Centrale Nucléaire

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  • Note importante à lire : l'aventure des blogs Sudinfo se termine le 1er janvier 2021

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    L'année 2020 aura été une année noire pour beaucoup de personnes .

    Annus horribilis utilisée par la Reine Élisabeth II pour qualifier l'année 1992, dans un discours prononcé le 24 novembre 1992.


    J'ai eu la chance pendant 10 ans d'être à la tête d'un blog Villageois de Sudinfo bénévolement  ! 


    Je remercie l'enseigne Sudinfo  de la confiance qu'ils m'ont accordée pendant les 10 dernières années, ainsi que le soutien et la reconnaissance .


    Aujourd'hui nous avons reçu l'information Sudinfo :

    sic" Nous avons dû prendre la décision d'arrêter les blogs pour diverses raisons"

    Plusieurs solutions nous sont proposées 

    Je fais mon possible pour faire le meilleur choix 

     

    La page Facebook La Meuse "Blog villageois " .  Elle va normalement rester et devenir Blog Villageois 

    Ainsi Chaîne infos du Condroz Blog Villageois

    Ou  les 15 prochains jours je vais essayer de rapatrier les 550 albums photos 

    Le Blog en chiffres :


    1 523 742  Nouveaux utilisateurs


    3 954 359 Pages vues   3 389 838 Vues uniques


    2 847 586 Sessions

    202 pays 

    312 langages différentes 


    18870 Articles 550 albums photos 


    2798 commentaires

    Plus ou moins 3650 news letters 

    J'ai vécu une belle aventure, je ne regrette rien, j'ai aidé au mieux que j'en avais la possibilité.

     Mon père me disait quand j'étais toute jeune, quand tu fais quelque chose, fais le bien, Depuis cette époque, j'ai toujours essayé de m'appliquer dans chaque chose que j'entreprends, je n'y arrive peut-être pas toujours, mais je fais de mon mieux .

    Avec le Blog Sudinfo Nandrin la boucle est bouclée.

    10 ans de rendez-vous sur le blog, pages Facebook, réseaux sociaux et dans vos boîtes mails via les News letters.

    Donc pour ceux qui veulent récupérer des photos ou articles profiter des 15 prochains jours.

    Je vous souhaiterais mes vœux, jusqu'à la dernière minutes, le 31 décembre 2020, j'essayerais de soutenir les indépendants locaux par des articles, qui resterons visibles jusqu'ai 1 février 2021.

    Je remercie les personnes anonymes, ou pas, de l'aide pendant les 10 ans : Emilie, Anaïs, Loris, Jean-Claude, Joseph 1, Joseph2 +, Marc, Guy, Myriam, Julien, Christophe, Claude, Eric, Jean-Pol , Brigitte etc etc ....  beaucoup trop nombreux j'en oublie certainement beaucoup .

    Puis Nos journalistes , Annick, Christophe, Amélie, Sonia, Eric , Pierre, Romain, Michel, Pierre2, Didier, Alison, Aurélie, Marie-Claire, Joël, Laura Fiona ,Etc ....... de nouveau pareil j'en oublie beaucoup désolée. 

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  • En Belgique, la toute grande majorité des déchets radioactifs est concentrée sur 5 sites dont Tihange

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    Ce site concentre des résidus de radium et d’uranium, « notamment pour fabriquer les premières bombes atomiques », précise l’élu des Verts. « La contamination y atteint aujourd’hui les eaux souterraines et le domaine public. »

    Radium et uranium

    Les déchets proviennent d’une activité industrielle qui s’est éteinte en 1975 : l’usine qui appartenait à l’Union minière a été démolie, remplacée par une autre, propriété d’Umicore. On y extrayait le radium des minerais d’uranium acheminés des mines du Haut Katanga. Plus de la moitié du radium dans le monde est alors produit dans cette usine et essentiellement utilisé pour des traitements médicaux (« radiothérapie ») et l’industrie (peintures luminescentes).

    « Le volume des déchets radioactifs y atteint jusqu’à 275.000 m³, l’équivalent de plus de 100 piscines olympiques », précise Samuel Cogolati.

    Il y a 3 installations de stockage autorisées par l’Agence de contrôle nucléaire (AFCN) qui contiennent à elles seules 95.000 m³ de substances radifères et radioactives.

    Le volume est l’un des problèmes que relève Écolo. Avec l’hétérogénéité des substances stockées, le non-conditionnement (les résidus de radium et d’uranium sont stockés en vrac, sans traçabilité), la dissémination et la contamination du domaine public.

    Une partie des déchets radioactifs dépassant les 1.000 Bq/g de radioactivité, ils devront être enfouis comme les autres déchets nucléaires, quelque part en Flandre ou en Wallonie, sous plusieurs centaines de mètres.

    On se souvient que ce projet d’enfouissement avait été mis à l’enquête publique en pleine première vague du Covid-19, suscitant d’ailleurs l’ire d’Écolo. « Là, on parlait de 13.600 m3 de déchets nucléaires de catégorie B et C (avec une durée de vie d’environ 1.600 ans) qui devraient être enfouis », détaille M. Cogolati. « Mais cela ne tient pas compte de quelque 10.000 m³ des déchets d’Olen (sur les 275.000 précités). Le futur site de stockage de déchets radioactifs pourrait bien devoir doubler de volume ! »

    Plusieurs milliards

    Au-delà du risque environnemental, radiologique et sanitaire de la contamination radioactive et radifère à Olen, l’élu écologiste aborde aussi la question du coût : Il y en a pour des milliards d’euros. Qui va payer ? « Quand on inspecte le dernier inventaire de l’Ondraf (Organisme des déchets radioactifs, NdlR), il apparaît que l’entreprise n’a provisionné que 30 millions. Ecolo-Groen demande d’appliquer le principe du pollueur-payeur : en aucun cas, l’État, et à travers lui, la population, ne doit prendre en charge ce coût. »

    Les Verts veulent des mesures pour protéger la population : « L’AFCN doit jouer son rôle de gendarme. On veut l’auditionner à la Chambre, avec les responsables du site d’Umicore. »

    «À Fukushima, on serait en zone d’exclusion»

    « La pollution dispersée en dehors du terrain d’entreprise est connue depuis les années 90 », explique M. Cogolati. « Pour son reportage, la RTBF a commandé des analyses de sol à l’ACRO, laboratoire agréé par l’autorité de sûreté nucléaire française. Il a découvert un hotspot dans le domaine public où l’on dépassait des valeurs qui, à Fukushima, sont synonymes de zone d’exclusion. Bien entendu, c’est sur une zone limitée. Le fait d’y passer n’est pas dangereux. Mais si un enfant va jouer dans cette terre toujours accessible au public et met les doigts en bouche, c’est réellement problématique. »

    Des résultats que nos confrères ont présentés à l’Agence de contrôle nucléaire qui les a reçus avec surprise, persuadée que la situation était tout à fait sous contrôle. L’AFCN a fait son propre prélèvement, mais à un autre endroit où la contamination s’est révélée moins forte, dit la RTBF. La conclusion de l’Agence : il n’y a actuellement aucun danger pour la santé publique. Écolo déplore l’absence de pancarte qui avertit du danger dans certaines zones. « Un problème plus général : toutes les décharges ont la banale apparence de tas de terre ou de cailloux, parfois recouverts de gazon. »

    D.SW.

    Par Didier Swysen

    Journaliste à la rédaction Générale
  • Visite dans les entrailles du chantier d’agrandissement de l’écluse d’Ampsin-Neuville en vidéo

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    Le projet d’agrandissement de l’écluse d’Ampsin-Neuville va bon train, nous avons pu nous en rendre compte ce jeudi, pour une première visite de chantier. Bottes aux pieds et casque sur la tête, nous avons pu pénétrer dans les entrailles de ce chantier d’envergure.

    A.G.

    Lancés en août 2018, les travaux sont plus qu’avancés en ce qui concerne le sas de la nouvelle « petite » écluse, celle de 12,5 mètres de large qui, une fois opérationnelle au premier semestre de l’année prochaine, permettra le passage des bateaux le temps des travaux à la « grande » écluse, de 25 mètres, qui devraient s’achever, eux, en 2023. Pour rappel, le site comptait deux écluses, une petite de 55 x 7,5 mètres et une moyenne de 136 x 16 mètres. Elles vont passer à respectivement à 225 x 12,5 mètres et à 225 x 25 mètres. « Vous voyez la péniche qui passe là maintenant ? Hé bien, pour le moment, il ne peut y en avoir qu’une de ce gabarit à la fois. Quand la grande écluse sera terminée, on pourra en mettre quatre », exemplifie le conducteur des travaux, pour le SPW. La capacité sera précisément de 9000 tonnes.

    A.G.

    Moins d’attente

    Cet agrandissement permettra donc le passage de plus gros bateaux mais aussi diminuera le temps d’attente pour les bateliers. « Actuellement, il faut compter 45 minutes en moyenne... ».

    Pour en arriver à ce stade de travaux de la première phase, il a fallu détruire l’ancienne petite écluse, construire de nouveaux murs, ce qui n’était pas sans difficulté. « Il fallait assurer une stabilité et une étanchéité entre le mur de l’écluse et la Meuse », rapporte Héloïse Winandy, porte-parole de la SOFICO, la Société wallonne de Financement Complémentaire des infrastructures, maître d’ouvrage de ce chantier. Une mise à sec a d’ailleurs été nécessaire pour ce faire.

     

    Héloïse Winandy.
    Héloïse Winandy. - A.G.

     

    Le terrassement de la future rivière artificielle, rive gauche, a par ailleurs été entamé. Et nous avons pu entrapercevoir l’échelle à poissons - la plus grande de Wallonie- qui laissera la faune aquatique franchir le barrage.

    Une soixantaine d’ouvriers sur place

    Une soixantaine de travailleurs sont dépêchés sur le chantier, de la société qui a remporté le marché Duchêne-Franki mais aussi de sous-traitants. Ils sont ferrailleurs, coffreurs, bétonneurs, électriciens... De l’arrondissement, de la Belgique ou de l’étranger. Les plus éloignés logent dans la région.

    Le conducteur de travaux nous montre ensuite les berges en cours de construction, quand on regarde en direction d’Amay/Liège. « Les blocs de béton au loin, ce sont les nouveaux murs de quai. Car pour l’instant, le virage pour entrer et sortir de l’écluse est trop fort pour les bateliers », indique-t-il.

    A.G.

     

    L’écluse d’Ampsin-Neuville est le dernier chaînon manquant de la liaison fluviale, après l’agrandissement des écluses d’Ivoz-Ramet et de Lanaye. Le budget dégagé est de 138 millions d’euros HTVA, dont 88 millions financés par la SOFICO via un prêt à la Banque européenne d’investissement, et 50 millions d’euros subsidiés par la Commission européenne.

    A.G.

    La nationale sera par ailleurs enjambée par une passerelle cyclopiétonne entre Amay et Huy.

    D’ici la fin de la première phase des travaux, la circulation sur la N90 telle qu’organisée actuellement ne devrait pas changer, nous informe-t-on.

    Sofico

    Article de par Annick Govaers 

    Article complet avec toutes les photos et toutes les vidéos clic ici 

  • Fermeture de la centrale nucléaire de Tihange: pas de licenciement collectif prévu!

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    C’est « le » sujet du moment dans la vallée mosane, avec son flot d’inquiétudes et de questionnements. L’annonce d’Engie de stopper ses projets liés à la prolongation du nucléaire à Tihange a déjà fait couler beaucoup d’encre, et s’est à nouveau invitée au Parlement wallon.

    La ministre de l’Emploi, Christie Morreale (PS), a en effet été récemment interpellée par deux députés régionaux de l’arrondissement : Caroline Cassart (MR) et Rodrigue Demeuse (Écolo).

    La bourgmestre d’Ouffet a demandé des éclaircissements sur le futur de l’activité, et notamment sur la situation du personnel « qui ne sait plus sur quel pied danser » avec les déclarations de ces dernières semaines. De son côté, l’écologiste hutois a déploré le manque d’anticipation des autorités : « Cela fait 17 ans que les travailleurs sont pris en otage par une absence de stratégie, également alimentée par certains responsables politiques, notamment locaux, qui jouent aujourd’hui les faux étonnés alors qu’ils n’ont jamais pris leurs responsabilités en la matière ».

     

    Procédure Renault pas sur la table

    La ministre socialiste l’affirme : « Actuellement, le groupe Engie n’a encore formellement annoncé aucune intention de procéder à un licenciement collectif ». La procédure Renaut ne serait donc pas à l’heure actuelle sur la table.

    Rappelant l’existence d’une task-force spécialisée dans le domaine avec notamment les acteurs politiques locaux, la mandataire assure que l’exécutif régional mettra « tout en œuvre » pour accompagner les travailleurs de la centrale. Christie Morreale rappelle d’ailleurs que « la seule certitude aujourd’hui est l’arrêt définitif de la centrale Tihange 2 en 2023 », ce qui concerne environ 120 travailleurs.

    En attendant, beaucoup de zones d’ombre planent encore sur le dossier, notamment concernant le nombre de travailleurs maintenus pour le démantèlement ainsi que le nombre d’emplois créés dans le cadre des énergies vertes dans la région.

     

    Article de par Par Ro.Ma.

     

    Article complet Sudinfo clic ici 

  • Arrêt du nucléaire en 2025 : manifestation à Doel ce jeudi

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    Le 17 novembre, le Groupe Engie a pris acte du maintien par le gouvernement belge de sa décision de ne pas confirmer la prolongation de 2 unités à la fin de l’année 2020 et a décidé de réorienter ses activités vers l’arrêt définitif des 7 réacteurs belges conformément à la loi de 2003.
     
    Philippe Hendrickx, président Fédération belge de l’Energie et de la Confédération Nationale des Cadres déplore : « L’absence totale d’écoute et de dialogue du gouvernement dans le dossier de fermeture. »
     
    Il ajoute : « De nouvelles centrales au gaz prêtes pour 2025 ? Rien n’est moins sûr.
     
    Pour la première fois dans l’histoire économique de notre pays, c’est un gouvernement et non un grand groupe international qui ferme des installations industrielles en ordre de marche pouvant encore rendre de nombreux services pendant 2 décennies au moins, c’est un gouvernement qui supprime à terme près de 7000 emplois difficilement reconvertibles dans un contexte de crise économique la plus grave que nous n’ayons jamais connue. »
     
     
    Le 9 octobre dernier une manifestation rassemblait près de 600 personnes sur le parking de Tihange.
     
    La CNC avait promis que cela ne serait pas la dernière : « Le combat continue, lance le président.
     
    Ce jeudi 3 décembre, nous serons sur le parking à Doel pour une manifestation commune de tous les syndicats.
     
    Et nous continuerons à exercer dans les semaines qui viennent, la pression nécessaire sur le gouvernement afin qu’il revoie rapidement sa copie. »
     
    Article de par A BT 
     

  • Vers l’arrêt de la centrale nucléaire de Tihange

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    Vers l’arrêt de la centrale nucléaire de Tihange: «Les écolos sont responsables»

    Une réunion s’est tenue ce mardi en fin d’après-midi en présence de la direction d’Engie Electrabel et les représentants du personnel. Au cours de ce rendez-vous, Engie a annoncé son intention d’arrêter ses investissements liés à la prolongation de la centrale nucléaire de Tihange et plus particulièrement, Tihange 3.

    Le nouveau gouvernement fédéral s’est engagé à maintenir cette sortie du nucléaire pour 2025 tout en s’octroyant une possibilité d’adapter ce calendrier avec la prolongation du réacteur de Tihange 3. Réacteur le moins vieux en Belgique avec Doel 4. Et on le sait, ce maintien du calendrier de sortie était particulièrement défendu par les écologistes.

    3.000 emplois

    Cette sortie du nucléaire annoncée pour 2025 ne sera évidemment pas sans incidences pour la Ville de Huy, notamment en matière d’emploi et de finances. Le bourgmestre ff, Éric Dosogne pointe d’ailleurs du doigt les écolos, à l’annonce de cette nouvelle décision d’Engie, « qui souhaite prendre les devants ». « On va perdre plus de 3.000 emplois, 15 millions à la Ville de Huy. J’ai envie de dire, merci Ecolo. Les écolos nuisent gravement à la santé financière de la Ville. À mon sens, ils sont les responsables de cette nouvelle décision suite à leur campagne publicitaire. Ils ont voulu absolument sortir du nucléaire mais ils oublient que la population va tout de même consommer de l’électricité. Des kilowattheures vont donc être importés d’autres pays, et je ne suis pas sûr que le consommateur va en sortir gagnant », s’indigne Éric Dosogne.

    La fermeture de Tihange constitue un enjeu majeur pour la Ville de Huy. La centrale, véritable moteur de l’économie hutoise représente un tiers du budget communal. Pas uniquement pour les emplois mais par les contributions qu’elle représente. « Nous avons évidemment déjà pris des dispositions en réduisant le budget communal de 49 à 46 millions d’euros. Tout en sachant que la centrale représente un budget de 15 millions. Il faut continuer à diminuer les dépenses mais il va tout de même falloir garantir les emplois à la Ville mais également un service à la population, tout en réduisant les coûts. On ne peut pas retirer 15 millions d’un coup. Et que l’on ne me dise pas que le démantèlement de la centrale va procurer de l’emploi. Cette sortie du nucléaire va également impacter les communes avoisinantes car il faut savoir que de nombreux travailleurs de la centrale sont originaires de communes limitrophes. Et 3 millions d’euros sont aussi investis dans la zone Hemeco par Engie », continue le bourgmestre ff.

    « Ils ont pris les devants »

    En octobre dernier, Engis Electrabel avait laissé entendre que la volonté du gouvernement de laisser une porte ouverte, jusqu’à la fin de 2021, avec la prolongation de Tihange 3 n’était pas « réaliste ». Le groupe avait d’ailleurs expliqué qu’une décision de prolongation devait être prise au plus tard pour fin 2020 en ajoutant que les commandes de combustibles et les travaux nécessaires à la prolongation prendraient entre 30 et 36 mois. « On s’y attendait au vu des réunions précédentes. Même s’il y a un accord de prolongation, il faut à Engie une garantie au minimum de 10 ans. Ils ne vont pas investir des millions pour ne pas avoir de retour de leurs investissements. Et ils veulent une réponse plus rapide du gouvernement. À mon sens, ils ont pris les devants de manière stratégique », indique Vincent Franco, délégué syndical Gazelco (CGSP/FGTB).

    Avec une sortie du nucléaire qui se dessine, les pertes d’emplois se rapprochent. « L’inquiétude est grandissante au sein du personnel. Cela représente environ 3.500 personnes en période de révision, sans parler de tous les emplois indirects. À la fin du permis d’exploitation, il faudra reclasser le plus de personnel possible pour le démantèlement. Il y a tant de gens qualifiés, pas question de faire appel à une main-d’œuvre étrangère », poursuit Franco Vincent.

    Un conseil d’entreprise est prévu le 23 novembre prochain chez Engie Electrabel.

    Réaction de Samuel Cogolati, député fédéral Ecolo

    Son parti visé par le bourgmestre ff de Huy comme étant les responsables de cette sortie du nucléaire et la décision d’Engie, Samuel Cogolati a pris la parole.

    « La sortie du nucléaire a été planifiée en 2003 avec un gouvernement arc-en-ciel qui comprenait les libéraux mais aussi le parti socialiste dont il fait partie. Que l’on soit pour ou pas, les réacteurs sont vieillissants et il faudra accepter que l’on doive arrêter ces réacteurs en fin de vie. Et la décision du maintien de cette sortie du nucléaire a été prise par sept partis, dont les socialistes. Et j’en suis plutôt fier que ces sept partis se soient mis d’accord pour faire de la Belgique, le pays le plus vert. Il faut regarder vers l’avenir ensemble et créer des énergies renouvelables. Je suis assez étonné et même un peu déçu de ces déclarations car ce n’est pas juste et correct », indique le député fédéral et conseiller communal hutois.

    Quant aux emplois menacés, Samuel Cogolati se veut rassurant. « Dans le cadre du démantèlement, nous avons besoin des travailleurs de Tihange. C’est une priorité. Rien ne se fera sans les partenaires sociaux. Le bassin mosan a déjà souffert par le passé de l’arrêt d’importantes industries. Il faut se mettre ensemble pour l’avenir », ajoute-t-il.

    « Un dossier important »

    La députée régionale (MR) et bourgmestre d’Ouffet a interpellé la ministre wallonne de l’emploi, Christie Morreale ce mercredi en séance plénière suite à l’intention d’Engie Electrabel d’interrompre ses projets liés à la prolongation du nucléaire. Inquiète pour l’arrondissement et les emplois générés, Caroline Cassart a interrogé la ministre. « Il s’agit d’un dossier d’extrême importance que j’avais eu l’occasion d’anticiper il y a plusieurs mois. J’avais d’ailleurs pris contact avec le bourgmestre de Huy, Christophe Collignon, devenu mon collègue pour demander une task force afin de préparer la reconversion des travailleurs qui pourraient se retrouver sur le carreau. Si c’était le cas, nous actionnerons des cellules de reconversion et des opérateurs de formation car nous devons tout faire pour éviter la fuite des talents », a souligné Christie Morreale (PS). En réponse, Caroline Cassart a insisté sur la cohérence qui doit être réalisée entre les différents gouvernements.

     

    Par Amélie Dubois

    Journaliste à La Meuse Huy-Waremme

     

  • Action des cadres de la centrale nucléaire aujourd'hui vendredi 9 octobre 2020

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    Les cadres des centrales nucléaires de Doel et Tihange mèneront vendredi matin des actions à l’entrée de ces deux sites pour protester contre la décision du gouvernement De Croo de confirmer la sortie du nucléaire en 2025, prévient la Confédération nationale des cadres (CNC).
     
    Ce syndicat de cadres, dont la plupart des membres travaillent chez Engie Electrabel, avait déjà envoyé une lettre aux formateurs et aux présidents des partis durant les négociations gouvernementales.
     
    Il y avertissait que plusieurs milliers d’emplois étaient en jeu.
     
    La CNC s’interroge sur la sortie du nucléaire.
     
    «Comment notre réseau électrique sera-t-il géré ?
     
    Est-il judicieux de compter sur les importations des pays voisins ?
     
    La crise de Covid-19 nous a appris qu’en cas de besoin, la solidarité entre les pays au sein de l’UE disparaît», peut-on lire dans la lettre.
     
    Maintenant que le gouvernement De Croo a prêté serment, le syndicat constate que «le nouvel accord de coalition ne répond pas à nos préoccupations».
     
    En signe de protestation, il appelle les cadres à se réunir en groupe le vendredi à 11h45 à l’entrée des sites de Doel et Tihange.
     

  • Le gouvernement ne déciderait qu’en fin 2021 de la sortie du nucléaire pour 2025

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    Selon L’Echo et De Tijd, les négociateurs de la Vivaldi se sont mis d’accord sur le principe de maintenir la sortie du nucléaire pour 2025, mais en s’aménageant une porte de sortie de ce calendrier légal.

    Dans la note qui se trouve sur la table, il est indiqué que s’il apparaît fin 2021 que la sécurité d’approvisionnement est menacée, ou que la facture d’électricité du citoyen risque d’augmenter avec la fermeture des centrales, le gouvernement se réserve le droit de modifier le calendrier légal de sortie du nucléaire, écrivent les deux quotidiens mardi. L’exécutif pourrait alors proposer de maintenir deux centrales nucléaires au-delà de 2025.

     

    Dans les faits, le futur gouvernement ne déciderait donc qu’en fin d’année prochaine si la sortie du nucléaire pour 2025, inscrite dans une loi, sera respectée.

     

    La probabilité que la coalition Vivaldi s’en tienne à l’agenda légal dépendra surtout du nombre de projets de nouvelles centrales au gaz et de leur prix, rapportent L’Echo et De Tijd.

     

    Or, on ne connaitra ces données que quand le mécanisme de soutien à la capacité (CRM) sera concrétisé.

    Ce même CRM fait depuis peu l’objet d’une enquête approfondie de la Commission européenne, ce qui peut encore retarder sa mise en pratique.

     

     Par Sudinfo avec Belga

    Source Sudinfo 

  • «Fermer Tihange, c’est massacrer 3.000 emplois

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    Dans l’accord de ce futur gouvernement devrait donc se trouver la confirmation de la sortie du nucléaire en 2025.
     
    Une grande victoire pour les écologistes…
     
    Même si elle s’est fait attendre.
     
    En tout cas, une décision interprétée très différemment selon les spécialistes.
     
    « La question n’est plus de savoir si c’est réalisable, car les scénarios existent, mais plutôt de connaître l’impact que cela peut avoir en termes de coûts et de climat », explique Arnaud Collignon, spécialiste des dossiers énergétiques pour Inter-Environnement Wallonie.
     
    Factures inchangées…
     
    Vu que des investissements devraient aussi être réalisés pour la mise en conformité (sécurité) des réacteurs nucléaires s’ils restaient ouverts au-delà de 2025, « cela ne change pas grand-chose en termes de coûts », reprend M. Collignon.
     
    « Et en termes de production de gaz à effets de serre, on ne parle que de 1 à 2 % de différence.
     
    Quant à la facture des ménages, elle ne bougera pas beaucoup dans l’une ou l’autre hypothèse. »
     
     
    Si Inter-Environnement Wallonie se réjouit de cette partie du futur accord gouvernemental, c’est nettement moins le cas de Damien Ernst, ingénieur en électricité et professeur à l’Université de Liège.
     
    « C’est un choix qui se révélera désastreux pour l’emploi. Fermer Tihange, c’est 3.000 emplois que l’on perd sur le grand Huy.
     
    C’est un massacre social ! »
     
     
    Pour le professeur liégeois, cela ne pourra pas être compensé par les emplois créés dans les 4 à 8 centrales au gaz qu’il estime nécessaires au remplacement du nucléaire : « Là, on parle peut-être de 30 emplois à chaque fois… ».
     
    Faut-il encore que ce switch énergétique se passe sans black-out pour la population, ce que M. Ernst n’excluait pas sur sa page Facebook, il y a quelques jours à peine, si on n’arrivait pas à boucler la construction des centrales au gaz dans les temps (« à cause de l’Europe qui s’opposerait au mécanisme mis en place pour subsidier les centrales au gaz, mais pourquoi pas aussi à cause d’une crise du Covid s’étalant sur plusieurs années qui ralentirait les processus de construction »).
     
    Jeudi, il nuançait : « Si tout se déroule sans accroc, on peut sans doute être prêt à temps avec les nouvelles centrales au gaz et éviter des problèmes de black-out, mais c’est quand même un peu comme sauter de l’avion sans parachute et le coudre pendant la descente ».
     
    … Ou plus chère de 150 € ?
     
    Le professeur d’université voit d’autres inconvénients au switch : 20 millions de tonnes de gaz à effet de serre supplémentaires (ces émissions atteignent, chez nous, un peu moins de 120 millions de tonnes chaque année) « qu’il faudra aller rechercher ailleurs pour atteindre nos objectifs climatiques », dit-il… « Et si on investit dans les énergies renouvelables, il faudrait mille éoliennes pour compenser la production d’un réacteur nucléaire. »
     
     
    Sans oublier une hausse de la facture énergétique des ménages qu’il calcule à hauteur de 150€ par an, d’ici à 2025. « Les mécanismes de subsides pour les centrales au gaz, c’est de 350 à 400 millions d’euros par an », explique le scientifique.
     
     
    « Il va bien falloir les trouver. C’est très clair que la facture va augmenter. »
     
     
    Son estimation est bien supérieure à celles d’autres études. La ministre de l’Énergie, Marie-Christine Marghem (MR), avait estimé le coût de cette sortie du nucléaire à 15€ (hors TVA) par an et par ménage, à partir de 2025.
     
    La N-VA avait, elle, évalué ce coût supplémentaire à 50€.
     
     
    Article de  DIDIER SWYSEN
     

  • Centrale : pas de réaffectation du site « à moyen terme »

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    C’est un gros point d’interrogation qui plane sur Huy. L’économie « post-nucléaire » de la cité mosane suscite en effet encore de nombreux doutes.
     
    À Namur, au parlement régional, le député Rodrigue Demeuse (Écolo) a récemment interpellé le ministre wallon de l’Économie Willy Borsus (MR) et la ministre de l’Emploi Christie Morreale (PS) sur l’avenir économique du bassin hutois. « La centrale de Tihange doit arrêter ses activités de production de manière définitive en 2025.
     
    En tous les cas, il est prévu que le premier réacteur soit fermé pour 2023, ce qui signifie vraiment demain », rappelle le parlementaire hutois, qui appelle à ne pas « minimiser l’impact que va avoir la sortie du nucléaire sur l’arrondissement ».
     
     
    Un long démantèlement
     
     
    On vous en parlait récemment : une task-force, présidée par le bourgmestre hutois Christophe Collignon (PS) et réunissant plusieurs acteurs économiques importants, a été mise en place pour préparer la reconversion de l’économie hutoise.
     
    Si les autorités régionales n’ont pas encore été sollicitées pour participer à ce groupe de travail, le ministre Borsus se dit disponible pour épauler les instances communales.
     
     
    Concernant le site de Tihange à proprement parler, le ministre informe cependant qu’« Engie estime, à ce jour, que le démantèlement des installations est une activité qui durera environ une vingtaine d'années.
     
    À cela s’ajoute la construction du nouveau bâtiment d’entreposage du combustible usé, qui restera opérationnel pendant plusieurs décennies ».
     
    Par conséquent, « le site ne pourra faire l’objet d’une réaffectation en tout cas à moyen terme ».
     
     
    Éviter le scénario liégeois ou carolo
     
     
    Interrogée à son tour sur l’avenir des travailleurs du nucléaire, la ministre socialiste de l’Emploi assure que « compte tenu de leurs profils, ils pourront être réorientés vers les autres filières du nucléaire en Belgique ou vers d’autres secteurs industriels tels que l’agroalimentaire, la pétrochimie, le pharmaceutique, dans lequel il y a beaucoup de demandes d’emploi qui ne sont pas pourvues ».
     
     
    Les négociations à proprement parler sur l’avenir de ces travailleurs viennent d’ailleurs de commencer, avec une réunion ce 17 septembre.
     
    « On ne peut pas se retrouver dans une situation identique à ce que les bassins industriels liégeois et carolo connaissent. On sait que selon toute vraisemblance, dans le secteur du nucléaire, cette énergie va se terminer à un moment.
     
    Donc, nous devons pouvoir anticiper », assure la ministre.
     
    Article de RO MA 
     
     
     
     

  • La sortie du nucléaire qui se concrétisera par la fermeture en 2023 de Tihange 2 et en 2025 de Tihange 1 et 3

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    Des financements wallons pour les experts 


    Au début du mois, Écolo-Huy présentait son plan pour la sortie du nucléaire. Quelques jours plus tard, la majorité hutoise rappelle l’existence de la task-force « Sortie du nucléaire », qui a pour but d’« anticiper l’impact de la fermeture des centrales nucléaires et trouver des pistes de solutions à la problématique que représente la sortie du nucléaire qui se concrétisera par la fermeture en 2023 de Tihange 2 et en 2025 de Tihange 1 et 3 ».
     
     
    Mis en place en janvier 2019 et réuni à quatre reprises depuis sa création, ce groupe de travail réunit le collège communal de Huy et divers acteurs comme entre autres Engie, la SPI, le GRE (Groupement de Redéploiement Économique) de Liège, l’Université de Liège, le Forem…
     
    Ce 8 septembre, la task-force s’est réunie, notamment en présence de l’opposition écologiste, pour la création de sous-groupes de travail.
     
    Interpellation
     
    Dans un communiqué, on apprend que la task-force interpelle le gouvernement wallon pour obtenir un financement pour le travail d’experts.
     
    Les autorités hutoises ont déjà demandé des études sur l’impact économique de la fermeture du nucléaire. D’après les premiers résultats, il s’avère que (sans surprise) c’est principalement le bassin hutois qui sera impacté par la fermeture. La ministre wallonne de l’Emploi Christie Morreale (PS) a déjà été contactée notamment afin d’« envisager la création d’une filière consacrée au démantèlement et aux métiers de l’énergie visant ainsi à employer prioritairement de la main-d’œuvre locale ».
     
    De son côté, Christophe Collignon (PS), président de la task force, rappelle régulièrement le caractère crucial de ces prochaines années pour l’économie de la cité mosane. « Il s’agit là d’un véritable challenge qui va s’étaler sur plusieurs années et pour lequel l’équipe constituée va s’investir avec détermination au bénéfice de la collectivité ».
     
     
    Article et rédaction par RO MA 
     

  • Selon Samuel Cogolati, « on parle très peu du financement du démantèlement et de la gestion des déchets nucléaires

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    Financement du démantèlement: sécuriser les provisions sur un compte d’Etat

    Selon Samuel Cogolati, « on parle très peu du financement du démantèlement et de la gestion des déchets nucléaires, alors que ça devrait commencer demain ».

    Le député fédéral craint que les coûts ne soient sous-évalués.

     

    Aujourd’hui, les montants provisionnés par Engie (à travers sa filiale Synatom) sont de 13,18 milliards d’euros, soit 42% de plus qu’il y a 4 ans.

     

    « À l’étranger, les coûts de démantèlement sont 3 à 9 fois plus élevés.

    Engie est une société privée qui réinvestit son argent dans ses propres projets commerciaux.

    Elle évalue elle-même le provisions à faire pour le démantèlement, ce qui est un problème. Si elle devient insolvable, c’est le contribuable belge qui va trinquer ».

    Concrètement, Ecolo souhaiterait qu’une loi soit votée afin de transmettre la gestion des provisions nucléaires de Synatom à la Banque nationale de Belgique pour sécuriser l’argent et le rendre disponible immédiatement si l’on voulait commencer les travaux demain.

    Reconversion économique: ouvrir la task-force

     

    L’objectif d’Ecolo serait un retour au « green field », c’est-à-dire un retour à une zone entièrement décontaminée et exploitable à d’autres fins après le démantèlement.

    Pour les verts, une task-force interfédérale dotée de moyens spécifiques, issus des provisions, doit être mise sur pied afin de reconvertir le site avec un plan de redéploiement économique.

    « C’est un enjeu qui doit mobiliser l’ensemble des forces politiques, il faut ouvrir la task force locale à d’autres échelles de pouvoir », estime Anabelle Rahhal.

    Plan social: modifier la loi

     

    « La sortie du nucléaire ne doit pas coïncider avec des suppressions d’emplois », avance Rodrigue Demeuse.

    « Au contraire, le démantèlement doit être vu comme une opportunité. Mais on doit se préparer tôt. Afin de garantir le maintien des emplois existants - environ 1.000 emplois directs et autant d’emplois indirects - il faudrait modifier la loi de sortie du nucléaire de 2003 - qui prévoit un plan d’accompagnement social au moment de la fermeture - afin d’imposer un plan social dès aujourd’hui, qui intègre prioritairement les nouvelles opportunités liées au démantèlement. »

    Article par Pierre Tar 

    Ecolo de Huy-Waremme étaient réunies afin de présenter leur plan pour préparer l’après-nucléaire.

    Source Sudinfo 

     

  • Ecolo de Huy-Waremme étaient réunies afin de présenter leur plan pour préparer l’après-nucléaire.

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    Voici le plan d’Ecolo Huy-Waremme pour l’après-nucléaire

     

    Vendredi matin, 3 figures de la régionale Ecolo de Huy-Waremme étaient réunies dans leur local de la rue Vierset-Godin afin de présenter leur plan pour préparer l’après-nucléaire.

    Après un peu plus d’un an dans l’exercice de leurs fonctions, le député wallon Rodrigue Demeuse, le député fédéral Samuel Cogolati et la conseillère communale Anabelle Rahhal (cheffe du groupe Ecolo à Huy) ont souhaité faire le bilan des actions accomplies en matière de nucléaire et résumer leur vision du futur dans un plan concret.

     

    Hasard de calendrier, cette présentation intervient alors que les Écolos viennent d’être conviés pour la première fois à la task-force locale destinée à la reconversion du site de la centrale de Tihange.

     

    Comme on le sait, la production d’énergie nucléaire sera stoppée le 1er février 2023 à Tihange 2, le 1er septembre 2025 à Tihange 3, et le 1er octobre 2025 à Tihange 1.

     

    La sortie du nucléaire représente un enjeu majeur les élus écologistes, qui veulent profiter de leur présence à tous les niveaux de pouvoir (local, régional et fédéral) pour créer des alliances entre les acteurs publics et l’exploitant (Engie Electrabel) pour préparer l’avenir.

     

    Leur plan se présente en 3 axes : la priorité à l’accompagnement social, le démantèlement responsable, et la transition écologique et économique de l’arrondissement.

    Article et rédaction par Pierre.TAR

    Ecolo de Huy-Waremme étaient réunies afin de présenter leur plan pour préparer l’après-nucléaire.

    Source Sudinfo 

  • Le réacteur nucléaire Tihange 2 ne doit pas être mis à l’arrêt

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    Plusieurs villes, municipalités et États fédéraux allemands, néerlandais et luxembourgeois ainsi que divers groupes d’action avaient demandé à la justice d’annuler la décision de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) de redémarrer le réacteur.

    Selon les plaignants, la cuve du réacteur nucléaire n’aurait même pas dû être construite. Engie-Electrabel, l’AFCN et l’État belge ont cependant eu gain de cause.

    En 2015, plusieurs villes, municipalités et États fédéraux allemands, néerlandais et luxembourgeois ainsi que divers groupes d’action avaient demandé à la justice d’annuler la décision de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) de redémarrer le réacteur suite à la découverte de microbulles d’hydrogène dans la cuve du réacteur.
     
    Selon les plaignants, la cuve du réacteur nucléaire n’aurait même pas dû être construite. Engie-Electrabel, l’AFCN et l’État belge ont cependant eu gain de cause. Le réacteur nucléaire Tihange 2 ne doit pas être mis à l’arrêt, a décidé le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles.
     
     
    « Les investigations ont montré que les microbulles d'hydrogène étaient déjà présentes lors du forgeage des cuves de réacteur, mentionne notamment l’arrêt.
     
    Les microbulles d'hydrogène n'ont pas d'impact significatif sur les structures en acier et n'évoluent pas dans le temps. »
     
    Depuis le redémarrage en 2015, Engie Electrabel doit régulièrement vérifier que la situation n'évolue pas.
     
  • Le remplacement des sirènes Seveso par des SMS inquiète

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    Le remplacement des sirènes Seveso par des SMS inquiète le député Ecolo

    En 2017, lors de l’annonce du démantèlement du système de sirène d’alerte, certaines communes, dont Huy, avait annoncé leur intention de les conserver à leurs frais. Ce ne sera pas possible. En réponse à une question posée par le député hutois Samuel Cogolati, le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem a confirmé que la commande centrale actionnant les sirènes avait été retirée : il n’est plus possible de les utiliser, ni de faire des tests.

    Une situation qui inquiète l’Ecolo qui redoute que tout le monde ne soit pas averti à temps d’une catastrophe nucléaire ou chimique : « Même s’il est judicieux de développer d’autres canaux d’alerte par e-mail, SMS ou ligne fixe pour communiquer de manière plus ciblée, le dernier exercice a démontré que Be-Alert n’était pas encore à même de toucher tout le monde. Tout simplement parce que tout le monde n’a pas un GSM allumé 24h/24 qui peut nous alerter si nécessaire dans la seconde. » Le député évoque aussi les personnes âgées qui ne disposent pas d’un GSM et des couacs dans la mise en place du système : « Lors des précédents tests, tout le monde n’a pas reçu de SMS, dont moi » glisse-t-il.

    « Un sondage pour évaluer le système »

    Le ministre De Crem a annoncé que le prochain test national de Be-Alert aura lieu le 1er octobre prochain. Samuel Cogolati estime qu’il faudrait alors tester l’efficacité de l’alerte SMS par rapport aux anciennes sirènes Seveso : « via un sondage, il faudrait demander si la population confirme avoir été correctement informée. Il faudra que toutes les leçons puissent être tirées de ce test national. On a vu durant la crise du Covid-19 à quel point l’information était capitale pour sensibiliser la population aux meilleurs gestes barrières. Il faut que nous puissions aussi évaluer, si nécessaire via un test grandeur nature, une alerte nucléaire dans notre région. »

    Le député annonce qu’il interviendra à nouveau au Parlement pour que le gouvernement fédéral ne délaisse pas cette tâche aux seules communes de l’arrondissement, mais qu’il investisse efficacement dans l’information et la protection de la population en cas de situation d’urgence.

    Article et rédaction Par A.BT

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  • Tous les réacteurs de la centrale de Tihange hors service, après l’arrêt de Tihange 2 suite à un problème technique

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    Tous les réacteurs de Tihange (Huy) sont désormais hors-service après l’arrêt de l’unité Tihange 2 vendredi après-midi pour un problème technique dans la partie non nucléaire de la centrale, a-t-on appris auprès de son exploitant Engie Electrabel.

    Les autres unités étaient en effet déjà au repos pour cause de révision et/ou réparation.

    Le réacteur de Tihange 2 a été mis à l’arrêt après un dégagement de vapeur.

    Il devrait être relancé le 19 juillet, après réparations, selon Engie Electrabel.

    L’incident survenu vendredi n’a eu aucune conséquence pour l’environnement et la santé, assure l’entreprise.

    Les autres unités du site, implanté près de Huy (province de Liège), sont également à l’arrêt.

    Tihange 3, hors service depuis le 7 juin, est ainsi en révision jusqu’au 24 octobre, selon le site de transparence d’Engie.

    Tihange 1 subit, de son côté, une révision ainsi qu’une réparation sur un réservoir.

    L’intervention prend un peu plus de temps que prévu et, selon les plans actuels, l’unité ne sera relancée que le 31 décembre prochain, soit un an pile après sa mise à l’arrêt, alors qu’elle aurait initialement dû l’être ce vendredi.

     

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  • Les centrales nucléaires ne sont plus aux normes contre les crashs d’avions

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    Les centrales nucléaires ne sont plus aux normes contre les crashs d’avions: Ecolo demande une interdiction de leur survol

     

    Les prescriptions de sécurité ont été renforcées à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011.

    Les centrales nucléaires doivent ainsi pouvoir résister à des événements comme une attaque électronique ou un crash aérien.

    Jusqu’il y a peu l’on visait simplement la chute d’« aéronefs ».

    Désormais, il est question d’avions militaires ou commerciaux « représentatifs », c’est-à-dire du type qui survolent la centrale ou ses alentours.

    Cela implique par exemple qu’à Tihange les avions-cargos au départ ou à l’arrivée de Bierset doivent être pris en compte, ressort-il d’une réponse fournie par le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, le 11 mai.

    Le détail des règles de sécurité est confidentiel. Selon les renseignements collectés par les Verts au gré des questions parlementaires, les centrales belges répondraient toutefois insuffisamment à ces conditions.

    Les plus vieilles centrales -Tihange 1 et Doel 1 et 2- sont protégées uniquement contre le crash d’un avion de tourisme ou d’affaires.

    Si un avion d’un plus grand gabarit devait s’effondrer, les dégâts au bâtiment pourraient être limités mais l’embrasement du kérosène pourrait en revanche être dangereux, avait indiqué le directeur de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), Frank Hardeman, en février 2019.

    Un rapport daté du mois d’août précise qu’un nouvel équipement de lutte contre les incendies a été acquis.

    Tihange 2 et 3 ainsi que Doel 3 et 4 ont quant à elles été conçues pour résister à la chute d’un avion civil ou militaire de taille moyenne, du genre d’un Boeing 767.

    Pour Ecolo, c’est insuffisant. Volent au départ ou à destination de Bierset des avions-cargos de la catégorie d’un Boeing 747 qui peuvent peser plus de 400 tonnes et emporter 192 tonnes de kérosène.

    Les Verts en concluent que les centrales ne sont pas suffisamment protégées contre le crash d’un avion et l’incendie qu’il pourrait provoquer.

    Dans l’attente d’une mise en œuvre des règles actuelles, ils demandent que le survol des sites nucléaires soit interdit, à l’image de la France où un tel survol est interdit en-dessous de mille mètres d’altitude et dans un rayon de 5 km.

    Le 11 mai, le ministre de l’Intérieur précisait par ailleurs qu’une nouvelle période d’exploitation -non prévue par la loi qui fixe à 2025 la sortie du nucléaire- ne pourrait se faire sans répondre aux nouvelles exigences.

    Réagissant à cette information, l’AFCN s’est exprimée au JT de la RTBF dimanche soir : « On a demandé à l’exploitant (Engie, NDLR) d’analyser la sûreté en cas de chute d’avion.

    Nous avons reçu les rapports et nous sommes maintenant en train de les analyser », indique la responsable communication.

    En outre, des travaux de renforcement (au niveau du béton notamment) ont déjà été effectués .

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  • La redémmarage du réacteur nucléaire Tihange 2 contestée en justice

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    Plusieurs municipalités néerlandaises et luxembourgeoises, villes et États fédérés allemands, ainsi que différents groupes d’action, ont demandé jeudi au tribunal de première instance de Bruxelles d’annuler la décision de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) de redémarrer le réacteur nucléaire Tihange 2.

    Celui-ci n’aurait jamais dû être construit, selon eux. L’État belge, l’AFCN et Engie Electrabel, qui exploite le réacteur, contestent. Le tribunal se prononcera début septembre.

    Les plaignants argumentent que les fissures découvertes en 2012 dans la paroi du réacteur auraient pu être révélées au moment de leur construction, entre 1975 et 1983, la technologie existant déjà à l’époque.

    Le matériau utilisé pour les construire n’aurait en outre jamais dû être utilisé, selon eux.

    Ils dénoncent aussi que la cause des fissures ne soit toujours pas identifiée : elles pourraient être présentes depuis la construction ou être apparues en raison de l’exploitation du réacteur.

    La plainte relève également des problèmes dans la culture de sécurité de certaines centrales.

    La décision judiciaire pourrait entraîner l’arrêt immédiat du réacteur.

    L’AFCN estime cependant que le tribunal ne peut pas se prononcer car cela enfreindrait la séparation des pouvoirs.

    En outre, les demandeurs ne démontrent, selon l’agence, aucune faute, aucun dommage ni aucun lien de causalité.

    « Lorsque les fissures ont été découvertes, l’AFCN a demandé à Electrabel de démontrer qu’elles n’avaient aucun impact sur l’intégrité de la cuve du réacteur.

    Cette enquête a duré trois ans et demi et a montré que la centrale nucléaire était suffisamment sûre », explique l’agence.

    Une inspection a révélé des fissures dans les parois il y a huit ans, ce qui a conduit à la fermeture temporaire des réacteurs. Après enquête, l’AFCN a estimé qu’ils pouvaient redémarrer.

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  • À la question : que faire des déchets nucléaires créés ?

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    Bientôt des déchets nucléaires chez nous ?

    La province de Luxembourg va-t-elle devenir la nouvelle poubelle nucléaire de la Belgique ?

    Depuis le 15 avril dernier, en plein confinement, l’ONDRAF (Organisme national des déchets nucléaires et des matières fossiles enrichies) a lancé une enquête publique passée sous tous les radars, jusqu’ici. Objectif : consulter la population sur un pré-projet d’arrêté ministériel, servant à déterminer les sites potentiels où pourraient être enfouis les déchets nucléaires, comme cela se passe en Scandinavie.

    Sur le site de l’organisme, en dessous d’un slogan assurant « Une gestion sûre des déchets radioactifs en Belgique, pour vous et les générations à venir », est lancée une consultation publique où tous les citoyens sont appelés à se prononcer parce que, écrivent-ils, « Votre avis compte ».

    Derrière ces quelques lignes presque paternalistes, une carte jointe interpelle.

    Au total, 1.143 km² de la province de Luxembourg ont été sélectionnés. La plus grande superficie se situe sur l’ensemble de la Gaume, avec près de 711 km². Les communes de Florenville, Chiny, Etalle, Meix-Devant-Virton, Virton, Rouvroy, Saint-Léger et Musson composent cette première surface. La deuxième zone se situe en Ardenne. Avec ses 432 km², elle comprend l’ensemble du synclinal de Neufchâteau. Cette appellation géologique s’étend de Neufchâteau, englobe Vaux-sur-Sûre, Fauvillers, une partie des communes de Bastogne et de Léglise.

    Le Parc Naturel de la Haute-Sûre n’est pas épargné par le pré-projet.

     

    703 km² en région verviétoise

    Un autre site, Polygone 5, s’étend sur 703 km² et borde la frontière de la province de Luxembourg. Alors qu’une partie de la commune de Vielsalm est touchée, Lierneux, Trois-Ponts, Stoumont ou Stavelot, en province de Liège sont pleinement circonscrits.

    Potentiellement, ces sites pourraient donc devoir accueillir des déchets nucléaires.

    L’ONDRAF l’assure : « Aucune décision n’a jusqu’ici été prise quant à la destination finale des déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie ».

    Il précise encore : « L’évaluation des incidences environnementales porte donc sur la toute première étape décisionnelle, à savoir ce que la Belgique compte faire de ces déchets ». 

    Autrement dit, ces sites ne sont pour l’heure qu’hypothèses. Mais une fois que les décisions seront tombées, elles lieront nécessairement les zones concernées durant des milliers d’années.

    Pour très longtemps

    L’ONDRAF précise : « Les déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie doivent être isolés durant plusieurs centaines de milliers d’années de l’homme et de l’environnement ».

    Plus surprenant, cette enquête n’a reçu qu’une publicité minimale, pour ne pas dire nulle.

    Aucun bourgmestre n’a été averti de cette situation.

    Pire peut-être, il a fallu que la ministre luxembourgeoise de l’Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng) s’insurge quant à la proximité des sites choisis avec la frontière luxembourgeoise pour alerter sur le sujet.

    Elle exprimait au sujet du site gaumais : « ce sont les mêmes couches géologiques qui courent sous nos pieds, de la Belgique au Luxembourg.

    En cas de problème, nous pourrions avoir une pollution pour des siècles sur nos réserves d’eau potable ».

    Elle allait même plus loin en qualifiant ce dossier de « non-transparent » et « d’incohérent ».

    Le silence de l’ONDRAF et du Fédéral, à qui il reviendra de prendre les décisions finales, a de quoi interpeller.

    Qu’à cela ne tienne la ministre écologiste luxembourgeoise a décidé de faire bouger les lignes hors de ses frontières.

    Elle en appelle aux citoyens, élus, associations, ONG, syndicats de se joindre au gouvernement pour exprimer ce refus ».

    L’enquête transfrontalière ouverte depuis près d’un mois le restera jusqu’au 13 juin.

    Voilà qui risque d’alerter l’ensemble des bourgmestres concernés ainsi que leurs citoyens.

    Article et rédaction CLÉMENT GLESNER

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  • Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !!! la construction de la centrale nucleaire à Tihange en vidéo d'époque

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    Un film de Electrabel

    La centrale nucléaire de Tihange est une centrale nucléaire située à Tihange en Belgique sur le cours de la Meuse.

    Un film de Electrabel

    Elle a été construite dans les années 1970 sur un site de 75 hectares2 sur les berges de la Meuse, à 30 km au sud-ouest de Liège, 34 km à l'est de Namur, 68 km à l'est de Charleroi et 80 km au sud-est de Bruxelles.
    Elle est constituée de trois réacteurs à eau pressurisée de conception américaine Westinghouse, dotés chacun d'un circuit primaire (fermé) pour refroidir le cœur du réacteur, d'un circuit secondaire (fermé) qui alimente en vapeur un groupe turbo-alternateur (deux pour Tihange 1), et d'un circuit tertiaire (ouvert) alimenté par l'eau de la Meuse et équipé d'une tour aéroréfrigérante.
    Les groupes turbo-alternateurs sont constitué d’une turbine et d'une génératrice électrique d'environ 1 000 mégawatts (2 × 500 mégawatts, 1N et 1S3, pour Tihange 1).

    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Tihange

    https://youtu.be/DSVYmfs4zAs

    La vidéo clic ici 

    Les puissances électriques (nettes) délivrées par les réacteurs, leurs dates de mises en service, et les dates décidées pour leurs fermetures sont :
    Tihange 1 : 962 MWe, mis en service en 1975, arrêt décidé pour 2015, mais prolongé jusque 2025 par le gouvernement4
    Tihange 2 : 1 008 MWe, mis en service en 1983, arrêt décidé pour 2023
    Tihange 3 : 1 038 MWe, mis en service en 1985, arrêt décidé pour 2025
    La centrale nucléaire emploie actuellement près de 1130 personnes et de nombreuses entreprises sous-traitantes. Elle est exploitée par Electrabel, filiale du groupe français Engie. Le producteur d’électricité EDF détient une participation de 50 % dans l’unité Tihange 1.
    La centrale est entourée de 20 balises de détection IMR du réseau Telerad5.
    La centrale de Coo-Trois-Ponts (pompage-turbinage) permet d'adapter la production constante des réacteurs à la demande fluctuante du réseau en permettant de stocker jusqu'à 5 GWh (1 GW durant 5h). Lorsque la demande sur le réseau électrique est inférieure à la production, l'électricité excédentaire est utilisée dans la centrale de Coo en pompage, c'est-à-dire que l'eau est pompée depuis le bassin inférieur vers le bassin supérieur, voir pompage-turbinage. 

    Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucléaire_de_Tihange

     

  • Les déchets nucléaires vont-ils être stockés plus de 80 ans sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ?

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    Le député redoute que Tihange devienne un désert radioactif

    Les déchets nucléaires vont-ils être stockés plus de 80 ans sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ?

    C’est ce que redoute le député Ecolo Samuel Cogolati en se basant sur de l’enquête publique que vient de lancer l’ONDRAF et les propos du ministre De Crem. Pour éviter que Tihange se transforme en « désert radioactif » et appelle la population à se mobiliser.


    En février, le ministre wallon Willy Borsus accordait le permis d’urbanisme pour la costruction d’un centre de stockage de déchets nucléaire rédioactifs sur le site de Tihange.

    Rappelons que ces déchets doivent être stockés dans 120 emplacements, à sec, pour une période de 80 ans. Il s’agit normalement d’une solution transitoire, même si la Belgique n’a, pour l’instant, pas de solution définitive pour le stockage des déchets nucléaires.


    L’ONDRAF vient cependant de lancer une enquête publique concernant une solution d’enfouissage des déchets. Le problème, c’est que ce projet mettra longtemps à aboutir.

    Peut-être plus de 80 ans !

    « Une décision politique pour le stockage géologique sur le territoire belge ne signifie pas qu’il sera réalisé à court terme. Quelques décennies seront encore nécessaires pour y parvenir » a déclaré le directeur de l’ONDRAF.
    Stockage supérieur à 2100


    Le député hutois Samuel Cogolati redoute que la période de stockage à Tihange soit supérieure à 2100 ! Il a interrogé le ministre de l’Intérieur pour en avoir le cœur net et la réponse ne l’a pas vraiment rassuré…

     

    « La durée d’entreposage dans cet entrepôt à Tihange pourrait donc dépasser les quatre-vingts ans, si l’AFCN l’estime nécessaire ? » a-t-il demandé au ministre De Crem le 11 mai dernier. Le ministre n’a pas démenti : « Oui, c’est bien ce que j’ai indiqué dans ma réponse » a-t-il affirmé.


    « Le risque environnemental est réel, estime le député hutois. Il faut gérer les déchets nucléaires de manière sûr et responsable et le projet d’enfouissement de l’ONDRAF va prendre beaucoup trop de temps.

    En 2100 Tihange risque de se transformer en désert radiocatif.

    L’incertitude liée au projet de stockage définitif de l’ONDRAF engendre un délai d’entreposage supplémentaire des déchets radioactifs à Tihange au-delà de 2100, ce qui est inacceptable sur le plan de la sûreté nucléaire vu que les bâtiments de stockage n’ont pas été prévus pour de telles durées. »


    Une alternative


    Le député hutois estime qu’il est urgent d’envisager une alternative à l’entreposage à Tihange et à l’enfouissement définitif et irréversible.


    Dans cette optique, les différents groupes Ecolo de l’arrondissement vont proposer une motion lors des prochains conseils afin de s’opposer au projet d’enfouissement tel que proposé actuellement par l’ONDRAF vu les répercussions sur l’entreposage à Tihange.

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  • Enfouissement des déchets nucléaires, et si votre commune devenait une poubelle nucléaire?

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    En plein confinement, Ecolo-Groen s’alarme

    Avez-vous envie que votre commune devienne la poubelle nucléaire de la Belgique?

    Allons-nous vraiment décider en plein confinement d’enfouir (au moins) 13.500 m3 de déchets hautement radioactifs?

    Des questions qui peuvent paraître provocantes mais qui traduisent l’agacement d’Écolo vis-à-vis d’une consultation publique en cours en pleine crise du coronavirus.

    L’ONDRAF (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) a lancé le 15 avril dernier une consultation publique qui concerne l’enfouissement dans notre sous-sol de 13.500 m3 de déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie.

    Il s’agit d’une procédure prévue depuis longtemps mais qui fâche néanmoins Ecolo-Groen.


    «IRRESPONSABLE»

    «Il est irresponsable de débuter une consultation publique sur un sujet aussi grave et complexe en plein milieu d’une crise sanitaire sans précédent», explique le député Samuel Cogolati qui ne voit pas pourquoi l’on ne pourrait pas prolonger cette procédure très importante pour tous les citoyens belges.

    «La dernière enquête publique lancée en France a duré 150 jours, c’était l’an dernier.» Sur le fond, Ecolo-Groen constate que rien n’a changé en 40 ans:«Le projet de l’ONDRAF se concentre encore et toujours exclusivement sur l’option du stockage géologique, malgré toutes les remarques contraires, notamment celles de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire», reprend le député hutois.

    «Pire, le projet est d’un flou absolu puisque l’on ne sait ni où, ni quand, ni comment les déchets radioactifs seront stockés! Pour l’ONDRAF, il faut accepter le principe d’enfouissement sans en connaître les implications concrètes.»

    Le député épingle cette phrase de l’ONDRAF: «Le Plan est à ce point conceptuel et générique qu’aucun de ses éléments concrets n’est connu». Le plan est à ce point abstrait, explique l’élu, que l’ONDRAF avoue ne pas avoir consulté d’experts externes qui auraient pu apporter une plus-value dans l’évaluation des incidences environnementales.

    «Il n’existe d’ailleurs aucune étude d’incidences à l’étranger sur le stockage géologique en tant que «concept». L’ONDRAF nous dit qu’il n’est pas encore possible de se prononcer de manière définitive ou approfondie. Comment dès lors se prononcer aujourd’hui de manière définitive sur l’option d’enfouissement?»


    PAS DE CHÈQUE EN BLANC

    Un dossier d’autant plus délicat, véritable chèque en blanc pour l’enfouissement, dit Ecolo-Groen qui pourrait transformer toute commune belge en poubelle nucléaire.

    «Pourquoi se précipiter alors que ce dossier va avoir des conséquences durant au moins 300.000 ans?

    Il faut l’admettre: il n’y a pas de vraie «bonne» solution définitive et à long terme pour les déchets radioactifs», reprend M. Cogolati.

    «Au vu de l’incertitude liée à l’enfouissement irréversible des déchets, nous sommes favorables à une solution permettant d’avoir accès aux déchets nucléaires dans l’attente d’éventuels progrès réalisés par la science.

    Une telle méthode consisterait à rassembler les déchets en subsurface, en caverne ou sous-sol pour une période allant de 30 à 300 ans.

    Il s’agit donc d’une étape intermédiaire qui précéderait l’étape définitive et pourrait se reproduire plusieurs fois si nécessaire.

    Le gouvernement des Pays-Bas a décidé de reporter toute décision définitive à l’an 2100.

    Pourquoi ne pas appliquer le même principe en Belgique et développer entre-temps une solution intermédiaire plus sûre?»

    Ecolo-Groen a donc décidé de passer à l’offensive et de déposer, cette semaine, deux textes à la Chambre.

    L’un d’eux vise à exiger un audit du financement et de la gestion des déchets nucléaires par la Cour des Comptes «pour que ce ne soit pas au final le contribuable belge qui doive trinquer pour l’énorme coût de la gestion des déchets radioactifs (8 à 10 milliards€)».


    OBSERVATOIRE INDÉPENDANT

    Le second texte vise à créer un Observatoire indépendant et participatif du contrôle et suivi de la gestion des déchets nucléaires, composé pour moitié d’experts scientifiques et pour moitié de citoyens tirés au sort, afin de ré-évaluer, de manière la plus démocratique, l’option de stockage la moins coûteuse pour l’environnement et les générations futures.

    Article et rédaction DIDIER SWYSEN

     

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  • À Tihange, le personnel est fortement réduit, mais 330 employés d’Engie sont toujours sur le pont

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    Ils continuent à faire tourner la centrale

    En cette période de crise sanitaire, le personnel d’Engie présent sur le site de la centrale de Tihange a été réduit de deux tiers et celui des sous-traitants a chuté de 1.000 unités. Pour assurer l’approvisionnement en électricité du pays, certains sont cependant toujours sur place. Parmi eux, Luigi Chiodo, 49 ans, chef de quart à Tihange 2.
    Ce vendredi, Luigi Chiodo, un Visétois de 49 ans, entame sa pause de travail à 13 heures sur le site de Tihange 2. Il y restera jusqu’à 21 heures pour chapeauter une équipe d’une dizaine de personnes. Pour lui comme pour ses coéquipiers, la crise du Covid-19 n’a pas fondamentalement modifié son boulot. Il doit être présent sur place. Impossible de surveiller une centrale à distance. À la moindre alarme, il faut être prêt à intervenir afin que la production en électricité du pays puisse se maintenir. Même si, depuis le début de la crise, la consommation en électricité a chuté avec la fermeture de nombreuses entreprises, (près de 25 % de consommation en moins), l’approvisionnement énergétique reste évidemment essentiel. Il faut du courant pour faire fonctionner les hôpitaux ; alimenter les ordinateurs des employés qui télé-travaillent ou assurer les rendez-vous en ligne de tous ceux qui sont séparés.
    Depuis le 13 mars et les premières mesures de confinement, Luigi Chiodo a une conscience accrue de l’importance de son job. « J’ai toujours considéré mon métier comme utile, mais, durant cette crise, il m’apparaît comme étant encore plus essentiel. Rappelons que le site de Tihange produit a lui seul 25 % de l’électricité du pays » introduit-il.
    Si son boulot n’a pas fondamentalement changé, son environnement est différent. Habituellement, 1.000 employés d’Engie s’activent sur le site de Tihange. Ils ne sont plus qu’un tiers dont 150 attachés à la LTO de Tihange 1 (les travaux de révision et de mise à niveau de la centrale pour sa prolongation jusqu’en 2025).

    Quant aux sous-traitants, ils sont passés de 1.600 à… 600. Sur place, les travaux non urgents ont été reportés : « Le personnel de maintenance est de garde chez lui et peut être appelé à intervenir en cas d’urgence, mais nous ne les croisons plus au quotidien » précise le chef de quart.

    Même chose pour les secrétaires, les documentalistes et l’ensemble du personnel administratif. Par la force des choses, les liens entre l’équipe de conduite se sont renforcés : « Nous évoluons un peu en vase clos. On se serre les coudes.

    Depuis le début de l’épidémie, nous avons eu la chance de ne pas avoir de malade, nous sommes au complet. » Évidemment, de nouvelles règles ont été mises en place : « Nous nous lavons les mains et nous désinfectons les locaux. Nous appliquons le principe de distanciation sociale et, quand il est impossible de le respecter car il faut intervenir dans un local exigu, nous portons des masques. »


    Pour faire tourner les trois centrales 24 heures sur 24, 21 équipes de conduite semblable à celle dirigée par Luigi Chiodo sont nécessaires. En cas de propagation importante de l’épidémie à la centrale, Engie a mis au point différents scénarios : rappeler le personnel en congé pour remédier aux absences et étendre les gardes de 8 à 12 heures. Jusqu’à présent, ils n’ont pas dû être mis en œuvre. Luigi croise les doigts et n’en doute pas : avec son équipe, il sera toujours fidèle au poste pour apporter de la lumière aux citoyens durant cette crise…

    Rédaction de l'article Aurélie Bouchat

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  • Electrabel a demandé Sophie Wilmès de trancher rapidement sur la prolongation du nucléaire au-delà de 2025

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    «Evoquer la prolongation du nucléaire est maladroit

    Electrabel a demandé Sophie Wilmès de trancher rapidement sur la prolongation du nucléaire au-delà de 2025 début avril, mais pour la première ministre, le moment est mal choisi... Une réponse qui a rassuré le député hutois Samuel Cogolati : « Le forcing d’Electrabel était maladroit et anti-démocratique. »


    La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d’ici 2025, mais en l’absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d’électricité.


    Début avril, la direction d’Electrabel, a sollicité un entretien avec la Première ministre pour évoquer une éventuelle prolongation du nucléaire, dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle.

    Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir : la fin de cette année. Si ce délai n’est pas respecté, le producteur d’électricité estime qu’il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales.


    Questionnée sur Bel RTL à propos de cette demande, la première ministre a sèchement rejeté toute entrevue dans l’immédiat pour évoquer ce problème. « Bad timing » a-t-elle lancé.

    « Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu’il y avait plus adéquat comme démarche à faire » a-t-elle affirmé.


    « Imposer son calendrier »


    Une réponse qui a rassuré le député hutois Samuel Cogolati (Ecolo) : « La priorité actuelle du gouvernement, doit être exclusivement la crise du coronavirus. C’était très maladroit et anti-démocratique de la part d’Electrabel de venir imposer son calendrier à la première ministre pour évoquer la prolongation du nucléaire. »


    Pour le député hutois, après la crise du Covid-19, il faudra non pas évoquer une éventuelle prolongation du nucléaire « mais de solutions qui permettront de garantir l’approvisionnement électrique sans avoir recours au nucléaire en soutenant notamment les politiques d’isolation des habitations ainsi que l’énergie renouvelable. »

    Et le député de conclure : « Cela fait 20 ans que l’on évoque la sortie du nucléaire, il est temps de passer à l’acte. »

    Rédaction de l'article A.BT

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  • La santé des travailleurs et une priorité absolue, mais la production d’électricité via les centrales nucléaires est essentielle pour le pays.

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    Vincent Franco, délégué Gazelco, estime que trop de monde est mobilisé sur le site de la centrale alors que l’épidémie de coronavirus sévit. Electrabel entend pourtant poursuivre cette opération « nécessaire pour l’approvisionnement électrique du pays. » Un avis partagé par Marc Bertrand, qui défend les couleurs de la CGSLB.


    Marc Bertrand est en charge du planning des révisions sur le site de la centrale nucléaire de Tihange. Au cours des prochaines semaines, il compte se présenter aux élections sociales en tant que candidat de la CGSLB (Centrale Générale des Syndicats de Belgique).

    Il nous a contactés afin de nous expliquer pourquoi il ne partageait pas l’avis de Vincent Franco, délégué Gazelco qui réclame la suspension des opérations de révision à Tihange 1.
    Pas d’accord
    Rappelons que le délégué Gazelco estime que la révision de Tihange 1 devrait être reportée en raison de l’épidémie de coronavirus : « Cette révision a été entamée le 31 décembre et doit encore se poursuivre durant plusieurs mois, remarquait-il dans notre édition de lundi.

    Vu la crise du coronavirus, la révision pourrait être temporairement suspendue, car elle mobilise énormément de monde et n’est pas indispensable à l’approvisionnement électrique.

    Actuellement 500 travailleurs extérieurs sont mobilisés pour cette opération ainsi que 200 collaborateurs internes. Alors qu’il n’y a pas d’urgence à mener cette révision, cela fait donc énormément de monde qui pourrait choper le virus… »


    Pour Marc Betrand, au contraire, elle doit se poursuivre : « Si les plannings ne sont pas respectés, l’alimentation en électricité du pays risque de poser problème au cours des prochains mois car les deux autres unités doivent également subir des travaux. »


    Il insiste cependant sur la nécessité de respecter les consignes sanitaires sur le site : « Pour l’instant, la révision est entre deux phases et nous prenons donc le temps d’analyser les méthodes de travail qui nous permettront de poursuivre le travail tout en respectant les consignes de sécurité.

    Certains travaux sont plus compliqués à réaliser en gardant les distances : comme travailler à deux dans une armoire électrique… » Marc Bertrand estime cependant que la plupart des tâches peuvent être menées en toute sécurité.


    Une réflexion partagée par Anne-Sophie Hugé, porte-parole d’Electrabel : « La santé de nos travailleurs et notre priorité absolue, mais la production d’électricité via les centrales nucléaires est essentielle pour le pays.

    La révison de Tihange 1 est toujours en cours et se poursuit suivant un shéma adapté aux mesures sanitaires actuelles. Nous évaluons la situation au jour le jour et nous adaptons nos méthodes de travail mais il est essentiel que nous puissions compter sur l’ensemble des unités pour l’approvisionnement du pays à l’automne et à l’hiver prochain » conclut-elle.


    Rédaction de l'article par A.BT

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  • Il y a 685.767 boîtes de comprimés pastilles d’iode distribuées en 2 ans dans rayon de 20 km autour de la centrale

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    Les groupes cibles, à proximité des centrales nucléaires ou considérés comme vulnérables, ne sont plus les seuls à bénéficier de la distribution gratuite de comprimés d’iode. Depuis deux ans, tout le monde peut en demander. Bilan : 685.767 boîtes ont déjà été distribuées.


    Voici maintenant deux ans que les pastilles d’iode sont disponibles gratuitement pour l’ensemble de la Belgique. Avant le 6 mars 2018, les pharmacies ne les distribuaient qu’aux groupes cibles, c’est-à-dire les personnes vivant dans les environs d’un site nucléaire, les jeunes de moins de 18 ans, les femmes enceintes et allaitantes ou encore les crèches, écoles maternelles, primaires et secondaires, ainsi que tout autre lieu d’accueil de la petite enfance.


    Depuis lors, bon nombre de ménages ont décidé d’aller chercher cette fameuse boîte de 10 comprimés d’iode stable. Des pastilles qui doivent permettre de limiter le risque de développer un cancer de la thyroïde après une catastrophe nucléaire.

    « Quelque 685.767 boîtes ont été distribuées gratuitement via les pharmacies belges depuis le début de la nouvelle campagne de prédistribution », annonce Benoît Ramacker, porte-parole du centre de crise national. Un chiffre qui lui semble plutôt bon.

    « Preuve que les gens ont bien reçu l’information. »

    Ce sont surtout les collectivités s’occupant d’enfants qui s’en sont dotées. Deux tiers des boîtes ont effectivement été distribuées à des crèches ou des écoles par exemple.


    En Wallonie, les deux provinces où l’on retrouve le plus de communes proches d’une centrale nucléaire sont celles de Namur et de Liège avec les centrales de Tihange et de Chooz, en France.

    À chaque fois, une zone de 20 km est tracée autour de ces centrales nucléaires.

    Dans ces zones, les services de secours, les communes, les gouverneurs et le Centre de crise se préparent davantage pour protéger les habitants.

    Dans le Hainaut, il y a bien le site nucléaire de Fleurus (l’Institut national des radioéléments, NdlR). Mais la zone d’attention est plus restreinte - et donc le nombre de communes aussi - puisque son rayon n’est « que » de 10 km.


    Même à Bruxelles !


    Avec l’élargissement de la campagne à l’ensemble de la population, des personnes autrefois exclues de la prédistribution se sont rendues dans leur pharmacie.

    « C’est par exemple le cas de grands-parents qui accueillent régulièrement les petits-enfants », avance le porte-parole.


    Au total, 10 % des boîtes ont par exemple été distribuées dans la province de Brabant wallon.

    11,5 % des distributions ont également eu lieu en région bruxelloise, qui ne se trouve dans aucune zone de planification d’urgence. Preuve que l’extension de la distribution a porté ses fruits.

    Globalement, c’est dans le Hainaut que la campagne a le mieux fonctionné jusqu’à présent avec près d’un cinquième des boîtes distribuées.

    Dans la province de Luxembourg, par contre, seules 5.900 boîtes de comprimés d’iode ont été émises. Il faut toutefois rappeler qu’il s’agit de la province la moins peuplée, à l’inverse du Hainaut.


    Une boîte de comprimés est prévue pour 4 personnes. « La durée de conservation est de minimum 10 ans. Mais en réalité, l’iode n’est pas périssable. C’est un peu comme du sel », rassure Benoît Ramacker.

    « Tous les dix ans, on effectue un contrôle sur un échantillon dans les stocks et on vérifie que c’est toujours bon. Si pas, on invite les citoyens à venir remplacer leur boîte. »


    Le centre de crise rappelle enfin qu’en cas de catastrophe nucléaire, l’iode n’est pas le plus important. « L’important, c’est de se mettre à l’abri, de s’enfermer. L’iode, c’est une contre-mesure possible qui pourrait être demandée en cas de rejet d’iode radioactif », précise le porte-parole.

     

    Rédaction de l'article Par Sabrina Berhin

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  • Le collectif avait organisé une manifestation à Huy en janvier dernier, Il faut une solution moins risquée pour les déchets nucléaires

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    L’Association Citoyenne pour la Transition Énergétique (ACTE) a pris connaissance en détail de la décision du ministre Borsus pour la construction d’un hangar d’entreposage de combustible nucléaire usé. Comme ses membres l’avaient déjà laissé entendre, « ils vont examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État. »
    La décision du ministre Borsus d’octroyer le permis d’urbanisme, pour la construction à Tihange, d’un hangar d’entreposage de combustible usé a choqué les membres d’ACTE :
    « Le ministre traite ce dossier en étant encore moins regardant que lorsqu’il doit se prononcer sur la construction d’un vulgaire poulailler industriel ou d’un quelconque centre commercial. Dans ces deux cas on s’inquiète des conséquences, pour l’environnement et pour les habitants, de la nature de l’activité liée à ces constructions. Ici, rien de tout ça. Pour l’administration wallonne et pour le ministre, seuls importent la couleur du béton et le coup d’œil sur la zone industrielle… » s’insurgent-ils. Les membres du collectif évoquent les risques de crash d’avion sur la structure « au cœur d’une zone où vivent des centaines de milliers d’habitants. » Ils ajoutent : « Certes, l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire a accordé son autorisation pour procéder à cet entreposage, suivie en cela par le ministre Pieter De Crem en se basant sur les études de Tractebel, filiale directe d’Electrabel… Cherchez l’erreur. »
    Et le collectif de conclure : « Au final, avec la construction de ce hangar, plusieurs générations de citoyens devraient subir une nouvelle fois l’incurie des divers gouvernements et l’incapacité des exploitants nucléaires à gérer, à l’échelle de plusieurs siècles, les déchets hautement toxiques. »

    Le collectif annonce qu’il va examiner toutes les mesures utiles pour contrer ce projet, « en ce compris le recours en suspension et en annulation au Conseil d’État, afin qu’il soit remplacé par une solution beaucoup moins risquée. »

    Rédaction de l'article Par Aurélie Bouchat

     

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  • Les déchets nucléaires pourront être stockés sur le site de Thiange pendant 80 ans

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    Le ministre Willy Borsus (MR) a accordé le permis d’urbanisme pour la construction du hall de stockage de déchets nucléaires usés sur le site de la centrale de Tihange.

    Après l’accord du ministre de l’Intérieur, le dernier obstacle a donc été levé pour Engie-Electrabel.

    Sauf recours, les déchets nucléaires pourront être stockés sur le site pendant 80 ans.


    Rappelons que le hangar doit permettre d’entreposer des déchets nucléaires sur le site de Tihange pour une période de 80 ans. Les combustibles usés seront stockés « à sec » et non plus dans des piscines comme c’est le cas actuellement. 120 emplacements de stockage sont prévus.
    Début février, le Ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem, avait autorisé par le biais d’un arrêté royal, la demande d’Engie-Electrabel visant à construire trois bâtiments destinés à accueillir les combustibles nucléaires usés sur le site de la centrale de Tihange. Pour que le projet se réalise, Engie devait encore décrocher le feu vert de la Région wallonne. En octobre, la Région et le fonctionnaire délégué à l’urbanisme avaient refusé d’octroyer le permis d’urbanisme, mais Engie a introduit un recours auprès du ministre régional de l’aménagement du territoire Willy Borsus. Qui a décidé de casser le premier refus. Sous réserve d’un recours toujours possible devant le Conseil d’Etat, le permis est donc accordé.
    « Gabarits raisonnables »
    Le ministre Borsus justifie sa décision en affirmant qu’il se base sur la proposition de décision de son administration et l’avis favorable de la Commission d’avis sur les recours. « Il précise qu’il ne se prononce que sur le volet urbanistique et non sur le volet radiologique du projet. La Commission, dans son avis, constate que les bâtiments projetés ont des gabarits raisonnables et ne sont pas visibles du domaine public du fait de la présence d’un merlon sur le site et des infrastructures existantes. »

    Rappelons que la demande porte sur la construction de 3 bâtiments destinés à la manutention et à l’entreposage temporaire d’emballages contenant du combustible nucléaire usé :
    – un bâtiment principal abritant le hall d’entreposage,
    – un bâtiment attenant contenant les locaux auxiliaires et les sanitaires,
    – un bâtiment destiné à l’entreposage des accessoires utilisés lors du transport et de la manutention des emballages.
    La construction de ce centre divise les habitants et les élus des communes situées autour de la centrale. Au total, 265 courriers de citoyens opposés au projet avaient été transmis à Electrabel lors de l’enquête publique.

    le Collège de Nandrin ne compte cependant pas introduire de recours

    Comme Engis, Amay, et Verlaine, le Collège de Nandrin avait émis un avis défavorable face au projet de hall de stockage de déchets nucléaires envisagé à Tihange, lors de l’enquête publique.

    «Ce n’est pas une volonté d’acharnement contre les déchets nucléaires: ils sont là et il faut s’en préoccuper, mais nous estimions que le dossier était mal ficelé. Les réacteurs sont blindés, pourquoi le hall de stockage ne l’est-il pas?

    En cas de crash d’avion n’y a-t-il pas un risque d’écoulement de déchets dans la Meuse?»

    A priori, le Collège de Nandrin ne compte cependant pas introduire de recours contre la décision du ministre Borsus: «Je parle à titre personnel, il faut encore que j’en réfère au Collège» précise-t-il le Bourgmestre Michel Lemmens  .

    A.BT

     

     

     

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    Par Aurélie Bouchat 

     

     

  • Les images aériennes de la centrale devront être floutées

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    La proposition de loi PS, portée par Eric Thiébaut, visant à flouter les images d’établissements nucléaires et sensibles, et à limiter la prise ou la diffusion de photographies aériennes de ces établissements dans l’intérêt de la sécurité publique, vient d’être approuvée en commission de l’Intérieur de la Chambre.


    Le constat est simple : si on se rend sur un site comme Google Earth, on peut constater que les sites militaires belges sont floutés, mais pas nos centrales nucléaires. Pour le PS, l’absence de floutage de la plupart des installations nucléaires sur Google Earth ou sur des applications similaires pose de réels problèmes.

    En effet, chacun peut trouver aujourd’hui sur internet, accessible à tous, des images extrêmement précises de sites nucléaires belges, comme Tihange ou Doel, éventuellement utilisables pour la préparation d’actes malveillants.


    La Belgique a d’ailleurs été épinglée par l’Assemblée nationale française, dans son rapport du 28 juin 2018, qui lui recommande d’adopter une mesure législative obligeant les diffuseurs d’images satellites à flouter sur internet les images des centrales nucléaires françaises ainsi que des autres sites sensibles (usines de retraitement, réacteurs expérimentaux, etc.).

    Eric Thiébaut, député PS, avait interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet il y a plus d’un an, il se réjouit de l’approbation de sa proposition de loi.


    « Il était temps que la Belgique remédie à ce problème de sécurité ! Dorénavant, les images des centrales nucléaires seront pixelisées et rendues inutilisables pour la préparation d’actes malintentionnés. Cette proposition de loi PS protégera davantage nos établissements sensibles. »

     

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