Finances - Page 7

  • L’électricité plus chère pour les Wallons que pour les autres

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    La Creg (Commission de régulation de l’électricité et du gaz), le régulateur fédéral de l’énergie, vient de sortir ses nouveaux chiffres sur les prix dans les trois régions du pays. Des comparatifs toujours intéressants, qui montrent, comme nous le répétons souvent, qu’il ne faut pas hésiter à comparer les offres des différents fournisseurs d’énergie. On parle bien ici des tarifs des fournisseurs, pas des tarifs de distribution ni des taxes. La part des fournisseurs dans votre facture est de 30 % environ.
    Toujours comparer
    Voici pourquoi cela vaut toujours la peine de comparer. Ainsi que le relève la Creg, pour un consommateur wallon moyen, l’économie potentielle en électricité est de 399 euros. Et pour le gaz, elle est de 852 euros. Pour un consommateur bruxellois, ces économies potentielles sont de 319 et 812 euros. Par consommateur moyen, on entend un ménage qui consomme 3.500 kWh d’électricité et 23.260 kWh de gaz par an. Il s’agit bien de moyennes.
    Dans sa dernière livraison, la Creg donne les tarifs les moins chers et les plus chers pour chacune des trois régions du pays. En Wallonie, elle se base sur 12 fournisseurs actifs (qui peuvent proposer chacun plusieurs formules tarifaires). En Flandre, il y a 18 fournisseurs actifs, à Bruxelles, 8. En y regardant de plus près, on constate que les Wallons payent plus cher que les autres pour leur électricité. Pour le gaz, les prix sont comparables entre Wallonie et Flandre. Par contre, les Bruxellois payent plus cher leur gaz que les habitants des deux autres régions. En tout cas pour les tarifs les plus avantageux.
    Les variables moins chers
    Concernant le type de contrat, ce sont les variables qui sont les plus avantageux, partout dans le pays, que ce soit pour l’électricité ou le gaz. Et pourtant, selon la Creg, les contrats à prix fixes représentent 65 % des contrats d’électricité, pour 35 % de contrats variables. Pour le gaz, cette proportion est de 55/45. En gaz, les prix ont fortement diminué entre fin 2018 et fin 2019. Ceux qui ont des contrats variables en profiteront. C’est aussi un point intéressant à noter au moment de comparer et d’éventuellement changer de fournisseur.
    Différences entre GRD
    Reste maintenant la composante distribution (environ 30 % de la facture), sur laquelle le consommateur n’a aucune prise. Elle dépend de l’endroit où l’on habite. Pour une même consommation, avec le fournisseur le moins cher, il y a une différence annuelle de 184,77 euros si on habite à Andenne ou Verviers. Et là, à part déménager, le consommateur ne peut rien faire.
    Par Benoît Jacquemart

     

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  • Arnaque au photovoltaïque

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    Régis François, président de l’ASBL Touche pas à mes certificats verts (TPCV) met en garde contre les pratiques d’une société, « Maison Eco Vert » qui, sur les réseaux sociaux, propose de s’équiper de batteries de stockage qui permettraient d’éviter la taxe sur le photovoltaïque. Nous avons appelé la société…
    Un « post » placé sur son compte Twitter par Régis François a attiré notre attention. Le président de l’ASBL Touche pas à mes certificats verts demandait au SPF Économie de « lutter de toute urgence contre ces arnaques qui fleurissent ces derniers jours ». « Nous recevons des dizaines de messages d’alerte », précisait-il. Il épingle une publicité proposant de faire des économies d’énergie, de la société Maison Eco Vert. « Elle offre, à partir de 29 € par mois, d’acheter des batteries de stockage qui permettraient d’éviter la taxe sur le photovoltaïque du fait qu’elle concerne uniquement la réinjection sur le réseau ».
    « Produit d’appel »
    Certains de ceux qui ont alerté Régis François avaient appelé le numéro commençant par le préfixe namurois « 081 ». « Et on leur a proposé d’installer des panneaux solaires à des montants farfelus. On leur donne une prime de 2.000 € mais on ne sait pas d’où ça vient. Je conseille à tous de ne rien signer. Il faut mettre fin à cela le plus vite possible ».
     
    La société propose des batteries qui semblent pourtant miraculeuses. « Pour que cela marche, il faut que vous investissiez entre 200 et 250.000 € dans un parc à conteneur de batteries qui permettrait de stocker toute l’énergie produite principalement en été. Pour un particulier, vous imaginez bien que c’est une utopie. Je crois savoir qu’une seule entreprise en Belgique travaille en ce sens, il s’agit de Cockerill ».
    Régis François parle donc d’une arnaque. « Et d’un produit d’appel car, derrière cette pub, il y a les panneaux photovoltaïques qu’on vous propose. Aujourd’hui, pour avoir une bonne installation, cela coûte en moyenne 7.000 €. Avec eux, en ventilant sur 10 ans, cela vous coûterait 30.000 €. En ces temps mouvementés, il est important que le SPF Économie prenne ce cas au sérieux ».
    Derrière cette « Maison Eco Vert », il y a la page « Mon photovoltaïque » qui a été créée le 25 mai 2019 sur Facebook. Nous appelons le numéro au préfixe namurois bien que la maison renseignée sur le plan où est supposé être le siège social, est située à… Anderlecht. Cela sonne. Pas de réponse. Une heure plus tard, un 02/588… rappelle. C’est un représentant de la société à l’accent français. Il nous demande si nous avons appelé pour les panneaux photovoltaïques.
    Des batteries ? Heu…
    Nous lui répondons qu’on est plutôt intéressé par les batteries. Blanc… « On n’en propose plus. On s’est rendu compte que ce n’était pas le système le plus adéquat pour l’instant ». On lui demande la raison, notre interlocuteur s’embrouille. « Ce n’est intéressant que si vous avez une faible consommation ». Il se garde bien de nous dire que c’est simplement infaisable pour le particulier lambda. Et il enchaîne directement sur l’intérêt pour nous d’acheter des panneaux photovoltaïques. Aux conditions épinglées par Régis François. Nous ne tombons pas dans le… panneau en lui disant que nous rappellerons si nous sommes intéressés. On n’est pas près de le faire !

    «Ce genre de pub fait du tort à notre secteur»
    David Germani est conseiller technique Transition énergétique pour le compte de la société Techlink. Il est aussi le directeur de la plate-forme wallonne des énergies renouvelables Renewable Business Facilitor (RBF). Régis François nous a conseillé de l’appeler et il avait raison. « Ce genre de pub dont vous me parlez fait du tort à notre secteur. On vous promet trois Noëls l’an. Toutes ces promesses s’avèrent être au final des escroqueries ». À l’instar du président de l’ASBL Touche pas à mes certificats verts, il nous explique que le système des batteries n’est pas envisageable pour les particuliers que nous sommes.
    On revient sur le coup de fil que nous avons reçu en retour de l’agent travaillant pour la société en question. « Je ne vois déjà pas pourquoi il vous a demandé votre consommation en gaz pour votre chauffage. Les panneaux photovoltaïques ne produisent que de l’électricité, pas du gaz. Vous savez, ce n’est pas trop difficile à comprendre. Il y a un panneau et un onduleur. Ce qu’il faut regarder, c’est le rapport kilowatt/crête ». Cette notion de kilowatt-crête permet de comparer les performances de panneaux photovoltaïques entre eux et de prévoir la quantité d’électricité qu’ils peuvent produire dans des conditions optimales. Plusieurs éléments peuvent influencer la quantité d’électricité qu’une installation photovoltaïque peut produire : son orientation, son lieu d’implantation, la direction des ombres ou encore la température qui règne sur le toit.
     

    Par Pierre Nizet (avec B.J.)

  • De nouvelles infrastructures subsidiées mais le moratoire sur le synthétique prolongé

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    Le ministre Jean-Luc Crucke a octroyé 5 millions d’euros de subsides pour la création ou la rénovation d’infrastructures sportives en Wallonie. Il entend soutenir davantage les projets permettant des économies d’énergie mais aussi un accès le plus large possible.

     

    Bonne nouvelle pour les sportifs wallons !

    Le ministre des Infrastructures sportives, Jean-Luc Crucke (MR), vient d’attribuer de nouveaux subsides à hauteur de 5,1 millions d’euros.

    Parmi les projets subsidiés, relevons notamment la rénovation énergétique de la piscine olympique à Seraing (680.540 euros), la construction d’une salle récréative et sportive à Mons (1.035.660 euros), ou encore l’extension et la rénovation du complexe sportif de Libin (446.380 euros).


    Pour guider son choix, le ministre s’est basé sur plusieurs critères : les objectifs de développement de la commune, le caractère urgent du projet pour des raisons de sécurité et de salubrité, le caractère structurant du projet qui doit bénéficier au public le plus large possible, l’accessibilité des infrastructures et enfin les économies d’énergie.


    Ces deux derniers critères ne faisaient pas partie des critères prioritaires par le passé. « Trop d’infrastructures dépensent de l’argent à cause de pertes énergétiques », souligne le ministre.

    « Or l’argent du sport doit être consacré au sport lui-même ! »

    Priorité donc au sport, mais au sport accessible à tous.

    « Construire une infrastructure au plein milieu des champs n’a aucun sens. Il faut penser à l’accessibilité et notamment à l’accessibilité en transport en commun. »

    Jean-Luc Crucke a d’ailleurs l’intention de couler dans un décret les priorités qui doivent guider la sélection des projets à subsidier.

    « Le débat doit être lancé l’an prochain au parlement wallon pour identifier les priorités qu’il est intéressant de fixer. »


    Dans cette nouvelle sélection de projets, aucun subside n’a été accordé pour des terrains synthétiques composés de billes de caoutchouc (SBR).


    Des observations rassurantes


    Lors de la précédente mandature, aucun moratoire n’avait été décidé au niveau wallon. Le ministre Jean-Luc Crucke a, lui, décidé d’en imposer un.

    « Si nous avons des études rassurantes sur le plan de la santé, nous attendons toujours des résultats au niveau de l’impact sur l’environnement. »


    Du côté du cabinet de la ministre de l’Environnement, Céline Tellier, on confirme que l’étude est en cours.

    « Les observations faites jusqu’à présent sont relativement rassurantes : les seuls impacts environnementaux visibles semblent se limiter dans de rares cas à la présence de zinc et de nickel en quantités relativement faibles », a indiqué la ministre au parlement wallon.

    « Une deuxième phase consistera à faire le monitoring des terrains identifiés lors de la phase 1. Tant que ce processus ne sera pas achevé, l’administration recommande de maintenir le moratoire. »


    Le ministre confirme aussi ne pas avoir eu de demandes de subsides pour des terrains synthétiques en SBR. Mais ceux-ci auraient de toute façon été refusés. Suite à la polémique, une septantaine de clubs a d’ailleurs sollicité un subside pour analyser leur terrain en SBR et s’assurer de leur conformité.


    Par Sa.B.

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  • Neupré connaît son plus gros excédent budgétaire: 8 millions!

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    La santé financière de la commune de Neupré est excellente.

    Elle affiche un boni de 932.000 € et un excédent budgétaire de 8 millions d’euros, malgré une diminution de l’IPP.

    Une situation plus que positive due à une bonne rigueur budgétaire, selon la majorité MR-PS.

    Mais pour l’échevin Charles-André Verschueren, pas question de dormir sur ses lauriers.

    Car la commune va devoir faire face à une hausse de coûts importante dans le secteur des pensions. Elle prévoit aussi d’engager huit nouveaux profils.


    Mercredi passé, le conseil communal de Neupré a présenté son budget pour l’année à venir.

    Et les prévisions sont plus qu’optimistes.

    Contrairement à certaines communes avoisinantes,

    Neupré n’a pas à rougir de son état de santé financier.

    La commune affiche en effet un boni de 932.000€ et un excédent budgétaire de plus de 8 millions d’euros et ce, malgré une diminution de l’IPP !

    En effet, depuis 2017, le résultat cumulé de la Commune de Neupré a augmenté de 60% malgré une diminution du taux d’IPP de 8,5% à 8,3% en 2019.

    Neupré a ainsi dégagé le plus gros excédent budgétaire qu’ait jamais connu la commune. Une situation qui est due, estime la majorité MR-PS, a une bonne rigueur budgétaire.

    «Rien que les efforts réalisés sur les dépenses de fonctionnement ont permis plus de 420.000€ d’économies par an», explique l’échevin Charles-André Verschueren, « à titre d’exemple, on a mis en concurrence les assurances, ce qui nous a fait gagner plus de 100.000€.

    Il y a le marché provincial de l’électricité aussi, contrairement à beaucoup d’autres communes, on a refusé d’aller dans ce marché provincial où c’est la province qui décide des prix».

    C’est cette accumulation de ce genre de mesures et de décisions qui a permis à Neupré de parvenir à ce résultat.
    Un fonds de pension


    Mais diverses difficultés financières pointent déjà le bout de leur nez. Selon les prévisions, d’ici 2035, le surcoût financier lié aux pensions va s’élever à plus de 300.000 € par an.

    Cette réserve de fonds s’avérera donc très utile pour la commune dans le futur.


    Cette hausse, les autorités semblent déjà l’avoir anticipée. L’échevin prévoit en effet de consacrer une partie de ces réserves dans un fonds de pension: «Nous avons reçu un courrier de Belfius indiquant que les taux d’intérêt de nos comptes en banque allaient passer en négatif (-0,50%) », précise-t-il, « investir dans ce fonds de pension nous fera gagner 12.500 € minimum par an pour chaque million».


    De nouveaux engagements


    Par ailleurs, une réforme de l’administration va être mise en place.

    « En 2020, huit nouveaux profils devraient venir renforcer nos équipes : juriste, responsable RH, responsable pôle social, animateur sportif et divers employés.

    Cette ambition n’est pas sans coût: pour 2020, ce sont pas moins de 370.000€ de charges supplémentaires pour notre commune. A cela il faut ajouter le coût d’une indexation des salaires prévue en mars (100.000€) et l’alimentation exceptionnelle du fonds de pension destiné à couvrir les obligations de la commune envers ses mandataires (750.000€).»


    S’ajoute une hausse des dépenses de fonctionnement. De tout cela, il découle une augmentation des dépenses de 3,93%, essentiellement sous l’effet de l’investissement prévu en matière de ressources humaines.
    10 millions d’investissements


    De nombreux projets sont en cours et nécessiteront des investissements importants. Près de 10 millions d’euros y seront consacrés pour la construction de l’école de Rotheux, dont le marché de travaux sera attribué en 2020 ; l’étude de faisabilité en vue d’une nouvelle maison communale ; la piste cyclable Neuville-Seraing pour laquelle les travaux préparatoires sont sur le point de débuter ; la réhabilitation du presbytère de Plainevaux ; l’actualisation du site internet afin d’améliorer l’expérience web des citoyens ; la modernisation de l’éclairage public par une généralisation des luminaires LED; la création d’un parking de covoiturage au nouveau rond-point des 7 Fawes ou encore l’isolation et la ventilation de l’école de Neuville.


    Ce budget a été voté à l’unanimité.

    La majorité PS-MR a tenu à souligner le travail constructif de l’opposition

     

    Par L.C.

     

     

     

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  • Qui a droit au tarif social? Voici les réductions possibles

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    Pour pouvoir bénéficier d’un tarif social sur les télécoms, il faut remplir un certain nombre de conditions.

    Pour cela, il faut… Soit bénéficier d’un revenu d’intégration sociale et avoir l’abonnement à son nom.

    Soit avoir plus de 65 ans et avoir un revenu brut imposable limité et vivre seul.

    Soit être handicapé à plus de 66%, avoir plus de 18 ans, avoir un revenu brut imposable limité et vivre seul.

    Soit être déficient auditif ou vivre avec son enfant ou petit-enfant qui l’est.

    Soit avoir subi une laryngectomie ou vivre avec un proche qui en a subi une. Soit être aveugle militaire de guerre.


    RÉDUCTIONS ACCORDÉES

    La première réduction concerne les abonnements. Les bénéficiaires ont droit à 40% de réduction sur un abonnement internet, ligne fixe ou GSM avec un maximum de 8,40€/mois.

     

    Notons que les bénéficiaires du revenu minimum d’intégration ne peuvent bénéficier que de la réduction sur l’abonnement internet.

    Sur les communications, il est possible d’obtenir 3,10€/ mois de réduction sur les communications hors forfait.

    Au total, c’est maximum 11,40€ par mois de réduction qui sont donc accordées aux bénéficiaires.

    Parmi les opérateurs télécoms qui proposent des tarifs sociaux en Belgique, on retrouve Proximus, Base, Orange, Scarlet, Telenet et VOO.

    à noter Plus d’infos sur www.ibpt.be

     

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  • Si vous êtes équipés de panneaux photovoltaïques, vous avez peutêtre constaté un arrêt

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    Si vous êtes équipés de panneaux photovoltaïques, vous avez peut-être constaté un arrêt de votre production d’électricité ces derniers jours. Suite à une mise à jour à distance de ses onduleurs, la société SMA a en effet constaté une panne. Précisons que les onduleurs sont à l’origine de la transformation de l’énergie lumineuse en courant électrique.
    C’est un lecteur qui nous a donné l’alerte : « Je suis depuis plus d’une semaine à présent, et comme de nombreux autres détenteurs d’une telle installation en Belgique, privé de production », explique Bertrand Dehu, un habitant d’Ittre. Après avoir pris contact avec son installateur, il s’est rendu compte que de nombreux autres clients avaient été impactés. Renseignements pris auprès de la société, près de 200 ménages seraient en effet concernés. « Nous avons reçu une soixantaine de signalements. Mais il y a aussi entre 80 et 150 personnes qui ont été touchées sans pour autant nous l’avoir signalé », indique Jan Van Laethem, manager régional chez SMA.
    L’ampleur du problème aurait pu être bien plus importante puisque plusieurs dizaines de milliers d’unités de la société SMA sont en effet installées en Belgique. « Mais, bien sûr, chaque unité ne fonctionnant pas en est une de trop et nous nous sommes donc penchés sur cette question en priorité », affirme-t-il.
    « Quand on ne produit pas d’électricité, on consomme comme si nous n’avions pas de panneaux photovoltaïques », rappelle Bertrand Dehu. « Mais surtout, on ne produit pas d’électricité qui alimente pourtant bien plus de personnes… Je me demande dans quelle mesure cela ne causerait pas un problème d’approvisionnement. »
    Un geste
    L’impact devrait être relativement limité, d’une part au vu du nombre de personnes concernées mais aussi par la période qui n’est pas la plus ensoleillée. « Au niveau du coût, je dirais que cela représente une perte de quelques euros », précise Jan Van Laethem. « Malgré tout, nous réfléchissons au geste que nous pourrions faire pour les clients impactés. Nous travaillons pour que tous les appareils soient de nouveau opérationnels d’ici la fin de cette semaine. »
    Par SA.B.

     

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  • Des changeurs de 1 et 2 centimes dans des magasins à Huy-Waremme

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    Il y a un an, le ministre des finances Kris Peeters avait annoncé que le gouvernement fédéral avait approuvé un projet d’arrêté royal pour restreindre l’usage des pièces de 1 et 2 centimes d’euro. En conséquence, les commerçants sont contraints d’arrondir les prix à 5 centimes quand le client paie en espèces. Pour éviter que les pièces se perdent, certains magasins ont installé à l’entrée des machines offrant des bons d’achat en échange de la monnaie.
     
    Depuis le 1er décembre, les commerçants sont tenus de ne plus utiliser les pièces de 1 et 2 centimes. Ils doivent arrondir, non pas le prix mais le montant total des achats.
    Du moins, en cas de paiement liquide. Si par exemple, le montant de l’achat est de 4,62 euros, le client paiera 4,60 euros.
    Tandis que si le prix est de 4,64 euros, il paiera 4,65 euros. Pour éviter que les petites pièces vous encombrent, des machines ont été installées à l’entrée des magasins.
     
    C’est le cas au Mr.Bricolage à Tihange qui permet de se débarrasser de sa petite monnaie.
     
    « A l’entrée il y a un changeur de pièces et les gens peuvent y insérer les pièces de 1 et 2 centimes qu’ils possèdent encore.
     
    En échange, ils reçoivent un bon d’achat valable dans le magasin », nous explique Laura Sauvage, la gérante de Mr. Bricolage.
     
    Mais ce n’est pas le seul magasin à procéder de cette manière. Le Carrefour Market à Stockay Saint-Georges procède également de la même manière.

    Les pièces de 1 et 2 cents continuent cependant d’exister comme moyens de paiement légaux. Elles peuvent donc toujours être utilisées.
     
    Les entreprises ne peuvent pas les refuser comme moyen de paiement, pour autant qu’elles soient utilisées dans une quantité raisonnable (maximum 50 pièces par paiement).
     
    Les paiements par carte ou virement ne sont pas concernés

    Dans un magasin d'alimentation, c'est le montant total des achats payés qui doit être arrondi. Il n'est pas question d'arrondir le prix de chaque article. Par contre, si vous payez avec une carte bancaire un prix par exemple de 22 euros 46, vous payerez au centime près.
     
    Attention, cependant certains commerçants peuvent appliquer l'arrondi par CB.
     
    Ils doivent pour cela l'afficher.
     
    En effectuant un virement bancaire, vous débourserez également le montant avec les décimales.
     

    PAR A.D.

     
     
  • Les nouveautés qui vont révolutionner 2020, Tour d’horizon des dix grands changements qui nous attendent…

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    Dans exactement 20 jours, nous sauterons à pieds joints dans les années 20.
    Mais le passage à l’an neuf sera également synonyme de nouveautés qui vont révolutionner notre vie quotidienne. Tour d’horizon des dix grands changements qui nous attendent…
     
    1. Fini l’ordonnance illisible!
     
    Dès le 1er janvier, les médecins passeront tous à la e-prescription. Avec ces ordonnances électroniques, le médecin prescrit des médicaments sur son ordinateur. Il envoie la prescription sur un serveur sécurisé. À l’aide de la preuve papier que présente le patient, le pharmacien retrouve l’ordonnance sur le serveur et peut fournir le médicament au patient. L’ordonnance classique écrite à la main deviendra une exception et pourra notamment encore être utilisée lors des visites à domicile ou en cas de force majeure.
     
    2. Les cigarettes vendues en paquet neutre
     
    Fini le marketing du tabac. À partir du 1er janvier 2020, ces produits se trouveront dans un emballage identique et neutre. Seuls le type, la marque et la quantité de produit pourront figurer sur l’emballage, dans la même police standard. La Belgique est le cinquième pays en Europe à appliquer cette mesure, après la France en 2017, le Royaume-Uni la même année, la Norvège (2018) et l’Irlande (2018). Les vendeurs auront encore une année pour écouler leur stock de paquets traditionnels.
     
    3. Diesels polluants: Bruxelles va serrer la vis
     
    À partir du 1er janvier 2020, les voitures, bus et camionnettes qui disposent d’un moteur diesel de la norme Euro3 seront interdits d’accès dans Bruxelles. Il s’agit, pour les voitures, des immatriculations effectuées entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005. À partir du 1er avril 2020, s’ils circulent dans Bruxelles, les conducteurs écoperont d’une amende de 350 euros. À partir du 1er janvier 2020, les communes wallonnes pourront aussi proposer l’instauration, de manière permanente ou ponctuelle, d’une ou plusieurs zones de basses émissions sur leur territoire.
     
    4. Allocations familiales: la révolution en Wallonie
     
    En Wallonie, les règles vont changer en matière d’allocations familiales. Les nouveaux montants de base seront de 155 € pour un enfant (jusqu’à 17 ans) et 165 € entre 18 et 24 ans. Un enfant orphelin de ses deux parents touchera 350 €. Il y a, bien sûr, des suppléments en fonction de la situation familiale et l’allocation de naissance ou d’adoption est fixée à 1.100 €. En Wallonie, ces changements ne concerneront que les enfants nés à partir 2020.
     
    Infos sur: www.aviq.be/familles
     
    5. La consommation d’alcool interdite la nuit dans le piétonnier de Bruxelles
     
    Le conseil communal de la Ville de Bruxelles a donné son feu vert, début décembre, à la mise en place d’une interdiction de la consommation d’alcool dans la zone piétonne des boulevards du centre à partir du 1er février. À l’issue de cette période test, la mesure sera soumise à une évaluation. Les contrevenants se verront saisir la boisson qu’ils consomment et devront payer une amende pouvant aller jusqu’à 350 euros. Des exceptions à l’interdiction sont prévues, notamment pour les terrasses.
     
    6. Le scooter moins polluant
     
    À partir du 1er janvier 2020, les nouvelles motos et scooters devront répondre aux exigences de la norme Euro 5. Une norme qui permet de réduire d’environ un tiers les émissions polluantes par rapport à la norme Euro 4. Hélas, Euro 5 implique aussi des adaptations techniques aux moteurs thermiques et entraînera une complexité accrue des motorisations et donc, sans doute, une hausse des coûts.
     
    7. Le retour du train de nuit à Bruxelles et Liège
     
    Ils avaient disparu du rail belge. Les trains de nuit feront leur grand retour le 19 janvier. Ces trains «Nightjet», opérés par la compagnie autrichienne OBB quitteront le dimanche et le mercredi Vienne ou Innsbruck pour rejoindre la Belgique via l’Allemagne. Des arrêts sont prévus en Belgique à Liège, Bruxelles-Nord et Bruxelles-Midi. Pour aller vers l’Autriche, les départs sont prévus en Belgique les lundis et jeudis. Hélas, ils ne circuleront pas durant les grandes vacances.
     

    8. Disney+ va bousculer la vidéo à la demande
     
    En Belgique, nombreux sont les foyers qui ont souscrit à un service de vidéo à la demande comme Netflix. Mais un nouvel acteur pourrait changer la donne: Disney+. Ce service, qui devrait être lancé en Belgique en 2020, proposera des films et séries de Disney et Pixar ainsi que l’ensemble des productions Marvel, Star Wars et National Geographic. Les films et séries de la 20th Century Fox devraient se retrouver sur la plate-forme dans un second temps. La force du produit? Son prix de 6,99€ par mois pour quatre écrans.
     
    9. bpost: le courrier «non prior» ne sera plus livré tous les jours
     
    En 2020, le facteur ne passera que deux fois par semaine pour le courrier non prioritaire. Une nouveauté qui devrait entrer en vigueur à partir du mois de mars. En revanche, le courrier timbré «prior», les colis et les journaux continueront à faire l’objet d’une distribution quotidienne.
     
    10. Fini les fruits et légumes dans les sacs en plastique à usage unique
     
    En Wallonie, les sacs en plastique à usage unique sont en voie de disparition. Une nouvelle étape sera franchie le 1er mars 2020 car la Région les interdira pour les fruits et légumes vendus en vrac.
     
    PAR GUILLAUME BARKHUYSEN
     

  • Attention les sacs en plastique à 0,10 cent à la caisse, c’est fini !!!

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    L’enseigne Carrefour suit le mouvement ou plutôt respecte sa charte comprenant de nombreux points en matière d’environnement, surnommée « Act for Food ». Aujourd’hui, l’enseigne prévoit de supprimer les sacs en plastique vendus aux caisses au prix de 0,10 cent. « Nous sommes en pleine phase de transition mais ils n’existeront plus dans le courant de 2020, nous épuisons nos stocks », explique le porte-parole Marco Demerling.
    Comme alternative, Carrefour propose d’autres gammes de sacs pour la caisse mais aussi les fruits et légumes en vrac. Vous allez désormais découvrir les sacs en coton bio, en toile de jute ou en papier pour les fruits et légumes. Mais aussi les « Ocean bags » recyclés à partir de déchets récoltés en mer, pour emballer toutes vos courses. Ces derniers seront vendus 0,50 cent. Ils sont plutôt sympas car très colorés mais aussi et évidemment écologiques.
    Notez que la gamme « Ocean bags » se compose de 3 modèles : un cabas, un trolley et un sac pliable avec pochette. Le cabas est fait à partir de plastique 100 % recyclé collecté dans les océans, en collaboration avec l’organisme Seaquel qui œuvre à la propreté des océans et fonds marins. (10 kg de plastique permettent de produire 100 sacs). Grâce à cette collaboration, Carrefour peut agir au niveau de la propreté des océans et de ses fonds marins. Le sac K-Way est réalisé à partir de bouteilles PET recyclées (4 bouteilles permettent de fabriquer un sac qui sera disponible en 2020). Et, enfin, le sac trolley est fabriqué à partir de matériaux recyclés.
    « La suppression des sacs en plastique à 10 eurocents, permettra une réduction de 700 tonnes de plastique », poursuit le porte-parole.
    Les discounters aussi !
    Difficile aujourd’hui (et ce n’est pas plus mal) de trouver un sac léger en plastique et pas trop cher pour emballer vos courses à la caisse. Toutes les grandes surfaces proposent des alternatives. On sait que Colruyt privilégie la caisse en carton, Aldi a troqué ses sacs bleu et blanc en plastique pour des colorés (bleu, rose ou noir) en coton. Idem chez Lidl. « Les clients pouvaient acheter un sac en plastique au prix de 0,10 € à la caisse… jusqu’à l’été dernier. Aujourd’hui, c’est fini », nous dit le porte-parole Julien Wathieu « Aujourd’hui, ils ne trouvent plus que les alternatives durables comme les sacs fabriqués à partir de canne à sucre, les grands sacs solides et les sacs en tissu Fairtrade. Grâce à cette initiative, nous économiserons annuellement quelque 200 tonnes de plastique ».
    Par M.SP.

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  • En à peine 2 ans, la part des travailleurs pauvres a continué d’augmenter

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    48 % des travailleurs sont pauvres en Wallonie-Bruxelles!
     
    En à peine 2 ans, la part des travailleurs pauvres a continué d’augmenter. Avec un boom de 8 %. Plus inquiétant encore, c’est la part de ceux qui ne s’en sortent absolument pas et qui sont proches de la précarité qui progresse le plus!

    En exclusivité et depuis plusieurs semaines, nous vous présentons les différentes thématiques des Grandes Enquêtes menées par Solidaris. Nous avons notamment appris que nous étions des adeptes à l’automédication et que nos retraités étaient loin d’être heureux.
     

    Le sixième volet s’intéresse aujourd’hui aux «travailleurs pauvres» et les résultats sont particulièrement interpellants. 48% des travailleurs sont considérés comme pauvres. Parmi eux, 32% affirment que leurs revenus leur permettent juste de boucler leur budget.

    Ils étaient 29% dans cette situation lors de la précédente enquête en 2017. 9% ne réussissent pas à boucler leur budget sans être à découvert (8% en 2017) et 7% assurent qu’ils s’en sortent de plus en plus difficilement et craignent de basculer dans la précarité (3% en 2017).
     
    «En 2017, nous faisions état de 40% de travailleurs pauvres. Deux ans plus tard, cette catégorie a progressé pour s’établir à 48%. C’est la catégorie la plus précaire qui a le plus augmenté, passant de 3% à 7% !», précise Delphine Ancel, Responsable des Études chez Solidaris.

    Seuls 8% des travailleurs arrivent à mettre beaucoup d’argent et 44% à mettre un peu de côté (53% en 2017). Solidaris a interrogé 806 Wallons et Bruxellois entre 18 et 65 ans représentatifs de ces travailleurs belges francophones pour réaliser cette enquête. Une enquête qui a été encore bien plus loin et s’est intéressée au profil de ces «travailleurs pauvres».

    53,4 %sont des femmes

    Dans la grande Enquête Solidaris, on apprend que 53,4% des travailleurs pauvres sont des femmes et 46,6% des hommes. Les femmes sont surreprésentées puisque, parmi l’ensemble des travailleurs, il y a 49,5% de femmes pour 50,5% d’hommes. «Par ailleurs, ce sont dans les deux catégories les plus précaires que les femmes se retrouvent le plus. 51% des femmes arrivent à boucler tout juste leurs fins de mois contre 49% des hommes. 60% sont à découvert et 55,4% ont des fins de mois très difficiles, au point de craindre la précarité», analyse Delphine Ancel. Une précarité qui, en outre, augmente puisqu’elles étaient respectivement 49,2%, 46,4% et 51,4% dans chacune de ces trois catégories en 2017. -

    78,4% vivent en Wallonie

    Si 74,6% de tous les travailleurs habitent en Wallonie, 78,4% des travailleurs pauvres y vivent. C’est l’inverse à Bruxelles. 21,6% des travailleurs pauvres habitent à Bruxelles contre 25,4% pour tous les travailleurs. Toutefois, Bruxelles est surreprésentée parmi ceux qui sont le plus en difficulté au point de craindre de basculer dans la précarité. -

    61,8 % des locataires sont en difficulté

    «En 2019, le fait d’être propriétaire impacte beaucoup plus le niveau de difficultés financières des gens: parmi les plus en difficulté, 3 sur 10 seulement sont propriétaires», affirme la responsable des Études de Solidaris. En effet, 60% de ceux qui arrivent tout juste à boucler leur budget, 53% de ceux qui sont à découvert et 29,7% de ceux qui craignent de tomber dans la précarité sont propriétaires. «Au final, plus de 6 travailleurs locataires sur 10 sont pauvres contre 4 travailleurs propriétaires sur 10», ajoute-elle. -

    7 sur 10 travaillent depuis plus d’un an

    72% des travailleurs pauvres ont travaillé toute l’année, 28% n’ont pas effectué une année complète. En 2017, ils étaient respectivement 82% et 28%. 77% de ceux qui arrivent tout juste financièrement à la fin du mois ont travaillé toute l’année, tout comme 67,7% de ceux qui sont à découvert et 53,5% de ceux qui craignent de tomber la précarité. «On observe une corrélation nette en 2019 : au plus on descend dans les difficultés, au plus on trouve des personnes n’ayant pas travaillé toute l’année», analyse la responsable des Études chez Solidaris. -

    55,2 % ont entre 35 et 54 ans

    Côté âge, 31,9% des travailleurs pauvres ont moins 35 ans, 55,2% ont entre 35 et 54 ans et 13,1% ont plus de 55 ans. «S’il y a peu de changements en deux ans au niveau de la répartition par âge, on constate toujours que la tranche du «milieu», les 35 et 54 ans, est celle qui est le plus en difficulté», souligne l’analyste. 33,9% des moins de 35 ans, 53% des 35 à 54 ans et 13,1% des plus de 55 ans assurent que leurs revenus leur permettent tout juste de boucler leurs fins de mois. 27,3% des moins de 35 ans sont à découvert contre 60,7% des 35-54 ans et 12% des plus de 55 ans. 27,3% des moins de 35 ans, 58,2% des 35-54 ans et 14,5% des plus de 55 ans ne s’en sortent absolument pas financièrement. -

    48,6 % sont diplômés en secondaires supérieures
    «Dans l’enquête, les travailleurs pauvres nous disent qu’avoir un diplôme ne protège plus de la précarité. Ici, on voit pourtant qu’il y a moins de travailleurs diplômés du supérieur parmi les travailleurs pauvres. 15,6% des travailleurs pauvres ont un diplôme de primaire ou de secondaire inférieur, 48,6% un de secondaire supérieure et 35,8% un du supérieur», précise Delphine Ancel. «Certes, on diminue le risque de pauvreté avec le niveau d’études mais ce sont plus d’un tiers des détenteurs d’un diplôme d’études supérieures qui sont aussi des travailleurs pauvres», ajoute-t-elle. -

    69,2 %  des  travailleurs pauvres  sont  en  CDI
    69,2% des travailleurs pauv res sont en CDI et 24,7% en CCD, stages ou intérim… 73,3% des travailleurs en CDI ont du mal à boucler leur budget contre 21% de ceux en CDD. 72% sont à découvert contre 22,7% pour les CDD. 50,8% des CDI ont vraiment du mal au point de craindre la précarité contre 44,4% des CDD. «Au final, même avec un CDI, le risque de pauvreté est important puisque 47,3% des personnes sous CDI sont pauvres contre 54,7% des personnes sous CDD, intérim… On est loin de l’idée du CDI comme bouclier anti-pauvreté», annonce Delphine Ancel. -

    71,5 %sont en temps partiel mais44,6 % n’en ont pas eu le choix
    71,5% des travailleurs pauvres sont à temps plein et 28,5% sont à temps partiel contre respectivement 76,4% et 23,6% sur l’ensemble des travailleurs. «Lorsqu’une personne est à temps partiel, elle a plus de risques de tomber dans la pauvreté. Il semble que ce soit par ailleurs en progression sur deux ans», précise l’experte de Solidaris «Par ailleurs on retrouve davantage les temps partiels dans les deux catégories qui sont le plus en difficulté (à découvert et situation difficile au point de craindre de la précarité). Au final, 6 travailleurs à temps partiel sur 10 peuvent être considérés comme pauvres. Enfin, parmi les travailleurs à temps partiel, ceux qui sont des travailleurs pauvres sont plus souvent dans une situation de subir ce fait plutôt que de l’avoir choisi ». En effet, 44,6% des travailleurs pauvres ont choisi leur temps partiel mais cela n’a pas été le cas pour 55,4%. Un phénomène encore plus marqué chez ceux qui craignent de basculer dans la précarité. 85,9% de ces personnes en très grandes difficultés financières sont sous ce statut contre 46,3% de ceux qui ont des revenus tout juste pour joindre les deux bouts. -

    55,3% ont déjà été  au  chômage

    «On a une surreprésentation des personnes qui ont déjà connu le chômage parmi les travailleurs pauvres: 55,3% d’entre eux contre 51,3% de tous les travailleurs. Par ailleurs, on observe une augmentation conséquente sur 2 ans: + 12 points !», affirme Delphine Ancel. En effet, si 55,3% des travailleurs ont connu le chômage en 2019, ils n’étaient que 43,6% en 2017. À noter que 51,3% de ceux qui bouclent leur budget tout juste à la fin du mois ont connu le chômage contre 61% de ceux qui sont en découvert et 66,2% de ceux qui sont à la limite de la précarité. -
    Un  tiers  sont des  personnes  ayant  cumulé plus  de  3  années  de  chômage
    «En lien avec les résultats précédents, la probabilité d’être un travailleur pauvre augmente avec le chômage de longue durée. Parmi les travailleurs pauvres, on trouve davantage de gens qui ont cumulé plus de 3 ans de chômage. On peut même dire qu’un tiers des travailleurs pauvres sont des personnes ayant cumulé plus de 3 années de chômage», précise l’experte de Solidaris. L’enquête détaille que 23% des travailleurs pauvres ont été moins de 7 ans au chômage, 38,7% entre 7 et 24 ans, 11,8% entre 25 et 36 ans et 25,6% plus de 37 ans. -
    68,9% des familles monoparentales comptent des travailleurs pauvres
    Contre 54,7% des personnes isolées sans enfant, 53,8% des personnes vivant en colocation, 48,7% des couples avec enfant(s), 43,4% des couples sans enfant. Ce sont ceux qui vivent chez leurs parents qui ont le moins de risques de tomber dans la précarité. Seuls 28,7% d’entre eux sont des travailleurs pauvres.
     
     

    Par Alison Verlaet

     

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  • Des ménages belges souffrent de précarité énergétique à cause des hausses du prix du gaz et de l’électricité

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    400.000 ménages belges souffrent de précarité énergétique à cause des hausses du prix du gaz et de l’électricité

    La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) estime qu’au minimum 400.000 ménages sont aujourd’hui concernés par les hausses du prix de l’électricité, selon un nouveau rapport de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg).
     
    400.000 ménages belges souffrent de précarité énergétique à cause des hausses du prix du gaz et de l’électricité

    Le Soir donne l’information.
     
    On parle de précarité énergétique lorsqu’un ménage dépense plus de 10 % de son revenu net disponible (budget hors logement) à sa facture de gaz et/ou d’électricité.
     
    Ce sont les familles monoparentales et les personnes isolées qui trinquent le plus. Particulièrement si leurs revenus sont bas ou si elles sont plus dépendantes de l’électricité que du gaz (l’augmentation du prix du gaz, hors inflation, s’établit à 2,4 % entre 2007 et 2018). Selon les chiffres de la Creg, entre 40 et 50 % des familles monoparentales et entre 20 et 30 % des personnes isolées entrent dans la case «précaires».

    Pour seulement 2 % des ménages de deux adultes et 6 à 10 % des ménages de deux adultes avec deux enfants à charge
     

  • Moins de la moitié des Belges ont opté pour une épargne-pension

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    En 2018, moins de quatre contribuables sur 10 ont bénéficié d’avantages fiscaux grâce à leur souscription à une épargne-pension. Test-Achats conseille pourtant d’y avoir recours le plus tôt possible et de ne pas hésiter à prendre des risques. Sur le long terme, ils s’avéreront payants !
    Il vous reste un peu moins d’un mois pour souscrire à une épargne-pension si vous voulez profiter d’avantages fiscaux lors de votre prochaine déclaration d’impôts. Selon le SPF Finances, l’an dernier, 2,6 millions de contribuables sur les 7 millions recensés ont indiqué avoir opté pour cette épargne. Soit moins de 4 Belges sur 10.
    Pourtant, la formule a de quoi séduire. Grâce à elle, vous vous constituez une réserve financière pour votre pension. Et en plus, vous bénéficiez d’avantages fiscaux. « Il y a encore pas mal de personnes qui n’y ont pas recours », reconnaît Nicolas Claeys, analyste financier chez Test-Achats. « Mais, dans les contribuables, nous retrouvons des retraités qui, eux, ne peuvent bien évidemment pas y souscrire. Et puis, il y a toute une partie de la population qui n’a tout simplement pas la possibilité d’épargner ou qui ne paie pas d’impôts tellement ses revenus sont faibles… Ces derniers ne bénéficient pas d’avantages fiscaux. »
    802,72 € épargnés en moyenne
    Quand on opte pour une épargne-pension, deux plafonds existent : 980 euros et 1.260 euros (ils étaient de 960 euros et 1.230 euros en 2018, NdlR). Ce qui change entre les deux, c’est la réduction d’impôts : elle est de 30 % pour le premier et 25 % pour le deuxième. Avec un piège : si vous épargnez pour un montant compris entre 981 et 1.175 euros, votre avantage fiscal est moins élevé que si vous aviez épargné 980 euros… Bref : mieux vaut opter pour un montant inférieur à 980 euros ou supérieur à 1.176 euros, sans toutefois dépasser le plafond de 1.260 euros.
    L’an dernier, 2.743 Belges sont tombés dans ce que l’on appelle le « piège fiscal ». 97 % des Belges ont versé moins que le premier plafond, pour un montant moyen de 802,72 euros. Moins de 3 % se sont tournés vers la deuxième option, avec un montant moyen de 1.229,52 euros.
    Pour ajouter un peu de complexité, sachez qu’il existe deux types d’épargne : le fonds et l’assurance. « Le premier est plus risqué mais reste la formule la plus intéressante sur le long terme », explique Nicolas Claeys. Comprenez : si vous êtes jeune, mieux vaut choisir le fonds d’épargne-pension. « Par contre, si l’on est proche de la pension, mieux vaut jouer la carte de la sécurité et prendre l’assurance. »
    Avec le fonds, vous investissez en bourse. Le risque est donc plus grand, mais le rendement aussi… « Si on regarde sur les 10 dernières années, le rendement annuel moyen peut monter jusqu’à 7,1 % », illustre-t-il. « Du côté de l’épargne, on est plutôt autour des 2,7 % et ça va encore baisser… »
    Mais, quelle que soit la formule, l’épargne-pension reste encore aujourd’hui intéressante, selon Test-Achats. « On a connu des années difficiles, notamment en 2008 et 2009, avec des rendements très négatifs pour les fonds. Mais, malgré tout, les gens en sortent gagnants sur le long terme », précise Nicolas Claeys. Et l’analyste financier de donner un conseil : « Commencez le plus tôt possible ! » En effet, plus vous vous lancez jeune, plus vous épargnez et plus vous pourrez prendre de risques et donc bénéficier d’un rendement élevé.
    Lundi, décembre 2, 2019 - 20:52 Par SA.B.

    Fonds d’épargne-pension: choisissez votre banque
    Si vous vous tournez vers un fonds d’épargne-pension, Test-Achats conseille de prendre un fonds dynamique, plus risqué, mais plus rentable. « La plupart sont corrects et on n’observe pas de grandes différences. Le plus simple est de vous tourner vers votre banque », indique Nicolas Claeys, analyste financier.
    Parmi les meilleurs choix pointés par Test-Achats, si vous avez entre 18 et 45 ans, on retrouve l’offre d’Argenta, de Belfius ou de BNP Paribas Fortis, AXA et KeyTrade (voir tableau). Mais les fonds proposés par Fintro, KBC, ING ou encore VDK Bank figurent aussi dans la liste des bons choix.
    Par contre, si  vous avez entre 18 et 45 ans, on retrouve l’offre d’Argenta, de Belfius ou de BNP Paribas Fortis, AXA et KeyTrade (voir tableau). Mais les fonds proposés par Fintro, KBC, ING ou encore VDK Bank figurent aussi dans la liste des bons choix.
    Par contre, si vous avez plus de 50 ans, mieux vaut jouer la carte de la sécurité. « Pour vos nouveaux versements, optez pour le contrat Top Rendement d’AG Insurance », préconise Test-Achats. Mais si cela reste le meilleur choix lui, mieux vaut ne pas traîner : « Pour des raisons fiscales, faites-le avant votre 55e anniversaire. »
    Si vous souhaitez rester dans un fonds, optez pour le défensif, plutôt que le dynamique.

     

    Par Sabrina Berhin

     

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  • Passera, passera pas ? Le tarif prosumer, destiné à faire payer aux propriétaires de panneaux photovoltaïques

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    Malgré les annonces contradictoires sur le tarif prosumer, le président de l’ASBL Touche pas à mes certificats verts conseille à ses membres d’attendre

    Passera, passera pas ? Le tarif prosumer, destiné à faire payer aux propriétaires de panneaux photovoltaïques leur utilisation du réseau, est censé entrer en vigueur le 1er janvier. Mais rien n’est encore fait.


    Le certain


    Un avant-projet de décret a été élaboré par le ministre Henry (Énergie), respectant en cela la déclaration de politique régionale. À travers celle-ci, le gouvernement wallon promettait aux 160.000 ménages propriétaires de panneaux de postposer de cinq ans l’entrée en vigueur de ce tarif prosumer. Selon le président de l’association Touche pas à mes certificats verts (TPCV), Régis François, cette annonce faite par le ministre-président Di Rupo a relancé le secteur, les candidats prosumers étant rassurés.


    Et puis la douche froide annoncée, ce mercredi, quand la Cwape, le régulateur de l’énergie, rendait un avis défavorable et réaffirmait son indépendance par rapport au pouvoir politique. La Cwape laissait entendre que le tarif prosumer serait maintenu pour le 1er janvier. Tout en ajoutant être « totalement disponible en vue d’éventuels échanges et analyses complémentaires ». Outre cet avis de la Cwape, on attend aussi celui du Conseil d’État.


    Un autre élément doit être pris en compte. Nous sommes le 6 décembre et le parlement n’aura pas le temps de se prononcer sur le projet de décret du gouvernement avant le 31 décembre. Le président de la commission énergie du parlement de Wallonie, Antoine Hermant (PTB), nous l’a confirmé ce jeudi. Notons que cette commission devait justement entendre le président de la Cwape, Stéphane Renier, jeudi prochain. Il doit venir présenter le rapport d’activité de la Cwape. Nul doute qu’il sera aussi interrogé sur l’imbroglio du tarif prosumer.


    Le flou


    Un autre élément doit être pris en compte, comme le rappelle Régis François (TPCV). C’est un arrêt de la cour d’appel de Liège, datant du 23 octobre 2018. Selon cet arrêt, le tarif prosumer ne peut être appliqué que si les prosumers ont le choix entre un tarif forfaitaire et un tarif basé sur les prélèvements réels sur le réseau (la différence entre ce qu’ils consomment et ce qu’ils injectent sur le réseau). Problème, selon M. François, les gestionnaires de réseau (Ores, Resa…) ne disposent pas de compteurs « double flux » permettant de mesurer ces prélèvements réels. « Ils ont dû changer de technologie, ils n’ont pas ces compteurs », dit M. François. « Les seuls compteurs qu’ils ont, ce sont les compteurs communicants et ils n’en ont pas assez. »


    Faux, répond le porte-parole d’Ores, Jean-Michel Brébant. « Ça fait six mois que les consommateurs peuvent demander des compteurs double flux et nous venons les installer. » M. Brébant concède que, pour le moment, seuls quelques dizaines de compteurs ont été installés. Mais il suffirait donc de les demander. Il s’agit des compteurs communicants qui seront installés de manière généralisée (sur base volontaire) à partir de 2023. Pour l’instant, la fonction « communicant » n’est pas encore active. Mais ils peuvent mesurer les doubles flux. M. François conteste l’utilisation de ces compteurs dans le cadre de la tarification du réseau.


    Au final, quel est le conseil de M. François ? « Attendre ! Je veux aussi souligner qu’on a dit aux gens qu’ils ne pourraient plus avoir de citerne de mazout. Des Wallons ont investi dans des pompes à chaleur et dans des panneaux. Des installations de 30 ou 35 panneaux. Avec le tarif prosumer, ces gens auraient à payer jusqu’à 900 euros par an. C’est pratiquement le prix de 1.500 litres de mazout. Nous attendons une ouverture du régulateur et une discussion avec lui et le gouvernement. »


    L’indépendance de la Cwape a un prix


    Elle tient tête à tout le gouvernement, jalouse de son indépendance : la Cwape est en réalité une petite structure d’une quarantaine de personnes. À sa tête, son président, Stéphane Renier. Avec trois directeurs, ils composent le comité de direction du régulateur. La Cwape dérange le politique mais son indépendance est garantie par les textes européens. Le paradoxe veut pourtant que ce soient les politiques qui désignent le président de la Cwape.


    Stéphane Renier a été nommé président de la Cwape en juin 2017 par le ministre PS Christophe Lacroix (Energie), qui s’est fondé sur l’avis du Selor. Celui-ci avait classé M. Renier comme « convenant particulièrement à la fonction ». Il était jusque là directeur des services aux consommateurs et des services juridiques de la Cwape. Il connaissait donc bien l’institution. M. Renier a toujours revendiqué son indépendance, et plus encore aujourd’hui dans le bras de fer qui l’oppose au gouvernement wallon.


    Bien payé


    Cette indépendance a un prix. Et c’est ce prix que certains politiques mettent en cause, en évoquant le salaire des quatre membres du comité de direction du régulateur wallon. Selon nos sources, M. Renier a gagné en 2017, un peu plus de 211.000 euros, pour diriger une quarantaine de personnes. Une jolie somme qui en irrite certains. Et qui a pourtant été décidée par le gouvernement wallon en juin 2001.
    Le salaire de M. Renier est comparé à celui des patrons de grands services publics. Par exemple la secrétaire générale du SPW (Service public de Wallonie), qui emploie 10.000 personnes. Ou la patronne du Forem, un organisme qui emploie 4.800 personnes. Selon Michel Legrand, du Gerfa, à condition d’avoir 30 ans d’ancienneté, ces salaires sont de maximum 122.370 euros par an, plus une prime de management. Au total, ça fait 136.900 euros brut par an. Soit 11.400 net par mois. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas un salaire extravagant pour ce niveau de responsabilité. C’est le même salaire maximum qui est prévu pour tous les fonctionnaires généraux des autres grandes administrations, comme la Société wallonne des transports, l’Aviq ou la Société wallonne du logement.

    Par Benoît Jacquemart

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  • Pressé tel un citron, le Belge en a marre d’être vice-champion d’Europe de l’impôt sur le travail

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    Il faut oser une grande réforme fiscale ! Alors que la pression fiscale reste étouffante sur les salaires des Belges, alors que des rumeurs de nouvelles taxes flottent déjà autour d’un gouvernement qui n’est pas encore né, les experts le clament haut et fort : si le tax shift du gouvernement Michel a eu un impact évident sur les bas salaires, ce n’est pas une réforme fiscale. Il est temps de revoir les taux d’imposition, de mettre la taxation climatique sur la table et de cibler la fiscalité immobilière (revenu cadastral).


    À l’occasion de consultations informelles avec les partenaires sociaux, Paul Magnette aurait dit son souhait de financer les projets du futur gouvernement par un tiers de nouveaux revenus, un tiers de nouvelles taxes et un tiers d’autres solutions. Parmi les partenaires sociaux, personne n’a pu nous le confirmer, mais voilà une annonce qui surprend moins qu’elle ne fâche. Cela dit, il devrait y avoir un chapitre fiscalité climatique dans le futur programme de gouvernement : taxe sur les billets d’avion, travaux d’isolation à taux de TVA réduit, etc.
    Citron belge


    Ce sentiment d’être pressé comme un citron, le Belge le ressent depuis longtemps et toutes les études internationales le prouvent. Les dernières statistiques d’Eurostat offrent à la Belgique (47,2 % de ratio global recettes fiscales/PIB) le second rang au classement de la pression fiscale en Europe. Il n’y a qu’en France que l’addition des impôts et cotisations sociales est plus élevé (48,4 % ; 45,9 % au Danemark...). Les statistiques de l’OCDE, que nous vous présentons ci-dessous, confirment ce podium dont les Belges se passeraient bien.
    Et pourtant, notre situation a déjà été pire : la pression fiscale moyenne sur le travail diminue malgré tout chez nous, elle a chuté de 57,1 % en 2000 à 52,7 % en 2018.


    « Génie sadique »


    La Belgique a même « fêté » son Tax Freedom Day deux jours plus tôt qu’en 2018, la preuve que la pression fiscale lâche du lest. Tax Freedom Day ? Vous avez gagné deux jours de salaire en 2019 et c’est sans doute le fruit du « tax shift » du gouvernement Michel… Il y a six ans, nous devions travailler 24 jours de plus qu’aujourd’hui avant de profiter de notre salaire, selon l’Institut Molinari.


    Le tax shift n’est toutefois pas une vraie réforme fiscale. « Il est temps de lancer de grandes assises fiscales ! », dit l’économiste Bruno Colmant, professeur à l’ULB et à l’UCL. Son collègue Ivan van de Cloot, actif à l’Université d’Anvers et à l’Institut de réflexion Itinera se demande, lui, quel « génie sadique » a imaginé pareil système qui décourage les gens à se présenter sur le marché du travail !


    La dernière réforme… de 1962


    La dernière réforme de l’impôt des personnes physiques remonte à près de 60 ans, chez nous, c’était en 1962. Le gouvernement sortant a d’ailleurs entamé l’examen d’une réforme, dans la foulée de celle de l’impôt des sociétés.
    La pression étouffante sur le travail est le fruit de taux d’imposition qui progressent beaucoup trop vite, atteignant 50 % avant même les 40.000 € de revenus. En France, le taux le plus élevé ne dépasse pas 45 %. Que faire ? Relever la somme exemptée de tout impôt ? Abaisser les taux ? Élargir les tranches ? Il faudra tenir compte d’un contexte budgétaire difficile… Et du financement de la sécurité sociale, une autre question tout aussi essentielle et délicate.


    Taxation climatique


    D’autres pistes alimentent la réflexion : la globalisation progressive des revenus issus des capitaux ou l’impôt sur les grands patrimoines qui voient s’empoigner les partis de gauche et de droite.
    « Il faudra bien sortir de l’ambiguïté autour de la taxation climatique », lance également Bruno Colmant. « Tout le monde la veut, mais personne ne veut la payer ! Pourquoi ne pas pénaliser les comportements peu vertueux pour discipliner les gens par l’impôt ? Ce serait une fiscalité fisco-dégradable. Je pense qu’il faut ouvrir le débat sur la taxe carbone. »


    Revenu cadastral


    Tout en dénonçant une kyrielle de déductions fiscales auxquelles il faudrait faire un sort (elles engloutiraient deux tiers de nos recettes), Ivan Van de Cloot cible la fiscalité immobilière. « Le revenu cadastral implique trop d’anomalies et d’injustices », a-t-il souvent eu l’occasion de nous expliquer. « Pour un bien d’une même valeur, les revenus cadastraux peuvent varier du simple au triple. » Un autre bel os à ronger.


    Par Didier Swysen

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  • «Coin fiscal»: il ne fait pas bon être célibataire chez nous

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    La pression fiscale sur le travail n’a jamais été aussi basse depuis près de 20 ans en Belgique. Ce sont les statistiques de l’OCDE (Organisation de Coopération et Développement économiques, NdlR) qui l’indiquent… Mais cela ne l’empêche pas de rester l’une des plus élevées des pays de l’OCDE et même la plus élevée chez les travailleurs célibataires.


    L’OCDE calcule des « coins fiscaux » qui additionnent l’impôt sur le revenu des personnes physiques, les cotisations de sécurité sociale à la charge des salariés et des employeurs, somme diminuée des prestations en espèces, en proportion des coûts de main-d’œuvre pour l’employeur.


    La Belgique en tête


    En 2018, la moyenne de l’OCDE affiche ainsi 36,1 %. Le taux belge s’affiche à 52,7 %. C’est le niveau le plus bas depuis l’an 2000 (57,1 %) ! Mais il mène toujours la danse parmi les 35 pays de l’OCDE. À titre de comparaison, l’Allemagne affiche 49,5 %, la France 47,6 %, la Suède 43,1 %, l’Espagne 39,1 %, la Hollande 37,7 %…


    À propos de « coin fiscal », l’organisme international le calcule également pour un célibataire et un couple marié avec deux enfants et un seul revenu. Dans ce dernier cas, le taux belge affiche 37,3 % de pression fiscale. Si la moyenne des pays de l’OCDE est de 26,6 %, la Belgique n’est ici que septième (la France mène le bal).


    Par contre, il fait moins bon être célibataire en Belgique : un travailleur célibataire belge garde en effet en poche, en moyenne, 60,2 % de son salaire brut. Ce taux monte à 79,7 % dans le cas d’un couple marié (un revenu, deux enfants). Précisons que l’OCDE inclut dans le revenu le montant des allocations familiales…


    Par D.SW.

     

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  • Vers un non-report du tarif prosumer

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    La Cwape a confirmé ce mercredi que le tarif prosumer ne sera pas reporté, annoncent nos confrères du Soir. Le régulateur wallon de l’énergie a rejeté l’accord du gouvernement wallon qui prévoyait un report de 5 ans. Autrement dit, les détenteurs de panneaux photovoltaïques devront passer à la caisse dès janvier 2020.
    Le tarif prosumer vise à mieux faire contribuer les détenteurs de panneaux aux frais de réseau, ce qui permet de réduire la facture des autres utilisateurs.


    L’avis du régulateur wallon est clair. Il stipule que « la Cwape estime qu’un report ou une exonération du tarif prosumer ne serait pas conforme aux objectifs tarifaires, serait confronté à d’importants obstacles juridiques et impacterait négativement et injustement les citoyens qui n’ont pas de panneaux photovoltaïques. »


    En pratique


    Si vous possédez une installation photovoltaïque, vous verrez apparaître sur votre facture annuelle de régularisation l’effet du nouveau tarif prosumer dès le début de l’année prochaine.


    Admettons que cette régularisation arrive chez vous le 31 janvier 2020, vous y payerez un mois de tarif prosumer (calculé au prorata des forfaits annuels).

    Certains fournisseurs adapteront les acomptes des clients concernés dès le 1er janvier, mais pas tous.

    Si votre acompte ne change pas, attention à la surprise lors de la régularisation, où vous risquez de devoir repayer une somme importante.

     

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  • L’arrondi des prix dans les commerces connaît ses premiers couacs

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    Depuis dimanche, les commerçants sont priés de pratiquer l’arrondi sur les paiements en espèces.



    Depuis le 1er décembre, les commerces belges sont obligés de se plier aux nouvelles règles d’arrondissements des prix. Une réforme qui connaît son lot de mésaventures.

    Exemple dans un McDonalds où de nombreux clients ont signalé sur les réseaux sociaux que la gérance avait placé une pancarte signalant que les pièces de 1 et 2 centimes étaient désormais refusées. Bien entendu, c’est tout à fait illégal. Ou encore dans un Delhaize où certaines caisses refusent les petites pièces : il s’agit d’un bug !

    ►► Prix arrondis lors de paiements par carte : attention !

    ►► Voici les règles à respecter pour arrondir les prix

    L’arrondi obligatoire à la caisse pour les paiements en espèces : les réponses aux 10 questions que vous vous posez

     

     Par M.P

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  • Le Black Friday a explosé les records de transactions

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    Le Black Friday, autrefois réservé aux Américains, ne cesse de gagner en popularité chez nous. À tel point que, cette année, les dépenses des Belges ont explosé ! Worldline, leader européen dans le secteur des paiements et services transactionnels, a enregistré un record absolu de 10.432.103 de transactions électroniques traitées le vendredi 29 novembre dans les magasins physiques et en ligne. Cela représente une hausse de 25 % par rapport à un vendredi normal (22/11).


    Record absolu, cela signifie que ce 29 novembre 2019 s’inscrit désormais comme journée la plus lucrative de l’histoire des paiements électroniques en Belgique, détrônant le samedi 22 décembre 2018 ou 10.061.396 de transactions avaient été traitées.


    Des chiffres qui confirment également la popularité grandissante des paiements électroniques. En 2018, la Belgique avait enregistré 2,3 milliards de transactions électroniques, un record pulvérisé le jour du Black Friday. À noter que plus d’1 paiement sur 10 en point de vente a été réalisé avec une carte sans contact ou un téléphone mobile.


    C’est bien entendu dans l’e-commerce que l’impact du Black Friday est le plus perceptible.
    e-commerce : le carton !


    Worldline a en effet enregistré une hausse de 87 % des transactions en ligne par rapport à un vendredi normal. Le Black Friday 2019 s’inscrit désormais comme la journée numéro 1 en e-commerce, suivie par le Black Friday 2018 et le dimanche 1er décembre 2019. Oui, dimanche. Alors que le Black Friday ne ciblait initialement que le vendredi, on observe que son impact s’étend désormais sur plusieurs jours…

     

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  • Le fossé des revenus se creuse ....

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    Le fossé des revenus se creuse en Belgique: une très grande disparité entre les communes fragilise la mixité et la cohésion sociale.
    Une très grande disparité de revenus existe au sein des communes du pays, qui fragilise la mixité et la cohésion sociale, écrit Le Soir, lundi.
    Le quotidien s’est penché sur les statistiques des 35.000 secteurs (quartiers) que comptent les communes belges.
    Le fossé des revenus se creuse en Belgique: une très grande disparité entre les communes fragilise la mixité et la cohésion sociale.

    Si nulle part il n’y a d’uniformité, les écarts de revenus sont plus criants dans certaines régions du pays. C’est à Beauvechain (Brabant wallon) qu’ils sont les plus élevés. D’un quartier à l’autre, ils varient ainsi de 25.000 à 75.000 euros par déclaration. 
    Un grand écart est aussi constaté dans le sud du pays, à savoir Arlon, Aubange, Léglise, Vaux-sur-Sûre, Attert, Neufchâteau et Messancy, mais aussi à Burg-Reuland et Faimes en province de Liège, Fontaine-L’évêque ou Mons dans le Hainaut.
    La situation n’est pas neuve, mais au niveau intra-communal, le fossé des revenus a tendance à s’agrandir. En douze ans, en moyenne belge, l’écart s’est ainsi creusé de plus de 50 %. Il est plus profond encore à Bruxelles où il progresse de 61 %.
    « D’autres analyses de ces chiffres montrent que l’évolution est assez faible dans le temps. Autrement dit, les différences de revenus n’augmentent pas forcément mais ont tendance à se spatialiser : la séparation entre riches et pauvres est en train de se marquer beaucoup plus géographiquement », explique l’économiste Philippe Ledent (ING).

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  • Un quart des jeunes craint de connaître de longues périodes de chômage

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    Quatre jeunes sur 10 affirment qu’actuellement, sans l’aide financière de leurs parents, ils ne s’en sortiraient pas
    La Grande Enquête Solidaris nous apprend aussi qu’un jeune sur deux affirme qu’on n’existe pas pour la société si on n’a pas de travail.
    Elle montre précisément que 51,5% des 18-30 le pensent. Un chiffre stable puisqu’il était de 54,8% lors du précédent sondage de 2014.
    «On nous le fait comprendre dès notre plus jeune âge.
    On nous répète sans cesse qu’il faut un bon emploi si tu veux être quelqu’un… mais aussi si tu veux survivre dans la société actuelle. Il a une vraie pression sociale à ce niveau», nous confie Lara, 21 ans.
    «Être jeune et être au chômage le temps de trouver un travail est vu comme un échec par la société.
    On nous fait ressentir qu’on est inutile, c’est très dur à vivre ». 12,7% s’opposent au ressenti de Lara et de la grande majorité.
     
    Une grande crainte

    Ce phénomène explique peut-être pourquoi tant de jeunes vivent avec la crainte de connaître le chômage.
    Ils sont, en effet, 27,8% des 18-30 ans à avoir très peur de subir de longues périodes de chômage.
    «Il y a toutefois une diminution dans le pourcentage des jeunes qui sont d’accord avec cette affirmation, ce qui peut dire que la confiance qu’ils ont en leurs compétences et leurs aspirations professionnelles ont augmenté en cinq ans.
     
    En Wallonie et à Bruxelles, le pourcentage affirmant craindre le chômage a baissé de 10 points», affirme la responsable des Études chez Solidaris, Delphine Ancel.
     
    «On notera aussi que l’amélioration sur le marché de l’emploi impacte ce sentiment car les chômeurs (42%, moins 21 points en cinq ans) et les travailleurs (35%, moins 15 points cinq ans) sont ceux qui tirent l’évolution».

    39,8% des interrogés n’avaient pas d’avis sur la question et 32,5% n’avaient pas cette crainte.
     
    PAR ALISON VERLAET
     

  • ATTENTION !!! À PARTIR D'AUJOURD'HUI 1ER DÉCEMBRE, ON ARRONDIT!

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    Les 1 et 2 centimes seront vendus, échangés ou détruits
    Avec l’obligation d’arrondir les montants payés en cash dans les commerces, les pièces de 1 et 2 centimes se feront de plus en plus rares. Une bonne nouvelle pour les utilisateurs qui les égaraient un peu partout. Elles seront alors vendues, échangées voire détruites.
    Perdues dans nos poches ou tiroirs, les petites pièces rouges de 1 et 2 cents ont souvent eu tendance à disparaître dans la nature. Et ce, depuis leur création. « Chaque année, il fallait en refrapper parce qu’elles ne circulaient simplement pas », confirme la Banque nationale de Belgique. Résultat ? Bien que la production ait été complètement stoppée, on recense encore aujourd’hui 798.676.390 pièces de 2 cents et 831.243.399 pièces de 1 cent. Soit un total de 24.285.961,8 euros ! À titre de comparaison, les pièces de 2 euros sont bien moins nombreuses avec quelque 411 millions de pièces en circulation.
    Bonne nouvelle cependant : dès le 1er décembre, tous les montants payés en espèces devront être arrondis. Finis les 10,23 euros. Vous payerez désormais 10,25 euros. Un arrondi qui ne sera pas toujours au désavantage des clients puisqu’il est prévu d’arrondir aux 0 ou 5 cents les plus proches. Une note de 10,12 euros sera, par exemple, revue à la baisse.
    Toujours valables
    L’arrondi ne sera toutefois pas d’application partout. « Tout vendeur qui agit en tant qu’entreprise et qui participe donc à l’activité économique devra arrondir ses prix au moment de passer en caisse. Uniquement s’il s’agit d’un paiement en cash », indique le SPF Économie. « De plus, il faut que le paiement se déroule en présence physique du consommateur et du vendeur. » Sont donc exclus des arrondis les paiements par chèques-repas ou autres bons. Quant aux paiements par carte bancaire, ils pourront être arrondis à condition de le préciser. À noter également que les documents fournis par les communes, comme les cartes d’identité, ne seront pas arrondis. « Dans les faits, le prix de base indiqué est déjà souvent rond », précise-t-on au SPF Economie.
    La conséquence de ces arrondis, c’est qu’ils feront progressivement disparaître les pièces de 1 et 2 cents. Mais attention, les paiements via celles-ci seront toujours autorisés tant que l’Europe ne décide pas de les supprimer totalement. Si vous souhaitez payer 10 centimes en pièces de 1 centime, libre à vous.
    Mais la tendance sera quand même là : les pièces rouges se feront de plus en plus rares. Les commerçants les rapporteront à la banque qui ne les remettra pas en circulation. Elles retourneront alors à la BNB où elles seront stockées. Là, plusieurs cas de figure : soit elles seront vendues à des pays qui les utilisent encore ou échangées avec ces derniers. Dernière possibilité : leur destruction pure et simple. Même la piste de la vente et de l’échange sera privilégiée pour éviter d’avoir à en refrapper de nouvelles.

     

    Par Sabrina Berhin Source

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  • Marchin place 2.000 euros dans cette coopérative

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    Première commune à prendre une part dans la banque NewB

    Marchin détient une part dans NewB. La commune soutient la coopérative qui porte un projet de nouvelle banque éthique et solidaire. Le bourgmestre Eric Lomba explique les raisons de ce placement communal de 2.000 euros.

    La commune de Marchin a souscrit des parts à hauteur de 2.000 euros dans la nouvelle banque éthique et durable, NewB. Ce nouvel acteur en devenir du secteur bancaire poursuit une levée de fonds depuis plusieurs semaines.

    Le conseil communal marchinois soutient cette coopérative par le biais d’une prise de participations actée mercredi soir par le conseil communal.
    « C’est un placement à haute valeur symbolique », estime d’emblée Eric Lomba, le bourgmestre de Marchin. Ce dernier évoque les raisons de cet engagement : « Il ne s’agit pas du premier soutien marchinois à une coopérative. La commune se montre sensible à la création d’une nouvelle banque, qui plus est éthique et durable. »

    Le bourgmestre insiste sur la dimension symbolique : « Notre participation de 2.000 euros reste symbolique par rapport à l’objectif de 30 millions d’euros, mais Marchin entend contribuer. Cette part ne représente qu’une goutte d’eau, mais les petits ruisseaux forment les grandes rivières. Ce soutien à une banque différente nous semble naturel. Dans un secteur où la spéculation pose problème, la commune défend les valeurs d’éthique et de durabilité que porte NewB.
     
    Ce projet dynamique et solidaire mérite notre soutien, car il faut d’autres ambitions que la spéculation », exprime Eric Lomba.

    Un citoyen qui prend une part obtient un compte. Quel bénéfice tire la commune de cet investissement ? « C’est une prise de capital, pas une dépense. Si la banque ne se crée pas, c’est-à-dire que la coopérative ne reçoit pas son agrément bancaire, la commune récupère sa mise. Si une faillite se présente, la commune perd le montant de sa part. Si la banque fructifie, bien que la course aux bénéfices ne constitue pas l’objectif de NewB, la valeur de la part augmente. La revente d’une part demeure une autre possibilité », analyse Eric Lomba.

    NewB s’ajoute aux autres marques de soutien marchinoises dans l’économie sociale, à l’image du Point Ferme avec le GAL ou de l’éolienne de Modave.
     
    Trois catégories de parts

    Réuni mercredi, le conseil communal a confirmé à l’unanimité la décision de l’exécutif. « Le vote du conseil rend la décision plus ferme et solide », explique le bourgmestre qui, à titre personnel, détient aussi des parts. Car les citoyens disposent de la possibilité de souscrire une part à 20 euros.

    Des institutions, dont la Région wallonne, soutiennent ce projet. Le CNCD-11.11.11, Oxfam, Caritas, des syndicats, les universités de Bruxelles et de Louvain, Greenpeace, Financité, la Ligue des familles, Médecins du Monde, Inter-environnement, les Scouts et le Patro, les Grignoux, le CRISP ou encore le Centre d’Action Laïque constituent autant d’acteurs divers soutenant le projet. En prenant une part de catégorie A, réservée aux institutions, la commune de Marchin rejoint une longue liste de coopérateurs sociétaux.
    Par JUMA
     

     

  • Une meilleure pension pour les agents contractuels

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    Hier vendredi, le Conseil des ministres actera la mise en place d’un 2epilier de pension pour tous les fonctionnaires contractuels fédéraux.

    Un projet déposé par les ministres MR David Clarinval et Daniel Bacquelaine.


    Les pensions se déclinent en 3 piliers.

    Le premier est la pension légale à laquelle tout travailleur a droit. Le second, la pension complémentaire, est octroyé au niveau de certaines entreprises privées ou au niveau de certains secteurs professionnels.

    Actuellement, 3,7 millions de travailleurs y ont droit.

    L’épargne pension, que chacun peut se constituer à titre personnel, constitue le troisième pilier.


    Élargit à d’autres agents


    C’est au second pilier que se sont attaqués le ministre de la Fonction publique David Clarinval (MR) et le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR). Leur objet : octroyer une pension complémentaire à tous les fonctionnaires contractuels fédéraux.

    Autrement dit, cela concerne les travailleurs sous ce statut des services publics fédéraux, du ministère de la Défense, des Institutions publiques de sécurité sociale (comme l’Onem ou l’Inasti), des organismes d’intérêt public fédéraux (comme l’Afsca, la Régie des Bâtiments ou Fedasil), des greffes et parquets, de la police fédérale et locale, ainsi que des cabinets ministériels au niveau fédéral.

    Outre l’attribution du marché qui permet d’instaurer officiellement ce second piller, le Conseil des ministres de ce vendredi décide également d’étendre le système au personnel de quelques organismes fédéraux supplémentaires qui n’avaient pas été initialement repris et qui étaient demandeurs d’en faire bénéficier tout ou partie de leurs contractuels.

    Cela vise notamment le personnel du Conseil national du travail, de l’Orchestre national, de Unia et de Myria. Au total, cela couvre dans l’immédiat 20.000 personnes.


    Prise en charge par l’État


    Cette pension complémentaire sera offerte à tous les agents contractuels concernés, sans nécessiter la moindre démarche de leur part. La cotisation annuelle sera de l’équivalent de 3 % de leur salaire brut mais, c’est l’employeur fédéral qui prendra en charge la totalité du financement.

    Par conséquent, un budget annuel récurrent de 32 millions d’euros a été débloqué par le gouvernement pour financer la mesure.


    Mais qu’est-ce que ce système apportera concrètement aux travailleurs ?

    « Le projet de deuxième pilier de pension pour les agents contractuels rencontre une revendication légitime du personnel concerné », explique le ministre de la Fonction publique, David Clarinval.

    « Il a d’ailleurs été concerté avec leurs organisations syndicales.

    Quel que soit leur niveau d’études ou leur fonction, cela va permettre de voir leurs revenus améliorés lors de leur départ à la retraite.

    Ce système est semblable à celui dont bénéficient déjà beaucoup de travailleurs du secteur privé. La pension nette des agents fédéraux contractuels reste en outre aujourd’hui encore moindre que celle des agents statutaires.

    Cela ne me semble pas juste. Ce deuxième pilier que l’État fédéral financera sans intervention de leur part permet de compenser partiellement ces deux différences, ce dont je me réjouis vivement. »

    Au niveau de l’impact financier, chaque cas est différent en raison des parcours, des rémunération, des situation familiales… Mais voici un exemple.

    Sur un salaire brut annuel de 36.000 euros, une prime de 3 % permet à un agent contractuel ayant une carrière complète de 45 ans de se constituer un capital de 97.538,07 euros, ce qui représente une rente annuelle de 5.285,03 euros.


    Par Alison verlaet

     

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  • La Belgique saute le pas et mettra en pratique l’arrondi

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    Dimanche, la Belgique saute le pas et mettra en pratique l’arrondi. Le but de cette mesure : éliminer les petites pièces de 1 et 2 cents qui coûtent cher à fabriquer. Et comme, en Belgique, on aime le surréalisme, sachez que vos prochains règlements s’avéreront parfois être de vrais casse-tête !

    L’arrondi ne concerne normalement que les paiements en espèces. Jusqu’ici tout va bien. Vous devez 9,99 € à votre boucher. Sortez le billet de 10 € et l’affaire est faite. Votre boucher encaissera sans vous rendre le cent. Mais voilà, vous avez appris que ce gentil commerçant est à la page et permet à ses clients de régler les achats par carte bancaire. Une aubaine, vu que vous n’avez pas d’espèces sur vous. Eh bien, c’est ici que cela se complique.

    Parce que votre boucher a le choix et donc le droit : soit il décide de pratiquer l’arrondi pour tous les moyens de paiement qu’il met à disposition de sa clientèle, soit il le limite aux espèces. Dans le premier cas, il est alors tenu de le signaler via une affichette bien mise en valeur. Donc payer par carte ne vous garantira pas nécessairement que le montant total ne sera pas arrondi alors que la mesure, au départ, ne concerne que les espèces.
     
    Vous suivez toujours ?

     Alors, passons à un exercice plus compliqué et mettons dans le jeu de quilles les chèques repas.
     Selon la nouvelle mesure, ces derniers ne sont pas concernés par l’arrondi.

    Vous décidez de payer avec votre carte Sodexo par exemple : le commerçant ne peut pas pratiquer l’arrondi même s’il a affiché qu’il le fait pour tous les modes de paiement. Les chèques repas, éco-chèques et bons de valeur n’entrent pas dans la mesure. Là où le surréalisme à la belge refait surface, c’est quand vous réglez une partie de vos achats avec des chèques repas et l’autre partie avec des espèces. Dans ce cas, une fois le premier montant réglé, sans arrondi, le deuxième (avec des billets par exemple) devra l’être en calculant l’arrondi sur la somme restant due… On n’est vraiment pas sorti de l’auberge !
     
     
    Deux montants affichés

    C’est certain, il faudra un certain temps avant que la mesure soit vraiment bien comprise des clients mais aussi des commerçants. Ce qui ne sera pas le seul problème pour ces derniers. En effet, la nouvelle loi les oblige à ce que les deux montants soient indiqués sur le ticket de caisse : le montant total initial et le montant total arrondi. Ce qui signifie que les caisses enregistreuses vont devoir être adaptées. Les grandes surfaces seront prêtes en temps et en heure. Les logiciels fonctionneront dès dimanche. Par contre, en ce qui concerne les petits indépendants, on ignore si tout sera OK pour dimanche. Le SNI est d’ailleurs en train de mener une enquête à ce propos. Les résultats devraient être connus dans quelques jours. « Les franchisés, par contre », nous explique Olivier Maüen, chargé de communication au SNI, « ont vu leur caisse adaptée via la centrale informatique de la maison mère. Ainsi, par exemple, chez Spar, Colruyt a procédé au changement. »

    Pour les commerçants dont les caisses n’auront pas été adaptées, il leur faudra, dès lors, à partir de dimanche, inscrire sur le ticket le montant arrondi à la main.

    Ces possibles petits retards s’expliqueraient par le fait que les demandes d’adaptation sont pratiquement arrivées toutes en même temps et que donc, les firmes fournisseuses de caisses enregistreuses sont débordées.
    Et le coût dans tout ça ? Selon notre interlocuteur du SNI, cela dépend : pour certains, l’adaptation est comprise dans le contrat d’achat, pour d’autres, par contre, il faut payer le service.

    Pour devenir incollable sur l’arrondi, n’hésitez pas à aller sur le site du SPF Économie qui y consacre une large page.
     
    L’arrondi en 10 questions

    Qui doit pratiquer l’arrondi ?
    Pas seulement les magasins mais aussi votre médecin votre pharmacien ou encore votre administration. Bref tout qui poursuit un but économique durable. Par contre, cela ne concerne pas les ventes par internet.
    Y aura-t-il arrondi si je paie par carte ?

    Pas toujours. Cela dépendra de votre commerçant qui peut appliquer l’arrondi pour l’ensemble des moyens de paiement qu’elle accepte. Mais le commerçant doit dans ce cas l’annoncer de manière visible en affichant « Le montant total est toujours arrondi ».

    Si j’ai le montant exact, puis-je payer le prix non arrondi ?

    Non. Le paiement en espèces devra toujours être arrondi.

    Pratiquera-t-on l’arrondi sur ma facture de gaz ou d’électricité  ?

    Non. Même si vous payez par exemple cette facture à un guichet de poste.
     
    Cette dernière n’est en effet pas la destinataire du montant mais une simple intermédiaire.
    Le commerçant peut-il rendre la monnaie en pièces de 1 et 2 cents ?

    Bien entendu. Les pièces sont toujours valables. Et vous ne pouvez pas les refuser.
    Est-ce que je peux toujours payer avec des pièces de 1 et 2 cents ?

    Comme le commerçant peut vous en rendre, vous pouvez aussi payer avec cette petite monnaie. Mais pas plus de 50 pièces à la fois.
    L’arrondi s’applique-t-il aux virements ?
    Non puisqu’il ne s’agit pas de paiements en espèces.
    L’arrondi s’applique-t-il si je paie en chèques repas ?

    Non. Seuls les pièces et les billets sont considérés comme des espèces. Les paiements par chèques-repas, éco-chèques et bons de valeur ne peuvent pas être arrondis, même dans le cas où le vendeur a décidé de pratiquer l’arrondi pour les moyens de paiement autres que les espèces.

    Si je demande du cash en plus, le commerçant peut-il pratiquer l’arrondi ?

    Oui si le commerçant a décidé de le pratiquer sur tous les moyens de paiement et donc en l’occurrence ici la carte bancaire.

    Quel montant sera-t-il indiqué sur mon ticket de caisse ?

    Le commerçant sera tenu d’indiquer et le montant non arrondi et le montant arrondi.
     
    Par M.Parez

     

     

     

     

     

  • Bientôt la fin !!! donc éliminer les petites pièces de 1 et 2 cent

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    N’oubliez pas le Télévie!
     
    Si ces petites pièces vous encombrent, pensez au Télévie. Comme l’an dernier, Bérénice et son équipe relancent l’opération de collecte. En espérant qu’avec l’arrondi, cette petite monnaie ne se fera pas plus rare. Une bonne raison pour être encore plus généreux.

    379.000 € en 2018

    L’an dernier, 42 tonnes de pièces et un peu plus de 379.000 euros avaient été récoltés. Les derniers chiffres officiels sont que 14.215.180 pièces de 1, 2 ou 5 centimes ont été déposées dans les différentes tirelires disposées à travers la Wallonie et Bruxelles l’an dernier. Et c’est déjà bien parti pour battre ce chiffre.

    De retour à la banque, que vont-elles devenir?

    Les pièces de 1 et 2 centimes restent valables et pourront toujours être utilisées pour le paiement. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’une monnaie européenne et que tant que l’Europe n’a pas décidé de les supprimer, elles restent en circulation.

    Bien entendu, dans notre pays, elles vont se faire de plus en rares. Les commerçants les rapporteront à la banque qui ne les remettra pas en circulation. Elles retourneront alors à la BNB où elles seront stockées. Là, plusieurs cas de figure : soit elles seront vendues à des pays qui les utilisent encore ou échangées avec ces derniers. Dernière possibilité : leur destruction pure et simple.

    Rappelons que le but final de l’arrondi est de les faire disparaître une bonne fois pour toutes de nos porte-monnaie.
    Par M.Parez

     

     

     

     

     

  • Les 18-30 ans font toujours plus attention à leurs finances

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    42,6% des 18-30 ans ont des difficultés financières

    Les 18-30 ans font toujours plus attention à leurs finances, c’est qui ressort également de la Grande Enquête Solidaris. 57,4% arrivent à mettre de l’argent de côté. Parmi eux, 11,4% en mettent beaucoup et 46% un peu. Un chiffre en hausse puisqu’ils n’étaient que 44,4% à épargner il y a cinq ans.
    «Les jeunes sont plus nombreux à faire des économies qu’en 2014 notamment du fait d’une amélioration sur le marché du travail», précise Delphine Ancel, Responsable des Études chez Solidaris. «En 2019, parmi les profils suivants, les trois quarts mettent de l’argent de côté: les travailleurs notamment en CDI, les couples sans enfant et les personnes titulaires d’un diplôme d’études supérieures de type long. Il faut aussi noter que 30% de ceux qui épargnent disent être aidés par leurs parents».
    À l’inverse, 27,8% des jeunes ont des revenus tout juste suffisants pour boucler leur budget. Plus inquiétant encore, 14,8% n’y arrivent pas. Parmi eux, 7,6% ont du mal mais ne sont pas à découvert et 7,2% s’en sortent plus difficilement au point d’avoir peur de basculer dans la précarité. On note toutefois une amélioration vis-à-vis de 2014 où ils étaient 21,1% à avoir du mal à joindre les deux bouts. «L’amélioration touche les hommes comme les femmes mais, ces dernières restent toujours plus nombreuses dans cette situation», analyse Delphine Ancel. «Alors que chômeurs et travailleurs ont de meilleures finances, c’est le public étudiant qui connaît des difficultés croissantes».
    Besoin de papa et maman
    « Aujourd’hui, sans petits boulots d’étudiants et l’aide de papa et maman, il est impossible de se construire un avenir stable. Les études sont chères, trouver un emprunt pour un logement est très difficile, les salaires sont précaires… On dirait que tout est fait pour nous mettre dans bâtons dans les roues. Sans quelques petites économies amassées durant l’enfance et l’adolescence grâce aux parents, un jeune ne peut espérer commencer sa vie d’adulte normalement », nous confie Sonia, 22 ans.
    Un avis confirmé par la Grande Enquête de Solidaris. Un grand nombre des 18-30 ans parviennent à subvenir à leurs besoins grâce à leur entourage. Ainsi, 4 jeunes sur 10 affirment qu’actuellement, sans l’aide financière de leurs parents, ils ne s’en sortiraient pas. C’est 3,5% de plus en qu’en 2014. «En 2019, 46% de ceux qui sont déjà propriétaires sont aidés par leurs parents, 56% de ceux qui vivent à Bruxelles, 45% de ceux sans enfant, 44% de ceux qui sont intérimaires et 70% de ceux qui sont à découvert», précise l’experte de Solidaris. «Un demandeur d’emploi sur deux et trois étudiants sur quatre sont soutenus par leurs aînés. Soulignons que 20% des travailleurs sont également dans cette situation, une proportion stable dans le temps».
    Recommandations
    Latitude Jeunes plaide dès lors pour continuer à offrir des plans d’aide à l’emploi pour faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail via un travail de qualité. «Les conditions d’accès aux allocations d’insertion doivent également être assouplies afin de favoriser la prise d’autonomie et diminuer les risques de précarisation», souhaite l’association jeunesse du Réseau Solidaris. «Nous proposons en plus de réduire collectivement le temps de travail sans perte de salaire, pour améliorer la qualité de vie et créer des emplois. Pour ce faire, il faut une politique cohérente en termes d’emploi pour que le recul de l’âge de la retraite des aînés n’entraîne pas une entrée dans la vie professionnelle plus tardive des jeunes».
    Par Alison V.
     

  • Visiblement, on n’a pas fini de parler du dossier photovoltaïque

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    Photovoltaïque : l’imbroglio politique

    Visiblement, on n’a pas fini de parler du dossier photovoltaïque. Comme l’annoncent nos confrères du Soir, c’est le  foutoir ! En cause : le tarif « prosumer ». Seule compétente pour fixer le tarif régulé des monopoles qui gèrent le réseau, la Cwape a décrété que, dès le 1er janvier 2020, un « surcoût prosumer » s’ajouterait aux frais de réseau. Les montants de ce tarif sont connus et bétonnés jusqu’en 2023. Mais le gouvernement wallon ne l’entendait pas de cette oreille. En particulier le MR, qui a promis d’annuler ce « tarif prosumer », pourtant validé par la justice. L’accord du gouvernement Di Rupo prévoit donc d’élaborer « sans délai un avant-projet de décret pour reporter de cinq ans l’entrée en vigueur de la redevance dont doivent s’acquitter les prosumers ». Le MR est satisfait. On claironne un peu partout qu’il n’y aura plus d’augmentation avant 2025…
    Mais la réalité est autre. Le ministre wallon de l’Énergie, Philippe Henry (Ecolo), vient de déposer comme prévu un avant-projet de décret. Ce texte, qui tient en cinq lignes, stipule simplement que « la Cwape veille à ce que (sa) méthodologie tarifaire n’ait pas d’incidence négative significative sur les droits conférés » aux prosumers, et ce « jusqu’au 31 décembre 2024 ». Le choix des mots est important : le gouvernement laisse en effet toute la liberté d’agir à la Cwape (« la Cwape veille »). De plus, il lui demande juste que sa méthodologie tarifaire n’ait « pas d’incidence négative significative ».
    Dans la facture
    Or, le régulateur défend bec et ongles son tarif depuis des mois. Et il ne va pas se faire prier pour démontrer qu’il ne présente rien de « significativement négatif ». Pour la Cwape, le tarif prosumer répare une iniquité, tout en continuant à garantir un rendement minimal de 7 % à toute personne ayant déjà installé des panneaux. Et au sein du gouvernement, certains confessent, off the record, que la Cwape ne bougera pas.
    Autrement dit, ce tarif prosumer sera bel et bien appliqué dès janvier, et intégré dans le calcul des factures.
    Ce que la Cwape s’apprête à officialiser, avance Le Soir. Qui conclut : on risque donc de repartir pour une phase d’incertitude : la Cwape pourrait-elle faire marche arrière, plus tard en 2020, et annuler son tarif prosumer ?
    Ou va-t-elle ignorer ce décret qui semble peu contraignant ? Tout le monde est pendu aux lèvres du régulateur, qui n’a pas souhaité réagir.
     
  • Tout ce qui va augmenter en 2020 !

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    Quand s’arrêtera la flambée des prix chez bpost ?
    Les timbres seront plus chers à partir du 1er janvier 2020. Le prior sera vendu au prix unitaire de 1,21 €, contre 1 € actuellement. Le timbre non prior passera, lui, de 0,95 € à 1,01 €. Cette adaptation des tarifs doit compenser l’augmentation des frais fixes causée par la diminution du courrier, précise bpost qui affirme aussi que la hausse tarifaire moyenne pour 2020 de tous les produits de courrier national sera d’environ 5,1 %.
    3. SNCB : les abonnés doivent passer à la caisse
    Le conseil d’administration de la SNCB a validé, fin octobre, la nouvelle grille tarifaire, qui entrera en vigueur le 1er février 2020. L’augmentation du prix des abonnements domicile-travail et des abonnements scolaires est de 2,87 %. Les produits dérivés des abonnements, tels que la carte Campus, connaissent la même adaptation tarifaire. La hausse tarifaire moyenne pour tous les autres produits, hors abonnements, s’élève à 1,87 %.
    4. Essence-Diesel : plus écologique mais un peu moins économique
    Début novembre, le conseil des ministres a validé une augmentation de la part des biocarburants dans les carburants fossiles, comprenez le diesel et l’essence. Une mesure qui a pour objectif de diminuer les émissions de CO2 en 2020. Concrètement, la part de biocarburant dans ces carburants atteindra les 9,6 %, ce qui aura pour effet d’augmenter les prix à partir du 1er janvier 2020. Selon des estimations, cette hausse sera de l’ordre de 2 cents par litre.
    5. Taxe déchets : plus vous jetez, plus vous payez !
    Dans de nombreuses communes, on vote actuellement le montant des taxes déchets pour l’année 2020. Or, la législation wallonne est très claire : nos communes doivent appliquer un principe de coût-vérité. Le citoyen doit payer entre 95 % et 110 % du coût réel du traitement des déchets. En moyenne, cette hausse est de 7 € par an et par habitant. Mais toutes les communes ne sont pas concernées…
    6. Banques : les services en agences davantage facturés
    ING, BNP Paribas Fortis, Axa, bpost banque… Toutes ces enseignes adapteront leurs tarifs en 2020. Et ce sont surtout les petits services qui vous seront facturés plus cher. Par exemple, chez BNP Paribas Fortis, les virements papier vont passer, au 1er avril prochain, à 2 €! La banque estime que ces nouveaux tarifs concernent des services qui demandent une intervention manuelle et pour lesquels existent des alternatives digitales gratuites. Le prix des packs reste, lui, inchangé. Chez ING, les comptes « Go to 18 » et « Lion Account » restent gratuits. Par contre, le compte Vert ING passe, lui, de 40 € à 44 €. Quant au compte à vue professionnel ING, il passe, lui, de 40 € à 50 € euros par an

    7. Bus, tram et métro : attention, sujet sensible

    Va-t-on connaître des augmentations de tarif pour les bus, trams et métros ? Pour le moment, le flou est total. Et, côté bruxellois, le sujet est même explosif. La Stib va-t-elle pouvoir maintenir des tarifs inchangés depuis 2014 tout en proposant, dès juillet, la gratuité pour les moins de 25 ans et les plus de 65 ans ? La question divise l’actuelle majorité. En Wallonie, les TEC vont-ils indexer leurs tarifs ? Rappelons que le gouvernement wallon s’est engagé lui aussi, lors du dernier ajustement budgétaire, à baisser en 2020 les tarifs pour les 18-24 ans et les publics précarisés. Un budget de 5,4 millions est même prévu. A bonne source, on apprend que le gouvernement wallon se penchera sur les tarifs très prochainement. Réponse dans quelques jours !
    8. Bonne nouvelle : les allocations sociales et traitement des fonctionnaires augmenteront
    Selon le bureau du plan, le prochain dépassement de l’indice pivot par l’indice santé lissé devrait se produire en février 2020. Selon ces prévisions, les allocations sociales et les salaires dans la fonction publique seraient adaptés au coût de la vie, en d’autres termes augmentés de 2 %, respectivement en mars 2020 et en avril 2020.
    9. Prix de l’eau : fini le gel des tarifs à Bruxelles

    En Wallonie, le prix de l’eau a été gelé pour les cinq prochaines années par le nouveau gouvernement PS-MR-Ecolo. Pour 2020, les opérateurs ne pourront donc plus augmenter les prix au-delà de l’inflation. A Bruxelles, les tarifs de Vivaqua devraient être indexés en 2020. Une hausse qui, selon un calcul de l’intercommunale divulgué par Le Soir, représenterait 2,82 € par an.
    10. L’assurance habitation. Votre prime augmentera mécaniquement

    Votre assurance habitation vous coûtera probablement plus cher en 2020.
    « Pour ces assurances, on assure un bien pour une valeur déterminée », décode Wauthier Robyns, porte-parole d’Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurance. « Pour revoir ces valeurs, on utilise l’indice ABEX, qui est revu deux fois par an. Entre novembre 2018 et novembre 2019, celui-ci a augmenté de 3 %. Mécaniquement, les montants assurés et les primes à payer augmenteront à la date d’échéance du contrat »

     

     

    Par Guillaume Barkhuysen

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  • Delhaize installe ses caisses «sans cash contact»

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    DANS TOUS SES SUPERMARCHÉS

    Vous en avez déjà vu ailleurs, dans certains « Point Chaud » ou encore dans les boucheries Renmans : des caisses où vous donner votre argent à un appareil et non plus à la caissière. Le principe est simple.

    Si vous ne payez pas par carte, vous glissez vos pièces et/ou billets dans l’appareil qui va de suite vous rendre la monnaie. Hier, on installait les mêmes appareils au supermarché Delhaize de Bouge, en région namuroise.

    « En effet, le processus est en cours depuis plusieurs mois et ces appareils sans cash contact seront d’ici peu installés dans nos 128 supermarchés », explique la porte-parole Karima Ghozzi.


    Plus convivial


    Pour Delhaize, deux raisons pour installer ce nouveau système.

    « D’une part et avant tout, c’est une mesure de sécurité supplémentaire pour protéger notre personnel des hold-up », poursuit la porte-parole.

    « D’autre part, comme la caissière ne sera plus occupée à compter l’argent, elle pourra passer un peu plus de temps avec le client. Notamment pour parler un peu par exemple.

    C’est en effet une expérience que nous avons pu vérifier en voyant le fonctionnement ailleurs. D’où la généralisation du système. » Notons que les ordinateurs des caisses et les tapis roulants ont été également modernisés, à Bouge par exemple.


    Delhaize n’équipe actuellement que ses supermarchés, « même si certains franchisés ont aux aussi décidé d’adopter ce système ».

    Delhaize précise enfin que cette caisse « intelligente » peut aussi délivrer de l’argent supplémentaire.

    Si vous payez par carte et que vous avez besoin de 20 euros supplémentaires, la machine vous les délivrera.

    Par M.SP.

     

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  • Report du tarif prosumer pendant 5 ans, c’est parti !!!

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    Le tarif prosumer, pour les petits producteurs d’électricité photovoltaïque, dès le 1er janvier prochain, ou cinq ans plus tard ? Le gouvernement wallon voudrait qu’il entre en vigueur le 1er janvier 2025.
    Le gouvernement wallon a approuvé un avant-projet qui permettra d’exonérer les prosumers (petits producteurs d’électricité photovoltaïque) de ce que l’on appelle le « tarif d’injection », et ce durant 5 ans. Cela confirme ce que nous disait le ministre wallon de l’Énergie, Philippe Henry (Écolo), voici tout juste un mois. Le tarif prosumer est censé entrer en vigueur le 1er janvier 2020, dans moins d’un mois et demi, donc. Il pourrait coûter des centaines d’euros aux détenteurs de panneaux photovoltaïques.
    L’avant-projet de décret n’est qu’un avant-projet, il doit encore franchir quelques étapes avant d’entrer en vigueur. Et il y a urgence puisqu’il doit être voté par le parlement wallon avant le 31 décembre. Comme indiqué par le cabinet de Philippe Henry, le texte est parti au Conseil d’État, dont l’avis est attendu dans les 30 jours. Il doit aussi être envoyé à la Cwape, le régulateur de l’énergie. Lundi, la Cwape n’avait pas encore reçu le texte, comme nous l’a indiqué son président, Stéphane Renier. Lequel ne voulait donc pas réagir « à chaud », mais la position de la Cwape est connue et n’a pas varié.
    équité
    Tout d’abord, pour elle, le tarif prosumer doit entrer en vigueur le plus rapidement possible, pour des questions d’équité. Elle estime que les prosumers, qui utilisent le réseau électrique (pour injecter ce qu’ils produisent et prélever du courant quand ils n’en produisent pas), ne payent pas pour cette utilisation. Contrairement à ceux qui n’ont pas de panneaux photovoltaïques. Autre argument : le tarif prosumer, censé entrer en vigueur le 1er janvier prochain, a été intégré dans le calcul des tarifs de distribution des différents distributeurs d’électricité (Ores, Resa, etc.). S’il n’entre pas en vigueur, il faudra peut-être compenser. Et enfin, dit la Cwape, décider de la suspension du tarif ou non n’est pas une prérogative du gouvernement, mais de la Cwape elle-même, qui est un organisme indépendant.
    Et si le politique se passait d’un éventuel avis contraire de la Cwape, celle-ci pourrait introduire un recours contre le futur décret wallon. Ce qui relancerait une période d’incertitude pour les petits producteurs photovoltaïques (moins de 10 kVA). Mais on sent du côté du ministre Henry la volonté de dialoguer avec la Cwape qui, a priori, n’y est pas opposée.
    Pour les prosumers, tout cela n’est pas anecdotique. Prenons un habitant de Namur qui a sur son toit une installation permettant de produire 3kWe (kilowatts électriques). Le tarif prosumer lui coûterait 262,23 euros en 2020, 264,48 euros en 2021, à peu près la même chose les deux années suivantes. Calculons 264 euros pendant 5 ans, ça fait 1.320 euros. Si l’entrée en vigueur de ce tarif est postposée de cinq ans comme le propose le gouvernement wallon, voilà la somme que ce producteur épargnera. Le coût (ou l’économie) est fonction de la puissance théorique de l’installation et de l’endroit où l’on habite.
    La Wallonie compte désormais plus de 150.000 petits producteurs photovoltaïques.
    Par Benoît Jacquemart

     

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