L’ASBL marchinoise, qui compte 600 élèves, s’est installée dans ses nouveaux locaux ce week-end

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Crise sanitaire oblige, l’emménagement de l’école du cirque s’est fait dans la discrétion ce week-end. Pas de fanfare, ni de flonflon. Pas de spectacle d’inauguration non plus, du moins pour le moment.

Cela n’empêche pas Véronique Swennen, directrice de l’école du cirque depuis 20 ans, d’avoir des étoiles dans les yeux lorsqu’elle évoque sa nouvelle salle. « Elle culmine à 6 mètres de hauteur. Cela nous permettra de développer nos numéros de technique aérienne. Avoir une salle à notre unique disposition nous permettra aussi d’affiner et d’améliorer notre offre. »

 

E.Ci.

 

Jusqu’à présent, l’école du cirque de Marchin occupait l’ancienne salle de gym de l’école du Fourneau, mais l’espace était un peu exigu (surtout côté hauteur de plafond) et l’obligation de partager l’espace avec d’autres ASBL limitait les plages horaires.

L’ASBL a donc décidé de se lancer dans le projet de construction de sa propre école, à côté du chapiteau en dur : « Regrouper les deux structures sur un même site, va booster la dynamique circassienne du lieu et accroître les collaborations » souligne la directrice. Elle insiste cependant : pour menre à bien ce projet l’association n’a pas reçu de subside direct : « Il s’agit d’une ASBL privée et nous avons réalisé notre propre puzzle financier en pariant sur l’avenir : à savoir un emprunt de 150.000 euros, un crowdfunding qui nous a permis de récolter 15.000 euros et un soutien, suite à un appel à projets de l’opération Cap 48 qui nous a permis de récolter 20.000 euros. » Véronique Swennen salue cependant « le coup de pouce de la commune de Marchin, qui a mis le terrain à disposition de l’école du cirque. »

Edifée en ossature bois et recouverte d’un bardage noir, l’école du cirque est reliée au chapiteau en dur par une porte. Ces derniers jours, des spécialistes sont venus placer les points d’accroche qui permettront notamment de hisser les trapèzes.

 

En temps normal, 600 personnes fréquentent l’école du cirque chaque semaine : des enfants et des ados, dans le cadre scolaire ou lors d’activités extra-scolaires, mais aussi des adultes et des personnes handicapées. Outre la directrice, elles sont encadrées par huit moniteurs.

Pour l’instant, compte tenu du contexte sanitaire, seuls les moins de 13 ans sont autorisés à fréquenter l’école du cirque « Cela représente environ la moitié de nos inscrits. » Comme tout le monde, Véronique Swennen espère un retour rapide à la vie normale : « C’est un peu particulier d’ouvrir l’école dans ces conditions. On aurait voulu pouvoir la montrer à tout le monde. Pour l’instant, même les parents qui accompagnent les enfants doivent rester à l’extérieur. Nous avions prévu un spectacle avec les anciens, qui comme nous, ont rêvé cette nouvelle école, il n’aura pas lieu tout de suite… Peut-être en mai, lors de notre fête de clôture de saison, voire plus tôt, en fonction de la situation sanitaire. »

Ce lundi 4 janvier, ce sont les élèves d’une classe de maternelle de Marchin qui seront les premiers à tester officiellement la nouvelle école de cirque. Un début d’activité en douceur qui laisse présager des années hautes en couleur.

Le dévoilement du projet en septembre dernier.
Le dévoilement du projet en septembre dernier. - Latitude 50

L’impressionnant cirque en dur de Marchin, d’une hauteur libre de 10 mètres, a été dévoilé en septembre dernier, en présence de la ministre Bénédicte Linard. Il n’est cependant pas encore terminé. « En septembre, il s’agissait du dévoilement du projet architectural. L’inauguration, elle, est prévue pour le mois de novembre 2021. Le gradin de 320 places doit notamment encore être installé » précise Olivier Minet, directeur de Latitude 50.

Financé avec un subside de plus de 1 million d’euros octroyé dans le cadre de Liège-Europe Métropole, le cirque en bois doit remplace l’ancien chapiteau Decrollier, trop exigu, difficile à chauffer et pas assez haut pour les spectacles aériens.

Si les spectacles n’ont donc pas lieu tout de suite, les artistes viendront bientôt y répéter. « Nous accueillerons les premiers artistes en résidence dans le nouveau chapiteau à la mi-janvier. Cette activité est compatible avec le protocole sanitaire en vigueur dans le secteur de la culture. Les artistes répètent avec leur bulle. »

140 compagnies ont déjà rentré une demande de travail en résidence : « Nous ne savons pas répondre positivement à tous, nous pourrons en accueillir seulement la moitié » note Olivier Minet. Côté logement, cela coince aussi un peu. Une convention d’hébergement à l’année a été signée avec un gîte et un projet est lancé : « Nous avons rentré une demande d’aménagement pour construire deux modules de logement sur l’espace de lagunage. » En dépit du désert culturel actuel, le projet marchinois continue donc d’avancer : « Cela fait du bien au moral de l’équipe de constater que l’infrastructure de grandir. Nous espérons que ce fichu virus sera derrière nous, lorsqu’elle sera terminée » conclut Olivier Minet.

 

 

Article de par A B T 

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