre, le moment est mal choisi... Une réponse qui a rassuré le député hutois Samuel Cogolati : « Le forcing d’Electrabel était maladroit et anti-démocratique. »


    La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d’ici 2025, mais en l’absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d’électricité.


    Début avril, la direction d’Electrabel, a sollicité un entretien avec la Première ministre pour évoquer une éventuelle prolongation du nucléaire, dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle.

    Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir : la fin de cette année. Si ce délai n’est pas respecté, le producteur d’électricité estime qu’il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales.


    Questionnée sur Bel RTL à propos de cette demande, la première ministre a sèchement rejeté toute entrevue dans l’immédiat pour évoquer ce problème. « Bad timing » a-t-elle lancé.

    « Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu’il y avait plus adéquat comme démarche à faire » a-t-elle affirmé.


    « Imposer son calendrier »


    Une réponse qui a rassuré le député hutois Samuel Cogolati (Ecolo) : « La priorité actuelle du gouvernement, doit être exclusivement la crise du coronavirus. C’était très maladroit et anti-démocratique de la part d’Electrabel de venir imposer son calendrier à la première ministre pour évoquer la prolongation du nucléaire. »


    Pour le député hutois, après la crise du Covid-19, il faudra non pas évoquer une éventuelle prolongation du nucléaire « mais de solutions qui permettront de garantir l’approvisionnement électrique sans avoir recours au nucléaire en soutenant notamment les politiques d’isolation des habitations ainsi que l’énergie renouvelable. »

    Et le député de conclure : « Cela fait 20 ans que l’on évoque la sortie du nucléaire, il est temps de passer à l’acte. »

    Rédaction de l'article A.BT

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  • La santé des travailleurs et une priorité absolue, mais la production d’électricité via les centrales nucléaires est essentielle pour le pays.

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    Vincent Franco, délégué Gazelco, estime que trop de monde est mobilisé sur le site de la centrale alors que l’épidémie de coronavirus sévit. Electrabel entend pourtant poursuivre cette opération « nécessaire pour l’approvisionnement électrique du pays. » Un avis partagé par Marc Bertrand, qui défend les couleurs de la CGSLB.


    Marc Bertrand est en charge du planning des révisions sur le site de la centrale nucléaire de Tihange. Au cours des prochaines semaines, il compte se présenter aux élections sociales en tant que candidat de la CGSLB (Centrale Générale des Syndicats de Belgique).

    Il nous a contactés afin de nous expliquer pourquoi il ne partageait pas l’avis de Vincent Franco, délégué Gazelco qui réclame la suspension des opérations de révision à Tihange 1.
    Pas d’accord
    Rappelons que le délégué Gazelco estime que la révision de Tihange 1 devrait être reportée en raison de l’épidémie de coronavirus : « Cette révision a été entamée le 31 décembre et doit encore se poursuivre durant plusieurs mois, remarquait-il dans notre édition de lundi.

    Vu la crise du coronavirus, la révision pourrait être temporairement suspendue, car elle mobilise énormément de monde et n’est pas indispensable à l’approvisionnement électrique.

    Actuellement 500 travailleurs extérieurs sont mobilisés pour cette opération ainsi que 200 collaborateurs internes. Alors qu’il n’y a pas d’urgence à mener cette révision, cela fait donc énormément de monde qui pourrait choper le virus… »


    Pour Marc Betrand, au contraire, elle doit se poursuivre : « Si les plannings ne sont pas respectés, l’alimentation en électricité du pays risque de poser problème au cours des prochains mois car les deux autres unités doivent également subir des travaux. »


    Il insiste cependant sur la nécessité de respecter les consignes sanitaires sur le site : « Pour l’instant, la révision est entre deux phases et nous prenons donc le temps d’analyser les méthodes de travail qui nous permettront de poursuivre le travail tout en respectant les consignes de sécurité.

    Certains travaux sont plus compliqués à réaliser en gardant les distances : comme travailler à deux dans une armoire électrique… » Marc Bertrand estime cependant que la plupart des tâches peuvent être menées en toute sécurité.


    Une réflexion partagée par Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel : « La santé de nos travailleurs et notre priorité absolue, mais la production d’électricité via les centrales nucléaires est essentielle pour le pays.

    La révison de Tihange 1 est toujours en cours et se poursuit suivant un shéma adapté aux mesures sanitaires actuelles. Nous évaluons la situation au jour le jour et nous adaptons nos méthodes de travail mais il est essentiel que nous puissions compter sur l’ensemble des unités pour l’approvisionnement du pays à l’automne et à l’hiver prochain » conclut-elle.


    Rédaction de l'article par A.BT

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  • Il y a 685.767 boîtes de comprimés pastilles d’iode distribuées en 2 ans dans rayon de 20 km autour de la centrale

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    Les groupes cibles, à proximité des centrales nucléaires ou considérés comme vulnérables, ne sont plus les seuls à bénéficier de la distribution gratuite de comprimés d’iode. Depuis deux ans, tout le monde peut en demander. Bilan : 685.767 boîtes ont déjà été distribuées.


    Voici maintenant deux ans que les pastilles d’iode sont disponibles gratuitement pour l’ensemble de la Belgique. Avant le 6 mars 2018, les pharmacies ne les distribuaient qu’aux groupes cibles, c’est-à-dire les personnes vivant dans les environs d’un site nucléaire, les jeunes de moins de 18 ans, les femmes enceintes et allaitantes ou encore les crèches, écoles maternelles, primaires et secondaires, ainsi que tout autre lieu d’accueil de la petite enfance.


    Depuis lors, bon nombre de ménages ont décidé d’aller chercher cette fameuse boîte de 10 comprimés d’iode stable. Des pastilles qui doivent permettre de limiter le risque de développer un cancer de la thyroïde après une catastrophe nucléaire.

    « Quelque 685.767 boîtes ont été distribuées gratuitement via les pharmacies belges depuis le début de la nouvelle campagne de prédistribution », annonce Benoît Ramacker, porte-parole du centre de crise national. Un chiffre qui lui semble plutôt bon.

    « Preuve que les gens ont bien reçu l’information. »

    Ce sont surtout les collectivités s’occupant d’enfants qui s’en sont dotées. Deux tiers des boîtes ont effectivement été distribuées à des crèches ou des écoles par exemple.


    En Wallonie, les deux provinces où l’on retrouve le plus de communes proches d’une centrale nucléaire sont celles de Namur et de Liège avec les centrales de Tihange et de Chooz, en France.

    À chaque fois, une zone de 20 km est tracée autour de ces centrales nucléaires.

    Dans ces zones, les services de secours, les communes, les gouverneurs et le Centre de crise se préparent davantage pour protéger les habitants.

    Dans le Hainaut, il y a bien le site nucléaire de Fleurus (l’Institut national des radioéléments, NdlR). Mais la zone d’attention est plus restreinte - et donc le nombre de communes aussi - puisque son rayon n’est « que » de 10 km.


    Même à Bruxelles !


    Avec l’élargissement de la campagne à l’ensemble de la population, des personnes autrefois exclues de la prédistribution se sont rendues dans leur pharmacie.

    « C’est par exemple le cas de grands-parents qui accueillent régulièrement les petits-enfants », avance le porte-parole.


    Au total, 10 % des boîtes ont par exemple été distribuées dans la province de Brabant wallon.

    11,5 % des distributions ont également eu lieu en région bruxelloise, qui ne se trouve dans aucune zone de planification d’urgence. Preuve que l’extension de la distribution a porté ses fruits.

    Globalement, c’est dans le Hainaut que la campagne a le mieux fonctionné jusqu’à présent avec près d’un cinquième des boîtes distribuées.

    Dans la province de Luxembourg, par contre, seules 5.900 boîtes de comprimés d’iode ont été émises. Il faut toutefois rappeler qu’il s’agit de la province la moins peuplée, à l’inverse du Hainaut.


    Une boîte de comprimés est prévue pour 4 personnes. « La durée de conservation est de minimum 10 ans. Mais en réalité, l’iode n’est pas périssable. C’est un peu comme du sel », rassure Benoît Ramacker.

    « Tous les dix ans, on effectue un contrôle sur un échantillon dans les stocks et on vérifie que c’est toujours bon. Si pas, on invite les citoyens à venir remplacer leur boîte. »


    Le centre de crise rappelle enfin qu’en cas de catastrophe nucléaire, l’iode n’est pas le plus important. « L’important, c’est de se mettre à l’abri, de s’enfermer. L’iode, c’est une contre-mesure possible qui pourrait être demandée en cas de rejet d’iode radioactif », précise le porte-parole.

     

    Rédaction de l'article Par Sabrina Berhin

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  • Le collectif avait organisé une manifestation à Huy en janvier dernier, Il faut une solution moins risquée pour les déchets nucléaires

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    L’Association Citoyenne pour la Transition Énergétique (ACTE) a pris connaissance en détail de la décision du ministre Borsus pour la construction d’un hangar d’entreposage de combustible nucléaire usé. Comme ses membres l’avaient déjà laissé entendre, « ils vont examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État. »
    La décision du ministre Borsus d’octroyer le permis d’urbanisme, pour la construction à Tihange, d’un hangar d’entreposage de combustible usé a choqué les membres d’ACTE :
    « Le ministre traite ce dossier en étant encore moins regardant que lorsqu’il doit se prononcer sur la construction d’un vulgaire poulailler industriel ou d’un quelconque centre commercial. Dans ces deux cas on s’inquiète des conséquences, pour l’environnement et pour les habitants, de la nature de l’activité liée à ces constructions. Ici, rien de tout ça. Pour l’administration wallonne et pour le ministre, seuls importent la couleur du béton et le coup d’œil sur la zone industrielle… » s’insurgent-ils. Les membres du collectif évoquent les risques de crash d’avion sur la structure « au cœur d’une zone où vivent des centaines de milliers d’habitants. » Ils ajoutent : « Certes, l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire a accordé son autorisation pour procéder à cet entreposage, suivie en cela par le ministre Pieter De Crem en se basant sur les études de Tractebel, filiale directe d’Electrabel… Cherchez l’erreur. »
    Et le collectif de conclure : « Au final, avec la construction de ce hangar, plusieurs générations de citoyens devraient subir une nouvelle fois l’incurie des divers gouvernements et l’incapacité des exploitants nucléaires à gérer, à l’échelle de plusieurs siècles, les déchets hautement toxiques. »

    Le collectif annonce qu’il va examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, « en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État, afin qu’il soit remplacé par une solution beaucoup moins risquée. »

    Rédaction de l'article Par Aurélie Bouchat

     

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  • Les déchets nucléaires pourront être stockés sur le site de Thiange pendant 80 ans

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    Le ministre Willy Borsus (MR) a accordé le permis d’urbanisme pour la construction du hall de stockage de déchets nucléaires usés sur le site de la centrale de Tihange.

    Après l’accord du ministre de l’Intérieur, le dernier obstacle a donc été levé pour Engie-Electrabel.

    Sauf recours, les déchets nucléaires pourront être stockés sur le site pendant 80 ans.


    Rappelons que le hangar doit permettre d’entreposer des déchets nucléaires sur le site de Tihange pour une période de 80 ans. Les combustibles usés seront stockés « à sec » et non plus dans des piscines comme c’est le cas actuellement. 120 emplacements de stockage sont prévus.
    Début février, le Ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, avait autorisé par le biais d’un arrêté royal, la demande d’Engie-Electrabel visant à construire trois bâtiments destinés à accueillir les combustibles nucléaires usés sur le site de la centrale de Tihange. Pour que le projet se réalise, Engie devait encore décrocher le feu vert de la Région wallonne. En octobre, la Région et le fonctionnaire délégué à l’urbanisme avaient refusé d’octroyer le permis d’urbanisme, mais Engie a introduit un recours auprès du ministre régional de l’aménagement du territoire Willy Borsus. Qui a décidé de casser le premier refus. Sous réserve d’un recours toujours possible devant le Conseil d’Etat, le permis est donc accordé.
    « Gabarits raisonnables »
    Le ministre Borsus justifie sa décision en affirmant qu’il se base sur la proposition de décision de son administration et l’avis favorable de la Commission d’avis sur les recours. « Il précise qu’il ne se prononce que sur le volet urbanistique et non sur le volet radiologique du projet. La Commission, dans son avis, constate que les bâtiments projetés ont des gabarits raisonnables et ne sont pas visibles du domaine public du fait de la présence d’un merlon sur le site et des infrastructures existantes. »

    Rappelons que la demande porte sur la construction de 3 bâtiments destinés à la manutention et à l’entreposage temporaire d’emballages contenant du combustible nucléaire usé :
    – un bâtiment principal abritant le hall d’entreposage,
    – un bâtiment attenant contenant les locaux auxiliaires et les sanitaires,
    – un bâtiment destiné à l’entreposage des accessoires utilisés lors du transport et de la manutention des emballages.
    La construction de ce centre divise les habitants et les élus des communes situées autour de la centrale. Au total, 265 courriers de citoyens opposés au projet avaient été transmis à Electrabel lors de l’enquête publique.

    le Collège de Nandrin ne compte cependant pas introduire de recours

    Comme Engis, Amay, et Verlaine, le Collège de Nandrin avait émis un avis défavorable face au projet de hall de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange, lors de l’enquête publique.

    «Ce n’est pas une volonté d’acharnement contre les déchets nucléaires: ils sont là et il faut s’en préoccuper, mais nous estimions que le dossier était mal ficelé. Les réacteurs sont blindés, pourquoi le hall de stockage ne l’est-il pas?

    En cas de crash d’avion n’y a-t-il pas un risque d’écoulement de déchets dans la Meuse?»

    A priori, le Collège de Nandrin ne compte cependant pas introduire de recours contre la décision du ministre Borsus: «Je parle à titre personnel, il faut encore que j’en réfère au Collège» précise-t-il le Bourgmestre Michel Lemmens  .

    A.BT

     

     

     

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    Par Aurélie Bouchat 

     

     

  • Les images aériennes de la centrale devront être floutées

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    La proposition de loi PS, portée par Eric Thiébaut, visant à flouter les images d’établissements nucléaires et sensibles, et à limiter la prise ou la diffusion de photographies aériennes de ces établissements dans l’intérêt de la sécurité publique, vient d’être approuvée en commission de l’Intérieur de la Chambre.


    Le constat est simple : si on se rend sur un site comme Google Earth, on peut constater que les sites militaires belges sont floutés, mais pas nos centrales nucléaires. Pour le PS, l’absence de floutage de la plupart des installations nucléaires sur Google Earth ou sur des applications similaires pose de réels problèmes.

    En effet, chacun peut trouver aujourd’hui sur internet, accessible à tous, des images extrêmement précises de sites nucléaires belges, comme Tihange ou Doel, éventuellement utilisables pour la préparation d’actes malveillants.


    La Belgique a d’ailleurs été épinglée par l’Assemblée nationale française, dans son rapport du 28 juin 2018, qui lui recommande d’adopter une mesure législative obligeant les diffuseurs d’images satellites à flouter sur internet les images des centrales nucléaires françaises ainsi que des autres sites sensibles (usines de retraitement, réacteurs expérimentaux, etc.).

    Eric Thiébaut, député PS, avait interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet il y a plus d’un an, il se réjouit de l’approbation de sa proposition de loi.


    « Il était temps que la Belgique remédie à ce problème de sécurité ! Dorénavant, les images des centrales nucléaires seront pixelisées et rendues inutilisables pour la préparation d’actes malintentionnés. Cette proposition de loi PS protégera davantage nos établissements sensibles. »

     

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  • Le stockage de déchets nucléaires à Tihange dénoncé à l’Elysette

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    Des riverains de la centrale nucléaire de Tihange ont manifesté jeudi matin devant le siège du gouvernement wallon, à Namur, afin de s’opposer à la demande de permis d’urbanisme introduite par Engie-Electrabel, en vue de la construction d’un entrepôt destiné à accueillir des déchets nucléaires.


    Regroupés au sein de de l’Association citoyenne pour la transition énergétique(ACTE), les manifestants sont arrivés vers 9h. Affichant une énorme banderole flanquée du slogan «Stockage des déchets radioactifs, notre sécurité bâclée», ils espéraient pouvoir interpeller les ministres à l’occasion de leur réunion hebdomadaire. Mais cette dernière aura finalement lieu ce jeudi soir. Les manifestants ont néanmoins poursuivi leur action jusqu’à 09h30 devant l’Elysette.


    La demande de permis introduite par Engie-Electrabel auprès de la Région wallonne concerne la construction de trois bâtiments d’entreposage de déchets nucléaires à sec sur le site de la centrale de Tihange.
    L’administration wallonne n’a pas souhaité y donner suite en octobre dernier, estimant qu’il revient au gouvernement wallon et au fédéral de prendre cette décision.

    La fonctionnaire déléguée avait alors invoqué la sensibilité du dossier face à l’intérêt général. Elle avait aussi mis en avant les nombreuses contestations reçues lors des enquêtes publiques. Outre une forte opposition populaire, les autorités communales d’Amay, Verlaine, Engis et Nandrin avaient, en effet, fait part d’un avis défavorable.


    La balle est donc maintenant dans le camp du gouvernement wallon, qui devrait se prononcer dans les prochains jours, par l’intermédiaire du ministre de l’Aménagement du territoire, Willy Borsus.
    «Les combustibles qu’ils souhaitent stocker sont de catégorie C, à savoir des déchets nucléaires de haute activité, les plus dangereux. Par ailleurs, on parle d’un stockage ’temporaire’, mais de minimum 80 ans», s’inquiète du côté des manifestants Pierre Giet, porte-parole de l’ACTE.


    Pas bunkérisé


    «Tel qu’envisagé, l’entrepôt ne serait pas bunkérisé. Il ne résisterait donc pas à la chute d’un avion, alors que Bierset est à 15 kilomètres et que de nombreux gros porteurs sont appelés à le survoler. Qui plus est, Engie-Electrabel souhaite l’installer entre deux tours de refroidissement. En cas d’attaque terroriste, celles-ci pourraient donc s’effondrer sur l’entrepôt. La température dans les containers de stockage pourrait alors monter de manière très importante», ajoute-t-il. «Il faut au minimum que les bâtiments soient bunkérisés et leur localisation revue»


    Le projet est d’importance non seulement pour l’exploitation des centrales mais également en vue de leur démantèlement. Or, une décision politique est toujours attendue sur la méthode de stockage définitif de ces déchets hautement radioactifs. Il est question d’un enfouissement à 200 mètres dans le sol argileux de Mol mais d’autres scénarios sont à l’étude. Quel que soit celui qui sera retenu, sa mise en œuvre prendra des décennies et, en attendant, une capacité d’entreposage suffisante est nécessaire.

     

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  • Mise à l’arrêt définitive de Tihange 2 est lancée

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    Le 1er février 2023, l’unité 2 de la centrale nucléaire sera définitivement mise à l’arrêt. La date est acquise et le processus est lancé. Pour les deux autres unités, qui doivent légalement fermer en 2025, Engie espère toujours une prolongation de 20 ans. « Sinon ce sera très compliqué pour l’approvisionnement en électricité du pays et pour l’emploi » avertit le directeur de la centrale de Tihange.


    L’arrêt définitif des centrales nucléaires de Tihange, on en parle depuis des années. Cette fois cependant, le processus est concrètement lancé pour l’une des trois unités, à savoir Tihange 2.

    L’unité 2 est celle qui a connu, en 2017 notamment, une mise à l’arrêt temporaire suite à la découverte de micro-fissures dans l’acier de la cuve du réacteur. « Il ne s’agissait pas de micro-fissures mais de défauts hydrogénés de la taille d’un cheveu » rectifie Jean-Philippe Bainier, le directeur de la centrale de Tihange. Une précision langagière qui ne changera pas le destin de l’unité : Tihange 2 est bel et bien condamnée et vit ses dernières années. Même si le gouvernement fédéral revoit sa position sur la loi de sortie du nucléaire, théoriquement prévue pour 2025, le sort de Tihange 2 ne changera pas.

    Tihange 2, construit en 1983


    « Cet automne, nous avons lancé le projet de mise à l’arrêt définitive (MAD) de Tihange 2 » confirme le directeur du site tihangeois.


    Trois personnes travaillent déjà sur cette perspective et l’équipe devrait grossir au cours des prochains mois. « Ces trois personnes planchent notamment sur la manière de mettre définitivement à l’arrêt certains circuits » précise le directeur.


    Construite en 1983, Tihange 2 a une capacité de production de 1008 MW et occupe 250 personnes. « Un certain nombre de personnes seront ramenées vers les autres unités. Les équipes de conduite sont progressivement allégées. »


    Le 1er février 2023, Tihange 2 arrêtera de produire de l’électricité de manière brutale. « Il n’y aura pas de phase de décroissance » confirme le directeur. Mise à l’arrêt définitive ne signifie cependant pas démantèlement. « Nous disposons de l’autorisation de MAD dans le cadre de notre permis d’exploiter initial, par contre pour démanteler la centrale, nous devons obtenir un nouveau permis » détaille encore le directeur. Ce permis doit notamment recevoir l’aval de l’Agence Fédéral de Contrôle Nucléaire.


    Si le permis est obtenu, le démantèlement deTihange 2 devrait être lancé après 2023 et s’achever en 2027.
    Pour les deux autres unités de la centrale, Tihange 1 et 3, le déroulement du calendrier est moins certain. La loi de 2003 prévoit une sortie du nucléaire en 2025, mais en octobre dernier, Johnny Thijs, le président d’Electrabel a fait part de sa volonté de prolonger trois réacteurs belges, dont Tihange 1 et 3, de 20 ans.


    « Très compliqué »


    En l’absence de gouvernement, aucune décision n’a été prise. Théoriquement, la date butoir est donc toujours la même. Mais pour Jean-Philippe Bainier le scénario d’arrêt total en 2025 n’est pas tenable. « Passer de six réacteurs en service actuellement (3 à Tihange ; 3 à Doel) à zéro ce sera très compliqué. Si aucune autre mesure alternative n’est prise, c’est la moitié de l’électricité produite en Belgique qui va disparaître. » Il conclut, en boutade : « Je ne sais pas si les Belges seront d’accord de regarder la TV un soir sur deux seulement… »

     

    «Containers ultra-résistants»


    L’autre dossier chaud du moment, pour la centrale nucléaire de Tihange, c’est la demande d’Engie de construire un hall de stockage à sec destiné à accueillir combustible nucléaire usé. Le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem vient de donner son feu vert, reste encore à obtenir l’aval de la Région. Dans un premier temps, le fonctionnaire délégué a refusé, mais un recours a été introduit auprès du ministre Borsu. « Nous espérons une décision pour la fin du mois » affirme Jean-Philippe Bainier. Le directeur de la centrale de Tihange en profite pour répondre à certaines critiques des opposants au projet et notamment au fait que le bâtiment ne soit pas « bunkérisé » et serait donc incapable de résister à la chute d’un avion. « C’est vrai le bâtiment n’est pas bunkérisé, mais les contenairs dans lesquels seront entreposés le combustible, eux, sont ultra-résistants.
    Ils sont conçus pour pouvoir être transportés et résister au crash d’un train. »

     

    Par Aurélie Bouchat

     

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  • La fermeture de Tihange 2 suscite quelques craintes au niveau de l’emploi.

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    Tihange: «Aucun impact sur l’emploi jusqu’en 2025»

    La fermeture de Tihange 2 suscite quelques craintes au niveau de l’emploi. Interrogée par le député Rodrigue Demeuse (Ecolo), la ministre de l’Emploi Christie Morreale (PS) s’est voulue rassurante
    « Les partenaires sociaux du secteur ont conclu un accord de stabilité d’emploi », lance la ministre. « Sur la base de celui-ci, la direction du site a d’ores et déjà rassuré les représentants des travailleurs. À l’exception des départs volontaires, l’ensemble des membres du personnel seront reclassés sur d’autres sites Engie, comme cela s’est déjà appliqué pour la centrale de Awirs-Flémalle. »Une nouvelle accueillie très favorablement du côté du député : « C’est la première fois que c’est clairement exprimé », se réjouit-il. « C’est une information très importante que nous saluons. » Avec plus de 1.000 emplois directs à Tihange, l’inquiétude est en effet palpable depuis un certain temps. « En Allemagne, ils sont parvenus à maintenir l’emploi. Mieux encore, des personnes ont dû être engagées pour procéder au démantèlement. »
    Contacté, l’employeur Engie confirme une stabilité… mais relativise. « Le dialogue social a débuté depuis un an », indique la porte-parole. « Concernant la fermeture de Tihange, il y aura suffisamment de travail pour tout le monde jusqu’en 2025. Jusqu’à cette date, je confirme qu’il n’y aura aucun impact. » Si la fermeture est bien annoncée pour 2023, il restera en effet encore beaucoup de travail dans les années qui suivent. « Il y a une période de mise à l’arrêt définitif qui doit durer entre 3 et 5 ans. Et ensuite seulement le démantèlement. Là on en a encore pour 10 ou 15 ans ! » Pour l’après 2025, « tout dépend de la façon dont on va devoir procéder », précise-t-elle. « On est en train de travailler sur un scénario précis de démantèlement. » En attendant, Engie précise que du boulot, il y en a : « On engage encore pour Doel et Tihange. »
    Comme l’après Caterpillar
    Lors du démantèlement, Engie recrutera certainement encore. Pour Rodrigue Demeuse, c’est l’occasion pour la Belgique de développer une expertise en la matière. « Quelques réacteurs sont en train d’être démantelés en Europe mais il n’y a pas encore vraiment d’expertise. La Belgique pourrait dès lors s’illustrer. »
    À côté des emplois directs, rappelons qu’il y a aussi des emplois indirects qui sont menacés. « Je pense aux sous-traitants ou aux commerces qui vivent autour de la centrale », indique le député qui rappelle qu’on parle ici d’environ 600 emplois. « La région wallonne doit lancer une réflexion à ce sujet. Je vais donc interroger le ministre Borsus pour qu’il me détaille sa vision du démantèlement et du redéploiement économique de la région. »

    Rodrigue Demeuse demande un plan, à l’image du plan CATCH lancé suite à la fermeture de Caterpillar et destiné à accélérer la création d’emplois dans la région de Charleroi. Au mois de mai 2019, nos confrères de l’Echo annonçaient que déjà quelque 4.000 emplois avaient pu être créés grâce à lui. Le député veut mettre la pression sur les ministres au parlement wallon. « Les fermetures approchent. 2023, c’est demain… »
    Par Sa.B.

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  • Contre le stockage de déchets nucléaires, une action du groupe «ACTE»

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    Samedi à 11 heures, une quinzaine de membres du groupe « ACTE » (Association Citoyenne pour la Transition Énergétique, ont déployé une banderole sur le pont de fer à Huy. Objectif : « Montrer aux responsables de la centrale nucléaire que des citoyens s’inquiètent du projet de stockage de déchets nucléaire à Tihange. »

    « Stockage de déchets radioactifs, notre sécurité bâclée ! » Déployée sur le pont de fer, à la sortie de la ville de Huy, la banderole réalisée par le groupe ACTE a interpellé plus d’un automobiliste ce samedi matin.
     
    Susciter l’attention, tel était bien l’intention de Pierre Giet, un Hutois membre de ce groupement qui rassemble une quinzaine de personnes. « Le ministre Borsu et le gouvernement fédéral vont bientôt se positionner sur le projet du centre de stockage de déchets nucléaires sur le site de Tihange. Ce hall contiendra des déchets hautement radioactifs et ce qui nous inquiète en particulier, ce sont les conditions dans lesquelles ils seront stockés. Pour nous, les mesures de sécurités sont inssufisantes. »

    Le centre de stockage de déchets nucléaires qu’Engie-Electrabel veut construire sur le site de Tihange a déjà fait couler beaucoup d’encre. Notamment au cours de l’enquête publique au cours de l’enquête publique qui s’est déroulée cet été. Au total, 265 courriers de citoyens opposés au projet avaient été transmis à Electrabel lors de l’enquête publique. Certaines communes, dont Amay, Nandrin et Engis se sont également prononcés contre la création de ce centre.

    « Mesures de sécurité insuffisantes »

    Rappelons qu’il s’agit de construire un entrepôt pour contenir 120 fûts de déchets radioactifs pour une durée d’au moins 80 ans. Il s’agira d’un entreposage « à sec » et non plus en piscine comme c’est le cas actuellement.
    Pierre Giet s’inquiète en particulier du fait que le bâtiment ne soit pas bunkerisé : « En cas de chute d’avion, le centre de stockage n’est pas protégé. Et ce bâtiment est conçu pour une très longue durée. Qui peut prédire ce qui se passera dans 80 ans  ? En cas de guerre, ce que je ne souhaite évidemment pas, le bâtiment pourra-t-il résister ? Le risque d’attaque terroriste n’a pas non plus, à notre estime, été suffisamment pris en compte. »
    Le Hutois souligne également que le centre a été surdimensionné « de façon à pouvoir accueillir le double de déchets actuels. Ce qui signifie qu’Electrabel envisage la prolongation des centrales. Ce qui nous inquiète car il s’agit de bâtiment vieillissant. »

    Si la centrale est bien démantelée en 2025, il faudra tout de même trouver une solution pour les déchets. Pierre Giet en est conscient. « Envoyer les déchets ailleurs, ce n’est pas forcément ce que nous réclamons car cela ne fera que déplacer le problème, mais nous exigeons que le site soit beaucoup mieux sécurisé ! »
     
    Par
    A.BT
     
     
     

  • La fin de Tihange, un défi pour Huy et la Wallonie

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    Tois dates inscrites au fer rouge dans la mémoire du député-bourgmestre de Huy, Christophe Collignon (PS) : celles de l’arrêt des réacteurs nucléaires : février 2023 pour Tihange 2, septembre 2025 pour Tihange 3 et octobre 2025 pour Tihange 1.

    Trois dates couplées à de gros défis pour Huy et la Wallonie : « On ne pourra gérer seul ce mini-Arcelor », dit-il.

    « Huy doit bénéficier de la même attention que Liège avec Arcelor et Charleroi avec Caterpillar. »


    M. Collignon ne relance pas le débat « pour ou contre le nucléaire ». « Il y a une loi claire et je m’y tiens. Cela représente un énorme défi dans un domaine (le démantèlement de centrales) où l’on n’a pas d’expertise en Belgique. Pour une fois, j’aimerais bien que l’on anticipe les problèmes et qu’on les transforme en opportunités. »


    Trois défis


    Premier défi : socio-économique. Selon les chiffres d’Engie-Electrabel, les emplois directs à Tihange, c’est 1.045 travailleurs (80,5 % résident en province de Liège ; 11,3 % dans le Namurois ; 47,4 % résident dans l’arrondissement de Huy, 23,1 % dans celui de Liège, etc.). Et il faut ajouter les emplois indirects : de 600 à 700 sous-traitants qui travaillent là chaque jour et même 1.500 en période de révision ; la plupart d’entre eux sont belges, 50 % sont wallons.


    Deuxième défi : budgétaire. « Les taxes générées par la présence du site nucléaire, c’est 17,98 millions d’euros pour la Région et les communes avoisinantes », précise M. Collignon, « 12,27 millions pour Huy (le tiers du budget de la Ville), 12,26 millions pour l’échelon fédéral (dont l’Agence de contrôle nucléaire), 5,37 millions pour la Province et 0,74 million d’euros pour la zone de secours Hemeco. »


    Troisième défi : environnemental. C’est tout l’enjeu de la reconversion. « Nous n’avons pas d’expertise en matière de démantèlement et d’assainissement d’une centrale nucléaire », reprend-il. « Je ne veux pas que Huy devienne une poubelle où s’entassent les déchets. »


    Le message de Christophe Collignon est clair.

    Il veut anticiper les difficultés et les changer en opportunités, tout en prévenant : « Huy et son bassin ne peuvent s’en sortir seuls. J’espère une aide du gouvernement wallon et du fédéral ».


    Ville carte postale


    Il a déjà réuni une task force, « afin de construire l’avenir », dont les représentants dépassent, bien sûr, l’administration communale. On y retrouve le groupement de redéploiement économique de Liège (GRE), l’agence de développement économique pour la province de Liège (SPI), l’université de Liège, le Forem, Engie-Electrabel, bien d’autres encore.


    « Cette task force a ciblé les forces et les faiblesses de Huy. Nous affinons un projet de reconversion », explique M. Collignon. « Il y a un plan pour donner une autre vocation à la Ville qui, en mètres carrés, comporte le plus de patrimoine en Wallonie.

    On peut mettre en avant le tourisme, développer notre image de carte postale. Mais ce ne sera pas suffisant. Nous avons identifié des zones autour de Huy qui peuvent accueillir des activités économiques. Il y a la piste des zones blanches (incitants fiscaux), d’autres aussi : on pense à la « silver économie » (les enjeux économiques liés aux seniors, NdlR), à l’économie circulaire… »


    Pourquoi pas une filière professionnelle axée sur le démantèlement, activité inconnue chez nous mais qui se développe aux États-Unis, par exemple ? Cela donnerait du travail à des Hutois et des Wallons. Une expérience utile pour l’avenir (des fois que l’on démantèlerait dans les pays voisins).


    On s’en voudrait d’oublier le développement des énergies renouvelables, « même s’il ne suffit pas de dire que cela donnera de l’emploi. Je veux savoir où et quand ? Bref, nous avons des atouts à Huy qui doit pouvoir grandir comme pôle intermédiaire entre Liège et Namur. Je fais ma part du boulot, mais on devra être soutenu. Cet enjeu doit être partagé ! »

     

    Par Didier Swysen

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  • Recours contre les déchets nucléaires, la décision le 21 avril 2020

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    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange.

    Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau.

    Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu. Celui-ci tranchera le 21 avril.


    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange. Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau.

    Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu.

    Celui-ci tranchera le 21 avril.


    Ce mardi 7 janvier, Rodrigue Demeuse a interpellé le Ministre wallon Willy Borsus, compétent en matière d’aménagement du territoire. Ce dernier a confirmé l’introduction d’un recours contre la décision du Fonctionnaire-délégué par Engie.


    D’autre part, il précise qu’il devra remettre une décision par rapport à ce projet de stockage au plus tard le 21 avril prochain.


    Pour Ecolo, Rodrigue Demeuse espère que la réflexion ne se limitera pas à une simple question d’aménagement du territoire : « Ce n’est pas un projet comme les autres…

    Il est question d’un possible entreposage jusqu’en 2100 !

    Avec des garanties très faibles à long terme. Il est notamment primordial de rester attentif aux remarques très pertinentes émises par les communes et les riverains.

    En effet, comment être certain que la sécurité du site soit assurée jusqu’en 2100, alors que le site aura été démantelé ?

    C’est l’une des questions essentielles auxquelles Engie n’apporte pas de réponse suffisante. Venant de Huy, ma préoccupation en la matière reste de tout mettre en œuvre afin d’empêcher qu’on hérite d’un désert radioactif à Tihange. »


    Par A.BT

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  • Le réacteur nucléaire Tihange 1 à l’arrêt entre le 31 décembre 2019 et début juillet

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    Le réacteur nucléaire Tihange 1, d’une capacité de 962 MW, sera mis à l’arrêt mardi pour une période de sept mois, dans le cadre de la révision annuelle de la centrale, selon les informations de l’exploitant Engie Electrabel.


    La révision débutera le 31 décembre pour se terminer le 10 juillet.

    Cette période a été choisie par Engie Electrabel pour permettre au réacteur de fournir de l’électricité durant les mois de novembre et décembre et ainsi contribuer à la sécurité d’approvisionnement en Belgique.

     

    Les sept centrales nucléaires belges sont soumises, conformément à la loi, à un entretien planifié tous les 12 ou 18 mois.


    Par ailleurs, Tihange 1 -tout comme Doel 1 et 2- fait l’objet d’importants travaux dans le cadre de la prolongation de 10 ans de son exploitation.

    Electrabel a prévu une enveloppe d’1,3 milliard d’euros d’investissement pour la prolongation, jusqu’en 2025, de l’exploitation de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1.

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  • Avis favorable des experts pour le centre de déchets nucléaires

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    En octobre, on apprenait que la Région Wallonne rendait un avis négatif sur le centre de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange. Le projet n’est cependant pas tombé à l’eau et pourrait bien devenir réalité. Concernant le permis d’urbanisme, Electrabel a introduit un recours auprès du ministre Borsu et pour l’autre volet de la procédure, des experts en matière nucléaire viennent de rendre un avis favorable.


    Le hangar qui devrait permettre d’entreposer des déchets nucléaires sur le site de Tihange pour une période de 80 ans verra-t-il bientôt le jour ? En dépit de l’avis défavorable concernant le permis d’urbanisme rendu par la Région wallonne en octobre dernier, le dossier est en tout cas loin d’être enterré.


    Le volet de la procédure, concernant l’autorisation de création et d’exploitation du centre de combustible vient de recevoir le feu vert d’experts en matière nucléaire. Quant au refus du permis d’urbanisme, il fait l’objet d’un recours auprès du ministre wallon Willy Borsu.


    Le conseil scientifique des rayonnements ionisants vient donc de rendre un avis favorable à la demande d’autorisation pour le centre de combustibles usés. Ce conseil scientifique est un organisme indépendant, lié à l’AFCN (Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire) composé d’experts en matière nucléaire. C’est ce conseil scientifique qui est chargé de se prononcer en cas de demande émanant d’un organisme de classe 1. Pour prendre sa décision, il a notamment étudié le dossier technique, mais aussi les avis des communes et du gouverneur.


    La décision favorable du conseil scientifique a été notifiée à Electrabel qui a 30 jours pour réagir. « C’est évidemment une étape positive, a noté Anne-Sophie Hugé porte-parole d’Engie Electrabel. Le centre de stockage est absolument nécessaire pour le démantèlement futur de la centrale. »
    Une fois le délai écoulé, le dossier sera transmis au ministre de l’intérieur Peter De Crem. La décision d’autoriser, ou non, le centre de déchets, sera prise via un arrêté royal.


    Rappelons que les combustibles usés seront stockés « à sec » et non plus dans des piscines comme c’est le cas actuellement.


    La construction de ce centre divise les habitants et les élus des communes situées autour de la centrale. Au total, 265 courriers de citoyens opposés au projet avaient été transmis à Electrabel lors de l’enquête publique. Parmi les doléances mentionnées : la taille du hangar, mais aussi sa longue durée d’exploitation : 80 ans.


    Lors de l’enquête publique, Amay, Nandrin et Engis s’étaient également prononcés contre la création de ce centre. À Engis, le Collège avait notamment pointé la durée trop longue de stockage, mais aussi le fait que le bâtiment n’offre aucune sécurité en cas de chute d’avion, il n’est pas bunkérisé et est dans un couloir aérien.


    Comme à Doel, Ecolo voudrait qu’Engie-Electrabel paie pour stocker ses déchets nucléaires
    Ce mardi 17 décembre, le Conseil communal de Beveren, commune flamande où se trouve la Centrale nucléaire de Doel, a décidé de faire payer à Engie-Electrabel, par le biais d’une nouvelle taxe, le stockage de combustibles nucléaires irradiés sur le territoire communal dès 2020.


    Principales raisons défendues par les autorités communales de Beveren : le manque à gagner de l’inutilisabilité du site durant la période de stockage (qui s’étendra bien au-delà de l’arrêt de la production en 2025) ainsi que le stimulant ainsi donné à Engie-Electrabel afin de s’assurer que la multinationale ne transforme pas le site en cimetière radioactif à trop long terme. Le montant de la taxe s’élève à 785€ par tonne de déchets nucléaires. Compte tenu de la quantité de déchets présents et à venir, cela correspond à des recettes supplémentaires pour la commune de Beveren de plus de 2 millions d’euros.


    Le conseiller communal hutois Samuel Cogolati (Ecolo) souhaite qu’une taxe similaire soit appliquée à la Ville de Huy : « J’espère qu’une décision semblable sera bientôt prise à Huy. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas aux Hutois, ni aux Belges, à payer la facture des déchets nucléaires. Engie doit porter cette responsabilité. »


    La Ville de Huy est liée par une convention de paix fiscale avec Engie-Electrabel lui procurant un montant fixe de 3 millions d’euros. Toutefois, le conseiller Cogolati affirme que « ce pactole aura très bientôt une fin ! Je demande au Collège communal d’ouvrir les yeux et de préparer l’avenir. La contribution que nous proposons pour Engie-Electrabel permettrait d’alléger la facture du citoyen et surtout d’assurer des recettes financières pour la Ville de Huy durant des décennies, et pas jusque 2025 seulement. »

    Par Aurélie Bouchat

     

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  • Le réacteur nucléaire de Tihange 1 à l’arrêt après un incident mercredi 4 décembre 2019

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    Le réacteur nucléaire de Tihange 1 (962 MW) a été automatiquement mis à l’arrêt  mercredi matin à la suite d’un incident technique, indique son exploitant Engie Electrabel. Son indisponibilité est pour le moment prévue jusque jeudi soir mais cela pourrait évoluer en fonction des analyses qui sont en cours.
     
    Conformément aux procédures, le réacteur a été mis à l’arrêt de manière automatique à la suite d’une perturbation du système de réglage d’une pompe sur un circuit secondaire, explique Engie Electrabel. L’incident s’est produit dans la partie non nucléaire de l’unité.
     
    Son indisponibilité est pour le moment prévue jusque jeudi soir mais cela pourrait évoluer en fonction des analyses qui sont en cours pour déterminer si une intervention est nécessaire.
     
    Le producteur et fournisseur d’énergie assure disposer d’un parc de production suffisamment diversifié pour permettre d’assurer l’approvisionnement de ses clients.
     

  • Incidents à répétition sur le site de la centrale nucléaire à Tihange

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    Le plan interne d’urgence déclenché à 5 reprises

    Entre octobre 2018 et octobre 2019, six incidents nécessitant le déclenchement du plan interne d’urgence se sont produits sur l’ensemble des sites nucléaires belges. Sur ces six incidents, cinq se sont produits à Tihange. Le député hutois Samuel Cogolati a interpellé le ministre de l’intérieur Peter De Crem à ce propos.
    En interpellant par écrit le ministre Peter De Crem (CD&V) à propos des plans interne d’urgence (PIU), Samuel Cogolati ignorait que cinq de ces PIU avaient été déclenchés sur le site de Tihange. Une concentration qui l’interpelle, même si, comme le souligne également le ministre De Crem, les plans internes d’urgences ne concernent pas des incidents majeurs.
    Voici trois exemples d’incidents qui ont été répertoriés lors des derniers mois sur le site de Tihange :
    -Le 1er octobre 2018, un conteneur d’huile de graissage s’est éventré en salle des machines.
    -Le 20 mars 2019, suite au malaise cardiaque d’une personne. Une ambulance avait été appelée sur place.
    -En juillet 2019, un départ d’incendie a été provoqué par la présence de matière grasse au niveau d’un calorifuge sur la ligne vapeur. La fuite a été identifiée et réparée.
    « Le déclenchement d’un plan interne d’urgence d’un exploitant nucléaire n’est pas nécessairement lié à un événement relatif à la sûreté nucléaire et radiologique » insiste le ministre De Crem. Les incidents plus importants sont repris sur l’échelle INES qui comporte sept niveaux.
    « Il faut rassurer, convient le député Ecolo, les incidents mentionnés ne sont effectivement pas très graves. N’empêche, je voudrais comprendre pourquoi cinq d’entre eux sont concentrés sur Tihange. Soit, c’est parce que les autres établissements ne déclenchent pas aussi vite leur PIU, soit, c’est parce qu’il y a un problème sur le site tihangeois… »
    Dans sa réponse, le ministre De Crem évoque l’absence d’un processus défini et structuré pour les Plans Internes d’Urgence (PIU). Chaque exploitant développe lui-même ses plans de gestion avec les services de prévention internes et déclare dès lors certains types d’incidents et pas d’autres. Une situation qui étonne le député hutois : « Il est surprenant que tous les sites n’utilisent pas les mêmes critères pour le déclenchement des PIU : cela permettrait d’avoir une vue globale sur le type d’incidents, de connaître leur fréquence et d’opérer une comparaison entre les différents sites » relève-t-il. Il regrette également que les événements situés en dessous de l’échelle INES et activant le plan d’urgence ne soient pas obligatoirement communiqués au public : « Il est logique que si des automobilistes voient des ambulances sortir de la centrale à Tihange ou de la fumée s’échapper d’un bâtiment, ils puissent être informés sur la nature de l’incident. »
    Le député compte réinterpeller le ministre par écrit, notamment au sujet de l’opportunité de standardiser les critères de déclenchement des plans internes d’urgence.
    Les règles sont respectées
    Selon la porte parole d’Engie Electrabel, Laure Sovet, « Les règles sont les mêmes pour l’ensemble des sites nucléaires belges et Engie Electrabel les respecte intégralement. »
    La porte-parole insiste aussi sur la volonté de transparence et de communication mise en place par Engie. « En termes de communication vis-à-vis des autorités, nous sommes totalement transparents. »

    Par Aurélie Bouchat

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