Une instit’ de Nandrin plaide pour la fin du présentiel: «Des classes surpeuplées»

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« Les autorités n’ont pas réfléchi assez en profondeur aux conséquences dans l’enseignement », estime A., institutrice maternelle à Liège.

Cette Nandrinoise de 35 ans constate plusieurs problèmes, et avant tout l’absentéisme des enseignants.

« Déjà, en temps normal, on manque de personnel mais là, c’est encore pire. »

« Les collègues trinquent »

Les raisons des absences sont multiples : « Il y a les malades du Covid, ceux en attente d’un test, ceux qui doivent garder leur enfant en quarantaine et ceux qui ont une autre maladie que le Covid. »

Résultat, les enfants sont répartis entre les classes restantes.

« Dans mon école, il y a quatre classes en maternelle.

En sachant qu’on n’est remplacée qu’après 6 jours de maladie.

Dans ma classe, j’ai 22 élèves, quand je ne suis pas là, et cela a été le cas cette semaine, ils sont dispatchés dans les trois autres classes, ce qui porte les classes à 23 petits bouts, de niveaux différents.

Et cela s’il n’y a qu’un seul prof absent.

Les collègues trinquent et les directions sont stressées », rapporte-t-elle.

« Alors la formation en présentiel est essentielle, mais les classes surpeuplées, ça, c’est beaucoup moins bien. »

Pour elle, il faudrait fermer les écoles dès la semaine prochaine et anticiper les congés de Toussaint « car la situation ne va pas s’améliorer.

Autour de moi, je vois bien que beaucoup de parents doivent garder leur enfant en quarantaine.

Or, pour les enseignants, ça coince. »

La Nandrinoise regrette que les enseignants n’aient pas droit au congé de quarantaine.

« Mon fils de 3,5 ans a dû rester à la maison car son institutrice était positive.

On s’est arrangé avec mon mari mais j’ai dû prendre sur mes congés de circonstances, prévus pour rester au chevet de son enfant, par exemple, mais qui sont limités normalement à 4 jours par an.

Il y a des congés de maladie mais ceux-ci sont aussi limités annuellement et je ne suis pas malade... Si mon fils devait de nouveau être mis en quarantaine, je ne sais pas comment on ferait. »

 

Article et rédaction par Annick Govaers 

 

Source Sudinfo 

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