Radars feux rouges de la N 63 flashent mais ne verbalisent pas

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Ils étaient plein de promesses et de bon sens…

Au début de l’année 2018, on évoquait la possibilité d’installer des radars feux rouges au cœur de deux carrefours particulièrement accidentogènes en région liégeoise : celui de Plainevaux, à Neupré N 63 , et celui des Français, à Ans.

Le but de la manœuvre était limpide : faire diminuer la courbe des accidents – souvent graves – en verbalisant les conducteurs qui roulaient trop vite et/ou qui brûlaient le feu tricolore.

En septembre 2018, les boîtiers ont effectivement été installés, quelques mètres avant les feux de signalisation, pour pouvoir immortaliser les comportements dangereux. Les autorités étaient ravies.

Il ne manquait alors plus grand-chose pour lancer le fonctionnement effectif des appareils.

Et ainsi commencer à verbaliser.

Mais la machine, de prime abord si bien huilée, s’est enrayée… Et depuis, c’est un peu flou…

À Neupré, comme à Ans, les appareils flashent, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Pas au sens premier du terme, puisqu’il s’agit en réalité d’un appareil laser, mais les véhicules en défaut sont effectivement enregistrés, et les immatriculations sont envoyées au centre Perex de Daussoulx.

C’est là que les dossiers doivent être traités et que les courriers devraient être envoyés aux contrevenants.

« Effectivement, les appareils flashent et enregistrent les photos des gens », nous confirme le service presse de la police fédérale, qui est en charge de l’envoi des PV. « Mais il n’y a aucun PV qui part chez les conducteurs. Nous sommes pour l’instant dans le processus administra

tif. Il n’y a pas de timing envisagé pour le moment. »

Un « processus administratif »

Depuis deux ans, donc, aucun conducteur n’a été verbalisé par ces appareils qui ont coûté à l’installation, et qui coûtent encore à l’entretien.

Mais quel est donc ce « processus administratif » dont la police fédérale nous parle ?

Pour flasher, un radar doit être étalonné. L’étalonnage consiste à vérifier les prises de mesure de l’appareil et son bon fonctionnement technique.

Par ailleurs, un protocole d’accord doit également être signé entre les différents partenaires (SPW, autorités communales, police, parquet).

Car on le sait, du côté du parquet, on demande une verbalisation qualitative et plus quantitative.

Ça, c’est la théorie.

Dans la pratique, pour savoir où ça bloque, c’est plus compliqué…

Certaines sources évoquent un problème d’homologation, mais le SPW nous affirme que les deux appareils (Ans et Neupré) sont bel et bien homologués, « mais qu’ils doivent repartir à l’homologation », nous explique François Franquinet, porte-parole au SPW.

Quid des protocoles d’accord entre partenaires ?

Il y en aurait un à Neupré mais pas encore à Ans.

Un déblocage ?

Quoi qu’il en soit, aucun conducteur n’a jamais été verbalisé alors que les appareils ont été installés en septembre 2018. Une situation qui pourrait, prochainement, être débloquée.

C’est en tout cas que qu’espèrent de nombreuses parties prenantes.

Article de Allison Mazzoccato

 

Source Sudinfo 

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