Agriculteurs - Page 2

  • Nandrin : Le taureau Usinger a été primé

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    Le taureau Usinger a été primé à Clavier

    Le fermier nandrinois, Vincent Fisenne est heureux. Son taureau est premier sur le podium au concours Blanc Bleu Belge du concours régional à Clavier. La bête de 804 kg et grande d’un mètre 32 a répondu aux critères des juges, désignés quelques semaines auparavant. Plusieurs facteurs ont été pris en compte durant l’épreuve. « Le taureau doit avoir de bons aplombs, un beau rebondi de fesse, un large bassin, une belle épaule avec de la viande, une côte bien ronde et un large garrot. La bête qui rassemble au mieux ces critères remporte le prix », nous explique Vincent Fisenne, éleveur de Blanc Bleu Belge.

    Pour ce passionné d’agriculture, gagner un prix est toujours une consécration. « Quand on est agriculteur et que l’on finit sur le podium avec son animal, c’est une fierté », lance le fermier. Plusieurs semaines avant le concours régional Blanc Bleu Belge qui rassemble les éleveurs condruziens, Vincent Fisenne a choisi « ses plus belles bêtes » et les a ensuite mises en quarantaine. « Lorsque j’ai trouvé celles qui pourraient potentiellement gagner, je les ai chouchouté. Je leur ai donné des aliments adéquats. Ce sont des rois ou reines durant deux mois », poursuit Vincent Fisenne qui a repris la ferme familiale en 2008. Un travail de longue haleine est souvent réaliser en amont des concours. « Il s’agit d’un travail génétique et de sélection pour avoir une bête qui participe aux compétitions. Il ne s’agit pas de faire des artifices comme certains le croient. Il faut trouver une vache et un taureau qui pourrait avoir ensemble un veau ou une génisse prometteurs », souligne le fermier.

    Usinger est prêt pour la foire de Libramont !

    Du 26 au 29 juillet prochain, le taureau Usinger ira à Libramont avec son maître, Vincent. L’objectif ? Remporter un deuxième prix au concours prestigieux des agriculteurs. « Le jury de Libramont passe dans les fermes deux mois avant la foire et présélectionne les bêtes qui participeront. Il se trouve qu’Usinger avait déjà été sélectionné bien avant de remporter le prix au concours de Clavier. Il a du potentiel », se réjouit Vincent Fisenne. Participer à cette plus grande foire agricole en plein air d’Europe, qui accueille chaque année 220 000 visiteurs est une fierté pour l’agriculteur. « Pendant quatre jours, c’est une bouffée d’air pour moi. J’y vais avec le taureau mais aussi avec Davina de la Gotte, une vache de 768 kg. Cet évènement est une réelle satisfaction pour un fermier. On compare nos bêtes aux meilleurs sujets de la race et les taureaux pourraient être repérés par les centres d’insémination », affirme Vincent Fisenne.

    « Vivre de notre travail ? Non. »

    Spécialisé dans les viandes Blanc Bleu Belge depuis quatre générations, Vincent Fisenne se dit révolté par le Mercosur, le Marché commun du Sud. « Si l’on continue à importer des viandes qui viennent d’ailleurs, comment voulez-vous que ce soit encore rentable pour les agriculteurs ? », s’irrite Vincent. Contrôlé plusieurs fois par an, le fermier s’indigne également du manque de contrôle sur les viandes étrangères. « Je produis du lait et tous les trois jours, je suis contrôlé. Il y a des produits qui ne le sont pas du tout. Une fois par an, j’ai un audit de la ferme et l’AFSCA qui vient régulièrement ». Suite à l’annonce d’un accord libre-échange entre l’UE et le Mercosur, Vincent se tracasse. « J’espère que l’on a encore une place dans une commune rurale ».

    PAR AMÉLIE DUBOIS

     

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  • Nuisibles pour les vaches et pour... nous ?

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    Les pneus usés sont nocifs pour nos vaches

    l y a quelques semaines nous nous inquiétions du nombre de vaches qui meurent après avoir ingurgité des morceaux de cannettes abandonnées par des promeneurs le long de leurs prairies. Aujourd’hui, les agriculteurs français et belges mettent en garde contre les pneus qui connaissent le même sort que les cannettes.

    « Plutôt que d’aller au parc à conteneurs ou de les donner à leurs fournisseurs, certains se débarrassent de leurs roues usagées le long - voire même dans - nos prairies. Nous ne les remarquons pas toujours tout de suite et ces déchets se dégradent au fil du temps. Des bouts de caoutchouc, ferraille et goudron sont alors avalés par nos animaux sur le lieu d’abandon ou bien plus loin. Les morceaux pouvant voyager plusieurs mètres grâce au ruissellement de l’eau », nous confie Tom, un agriculteur.

    Selon l’association française Robin des Bois et plusieurs agriculteurs belges, ces pneus usés causent abcès, péritonites, fièvre, perte d’appétit, baisse de la production de lait et cancers.

    Qualité du lait

    Si aucune étude ne le prouve, on craint en France que cette pratique ne puisse influer sur la qualité du lait et de la viande et peut-être, à terme, devenir nuisible pour notre santé.

    « Depuis des années, nous conservons les vieux pneus pour maintenir, par exemple, des bâches d’ensilage. Mais, ils sont utilisés bien loin du bétail et nous surveillons de près leur érosion. Les risques que nous prenons sont donc calculés, contrairement à ce qui se passe quand on abandonne un pneu dans un pré. Il est temps que cette pratique cesse ! », conclut un autre agriculteur.

    Une profession qui fait d’ailleurs toujours plus appel aux centres de recyclage. Ainsi, 4.597 tonnes de pneus ont été récoltées en 2018 dans le milieu agricole par recytyre contre 2.897 en 2009.

    Par A.VLT.

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  • Ils s'installent à la campagne mais n'en acceptent pas les nuisances ? Une charte ?

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    RTL Info Belgique clic ici en a fait un article le 12 juillet 2019 sur leur site .

    L'article parle d' une charte à l'adresse  des néo-ruraux dans certaines communes .

    Plusieurs communes wallonnes envisagent de rédiger une charte à l'adresse de ces néo-ruraux, des personnes qui partent de la ville pour vivre à la campagne, rappelant dans cette charte  que vivre à la campagne, c'est accepter le mode de vie rurale et les nuisances.

    Certains nouveaux venus n'acceptent  pas bien certains aspects de la vie locale,  portent plainte auprès des communes.

    L'article dénonce "   Les lotissements se créant dans certaines communes, attirent des citadins cela engendre parfois des tensions avec les riverains locaux ."

    Certaines communes vont  créés  cette charte. il est dit dans l'article  Sic "Quand on arrive à la campagne, il faut accepter ces bruits et petites nuisances comme le coq qui chante, la moissonneuse qui travaille l'été, le chargement de betteraves à toute heure du jour ou de la nuit à l'automne, le tracteur qui laisse de la terre sur la route........

    Lire l'Article de RTL Clic ici 

     

    Autres articles sur le sujet :

    Un coq condamné à se… taire par le juge !

     

     

  • Le Chat Lait de Nandrin annonce avoir reçu l'autorisation .....

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    Le Chat Lait de Nandrin  l'annonce sur sa page Facebook 

    Le Chat Lait clic ici

    Rue du Halleux (13,35 km)
    4550 Nandrin

     

  • Sécheresse: une bonne nouvelle pour nos agriculteurs condruziens

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    Denis Marcourt est agriculteur à Ouffet. Cet été, ses cultures ont souffert de la sécheresse ; comme celles de la majorité des agriculteurs wallons. Il avait rarement vu ça depuis 1976. «  On s’est retrouvé avec 70 jours sans eau, ce qui est énorme. Il y a entre 40 % et 50 % de perte en maïs, entre 35 % et 40 % en prairie et en betteraves sucrières  », recense-t-il.

    Quand il apprend que sa commune ne figure pas dans la liste des 166 communes reconnues concernées par le phénomène de sécheresse exceptionnelle, c’est une mauvaise surprise pour l’Ouffetois. «  L’erreur vient de notre ministre qui avait demandé une enquête du 1er mai au 31 juillet à l’IRM alors que la ministre flamande avait, elle, demandé une enquête sur la période du 2 juin au 6 août. La Flandre a été beaucoup plus attentive à la façon de gérer les dossiers que la Wallonie. Toutes les communes flamandes étaient donc reconnues, contrairement aux communes wallonnes. » En effet, le mois de mai a été marqué par d’importants orages, ce qui a directement influencé les statistiques. Pourtant, ces pluies n’ont pas aidé les agriculteurs à faire face à la sécheresse. La réalité du terrain n’était donc pas exactement reflétée par les chiffres…

    Les agriculteurs ont alors chacun contacté leur bourgmestre respectif pour faire bouger les choses. «  Les bourgmestres ont interpellé le ministre (René Collin, NDLR) qui a ainsi demandé à l’IRM de refaire un calcul du 2 juin au 6 août et, là, on a été reconnus. Le fait de reconnaître toutes les communes un mois plus tard, ça montre qu’il y avait une erreur dans le dossier. Il n’y avait aucune raison qu’on ne soit pas repris, c’était donc un peu choquant et vexant.  »

    Cette reconnaissance va ainsi permettre aux agriculteurs concernés par ces dégâts de bénéficier du Fonds de Calamités débloqué pour compenser la perte de revenus liée à la sécheresse de cet été 2018.

    MARIE LARDINOIS

    Les trois bourgmestres ont rapidement réagi

     

    Afin de faire bouger les choses, les bourgmestres ont chacun interpellé le ministre René Collin. «  Avec le Collège, on a décidé d’écrire au ministre  », revient Caroline Cassart, bourgmestre d’Ouffet. «  On ne trouvait pas normal que notre commune ne soit pas reprise dans la liste. J’ai été interpellée car, sur le terrain, la réalité était tout autre.  » « C’était vraiment problématique pour pas mal d’agriculteurs. Ils sont une quinzaine à avoir fait une déclaration de dégâts de sécheresse dans la commune  », ajoute le bourgmestre d’Anthisnes, Marc Tarabella. « L’avis revisité de l’IRM, c’est un soulagement.  »

    Selon Patrick Lecerf, bourgmestre empêché à Hamoir, «  il s’agissait d’une question de bon sens. Les dégâts agricoles à Hamoir sont les mêmes qu’ailleurs voire supérieurs à certaines autres communes.  »

    M.L

     

    Article complet clic ici 

  • L’agriculteur doit retirer les traces qu’il laisse c'est la loi

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    Avec l’arrivée de l’automne, on entre dans une période dense au niveau des récoltes. Les agriculteurs y vont bon train pour ramasser un maximum de betteraves, pommes de terre, etc.

    Mais ces nombreuses récoltes et les réguliers allers-retours entre champs et routes laissent inévitablement des traces sur le macadam. Une situation dangereuse si la météo se montre peu clémente.

    CINQ TUÉS EN 2016

    Devenues soudainement très glissantes, les routes peuvent provoquer des accidents qui ont, parfois, de lourdes conséquences.

    En 2016, l’institut Vias a recensé 239 accidents avec tués ou blessés dus à la saleté de la chaussée.

    « Il y a eu 2 tués sur des routes sales (0,3 %) et 3 tués sur des routes humides et sales (0,5 %). Donc 5 tués au total », note tout de même Benoît Godart, porte-parole de Vias.

    Un conducteur qui n’adapte pas sa vitesse à l’état gras de la chaussée (dû à une fine couche de boue et de pulpe de betteraves) doit supporter un quart des responsabilités après un accident.

    C’est également le cas pour la commune si elle ne constate pas la présence anormale de boue et qu’elle ne veille pas à prendre les mesures nécessaires. Dans la région de Gembloux, où se situe la râperie de Longchamps, on est bien conscient du problème en cette période délicate.

    « Normalement, les agriculteurs doivent nettoyer la route derrière eux », explique-t-on au service roulage de la zone de police Orneau-Mehaigne qui couvre les communes de Gembloux, Éghezée et La Bruyère.

    « C’est clairement écrit dans le code de la route.

    Il est interdit de laisser des traces sur la route. Généralement, ils ont une brosse rouleau ou un jet pour nettoyer. »

    Les cas sont donc rares, mais parfois, ce sont les riverains eux-mêmes qui signalent les routes souillées.

    « En effet, quelques fois, on reçoit des appels des citoyens pour nous expliquer qu’il y a des dangers sur la route.

    Dans ce cas, nous allons constater sur place. »

    Et si l’agriculteur ne se plie pas à la demande des policiers, appel est fait aux pompiers pour nettoyer la chaussée.

    «Au minimum, ça leur coûte 200 à 300 € », précise un pompier.

    « Dans un cas comme celui-là, on fait payer par heure. »

    J.M.

    Source info clic ici 

  • Un théâtre dans leur grange à Hoboval Villers le Temple Nandrin

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    Le bâtiment, restauré par des artisans locaux, peut accueillir une centaine de spectateurs

    I l est désormais possible de louer la grange du Moulin d’Hoboval, à Nandrin. La ferme, convertie en partie en logements et en élevage de chevaux de sport, continue en effet de se diversifier.

    La grange, restaurée avec soin par des artisans locaux, comporte deux niveaux. À l’étage, il y a une grande salle à la charpente apparente, avec une scène surélevée et un bar. Au rez-dechaussée, une cuisine, un vestiaire, des sanitaires et même une loge pour les artistes.

    La grange du Moulin d’Hoboval, à Villers-le-Temple (Nandrin), respire le charme du Condroz. Avec ses belles pierres, sa charpente apparente et ses grands volumes, elle a encore été embellie par une restauration minutieuse.

    « La grange servait de fourretout, on n’en faisait rien et c’était dommage », commente Nicole de Jamblinne, propriétaire depuis 2005.

    « Étant agriculteurs bio (blondes d’Aquitaine et moutons), il est important de se diversifier. Nous avons réhabilité les anciens bâtiments de la ferme en logements que nous louons à ceux qui fréquentent l’écurie, et dans la grange nous venons de créer un petit théâtre », explique Geoffroy de Jamblinne, son fils, à l’origine de la transformation.

    D’une capacité d’une centaine de places, le bâtiment est destiné à abriter des pièces de théâtre de groupes amateurs, des conférences, des séminaires, des spectacles de jazz, des soupers de clubs et associations de la commune ou alentours, un club de langues, un anniversaire éventuel etc.

    « Nous sommes ouverts à toute proposition culturelle, tant qu’il s’agit d’événements calmes qui ont lieu l’après-midi ou qui se terminent à des horaires normaux comme 23h-minuit.

    Il y a en effet des logements juste à côté, on ne veut pas trop de bruit. » « L’idée est de proposer un lieu culturel chaleureux et joli à Nandrin, je trouve que ça manque dans la commune », ajoute Nicole de Jamblinne.

    Le bâtiment a subi une intense rénovation, réalisée par des artisans locaux et des ouvriers de la société immobilière de Geoffroy de Jamblinne (qu’il gère en activité complémentaire).

    « Je pars du principe que si j’entreprends quelque chose, je le fais bien. J’ai donc misé sur des matériaux de qualité et le savoir-faire local », souligne-t-il. De fait, l’impressionnant escalier en pierre bleue menant à la salle de spectacle a été conçu par un artisan de Rotheux.

    « Nous n’avons pas percé dans les façades mais nous avons refait le toit, l’isolation, mis un sol pour faire deux niveaux, posé un plafonnage à base d’argile, eau et paille, remplacé quelques poutres porteuses horizontales par des verticales, créé une scène dans l’espace ayant une différence de niveau, aménagé une cuisine pour les traiteurs, des sanitaires (y compris pour PMR), un vestiaire et une loge d’artistes », cite-t-il.

    Détail bien pensé : cette dernière communique avec la scène à l’étage via un escalier caché dans une trappe.

    La grange peut accueillir 60 personnes avec des tables, 120 avec des mange-debout, et une centaine de spectateurs assis. Un parking est à disposition.

    Infos au 0475/ 43.66.74 -

    ANNICK GOVAERS

    Toutes les photos clic ici 

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  • Le « boom » des volailles touche l’arrondissement et Nandrin

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    plt.JPGDans 15 communes, il n’y a pas d’élevage de volailles en 2015, mais cela n’empêche pas de voir ce nombre croître.

    Le SPF Economie recense 852.719 volailles dans l’arrondissement. Plusieurs élevages rendent ce chiffre impressionnant : à Hannut, Nandrin et Donceel, on retrouve respectivement 177.485 volailles, 135.000 poulets et 117.000 individus. Dans certaines entités, on aperçoit une forme de spécialisation.

    Les 9.600 individus situés à Anthisnes, ou les 20.000 qu’on trouve à Huy, sont des poulets de chair, tandis qu’à Burdinne ou à Wasseiges, les poules et poulettes servent plutôt à pondre.

    Si ces chiffres représentent la situation en 2015, cette année et les prochaines devraient voir la tendance se confirmer, comme l’indiquent les demandes de permis d’exploitation, à Geer notamment. Ligney pourrait accueillir 40.000 poulets supplémentaires et atteindre les 132.000 volailles, alors que les Volailles de Berloz déménagent vers Geer avec la création d’un poulailler de 4.800 poulets et la volonté de migrer vers le bio. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • le nombre d’exploitations agricoles est de 27 à Nandrin

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    exploitation Nandrin source Sudinfo avril 2016.JPG

    Nandrin 27 Exploitations

    1.599 Bovins

    0 Porcs

    135.000 Volailles

    Il ne reste que 1.075 exploitations agricoles sur Huy-Waremme 

    C’est 88 de moins qu’en 2010 ! Hannut est en tête des communes qui comptent le plus de fermes

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 88 exploitations agricoles de moins qu’en 2010. Sur base des chiffres agricoles publiés par le SPF Économie, il subsiste 1.075 agriculteurs dans les 31 communes, dont une majorité à Hannut et Clavier. C’est d’ailleurs dans cette dernière qu’on retrouve le plus de bovins, tandis que l’élevage de volailles tend chaque année un peu plus vers le million.

    L’arrondissement Huy-Waremme compte 1.075 exploitations agricoles. Le Service Public Fédéral en charge de l’économie a publié les chiffres du secteur agricole pour l’année 2015. Le plus grand nombre d’exploitations se trouve à Hannut avec 115 agriculteurs. Et cette situation dure depuis plusieurs années déjà : en 2010, 116 exploitations agricoles figurent sur le territoire hannutois.

    Par rapport à cette même année 2010, l’arrondissement enregistre une réduction du nombre d’exploitations : 1.163, contre 1.075 cinq années plus tard, soit 88 de moins.

    Clavier arrive en deuxième place avec 71 agriculteurs (contre 84 en 2010).

    Si cette baisse du nombre d’exploitations agricole se poursuit, le Condroz semble le plus touché et André Hosay, agriculteur à Tinlot, ne s’en étonne pas.

    Déjà en 2014, il constate ce phénomène avec des mots forts : « Quand j’entends des agriculteurs parler de suicide, je ne suis pas étonné car on ne vit plus, on survit dans ce métier.

    Quel jeune voudrait investir dans une ferme et travailler à perte ? »

    Pourtant, Huy-Waremme demeure un des arrondissements les plus agraires de Wallonie.

    Au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Hannut arrive en quatorzième position des communes où il y a le plus d’exploitations agricoles, notamment derrière Tournai (Hainaut) et les communes luxembourgeoises de Bastogne et Libramont-Chevigny, tandis que Clavier se trouve dans le top cinquante régional.

    Au niveau des superficies agricoles par commune, on retrouve de nouveau Hannut et Clavier parmi les plus importantes avec respectivement plus de 676.000 ares et 463.000 ares.

    La seule autre commune qui « consacre » au moins 300.000 ares à une activité agricole est Braives et ses 46 exploitations.

    Le détail des cultures apparaît également parmi les statistiques.

    Dans l’arrondissement, un tiers des terres sert aux céréales, principalement du froment et un peu d’orge, et un cinquième aux cultures dites industrielles comme la betterave ou la chicorée. Au regard de la superficie, le froment domine devant les betteraves, les pommes de terre et les légumes cultivés en plein air. Sans grand étonnement, vu leurs spécificités territoriales, deux communes situées sur la Meuse ont peu d’exploitations agricoles : Engis et Amay.

    Les communes où l’on trouve moins d’agriculteurs correspondent à celles qui disposent des superficies agricoles les moins élevées à l’image de Berloz et Saint-Georges-sur-Meuse. Ces quatre entités sont les seules à ne pas utiliser une superficie agricole supérieure à 100.000 ares. Un autre cinquième des terres agricoles de Huy-Waremme demeure simplement couvert d’herbe, et c’est le cas à Ferrières et Clavier.

    Dans le cas claviérois, on ne s’en étonne pas au regard au regard du nombre de bovins qui pâturent sur le territoire de la commune du Condroz, car le SPF économie propose également le détail des activités agricoles par commune. Il y a près de 77.000 bovins et 45.000 porcs dans l’arrondissement , mais surtout 852.719 volailles. 

    Article de JULIEN MARIQUE source Sudpresse Huy-Waremme du 25 avril 2016 http://journal.sudinfo.be/

  • Les jeunes fermiers ont la corde au cou. Ils l’ont confié ce vendredi à Nandrin au ministre Lacroix

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    L ’équilibre précaire des agriculteurs ne s’améliore pas, bien au contraire. La santé financière des jeunes fermiers est préoccupante.

    Ce vendredi, cinq Nandrinois et Engissois ont fait part de leurs revendications et de leurs craintes au ministre wallon du budget et de la simplification administrative, le Wanzois Christophe Lacroix.

    Christophe Lacroix s’est rendu ce vendredi à Nandrin.

    Il a d’abord fait le point sur les projets de la commune dont il se fera le relais : nouvelle administration communale, maison de quartier à Villers le-Temple, rapidobus, agora au foot etc.

    Il a ensuite visité les Coquelicots, un service d’accueil de jour pour adultes handicapés, victime il y a un an et demi d’un incendie. En fin de matinée, il a mis le cap sur la ferme d’Alain Henry qui élève 58.000 poulets.

    Il y a rencontré cinq jeunes agriculteurs de Nandrin et Engis qui élèvent en grosse partie des vaches laitières. Ils en avaient gros sur la patate.

    « Il y a 8 ans, j’ai repris la moitié de la ferme de mes parents qui ont aujourd’hui 68 ans. Avec les prix actuels du lait, de la viande et des céréales, je suis obligé de travailler à l’extérieur, je décharge des bateaux comme indépendant.

    Ma paie ne sert qu’à couvrir les dépenses de la ferme. Je dois vivre sur le salaire de ma femme, institutrice maternelle, alors que nous avons 2 jeunes enfants.

    Je me demande comment je vais faire pour reprendre un jour l’autre moitié de la ferme et surtout j’ai peur qu’un jour ma femme en ait marre et me quitte », confie Vincent Fisenne, 34 ans.

    Loin de jouer les Calimero, les jeunes fermiers ont traduit les difficultés quotidiennes qu’ils traversent. « Mes lois sociales sont passées de 600 € tous les trimestres à 1.200 € car ils se basent sur le chiffre d’affaires d’il y a trois ans, où ça allait mieux !

    On a déjà du mal à relever la tête et on nous en rajoute encore… », souffle Laurent Van den Bergh, 27 ans, de Nandrin.

    Que dire de la charge administrative : « Il faut en moyenne une journée par semaine pour l’administratif.

    Comme je travaille à l’extérieur, je dois m’y atteler tous les soirs… », ajoute Vincent Fisenne. Quant à Tanguy Tasiaux, électricien de 25 ans, il a décidé de reprendre la ferme de ses parents.

    « Les discussions sont en cours avec la banque pour emprunter 500.000€. Mes parents ne voulaient pas que je le fasse mais j’ai envie d’y arriver », assure-t-il malgré tout.

    « Le ministère se rend-il compte de la catastrophe qui se prépare ?

    On croit que les fermiers sont riches parce qu’ils ont beaucoup de terres mais la plupart ont la corde autour du cou, croyez-moi », lance Alain Henry dont le fils Maxime travaille aussi sur l’exploitation.

    UNE RÉUNION FIXÉE

    Deux revendications : un prix garanti qui leur permette de recevoir un salaire décent. Et pas de produits américains importés avec le potentiel Traité transatlantique.

    « Une majorité d’Etats européens sont favorables à ce traité, mais s’il passe au parlement wallon, nous voterons contre. La Belgique doit s’unir avec d’autres pour plaider une meilleure stabilité des prix.

    Les charges sociales sont de la compétence du gouvernement fé- déral. Mais je m’engage à relayer vos demandes, notamment auprès du ministre wallon de l’agriculture, René Collin. », affirme Christophe Lacroix.

    Une réunion conjointe est prévue à Namur avec les jeunes agriculteurs dans les prochaines semaines.

    « On est agréablement surpris », ont conclu les jeunes fermiers.

    Article et photos de ANNICK GOVAERS source Sudpresse 

    Article du 6 février 2016 http://journal.sudinfo.be/