La caserne Hemeco ne peut se priver de ses pompiers positifs pour assurer la continuité du service

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Asymptomatiques et positifs, ils travaillent !

Les pompiers-ambulanciers de la zone de secours Hemeco sont une nouvelle fois en première ligne face au Covid-19 qui n’épargne personne. Au sein de la caserne, plusieurs pompiers ont été contaminés.
 
Les pompiers et ambulanciers étant des fonctions essentielles à la gestion de la crise, la caserne ne peut se priver des personnes asymptomatiques positives afin d’assurer la continuité du service et la mission de protection de la population.  
 
Avec l’épidémie du coronavirus, les pompiers-ambulanciers sont en première ligne pour venir en aide à la population. Depuis plusieurs jours, les hôpitaux en Province de Liège sont au bord de la saturation.
En effet, chaque jour les contaminations s’accélèrent, comme les hospitalisations.
 
Un taux d’absentéisme élevé
 
Des contaminations qui n’épargnent personne, pas même nos pompiers.
 
À la caserne de la zone de secours Hemeco, plusieurs sapeurs sont contaminés.
 
Ceux qui présentent des symptômes et qui sont avérés positifs ont été écartés.
 
Quant à ceux qui ont été en contact à haut risque avec une personne positive ou ceux qui sont asymptomatiques positifs, ils continuent de travailler.
 
Face à un taux d’absentéisme élevé, les hommes du feu font preuve d’un professionnalisme sans faille.
 
« Les personnes asymptomatiques positives viennent travailler, même si elles ont un certificat de quarantaine, comme pour celles qui ont eu un contact à risque.
 
Celles qui ne viennent pas sont celles qui possèdent un certificat médical et qui sont positives symptomatiques. Pour le moment, on parvient à assurer nos départs par la présence aussi de pompiers volontaires qui viennent renforcer les rangs.
 
On a eu une augmentation du nombre de personnes positives », explique le capitaine Quentin Goffard.
 
Il est évident que des mesures génériques ont été adoptées au sein de la caserne, pour éviter tout risque de contamination.
 
« Les personnes positives qui viennent travailler sont placées au dispatching ou sur les citernes, pour rester seules. Elles doivent ensuite désinfecter leurs équipements avec lesquels elles ont été en contact.
 
Tant que la situation ne dégénère pas, on fait comme on peut car on doit assurer nos services aux citoyens. L’effectif est suffisamment grand actuellement pour éviter que les positifs doivent aller sur des tâches communes.
 
Dans le cas où cela dégénère, on avisera », ajoute le capitaine.
 
Une situation que connaissent d’autres zones en Province de Liège.
 
Distanciations sociales, port du masque obligatoire dans la caserne sauf pour manger, dormir et se laver, prise de température à l’entrée… Des mesures que les pompiers doivent respecter à la lettre.
 
Le personnel de la caserne n’est pas testé régulièrement, ce n’est en tout cas pas envisagé pour le moment.
 
« Nous insistons sur la prévention plutôt que sur le dépistage systématique.
 
Depuis le début de la deuxième vague, une dizaine de personnes ont été écartées mais certaines d’entre elles sont déjà revenues. Actuellement, 5 % de notre personnel est sous couvert d’un certificat médical ».
 
« Pas encore au stade d’avril »
 
 
Face à cette deuxième vague et la hausse de contaminations, le nombre d’interventions pour des suspicions Covid a aussi grimpé.
 
« Nous avons deux ambulances à Huy et une à Hamoir qui font du Covid, mais elles interviennent également pour les interventions traditionnelles.
 
On n’est pas en au stade du mois d’avril où l’on oscillait entre 8 et 10 interventions par jour mais il arrive que l’on soit à six interventions par jour actuellement », conclut Quentin Goffard.
 
 
Article de  AMÉLIE DUBOIS
 

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