la majorité des malades de la 1ère vague ont perdu leur immunité

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Combien de temps est-on immunisé contre le Covid-19 ? Le virus risque-t-il de muter rendant les vacains inefficaces ? Ces derniers seront-ils suffisants pour créer une immunité collective ? Les questions de la population concernant l’immunité sont aujourd’hui très nombreuses. Pour y répondre et développer des stratégies contre le virus telles que celle de la vaccination, la Haute Autorité de Santé en France vient de publier une synthèse de la littérature scientifique sur le sujet.

5 mutations

On y apprend tout d’abord que « le SARS-CoV-2 est un virus susceptible de muter. 5 principales mutations sont observées dans les souches circulant en Europe (L5S, D80Y, A222V, S477N et D614G). La question en termes de vaccinologie est de savoir si le SARS-CoV-2 est à même de subir rapidement des modifications génétiques obligeant à un échappement à la réponse immunitaire, conduisant alors à modifier régulièrement les antigènes utilisés dans les vaccins », s’interroge le rapport. La réponse est plutôt rassurante. « Des souches virales présentant des mutations sont présentes à des niveaux très faibles parmi les populations infectées. La souche virale de SARS-CoV-2 mutée D614G qui est l’une des plus prévalentes à l’heure actuelle semble, quant à elle, plus sensible à la neutralisation ». Cela sera prépondérant dans l’efficacité de la vaccination.

Et l’immunité chez les anciens malades ? Pour savoir si une personne est toujours immunisée contre le virus, il faut déterminer la présence d’anticorps neutralisants. Les études analysées par la Haute Autorité de Santé montrent clairement que tous les patients développent une immunité. Mais que tous ne la développent de la même manière. En effet, plus le patient a développé une forme sévère, plus son immunité sera grande. On estime que 30 à 60 % des personnes infectées par le Covid-19 sont asymptomatiques ou paucisymptomatiques (pas ou peu symptômes). Ces dernières n’auraient donc qu’une faible et courte immunité.

Pas acquise

Mais, l’immunité contre le Covid-19 après une infection n’est jamais acquise définitivement. Les anticorps vont protéger la personne infectée sur une courte période. Le rapport de HAS met en garde : une grande partie des personnes infectées lors de la première vague ne disposent déjà plus d’anticorps et ne sont donc plus immunisées contre le nouveau coronavirus.

Une immunité plus durable se trouve toutefois ailleurs : via les lymphocytes T. Également appelées cellules T, elles jouent un grand rôle dans la réponse immunitaire secondaire. « T » est l’abréviation de thymus, l’organe dans lequel leur développement s’achève. Cette immunité intervient directement au niveau de nos cellules. Les lymphocytes T détruisent celles qui sont touchées par le Covid-19. Ces T sont présents chez les asymptomatiques et paucisymptomatiques. Leur protection peut être bien plus longue et pourrait durer 10 ans.

Pour la Haute Autorité de la Santé, il est donc essentiel de rendre complémentaire « une réponse anticorps et lymphocytaire T pour assurer la protection de la population ». Les vaccins en développement doivent donc fournir des réponses robustes des anticorps et des lymphocytes T. AstraZeneca a confirmé que c’était le cas de son vaccin sur les sujets âgés.

 

Article de Par Alison Verlaet

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