Une commerçante modavienne contrainte de rembourser son droit passerelle !!!

Lien permanent

Située au 6 Route de Modave, Li P’tite Botic existe depuis 2007 grâce à la passion de Catherine pour la décoration. Cette ancienne coiffeuse, ayant divers problèmes de santé, avait été contrainte de stopper son activité et s’était lancée en mi-temps médical.

Ainsi, quand le premier confinement a été annoncé, Catherine, comme tout indépendant, a rempli les papiers pour bénéficier du droit passerelle auprès d’Acerta. « Ils demandaient des papiers précis et j’ai tout indiqué au centime près, avec les spécificités de mon dossier. J’ai obtenu le droit passerelle peu après, ça a été assez rapide », précise la commerçante.

Manque de rigueur

De ce fait, lors de ce second confinement, la Modavienne réitère sa demande, sans nouvelles. Interloquée, elle décide de prendre contact avec le groupe de services RH qui lui annonce qu’elle ne percevra pas le droit passerelle et qu’elle va devoir rembourser les sommes perçues lors du précédent confinement. « J’ai été scandalisée. En plus, au téléphone, la personne a reconnu qu’il y avait eu une erreur et qu’ils allaient regarder pour un geste commercial… En attendant, j’ai trois mois de « salaire » à rembourser pour une erreur dont je ne suis pas responsable ! Cela devrait normalement être trois fois 1.291 euros, soit près de 4.000 € », renchérit Catherine indignée.

« C’est injuste »

« De plus, je ne suis certainement pas la seule dans le cas car on m’a certifié que lors du premier confinement les paiements avaient été faits dans la précipitation mais c’est leur travail de le faire. C’est injuste de devoir payer le prix de leur manque de rigueur ! »

Catherine précise également que si elle avait su dès le départ qu’elle ne pouvait pas être éligible au droit passerelle, elle aurait fait des choix différents. « Comme beaucoup, cette aide nous a permis de tenir mais si j’avais su que cet argent me serait réclamé, j’aurais fait d’autres choix, moins risqués ». Une annonce qui ébranle le moral de la commerçante à l’approche des fêtes. « Honnêtement, on va avoir difficile mais mon but ici est surtout d’informer les personnes dans la même situation pour qu’elles puissent avoir le temps de se retourner ou de trouver une solution ».

De notre côté, nous avons tenté de joindre Acerta, sans succès. Catherine n’a toujours pas reçu de courrier officiel l’invitant à rembourser mais ce jeudi, l’INASTI lui a confirmé qu’un mi-temps médical n’est pas éligible au droit passerelle.

4.000 euros à rembourser : Acerta réagit  

Dans notre édition de jeudi, nous évoquions la situation de Catherine Lefèvre (51), la gérante du magasin de décoration, Li P’tite Botic, à Modave. Alors qu’elle a perçu le droit passerelle durant le premier confinement, une somme s’élevant au total à 4.000 euros, elle vient d’apprendre qu’elle allait devoir tout rembourser suite à une erreur… Elle précisait que cette erreur était due à la gestion d ’Acerta. Le fonds d’assurance (que nous avions tenté de contacter au préalable sans succès NDRL) a tenu à réagir par l’entremise de Nadine Morren, directeur Starters & Indépendants Acerta : « Nous comprenons et regrettons la situation de madame Lefèvre, mais en tant que fonds d'assurance, nous sommes l'intermédiaire entre le gouvernement et les indépendants. Nous facilitons le plus rapidement possible le versement des montants, mais nous devons -avant tout- appliquer la loi. Madame Lefèvre touchait déjà des indemnités de la mutuelle et malheureusement le droit passerelle ne peut pas être cumulé avec les indemnités de la mutuelle. Nous prendrons contact avec Madame Lefèvre pour expliquer la situation. En tant que caisse d'assurance sociale, nous avons toujours eu comme objectif de payer nos indépendants le plus rapidement possible. Nous sommes dans une situation exceptionnelle, sachez que jusqu'à présent, nous avons traité 180.000 dossiers de droit passerelle, et ce sur une période de 6 mois. Si on veut aider les indépendants le plus rapidement possible avec les mesures de soutien prévues par le gouvernement, nous n'avons pas les moyens de faire des contrôles immédiats sur les déclarations sur l'honneur que les indépendants doivent remplir. Nous préférons jouer notre rôle de facilitateur le plus strictement et rapidement possible. »
 
Par La.Ma.
 
 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel