Agriculteurs - Page 3

  • Foire Agricole de Battice le 31 août et 1 er septembre 2019

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    Plus d'infos: www.foireagricole.be

     

     

     

     
     

     

  • Les petites fermes de nos villages ont parfois bien du mal à faire face aux grosses exploitations industrielles

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    Deux frères à Sprimont: HEC, médecine et… jeunes agriculteurs

    C’est dans une petite rue de campagne, sur les hauteurs de Sprimont, que se situe la ferme Bawepuce.

    Étendue sur une cinquantaine d’hectares, l’exploitation familiale s’occupe de vaches laitières et viandeuses. Amaury et Lionel Masson, deux frères, y ont passé toute leur enfance.

    Aujourd’hui, ils ont respectivement 25 et 23 ans et sont tous les deux à l’université.

    Le plus âgé termine cette année son cursus à HEC, quant au plus jeune, il poursuit des études de médecine.

    Des parcours bien éloignés de celui de « futur fermier » et pourtant… les deux frères ne comptent pas abandonner leurs racines.

    Ensemble, ils ont décidé de donner un nouveau souffle à la ferme de leur papa, Jean-Pierre Masson.

    « Pour l’instant, on commercialise dans les grandes surfaces.

    Mais ce qu’on veut faire, c’est des paniers de produits de chez nous et les vendre en circuit-court », expliquent-ils. Le circuit-court mais pas seulement puisque le binôme lance également deux autres projets. « On veut redonner confiance aux gens en la bonne nourriture en proposant des produits de qualité », assure Lionel.

    À échelle humaine

    Les produits de la ferme familiale vont donc être proposés à la vente sous forme de paniers, à venir chercher sur place.

    « Les gens viennent chercher les colis, ils peuvent parler avec nous, voir comment c’est produit ou faire un tour de l’exploitation. L’échange humain, c’est très important et on diminue les intermédiaires », commente Amaury.

    Mais les deux frères ne se limitent pas à changer le mode de vente des produits.

    Ils souhaitent également diversifier l’offre de la ferme. Pour cela, ils ont lancé – avec l’aide du VentureLab où ils sont incubés – une récolte de fonds afin de financer deux projets.

    Un grand verger

    Le premier consiste en l’achat de 60 nouveaux arbres fruitiers, principalement des pommiers. « On fait déjà du jus de pomme à partir de nos vieux pommiers. L’année dernière, on a presque récolté 800kg de pommes mais ça part vite », précise Lionel. Et Amaury d’enchaîner : « On veut revenir vers plus de goût en plantant des variétés anciennes.

    Ce qui fait un bon jus, c’est le mélange des variétés ».

    En 2017, les frères ont déjà planté 15 pommiers dans un pré, et en ont ajouté 20 au printemps dernier. Dans un futur proche, une petite centaine d’arbres fruitiers arborera l’exploitation. »

    S’il n’y a plus aucun pesticide à la ferme depuis quatre ans, la viande de l’actuel troupeau de Blanc-Bleu-Belge ne possède pas le label bio. Pour cause : un nombre trop élevé de césariennes. Amaury et Lionel veulent, quant à eux, démarrer un troupeau de vaches de race parthenaise.

    « Cela va nous permettre de nous diriger vers des produits bio’ car elles vêlent naturellement », expliquent-ils. Pour trois vaches afin de commencer le troupeau, il leur faut encore récolter 3.300 euros.

    La petite famille s’est fixé jusqu’au 11 juillet pour changer le futur de la ferme.

    Toutes les infos sur le cronwfunding étaient sur leur page Facebook : La ferme de Bawepuce.

    Une longue liste de projets

    Si les deux priorités pour le renouveau de la ferme de Bawepuce sont la création d’un nouveau troupeau et la plantation d’arbres fruitiers, les deux jeunes frères semblent avoir bien d’autres idées en réserve.

    « Pour l’instant, on fait quelques tests et puis lorsqu’on maîtrisera, on pourra se lancer », explique le plus âgé, Amaury.

    Lionel, qui a la main verte, exploite d’ailleurs un potager en permaculture. Quelques poules ont également fait leur arrivée à la ferme.

    D’autres projets pourraient voir le jour à moyen ou long terme : la vente d’œufs frais et de légumes, des poulets en plein air et des cochons de prairie.

    V.MI.

    «Sauver les petits agriculteurs»

     

    La ferme Bawepuce a vu le jour fin du 19e siècle, à l’initiative de la famille Masson. « On sera la cinquième génération à exploiter la ferme familiale », annoncent fièrement Amaury et Lionel.

    Pourtant, ils ne l’envisagent pas - ou pas encore - comme leur activité principale. « C’est une passion, un hobby. Mais le projet est surtout en phase démarrage donc il faut voir comment il évolue ».

    Pourtant, pas question pour eux d’abandonner la ferme de papa.

    « En France, un agriculteur se suicide tous les deux jours.

    Et ce à cause de l’endettement pour pouvoir s’étendre et rester concurrentiel. Nous on veut sortir de ce système et s’orienter vers le circuit-court, la rusticité, la qualité et le contact.

    V.MI.

     

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  • Lancé en janvier dernier, le label « Prix Juste Producteur » regroupe déjà 300 producteurs.

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    Un prix juste pour le travail agricole

    Combien vaut le lait que vous achetez tous les jours ?

    Voici la question posée par le quiz proposé par le « Prix Juste Producteur sur la Foire ».

    Chaque jour, l’activité permet à l’un des participants de remporter un panier de produits. Pourtant, le jeu est loin d’être anodin.

    Son but est de sensibiliser le public aux coûts de l’alimentation et à la rémunération du producteur, souvent trop faible par rapport au prix de vente.

    De ces constats est née l’idée du label « Prix Juste Producteur », lancé par le Collège des Producteurs. Depuis son lancement en janvier dernier, 300 producteurs ont obtenu ce label et 200 sont en cours de labellisation.

    La démarche définit les rapports entre le producteur et l’acheteur, de manière à ce que le prix de vente respecte le coût de production. « En moyenne, un producteur gagne entre 10 % et 15 % du prix de vente », déplore Emmanuel Grosjean, coordinateur du Collège des Producteurs.

    Pour obtenir le label, 15 critères sont à respecter. Mais le label n’impose pas un prix payé au producteur : il vise à garantir les relations entre le producteur et l’acheteur. Autrement dit, les producteurs redeviennent maîtres de leur pouvoir de négociation auprès des acheteurs et peuvent faire respecter les coûts de production.

    Ce label semble trouver tout son sens dans une année marquée par les marches pour le climat et par la montée d’une nouvelle sensibilité écologique et éthique.

    La consommation évolue

    Au sein de la Foire, nous avons eu également la chance de rencontrer deux de ces producteurs.

    L’un s’appelle Francis Dupont. Il est pisciculteur bio, pionnier de la filière en Belgique. L’autre est l’éleveur Olivier Mathonet, qui transforme ses produits. Le résultat ?

    Une truite bio qui expose ici pour la première fois son label « Prix juste producteur ».

    Olivier Mathonet, lui-même au sein du Collège des Producteurs, s’est immédiatement passionné pour le label. « On se rend compte qu’un prix juste est nécessaire pour éviter la disparition des richesses du terrain », explique-t-il. « Pour quelques centimes en plus par kilo, le producteur peut mieux s’en sortir. Et cela ne pèse pas beaucoup sur le consommateur ». Il se rend compte, tout comme Francis Dupont, que la consommation et le bio évoluent. « Les gens commencent à prendre conscience des enjeux », observe Francis Dupont. « Maintenant, cela ne veut pas forcément dire que cela va de pair avec les comportements d’achat. Il faudra probablement une génération pour que cela change », note le pisciculteur.

    En plus de cette truite wallonne, une quarantaine de produits sont labélisés pour l’instant. D’autres le seront bientôt. De quoi espérer une consommation plus responsable à l’avenir.

    par LAVINIA ROTILI

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  • Le producteur de patates peut s’assurer contre l’excès de pluie!

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    La période de couverture de l’assurance va du 1er octobre au 15 novembre, une période à risque car liée à la récolte des tubercules.

    «L’avantage de ce type d’assurance est qu’il n’y a pas besoin qu’un expert vienne sur le terrain évaluer les dommages. Si le seuil indiciel est dépassé, il y a une indemnisation automatiquement 15 jours après», explique Xavier Bordet, chargé de mission au service d’études de la Fwa.

    Concrètement, la Wallonie a été subdivisée en six zones de précipitations homogènes. Pour la région de Gembloux, par exemple, le seuil de déclenchement a été fixé à 250 mm de précipitations. Si ce niveau est dépassé durant la période de risque, l’assurance interviendra automatiquement. L’indemnisation s’élève à 50 euros par hectare et par millimètre de pluie au-delà de 250 mm, avec un plafond à 5.000 euros par hectare. Le montant de la prime d’assurance est le même pour les six zones. Et l’agriculteur peut, s’il le souhaite, n’assurer qu’une partie de sa surface de culture de pommes de terre.

    «Cette assurance, une première en Belgique, est une demande des agriculteurs et a été créée par des agriculteurs. Nous allons développer d’autres produits, pour les céréales, par exemple, avec comme paramètre la sécheresse. On espère lancer cette assurance dès l’année prochaine. A terme, nous souhaitons aussi lancer une assurance multirisques en horticulture», indique encore Xavier Bordet.

    L’assurance paramétrique sera distribuée via le réseau de secrétaires -près d’une soixantaine en Wallonie- de la Fwa. Ce type de couverture peut être une première réponse aux épisodes climatiques extrêmes rendus de plus en plus fréquents par les changements climatiques et peuvent provoquer des pertes de rendements parfois sévères dans les exploitations agricoles.

     

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  • Des éleveurs lancent leur propre marque de viande

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    L’idée a germé il y a huit, neuf mois, après le Sommet des éleveurs qui s’était tenu à Libramont à l’initiative des organisateurs de la Foire agricole.

    « Nous voulons une transparence totale », assure Nicolas Guillaume, un des cinq fondateurs -parmi lesquels quatre éleveurs –, basé à Ochamps (Libin), promettant « un cahier des charges strict » notamment en matière d’alimentation des bovins, « de la naissance à l’engraissement ».

    Sous formes de colis

    La viande, de race blanc-bleu, « un produit que l’on maîtrise depuis trois générations », souligne Nicolas Guillaume, sera commercialisée sous la forme de colis vendus via un site internet mais aussi par le biais de la grande distribution. Il n’est pas exclu que la marque évolue à l’avenir vers d’autres races que le blanc-bleu-belge, indique-t-on.

    Pour les éleveurs, créer une marque est une manière de retrouver de l’autonomie par rapport à d’autres acteurs de la chaîne et de valoriser leur production, obtenue dans le respect de normes strictes, à l’heure où l’Union européenne va s’ouvrir davantage à de la viande importée d’Amérique du sud (accord de libre-échange avec le Mercosur).

    La coopérative Cornu est ouverte aux éleveurs qui souhaitent s’y joindre et, surtout, jouer le jeu de normes de production « très sévères ».

    BELGA

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  • Utiliser ses chèques repas lorsque vous allez acheter votre viande ou vos légumes chez un fermier ou un maraîcher, ce sera bientôt possible ?

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    Les chèques repas pour payer à la ferme.

    Difficile voire carrément impossible l’utilisation des chèques repas lorsque vous achetez votre viande ou vos légumes à l’agriculteur, à l’éleveur ou au maraîcher.

    « Les circuits courts figurent dans le programme de tous les partis politiques. Pourtant, lorsqu’on voit concrètement ce qui est fait, il n’y a pas grand-chose…, » constate Caroline Decoster, conseillère au service d’études de la Fédération Wallonne de l’Agriculture.

    Le cadre réglementaire permettrait pourtant aux fermiers de pouvoir percevoir les chèques repas de leurs clients. « En fait, il existe un frein logistique. Les agriculteurs ne sont pas équipés. Ils ne disposent pas de la puce magnétique qui permettrait d’avaliser les ventes via ce système. »

    Forte de ce constat, la FWA a décidé de prendre ce dossier à bras-le-corps. « En concertation avec le secteur des chèques repas, nous allons aider les fermiers qui souhaitent se lancer dans cette démarche à s’équiper, commente Caroline Decoster. Nous espérons pouvoir finaliser cet aspect des choses d’ici la fin de l’année. »

    En parallèle, la FWA va aussi se pencher sur les éco-chèques. « Actuellement, on ne peut les utiliser que pour acheter de la nourriture bio. Ils ne sont donc majoritairement utilisés que dans les grandes surfaces. Nous trouvons toutefois que cela n’a pas beaucoup de sens vu que certains produits bios viennent parfois de très loin. »

    Un geste durable

    Le syndicat agricole estime en effet qu’acheter en circuit court, comme l’est l’acte d’achat à la ferme, fait partie aussi des gestes durables que chacun peut poser. « Les frais de transport des marchandises sont diminués, il n’y a presque plus d’emballage, on diminue aussi le gaspillage alimentaire et les produits sont ultra-frais, » argumente encore Caroline Decoster.

    Au-delà, la FWA souhaiterait également que les éco-chèques puissent également être utilisés dans le secteur touristique. « Actuellement, ils peuvent être utilisés pour payer certains gîtes, mais uniquement ceux étiquetés « clé verte ». Nous aimerions que cela soit étendu à l’ensemble des gîtes car passer ses vacances en Wallonie lorsqu’on est Belge participe aussi à une démarche durable. »

    Enfin, la FWA espère aussi qu’un jour les éco-chèques pourront être utilisés pour acheter l’ensemble des produits wallons.

    N.HN

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  • L’agriculture digitale, on s’y met ?

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    Publié peu avant la 85e édition de la Foire de Libramont, le dernier baromètre de maturité numérique de Digital Wallonia soulignait à quel point les acteurs wallons ont du mal à mener le virage numérique. « Le monde digital est souvent méconnu. En plus, il est extrêmement vaste et on peut facilement s’y perdre », analyse Xavier Bastin, Directeur du Microsoft Innovation Center. Il était sur la Foire pour le Digital Boostcamp Agriculture, un coaching pour agriculteurs.

    Désormais à sa deuxième édition, le Digital Boostcamp offre 14 sessions (payantes) pour aider les agriculteurs à démêler, dans la masse d’innovations existantes, celles qui peuvent leur correspondre. Et les encourager à franchir le pas. « Beaucoup ont peur de se lancer, notamment à cause des coûts », explique Xavier Bastin. « Nous leur montrons qu’il existe toute une série d’outils gratuits qui peuvent les aider à construire la relation avec le client, qui veut de plus en plus d’être renseigné sur ce qu’il consomme ».

    La cartographie a la cote

    Au-delà de cette formation, l’innovation technologique prend des formes différentes au sein de la Foire.

    La cartographie notamment a certainement la cote parmi les chercheurs et les start-up présentes. C’est le cas pour ReGIS, une application cofondée par Guillaume Janssens et Olivier Lagae. Elle permet aux agriculteurs de réunir sur une seule carte les données concernant leur terrain et ce, gratuitement ou pour un forfait de 30 euros par mois.

    Belcam (Belgian Collaborative Agriculture Monitoring), une plateforme indépendante, collaborative et évolutive, se consacre également à la cartographie. Elle est développée par l’UCLouvain et le Centre wallon de Recherches agronomiques avec d’autres partenaires. L’application, lancée à la Foire, est le fruit de 4 ans de travail scientifique. 90 agriculteurs y ont collaboré. Elle permet, grâce aux satellites, de suivre l’évolution des parcelles de terrain et d’en tirer une série d’informations.

    Les agriculteurs enthousiastes

    Contrairement au préjugé qui veut que les agriculteurs soient « déconnectés », l’initiative ne reçoit que des échos positifs au sein de la Foire, comme l’explique Pierre Defourny, professeur à l’UCLouvain et membre de l’Earth and Life Institute.

    De satellites et de cartes, il en est aussi question pour SpaceBel, une société wallonne de systèmes spatiaux qui souhaite attirer les communes wallonnes à investir dans le système d’observation et d’analyse des territoires.

    Un potager autonome

    Parmi les initiatives présentes sur le site, le public présent n’a pas non plus pu rater le potager wallon développé par les étudiants de 2e bachelier en électromécanique de l’Hena LLux pour AgroNova. Le prototype, conçu par une vingtaine d’étudiants, constitue le premier exemple de potager bio entièrement autonome. « En termes de rentabilité, il peut encore gagner en efficacité, ce qui est normal pour un prototype. Mais c’est un beau résultat », se réjouit Aurélien Scailteur, le coordinateur du Bachelier.

    Comme ces projets, d’autres permettent d’allier technologie et agriculture. Et, à écouter l’enthousiasme des acteurs présents et les échos positifs des agriculteurs, le virage numérique est peut-être plus proche que prévu.

    Par  LAVINIA ROTILI

    Pilotez votre ferme

    Parmi les projets repérés figurent ceux d’exposants belges, mais aussi français.

    « Piloter Sa Ferme », par exemple est une application « d’aide à la décision », comme la définit l’un de ses cofondateurs, Sylvain Jessionesse.

    Application payante

    L’appli, payante, est un manager virtuel qui aide et guide l’agriculteur dans ses choix selon ses objectifs. Elle est l’un des exemples de la direction vers laquelle s’orientent les nouvelles technologies en matière d’agriculture connectée.

    Lancée en 2015, elle compte 1.000 usagers en France.

    Pour l’entreprise, la Belgique est le premier marché étranger.

    L.R.

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  • Une charte et un logo pour promouvoir la viande bovine belge ?

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    Un logo permettra aux consommateurs, d’ici la fin de l’année, d’identifier les restaurants belges qui servent et promeuvent de la viande bovine produite en Belgique, a annoncé le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme, samedi à la Foire agricole de Libramont. La démarche répond à une volonté de défendre la filière bovine, en difficultés. Elle s’inscrit dans une logique de consommation locale.

    Une charte avec les atouts

    Denis Ducarme a réuni autour d’une table les fédérations horeca des trois Régions du pays ainsi que les organisations agricoles membres de l’Agrofont (la Fédération wallonne de l’agriculture, le Boerenbond et l’ABS). Cela a permis d’accoucher d’une « Charte pour la promotion de la viande bovine belge » et des atouts de cette viande : qualités gustatives, consommation locale, respect de normes environnementales, qualité sanitaire…

    Les restaurateurs signataires de la charte s’engagent à faire la promotion des viandes bovines d’origine belge au niveau de leur carte. Ils pourront donc aussi, d’ici la fin de l’année, apposer sur la vitrine de leur établissement un macaron et dans leur carte un pictogramme, dont on souhaite qu’il soit « aisément identifiable ».

    « Il faut donner la possibilité aux consommateurs d’identifier en un seul coup d’œil les produits faits près de chez lui », estime Denis Ducarme qui se dit « heureux d’avoir pu boucler ce dossier ».

    Si la race « blanc bleu » se taille la part du lion en Belgique, ce sont toutes les viandes bovines d’origine belge qui sont concernées.

    Valoriser le travail des éleveurs

    « Ce qui est important, c’est de valoriser le travail de nos éleveurs, quelle que soit la race de viande », juge encore le ministre fédéral. Pour Denis Ducarme, cela ne pourrait être qu’« un premier pas » avant, pourquoi pas, un étiquetage qui permettrait aux consommateurs d’identifier aisément la viande bobine d’origine belge dans les rayons des magasins.

    Le secteur de la viande bovine est confronté depuis plusieurs années à de nombreuses difficultés (hausse des coûts de production, prix de vente en baisse…) et à un recul continu de la consommation de viande rouge. Le secteur a d’ailleurs été reconnu en crise par le ministre fédéral de l’Agriculture.

     

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  • La sécheresse fait des ravages dans les cultures

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    « Les pommes de terre hâtives et semi-tardives souffraient de la sécheresse depuis cinq semaines. La chaleur de la semaine dernière leur a porté le coup de grâce », déclare Sofie Scherpereel de l'agence d'expertise agricole ATP Consulting, dans Het Laatste Nieuws. Les pertes sont estimées à 50 %. La moitié des haricots sont aussi perdus, alors que la perte est estimées à 35 % pour les oignons.

    Même chose pour les fruits. Les pommes en particulier sont sensibles aux coups de soleil qui provoquent des taches brunes dues à la chaleur intense. 90% de la récolte est perdue sur certains vergers.

    En Flandre, les agriculteurs demandent à ce que le statut de catastrophe soit reconnu. Le ministre flamand de l’Agriculture estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer.

     

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  • L’agroforesterie pour les villes de demain ?

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    Au cœur de la Foire, deux associations – « A la Main Verte » et « Pas à pas »- développent leurs activités dans un cadre verdoyant qui plonge le public dans la forêt et dans un jardin. Les deux associations prônent une utilisation des sols unissant les arbres et les cultures dans un même territoire.

    Cette pratique permet de préserver les spécificités des territoires tout en les enrichissant. L’interaction entre les arbres et les cultures permet de revitaliser les sols de manière naturelle. « Notre stand est en lien avec les thèmes de la forêt et des villes de demain », nous explique-t-on au stand entre deux arrosages de plante. Ainsi, entre un potager et plusieurs plantes, le public est amené à découvrir les vertus de chaque culture.

    Des plantes et des champignons

    « Vis-à-vis du changement climatique, il est nécessaire de conscientiser les acteurs. L’agroforesterie constitue sûrement l’une des pistes vers lesquelles on peut s’orienter », poursuit-on. Mais pour nourrir le sol, l’alliance entre cultures et plantes n’est pas la seule option. C’est pourquoi un peu plus loin, au sein du même stand, se trouve un grand carré de mycélium. Le nom vous sera peut-être peu familier, mais il représente tout simplement le blanc de champignon.

    « Les champignons sont la base de la vie dans les sols », nous explique-t-on. C’est la position enthousiaste défendue par Smartmush, qui prône le développement et la construction de champignonnières. Ici, sur la Foire, il est même possible de prendre son kit déjà assemblé. Il ne restera plus qu’à attendre quelques semaines avant de voir pousser ses champignons.

    Le public semble apprécier particulièrement cette initiation : le stand était rempli même pendant le temps de midi.

    LAVINIA ROTILI

     

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  • Le taureau de la ferme Fisenne à Nandrin a une nouvelle fois été primé.

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    Usinger, le taureau nandrinois de 796 kg termine 1er à Libramont

    Vincent Fisenne qui a repris l’exploitation familiale en 2008 ne manque pas d’ambition avec ses bêtes. Avec ses 796 kilos, son taureau rafle le prix de sa catégorie des plus de 15 mois. Le fermier nandrinois a déjà remporté le concours régional Blanc Bleu Belge à Clavier il y a quelques semaines… avec Usinger. Un taureau prometteur qui avait déjà tapé dans l’œil du jury de Libramont. Ce dernier se déplace plusieurs semaines avant le concours afin de sélectionner les bêtes dans les exploitations agricoles. « Lorsqu’ils sont passés à la ferme, ils ont été séduits par Usinger. Le taureau a d’ailleurs été sélectionné pour participer à la foire de Libramont », souligne Vincent Fisenne, éleveur Blanc Bleu Belge. Cet évènement qui accueille chaque année 200 000 personnes est prestigieux pour les agriculteurs. « Terminer premier de la catégorie sur 12 taureaux à Libramont c’est une véritable consécration. Je suis tellement fier de l’animal. Il s’agit d’une récompense pour le travail accompli durant de nombreuses années. C’est comme un joueur de football qui gagne la Coupe du Monde, pour les agriculteurs c’est la même chose. Mon papa de 71 ans, très ému a sauté la barrière dès qu’il a entendu que nous avions gagné », nous explique avec émotion l’agriculteur qui participait à la foire de Libramont pour la 6ème année consécutive.

    « Le taureau doit avoir un beau rebondi »

    Grâce à ses 796 kilos et son mètre 32, Usinger a répondu aux critères des juges. Plusieurs facteurs ont été pris en compte durant l’épreuve. « Le taureau doit avoir de bons aplombs, un beau rebondi de fesse, un large bassin, une belle épaule avec de la viande, une côte bien ronde et un large garrot. La bête qui rassemble au mieux ces critères remporte le prix  », nous explique Vincent Fisenne. Aux petits soins pour sa bête, participer à la foire de Libramont nécessite un travail de longue haleine en amont. « Usinger a été isolé dans une prairie, il se nourrissait de maïs avec des compléments de céréales. On l’a pouponné comme Miss Belgique avant et pendant le concours. On veut toujours que l’animal soit le plus beau », souligne le fermier. Les fortes chaleurs de ces derniers jours ont cependant contraint Vincent Fisenne à rentrer l’animal dans une étable. « Lors du concours régional à Clavier, il pesait 804 kilos mais suite à la période de canicule, il a perdu 8 kilos », nous explique Vincent Fisenne.

    Un travail de longue haleine

    Pour ce passionné d’agriculture, terminer premier sur les marches du podium augmente la visibilité de l’exploitation agricole. « Gagner le concours permet une certaine reconnaissance par les autres éleveurs Blanc Bleu Belge du pays présents à la foire de Libramont. Il y a 20 ans, les champions avaient des retombées financières mais maintenant ce n’est plus comme ça », nous affirme Vincent Fisenne. L’agriculteur nandrinois effectue un travail de sélection et génétique avec ses animaux. « Il ne s’agit pas de faire des artifices comme certains le croient. Il faut trouver une vache et un taureau qui pourraient avoir un veau ou une génisse prometteurs », poursuit Vincent Fisenne. Quelques jours avant la foire de Libramont, Usinger a été vendu à un centre d’insémination belge, Belgimex. « Ils ont repéré le taureau et l’ont acheté directement pour une somme assez importante. Ils vont effectuer tout un travail de reproduction », ajoute le fermier.

    Un gagnant condruzien et hannutois

    Jean-Philippe George, agriculteur à Bois-et-Borsu a remporté le 1er prix avec sa génisse de 800 kilos à la foire de Libramont. Un honneur pour ce fermier condruzien. « Beaucoup de monde me disait que j’avais toutes mes chances d’être sur le podium à Libramont avec ma génisse. Terminer premier dans la catégorie des grosses génisses primipares de 32 à 44 mois est un aboutissement, un rêve inaccessible pour un agriculteur », lance Jean-Philippe George, éleveur de Blanc Bleu Belge. L’année prochaine, les propriétaires ne pourront plus participer avec Intact du Pouhon dans la même catégorie. Elle sera désormais avec les vaches.

    La championne, prénommée Intact du Pouhon appartient également à Jean-François Warnant, agriculteur à Hannut. « La génisse est à nous deux et nous vendons plusieurs de ses embryons pour qu’ils soient reproduits. Ces derniers semaines, nous en avons vendu 11 ». Le prix d’un embryon fluctue en fonction de l’offre et la demande. « Pour le moment, ils sont achetés à 300 euros pièce », poursuit Jean-Philippe George.

    Willy Dantinne, originaire d’Hannut a également raflé le prix du championnat de la petite génisse à Libramont. L’agriculteur est monté sur le podium en première position avec Glamour, sa génisse de 609 kilos. « C’est une première pour moi. Je suis très content et je le savoure », nous raconte le fermier.

    PAR AMÉLIE DUBOIS

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  • La Foire de Libramont en chiffres ?

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    Huit tonnes de pommes de terre pour la Foire de Libramont!

    200.000 visiteurs : chaque année, la Foire accueille près de 200.000 visiteurs (soit 2,5 fois la capacité du Stade de France). Le record de fréquentation date de 2012, avec un peu plus de 219.000 visiteurs. Pour les éditions forestières de la Foire, c’est en 2015 que la fréquentation a battu des records, avec 253.835 visiteurs sur six jours.

    30 hectares d’exposition : la Foire est un gigantesque espace d’exposition. Au total, les exposants s’étalent sur 30 hectares. Soit 43 terrains de football…

    780 exposants : cette année, 780 exposants seront présents. Soit près de 4,5 fois le nombre de coureurs au départ du Tour de France. La Foire agricole est une foire internationale. Près de 25 % des exposants proviennent des pays limitrophes. Une douzaine de nationalités sont présentes. Les Belges représentent 82 % de l’ensemble des exposants. 14 % sont des Français.

    8 tonnes de pommes de terre : la Foire, c’est aussi énormément de logistique. Ainsi, pour nourrir les visiteurs et tous ceux qui travaillent au bon fonctionnement de la Foire, pas moins de 8 tonnes de pommes de terre sont consommées durant la Foire ! Ce qui représente tout de même le poids de cinq hippopotames, précisent les organisateurs de la Foire.

    3.500 animaux : c’est en moyenne le nombre d’animaux attendus dans les enclos durant la Foire. Cette année, les cochons seront les grands absents de la 85e édition, à cause de la peste porcine. Une petite trentaine de porcs était exposée les autres années.

    180 jobistes : l’an dernier, 180 jobistes ont été réquisitionnés durant tout le week-end pour travailler sur la Foire. Ils seront encore plus nombreux cette année, avec la Foire qui se poursuit en forêt de Bertrix. Pendant le reste de l’année, une vingtaine de personnes travaillent en permanence pour la Foire et les événements liés à celle-ci.

    Entre 4 et 5 millions d’euros : c’est le budget annuel alloué pour l’organisation de la Foire. Les bénéfices récoltés durant l’événement sont reversés automatiquement dans l’association et permettent de proposer des nouveautés sur le champ de foire chaque année.

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  • La Foire de Libramont se tiendra du 26 au 31 juillet 2019

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    85ÈME FOIRE DE LIBRAMONT DE 9H À 18H30

    https://www.foiredelibramont.com/

    Agriculture, forêt et environnement du 26 au 29 juillet 2019 ! Suivie de Demo Forest les 30 et 31 juillet 2019.

    TICKETS D’ENTRÉEBILLETTERIE EN LIGNE ...

    Tickets: Visiteurs

    Tickets: Soirée de gala

    La Foire de Libramont se tiendra du 26 au 31 juillet. Année impaire oblige, l’événement s’offrira un détour de deux jours en forêt de Bertrix pour Demo Forest. L’occasion de s’interroger sur le rôle de la filière bois dans l’avenir de la construction, avec une question : « Qui construira les villes demain ? »

    Voilà plus de 30 ans que la Foire de Libramont articule sa programmation autour d’un thème bien spécifique. Cette année, la grand-messe du monde agricole et forestier s’interrogera sur la place de la filière bois dans les mutations urbaines qui transforment nos paysages et nos modes de vie, avec une question : « Qui construira nos villes de demain ? »

    Source

     

  • En raison de la météo la moisson sera d'actualité pendant plusieurs jours et nuits soyez compréhensif

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    Ils doivent travailler dans les meilleurs conditions, donc merci aux usagés de la route , mais également aux citoyens de nos belles campagnes d'être compréhensifs pour les nuisances aussi bien sonores que routières 

    Ils récoltent  le fruit de leur travail  pour vous assurer des produits Belges et locaux 

    Merci également aux usagés de la route penser à la longueur et largeur des charrois 

  • La Foire de Libramont se tiendra du 26 au 31 juillet 2019

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    85ÈME FOIRE DE LIBRAMONT DE 9H À 18H30

    https://www.foiredelibramont.com/

    Agriculture, forêt et environnement du 26 au 29 juillet 2019 ! Suivie de Demo Forest les 30 et 31 juillet 2019.

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    La Foire de Libramont se tiendra du 26 au 31 juillet. Année impaire oblige, l’événement s’offrira un détour de deux jours en forêt de Bertrix pour Demo Forest. L’occasion de s’interroger sur le rôle de la filière bois dans l’avenir de la construction, avec une question : « Qui construira les villes demain ? »

    Voilà plus de 30 ans que la Foire de Libramont articule sa programmation autour d’un thème bien spécifique. Cette année, la grand-messe du monde agricole et forestier s’interrogera sur la place de la filière bois dans les mutations urbaines qui transforment nos paysages et nos modes de vie, avec une question : « Qui construira nos villes de demain ? »

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  • Nandrin : Le taureau Usinger a été primé

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    Le taureau Usinger a été primé à Clavier

    Le fermier nandrinois, Vincent Fisenne est heureux. Son taureau est premier sur le podium au concours Blanc Bleu Belge du concours régional à Clavier. La bête de 804 kg et grande d’un mètre 32 a répondu aux critères des juges, désignés quelques semaines auparavant. Plusieurs facteurs ont été pris en compte durant l’épreuve. « Le taureau doit avoir de bons aplombs, un beau rebondi de fesse, un large bassin, une belle épaule avec de la viande, une côte bien ronde et un large garrot. La bête qui rassemble au mieux ces critères remporte le prix », nous explique Vincent Fisenne, éleveur de Blanc Bleu Belge.

    Pour ce passionné d’agriculture, gagner un prix est toujours une consécration. « Quand on est agriculteur et que l’on finit sur le podium avec son animal, c’est une fierté », lance le fermier. Plusieurs semaines avant le concours régional Blanc Bleu Belge qui rassemble les éleveurs condruziens, Vincent Fisenne a choisi « ses plus belles bêtes » et les a ensuite mises en quarantaine. « Lorsque j’ai trouvé celles qui pourraient potentiellement gagner, je les ai chouchouté. Je leur ai donné des aliments adéquats. Ce sont des rois ou reines durant deux mois », poursuit Vincent Fisenne qui a repris la ferme familiale en 2008. Un travail de longue haleine est souvent réaliser en amont des concours. « Il s’agit d’un travail génétique et de sélection pour avoir une bête qui participe aux compétitions. Il ne s’agit pas de faire des artifices comme certains le croient. Il faut trouver une vache et un taureau qui pourrait avoir ensemble un veau ou une génisse prometteurs », souligne le fermier.

    Usinger est prêt pour la foire de Libramont !

    Du 26 au 29 juillet prochain, le taureau Usinger ira à Libramont avec son maître, Vincent. L’objectif ? Remporter un deuxième prix au concours prestigieux des agriculteurs. « Le jury de Libramont passe dans les fermes deux mois avant la foire et présélectionne les bêtes qui participeront. Il se trouve qu’Usinger avait déjà été sélectionné bien avant de remporter le prix au concours de Clavier. Il a du potentiel », se réjouit Vincent Fisenne. Participer à cette plus grande foire agricole en plein air d’Europe, qui accueille chaque année 220 000 visiteurs est une fierté pour l’agriculteur. « Pendant quatre jours, c’est une bouffée d’air pour moi. J’y vais avec le taureau mais aussi avec Davina de la Gotte, une vache de 768 kg. Cet évènement est une réelle satisfaction pour un fermier. On compare nos bêtes aux meilleurs sujets de la race et les taureaux pourraient être repérés par les centres d’insémination », affirme Vincent Fisenne.

    « Vivre de notre travail ? Non. »

    Spécialisé dans les viandes Blanc Bleu Belge depuis quatre générations, Vincent Fisenne se dit révolté par le Mercosur, le Marché commun du Sud. « Si l’on continue à importer des viandes qui viennent d’ailleurs, comment voulez-vous que ce soit encore rentable pour les agriculteurs ? », s’irrite Vincent. Contrôlé plusieurs fois par an, le fermier s’indigne également du manque de contrôle sur les viandes étrangères. « Je produis du lait et tous les trois jours, je suis contrôlé. Il y a des produits qui ne le sont pas du tout. Une fois par an, j’ai un audit de la ferme et l’AFSCA qui vient régulièrement ». Suite à l’annonce d’un accord libre-échange entre l’UE et le Mercosur, Vincent se tracasse. « J’espère que l’on a encore une place dans une commune rurale ».

    PAR AMÉLIE DUBOIS

     

    Source 

  • Nuisibles pour les vaches et pour... nous ?

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    Les pneus usés sont nocifs pour nos vaches

    l y a quelques semaines nous nous inquiétions du nombre de vaches qui meurent après avoir ingurgité des morceaux de cannettes abandonnées par des promeneurs le long de leurs prairies. Aujourd’hui, les agriculteurs français et belges mettent en garde contre les pneus qui connaissent le même sort que les cannettes.

    « Plutôt que d’aller au parc à conteneurs ou de les donner à leurs fournisseurs, certains se débarrassent de leurs roues usagées le long - voire même dans - nos prairies. Nous ne les remarquons pas toujours tout de suite et ces déchets se dégradent au fil du temps. Des bouts de caoutchouc, ferraille et goudron sont alors avalés par nos animaux sur le lieu d’abandon ou bien plus loin. Les morceaux pouvant voyager plusieurs mètres grâce au ruissellement de l’eau », nous confie Tom, un agriculteur.

    Selon l’association française Robin des Bois et plusieurs agriculteurs belges, ces pneus usés causent abcès, péritonites, fièvre, perte d’appétit, baisse de la production de lait et cancers.

    Qualité du lait

    Si aucune étude ne le prouve, on craint en France que cette pratique ne puisse influer sur la qualité du lait et de la viande et peut-être, à terme, devenir nuisible pour notre santé.

    « Depuis des années, nous conservons les vieux pneus pour maintenir, par exemple, des bâches d’ensilage. Mais, ils sont utilisés bien loin du bétail et nous surveillons de près leur érosion. Les risques que nous prenons sont donc calculés, contrairement à ce qui se passe quand on abandonne un pneu dans un pré. Il est temps que cette pratique cesse ! », conclut un autre agriculteur.

    Une profession qui fait d’ailleurs toujours plus appel aux centres de recyclage. Ainsi, 4.597 tonnes de pneus ont été récoltées en 2018 dans le milieu agricole par recytyre contre 2.897 en 2009.

    Par A.VLT.

    Source 

  • Ils s'installent à la campagne mais n'en acceptent pas les nuisances ? Une charte ?

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    RTL Info Belgique clic ici en a fait un article le 12 juillet 2019 sur leur site .

    L'article parle d' une charte à l'adresse  des néo-ruraux dans certaines communes .

    Plusieurs communes wallonnes envisagent de rédiger une charte à l'adresse de ces néo-ruraux, des personnes qui partent de la ville pour vivre à la campagne, rappelant dans cette charte  que vivre à la campagne, c'est accepter le mode de vie rurale et les nuisances.

    Certains nouveaux venus n'acceptent  pas bien certains aspects de la vie locale,  portent plainte auprès des communes.

    L'article dénonce "   Les lotissements se créant dans certaines communes, attirent des citadins cela engendre parfois des tensions avec les riverains locaux ."

    Certaines communes vont  créés  cette charte. il est dit dans l'article  Sic "Quand on arrive à la campagne, il faut accepter ces bruits et petites nuisances comme le coq qui chante, la moissonneuse qui travaille l'été, le chargement de betteraves à toute heure du jour ou de la nuit à l'automne, le tracteur qui laisse de la terre sur la route........

    Lire l'Article de RTL Clic ici 

     

    Autres articles sur le sujet :

    Un coq condamné à se… taire par le juge !

     

     

  • Le Chat Lait de Nandrin annonce avoir reçu l'autorisation .....

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    chat lait.JPG

    Le Chat Lait de Nandrin  l'annonce sur sa page Facebook 

    Le Chat Lait clic ici

    Rue du Halleux (13,35 km)
    4550 Nandrin

     

  • Sécheresse: une bonne nouvelle pour nos agriculteurs condruziens

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    Denis Marcourt est agriculteur à Ouffet. Cet été, ses cultures ont souffert de la sécheresse ; comme celles de la majorité des agriculteurs wallons. Il avait rarement vu ça depuis 1976. «  On s’est retrouvé avec 70 jours sans eau, ce qui est énorme. Il y a entre 40 % et 50 % de perte en maïs, entre 35 % et 40 % en prairie et en betteraves sucrières  », recense-t-il.

    Quand il apprend que sa commune ne figure pas dans la liste des 166 communes reconnues concernées par le phénomène de sécheresse exceptionnelle, c’est une mauvaise surprise pour l’Ouffetois. «  L’erreur vient de notre ministre qui avait demandé une enquête du 1er mai au 31 juillet à l’IRM alors que la ministre flamande avait, elle, demandé une enquête sur la période du 2 juin au 6 août. La Flandre a été beaucoup plus attentive à la façon de gérer les dossiers que la Wallonie. Toutes les communes flamandes étaient donc reconnues, contrairement aux communes wallonnes. » En effet, le mois de mai a été marqué par d’importants orages, ce qui a directement influencé les statistiques. Pourtant, ces pluies n’ont pas aidé les agriculteurs à faire face à la sécheresse. La réalité du terrain n’était donc pas exactement reflétée par les chiffres…

    Les agriculteurs ont alors chacun contacté leur bourgmestre respectif pour faire bouger les choses. «  Les bourgmestres ont interpellé le ministre (René Collin, NDLR) qui a ainsi demandé à l’IRM de refaire un calcul du 2 juin au 6 août et, là, on a été reconnus. Le fait de reconnaître toutes les communes un mois plus tard, ça montre qu’il y avait une erreur dans le dossier. Il n’y avait aucune raison qu’on ne soit pas repris, c’était donc un peu choquant et vexant.  »

    Cette reconnaissance va ainsi permettre aux agriculteurs concernés par ces dégâts de bénéficier du Fonds de Calamités débloqué pour compenser la perte de revenus liée à la sécheresse de cet été 2018.

    MARIE LARDINOIS

    Les trois bourgmestres ont rapidement réagi

     

    Afin de faire bouger les choses, les bourgmestres ont chacun interpellé le ministre René Collin. «  Avec le Collège, on a décidé d’écrire au ministre  », revient Caroline Cassart, bourgmestre d’Ouffet. «  On ne trouvait pas normal que notre commune ne soit pas reprise dans la liste. J’ai été interpellée car, sur le terrain, la réalité était tout autre.  » « C’était vraiment problématique pour pas mal d’agriculteurs. Ils sont une quinzaine à avoir fait une déclaration de dégâts de sécheresse dans la commune  », ajoute le bourgmestre d’Anthisnes, Marc Tarabella. « L’avis revisité de l’IRM, c’est un soulagement.  »

    Selon Patrick Lecerf, bourgmestre empêché à Hamoir, «  il s’agissait d’une question de bon sens. Les dégâts agricoles à Hamoir sont les mêmes qu’ailleurs voire supérieurs à certaines autres communes.  »

    M.L

     

    Article complet clic ici 

  • L’agriculteur doit retirer les traces qu’il laisse c'est la loi

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    Avec l’arrivée de l’automne, on entre dans une période dense au niveau des récoltes. Les agriculteurs y vont bon train pour ramasser un maximum de betteraves, pommes de terre, etc.

    Mais ces nombreuses récoltes et les réguliers allers-retours entre champs et routes laissent inévitablement des traces sur le macadam. Une situation dangereuse si la météo se montre peu clémente.

    CINQ TUÉS EN 2016

    Devenues soudainement très glissantes, les routes peuvent provoquer des accidents qui ont, parfois, de lourdes conséquences.

    En 2016, l’institut Vias a recensé 239 accidents avec tués ou blessés dus à la saleté de la chaussée.

    « Il y a eu 2 tués sur des routes sales (0,3 %) et 3 tués sur des routes humides et sales (0,5 %). Donc 5 tués au total », note tout de même Benoît Godart, porte-parole de Vias.

    Un conducteur qui n’adapte pas sa vitesse à l’état gras de la chaussée (dû à une fine couche de boue et de pulpe de betteraves) doit supporter un quart des responsabilités après un accident.

    C’est également le cas pour la commune si elle ne constate pas la présence anormale de boue et qu’elle ne veille pas à prendre les mesures nécessaires. Dans la région de Gembloux, où se situe la râperie de Longchamps, on est bien conscient du problème en cette période délicate.

    « Normalement, les agriculteurs doivent nettoyer la route derrière eux », explique-t-on au service roulage de la zone de police Orneau-Mehaigne qui couvre les communes de Gembloux, Éghezée et La Bruyère.

    « C’est clairement écrit dans le code de la route.

    Il est interdit de laisser des traces sur la route. Généralement, ils ont une brosse rouleau ou un jet pour nettoyer. »

    Les cas sont donc rares, mais parfois, ce sont les riverains eux-mêmes qui signalent les routes souillées.

    « En effet, quelques fois, on reçoit des appels des citoyens pour nous expliquer qu’il y a des dangers sur la route.

    Dans ce cas, nous allons constater sur place. »

    Et si l’agriculteur ne se plie pas à la demande des policiers, appel est fait aux pompiers pour nettoyer la chaussée.

    «Au minimum, ça leur coûte 200 à 300 € », précise un pompier.

    « Dans un cas comme celui-là, on fait payer par heure. »

    J.M.

    Source info clic ici 

  • Un théâtre dans leur grange à Hoboval Villers le Temple Nandrin

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    Le bâtiment, restauré par des artisans locaux, peut accueillir une centaine de spectateurs

    I l est désormais possible de louer la grange du Moulin d’Hoboval, à Nandrin. La ferme, convertie en partie en logements et en élevage de chevaux de sport, continue en effet de se diversifier.

    La grange, restaurée avec soin par des artisans locaux, comporte deux niveaux. À l’étage, il y a une grande salle à la charpente apparente, avec une scène surélevée et un bar. Au rez-dechaussée, une cuisine, un vestiaire, des sanitaires et même une loge pour les artistes.

    La grange du Moulin d’Hoboval, à Villers-le-Temple (Nandrin), respire le charme du Condroz. Avec ses belles pierres, sa charpente apparente et ses grands volumes, elle a encore été embellie par une restauration minutieuse.

    « La grange servait de fourretout, on n’en faisait rien et c’était dommage », commente Nicole de Jamblinne, propriétaire depuis 2005.

    « Étant agriculteurs bio (blondes d’Aquitaine et moutons), il est important de se diversifier. Nous avons réhabilité les anciens bâtiments de la ferme en logements que nous louons à ceux qui fréquentent l’écurie, et dans la grange nous venons de créer un petit théâtre », explique Geoffroy de Jamblinne, son fils, à l’origine de la transformation.

    D’une capacité d’une centaine de places, le bâtiment est destiné à abriter des pièces de théâtre de groupes amateurs, des conférences, des séminaires, des spectacles de jazz, des soupers de clubs et associations de la commune ou alentours, un club de langues, un anniversaire éventuel etc.

    « Nous sommes ouverts à toute proposition culturelle, tant qu’il s’agit d’événements calmes qui ont lieu l’après-midi ou qui se terminent à des horaires normaux comme 23h-minuit.

    Il y a en effet des logements juste à côté, on ne veut pas trop de bruit. » « L’idée est de proposer un lieu culturel chaleureux et joli à Nandrin, je trouve que ça manque dans la commune », ajoute Nicole de Jamblinne.

    Le bâtiment a subi une intense rénovation, réalisée par des artisans locaux et des ouvriers de la société immobilière de Geoffroy de Jamblinne (qu’il gère en activité complémentaire).

    « Je pars du principe que si j’entreprends quelque chose, je le fais bien. J’ai donc misé sur des matériaux de qualité et le savoir-faire local », souligne-t-il. De fait, l’impressionnant escalier en pierre bleue menant à la salle de spectacle a été conçu par un artisan de Rotheux.

    « Nous n’avons pas percé dans les façades mais nous avons refait le toit, l’isolation, mis un sol pour faire deux niveaux, posé un plafonnage à base d’argile, eau et paille, remplacé quelques poutres porteuses horizontales par des verticales, créé une scène dans l’espace ayant une différence de niveau, aménagé une cuisine pour les traiteurs, des sanitaires (y compris pour PMR), un vestiaire et une loge d’artistes », cite-t-il.

    Détail bien pensé : cette dernière communique avec la scène à l’étage via un escalier caché dans une trappe.

    La grange peut accueillir 60 personnes avec des tables, 120 avec des mange-debout, et une centaine de spectateurs assis. Un parking est à disposition.

    Infos au 0475/ 43.66.74 -

    ANNICK GOVAERS

    Toutes les photos clic ici 

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  • Le « boom » des volailles touche l’arrondissement et Nandrin

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    plt.JPGDans 15 communes, il n’y a pas d’élevage de volailles en 2015, mais cela n’empêche pas de voir ce nombre croître.

    Le SPF Economie recense 852.719 volailles dans l’arrondissement. Plusieurs élevages rendent ce chiffre impressionnant : à Hannut, Nandrin et Donceel, on retrouve respectivement 177.485 volailles, 135.000 poulets et 117.000 individus. Dans certaines entités, on aperçoit une forme de spécialisation.

    Les 9.600 individus situés à Anthisnes, ou les 20.000 qu’on trouve à Huy, sont des poulets de chair, tandis qu’à Burdinne ou à Wasseiges, les poules et poulettes servent plutôt à pondre.

    Si ces chiffres représentent la situation en 2015, cette année et les prochaines devraient voir la tendance se confirmer, comme l’indiquent les demandes de permis d’exploitation, à Geer notamment. Ligney pourrait accueillir 40.000 poulets supplémentaires et atteindre les 132.000 volailles, alors que les Volailles de Berloz déménagent vers Geer avec la création d’un poulailler de 4.800 poulets et la volonté de migrer vers le bio. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • le nombre d’exploitations agricoles est de 27 à Nandrin

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    exploitation Nandrin source Sudinfo avril 2016.JPG

    Nandrin 27 Exploitations

    1.599 Bovins

    0 Porcs

    135.000 Volailles

    Il ne reste que 1.075 exploitations agricoles sur Huy-Waremme 

    C’est 88 de moins qu’en 2010 ! Hannut est en tête des communes qui comptent le plus de fermes

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 88 exploitations agricoles de moins qu’en 2010. Sur base des chiffres agricoles publiés par le SPF Économie, il subsiste 1.075 agriculteurs dans les 31 communes, dont une majorité à Hannut et Clavier. C’est d’ailleurs dans cette dernière qu’on retrouve le plus de bovins, tandis que l’élevage de volailles tend chaque année un peu plus vers le million.

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 1.075 exploitations agricoles. Le Service Public Fédéral en charge de l’économie a publié les chiffres du secteur agricole pour l’année 2015. Le plus grand nombre d’exploitations se trouve à Hannut avec 115 agriculteurs. Et cette situation dure depuis plusieurs années déjà : en 2010, 116 exploitations agricoles figurent sur le territoire hannutois.

    Par rapport à cette même année 2010, l’arrondissement enregistre une réduction du nombre d’exploitations : 1.163, contre 1.075 cinq années plus tard, soit 88 de moins.

    Clavier arrive en deuxième place avec 71 agriculteurs (contre 84 en 2010).

    Si cette baisse du nombre d’exploitations agricole se poursuit, le Condroz semble le plus touché et André Hosay, agriculteur à Tinlot, ne s’en étonne pas.

    Déjà en 2014, il constate ce phénomène avec des mots forts : « Quand j’entends des agriculteurs parler de suicide, je ne suis pas étonné car on ne vit plus, on survit dans ce métier.

    Quel jeune voudrait investir dans une ferme et travailler à perte ? »

    Pourtant, Huy-Waremme demeure un des arrondissements les plus agraires de Wallonie.

    Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Hannut arrive en quatorzième position des communes où il y a le plus d’exploitations agricoles, notamment derrière Tournai (Hainaut) et les communes luxembourgeoises de Bastogne et Libramont-Chevigny, tandis que Clavier se trouve dans le top cinquante régional.

    Au niveau des superficies agricoles par commune, on retrouve de nouveau Hannut et Clavier parmi les plus importantes avec respectivement plus de 676.000 ares et 463.000 ares.

    La seule autre commune qui « consacre » au moins 300.000 ares à une activité agricole est Braives et ses 46 exploitations.

    Le détail des cultures apparaît également parmi les statistiques.

    Dans l’arrondissement, un tiers des terres sert aux céréales, principalement du froment et un peu d’orge, et un cinquième aux cultures dites industrielles comme la betterave ou la chicorée. Au regard de la superficie, le froment domine devant les betteraves, les pommes de terre et les légumes cultivés en plein air. Sans grand étonnement, vu leurs spécificités territoriales, deux communes situées sur la Meuse ont peu d’exploitations agricoles : Engis et Amay.

    Les communes où l’on trouve moins d’agriculteurs correspondent à celles qui disposent des superficies agricoles les moins élevées à l’image de Berloz et Saint-Georges-sur-Meuse. Ces quatre entités sont les seules à ne pas utiliser une superficie agricole supérieure à 100.000 ares. Un autre cinquième des terres agricoles de Huy-Waremme demeure simplement couvert d’herbe, et c’est le cas à Ferrières et Clavier.

    Dans le cas claviérois, on ne s’en étonne pas au regard au regard du nombre de bovins qui pâturent sur le territoire de la commune du Condroz, car le SPF économie propose également le détail des activités agricoles par commune. Il y a près de 77.000 bovins et 45.000 porcs dans l’arrondissement , mais surtout 852.719 volailles. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • Les jeunes fermiers ont la corde au cou. Ils l’ont confié ce vendredi à Nandrin au ministre Lacroix

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    L ’équilibre précaire des agriculteurs ne s’améliore pas, bien au contraire. La santé financière des jeunes fermiers est préoccupante.

    Ce vendredi, cinq Nandrinois et Engissois ont fait part de leurs revendications et de leurs craintes au ministre wallon du budget et de la simplification administrative, le Wanzois Christophe Lacroix.

    Christophe Lacroix s’est rendu ce vendredi à Nandrin.

    Il a d’abord fait le point sur les projets de la commune dont il se fera le relais : nouvelle administration communale, maison de quartier à Villers le-Temple, rapidobus, agora au foot etc.

    Il a ensuite visité les Coquelicots, un service d’accueil de jour pour adultes handicapés, victime il y a un an et demi d’un incendie. En fin de matinée, il a mis le cap sur la ferme d’Alain Henry qui élève 58.000 poulets.

    Il y a rencontré cinq jeunes agriculteurs de Nandrin et Engis qui élèvent en grosse partie des vaches laitières. Ils en avaient gros sur la patate.

    « Il y a 8 ans, j’ai repris la moitié de la ferme de mes parents qui ont aujourd’hui 68 ans. Avec les prix actuels du lait, de la viande et des céréales, je suis obligé de travailler à l’extérieur, je décharge des bateaux comme indépendant.

    Ma paie ne sert qu’à couvrir les dépenses de la ferme. Je dois vivre sur le salaire de ma femme, institutrice maternelle, alors que nous avons 2 jeunes enfants.

    Je me demande comment je vais faire pour reprendre un jour l’autre moitié de la ferme et surtout j’ai peur qu’un jour ma femme en ait marre et me quitte », confie Vincent Fisenne, 34 ans.

    Loin de jouer les Calimero, les jeunes fermiers ont traduit les difficultés quotidiennes qu’ils traversent. « Mes lois sociales sont passées de 600 € tous les trimestres à 1.200 € car ils se basent sur le chiffre d’affaires d’il y a trois ans, où ça allait mieux !

    On a déjà du mal à relever la tête et on nous en rajoute encore… », souffle Laurent Van den Bergh, 27 ans, de Nandrin.

    Que dire de la charge administrative : « Il faut en moyenne une journée par semaine pour l’administratif.

    Comme je travaille à l’extérieur, je dois m’y atteler tous les soirs… », ajoute Vincent Fisenne. Quant à Tanguy Tasiaux, électricien de 25 ans, il a décidé de reprendre la ferme de ses parents.

    « Les discussions sont en cours avec la banque pour emprunter 500.000€. Mes parents ne voulaient pas que je le fasse mais j’ai envie d’y arriver », assure-t-il malgré tout.

    « Le ministère se rend-il compte de la catastrophe qui se prépare ?

    On croit que les fermiers sont riches parce qu’ils ont beaucoup de terres mais la plupart ont la corde autour du cou, croyez-moi », lance Alain Henry dont le fils Maxime travaille aussi sur l’exploitation.

    UNE RÉUNION FIXÉE

    Deux revendications : un prix garanti qui leur permette de recevoir un salaire décent. Et pas de produits américains importés avec le potentiel Traité transatlantique.

    « Une majorité d’Etats européens sont favorables à ce traité, mais s’il passe au parlement wallon, nous voterons contre. La Belgique doit s’unir avec d’autres pour plaider une meilleure stabilité des prix.

    Les charges sociales sont de la compétence du gouvernement fé- déral. Mais je m’engage à relayer vos demandes, notamment auprès du ministre wallon de l’agriculture, René Collin. », affirme Christophe Lacroix.

    Une réunion conjointe est prévue à Namur avec les jeunes agriculteurs dans les prochaines semaines.

    « On est agréablement surpris », ont conclu les jeunes fermiers.

    Article et photos de ANNICK GOVAERS source Sudpresse 

    Article du 6 février 2016 http://journal.sudinfo.be/