Un étudiant sur quinze est positif à l’ULiège

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Le lundi 28 septembre, l’Université de Liège entamait les tests de screening du Sars-CoV-2 chez ses étudiants et son personnel au moyen du kit d’autoprélèvement de salive.
 
Des kits spécialement développés par l’ULiège pour répondre à l’urgence sanitaire et permettre de maintenir au plus possible les activités d’enseignement en présentiel.
 
 
Mais voilà, après quatre semaines de testing à grande échelle, le recteur de l’université de Liège, Pierre Wolper, a indiqué qu’il mettait un terme à la campagne de tests. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats de ce screening ne sont pas bons.
 
Comme le laisse indiquer la progression de l’épidémie, de nombreux étudiants et membre du personnel académique ont été testés positifs.
 
Contaminations en hausses
 
La première semaine, les résultats partiels indiquaient un taux de positivité au Covid-19 de 1,54%.
 
Autrement dit sur les 4.477 échantillons analysés, 69 (4 membres du personnel et 65 étudiant(e)s) s’étaient révélés positifs. La semaine suivante, le taux était monté à 2,79% avec une incidence nettement plus élevée chez les étudiants (3,60%) que chez les membres du personnel (0,98%).
 
Deux semaines plus tard, le taux de contamination a pratiquement doublé.
 
« Les derniers résultats montrent une incidence de 7,2% chez les étudiants, indique Fabrice Bureau, vice-recteur à la recherche.
 
Parmi les membres du personnel académique, le pourcentage de positif est plus faible mais la croissance est davantage exponentielle. »
 
D’après le professeur, il ne serait donc plus utile de pratiquer un screening massif au sein de cette population.
 
« Les tests n’ont pas permis de freiner la propagation du virus. Il était déjà trop tard, explique Fabrice Bureau.
 
C’est l’une des raisons pour lesquelles on se tourne désormais vers les maisons de repos. Dans ces endroits, il est encore temps d’appuyer sur le frein car ils sont davantage restés confinés. »
 
 
Pas question pour autant de pointer du doigt les étudiants. « Ça touche toutes les tranches d’âges.
 
Beaucoup de gens n’ont pas respecté les gestes barrières », conclut le vice-recteur.
 
Article  par CHARLOTTE HUTIN
 

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