À Nandrin, la relation entre des chasseurs et un sexagénaire n’est pas au beau fixe

Lien permanent

Un sexagénaire nandrinois poursuivi pour jet de pétards sur des chasseurs

 

C’est un conflit qui dure depuis longtemps et qui oppose deux visions différentes. À Nandrin, un homme de 67 ans en a assez de voir les chasseurs en activité à proximité de son chalet. Des chasseurs qui ont les autorisations requises. Ce qui n’empêche pas le sexagénaire de pester. Mercredi, il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy pour harcèlement et coup volontaire.

Il aurait adopté un comportement inadéquat à l’encontre d’un des chasseurs du 1er janvier 2018 au 22 août 2018 et même jusqu’au début du mois de juin 2020 concernant un second chasseur. Une personne également touchée dans le dos par un pétard lancé des mains du prévenu.

Une situation délétère qui remonte à bien plus loin selon les différentes parties : « Les chasseurs étaient là bien avant que Monsieur n’arrive. Mon client est nonagénaire, chasse depuis plus de 50 ans, dispose du brevet grand gibier et donne des cours aux nouveaux adeptes. Il connaît les règles de sécurité et il n’y a jamais eu aucun problème avec le voisinage avant ces histoires avec le prévenu », a avancé Me Rodeyns, conseil de l’un des chasseurs et spécialiste dans ce domaine.

 

une peine de travail

de 120 heures requise

L’avocat ajoute que le sexagénaire viendrait au moment des activités pour se faire entendre, insulter les chasseurs. Un comportement risqué, vu la présence des panneaux, et qui n’a pas lieu d’être : «Il a dégradé des pièges installés pour attraper des renards et des corneilles. Or, ces pièges avaient été autorisés. Il a également détruit des silhouettes placées pour aider les apprentis chasseurs ».

Le prévenu est également poursuivi pour avoir lancé un pétard sur un second chasseur, causant des brûlures importantes. Pour le parquet, les préventions sont établies. Une peine de travail de 120 heures a été requise à son encontre.

Le prévenu a expliqué sa position et son ras-le-bol des actions des chasseurs : « Je n’en peux plus de voir le manque de compassion envers les animaux. J’ai déjà retrouvé des chats et des chevaux blessés par des plombs. Il y a eu plusieurs frayeurs lors de leur chasse et un de mes poneys a bien failli me frapper avec un sabot, surpris par les coups de feu. » Il a affirmé ne pas avoir vu le second chasseur le 16 juin 2019, car il se situait en contre-bas. Jugement le 6 janvier.

 

Article de par M.GI.

Article complet Sudinfo  Clic ici 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel