La flotte du TEC va se renouveler et s’élargir en 2021, notamment pour faire face à l’extension du réseau Express.

Lien permanent

600 bus livrés, 395 chauffeurs recrutés, ticket sur smartphone… 

Stéphane Thiery, directeur marketing du TEC, fait le point sur les ambitions de l’opérateur pour 2021 

 

La flotte du TEC va se renouveler et s’élargir en 2021, notamment pour faire face à l’extension du réseau Express. Des tests vont être menés pour calculer en temps réel l’affluence à bord des bus.  

 

Après une année compliquée à cause de la crise sanitaire, 2021 s’annonce chargée et riche en nouveautés, comme nous l’annonce Stéphane Thiery, directeur marketing du TEC.
 
« Le gouvernement wallon nous l’a confirmé nous allons pouvoir nous faire livrer, à partir de 2021, plus de 600 nouveaux véhicules, soit 430 bus standards, 120 articulés et 60 autocars.
 
Nous avons besoin de ces derniers pour nos 21 lignes Express », chiffre notre interlocuteur.
 
Jusqu’à présent, ces liaisons Express étaient sous-traitées à des exploitants privés. L’idée est d’en réintégrer au sein du TEC.
 
 
Les nouveaux bus permettront de renforcer l’offre et de remplacer le matériel en fin de vie.
 
« Après avoir engagé 346 conducteurs en 2020, nous allons en recruter 395 supplémentaires en 2021.
 
Ils remplaceront le personnel partant à la retraite et serviront à nos besoins accrus à la suite du renforcement de l’offre », précise Stéphane Thiery.
 
Une bonne nouvelle donc pour ceux qui seraient à la recherche d’un nouvel emploi à cause du Covid-19.
 
Améliorer la relation
 
« La volonté de la Région est d’investir massivement dans le transport public à travers le TEC », souligne le responsable dont l’une des attributions est de veiller à la qualité de la relation avec le client, depuis la phase de l’information jusqu’à la réalisation du trajet.
 
Mot d’ordre : simplifier. Là aussi, du changement s’annonce : « En 2015, nous avons lancé la carte Mobib qui permet d’acheter des titres de transport 24h/24 sur notre e-shop via une application. Au premier trimestre de 2021, nous commençons à implémenter une formule, le M-ticketing, pour permettre à l’usager de voyager grâce à son smartphone, sans avoir de carte Mobib ».
 
 
Concrètement, il s’agira de se créer un compte via son smartphone et de le créditer de titres de transport ou d’un abonnement.
 
Il ne restera plus qu’à valider une fois à bord. Lorsque ce nouveau canal de distribution sera abouti, un autre chantier sera mené.
 
« Il ne faudra plus acheter à l’avance et il n’y aura plus de validation.
 
La technologie détectera le smartphone et calculera le coût du voyage. Une facture sera envoyée à la fin du mois », détaille le directeur marketing. Comme aujourd’hui, le coût sera plafonné pour le voyageur.
 
Il ne devra plus payer de voyages supplémentaires pour le reste du mois, une fois qu’il aura atteint le montant équivalent à un abonnement.
 
« C’est une autre technologie. Pour l’instant, nous nous focalisons sur le M-ticketing et son lancement au printemps prochain », souligne M. Thiery.
 
Par ailleurs, le TEC va mener un projet pilote en 2021 pour informer ses utilisateurs du taux de remplissage de ses véhicules. L’information devrait être consultable en temps réel sur l’ensemble des canaux d’information proposés par l’opérateur wallon : site web, application mobile, bornes d’information, etc.
 
L’idée n’est pas de se baser sur les validations. Tout le monde ne valide pas forcément son voyage, surtout en cette période-ci. À Bruxelles, la Stib utilise déjà des capteurs pour estimer le nombre de passagers à bord.
 
« Nous sommes en train d’analyser le matériel nécessaire et puis il y tout un travail à faire au niveau de l’informatique », relève le directeur marketing du TEC. L’objectif est d’avoir une solution pour 2021-2022.
 
Article de par  YANNICK HALLET
 

 

 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel