Une voiturette pour chiens handicapés des pattes avant !!!

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L’Ombretoise Hélène Streel est en train   de mettre au point cette nouvelle version  

Depuis 2011, Hélène Streel, kinésithérapeute liégeoise habitant à Ombret (Amay), a fait de la mobilité des chiens paralysés son combat.
Elle perfectionne petit à petit ses voiturettes à roulettes pour s’adapter au poids et à la morphologie des différentes races.
Actuellement, l’Ombretoise travaille sur un modèle pour les chiens handicapés de l’avant.  
« Un chien handicapé n’est pas un être mourant », assène Hélène Streel.
 
L’Ombretoise de 53 ans se mobilise pour éviter les abandons et euthanasies de ces chiens paralysés ou estropiés. Par la mise au point de voiturettes à roues permettant aux canidés d’à nouveau se déplacer seuls, et par le partage d’expériences positives via la page Facebook « Les poilus à roulettes », elle espère permettre une ouverture d’esprit et montrer que « c’est réalisable ».
 
« Ces chiens ont une rage de vivre exceptionnelle, ils ne se tracassent pas comme les humains de leur handicap, ils ont une motivation qui force l’admiration », insiste-t-elle.
 
Tout a commencé en 2011, lorsque la soeur d’un de ses amis s’est procuré une voiturette au Royaume Uni.
 
« Elle était mal conçue, très chère et pas bonne pour le dos du chien.
 
J’ai voulu améliorer le modèle et au fil du temps, j’ai réussi à mettre au point une voiturette et des harnais adaptés, pratiques et faciles », retrace la kinésithérapeute.
 
Via ses locations ou ventes de voiturettes, Hélène Streel a rendu la mobilité et la joie à de nombreux toutous. « Les demandes viennent par vagues.
 
Pour le moment, il y en a beaucoup », dit-elle.
 
Elle s’est même essayée à l’impression 3D pour une partie des pièces.
 
« J’imprime moi-même, mais pour un problème de solidité des pièces prévues pour les gros chiens, j’envoie ces fichiers par mail à Bruxelles qui utilise un autre procédé », précise-t-elle.
 
Ses modèles se replient, sauf ceux pour les tout petits chiens, pour une question de facilité d’installation.
 
Pour quelles pathologies ces « carrosses » sont-ils indiqués ?
 
« Pour les chiens paralysés suite à l’opération d’une hernie discale, un AVC, un accident, ou la vieillesse, mais aussi les chiens nés avec une malformation ou amputés, suite à un cancer de la patte par exemple », répond-elle.
 
En vente ou en location
 
Afin de répondre à une demande qui se multiplie de nos jours, l’Ombretoise est en train de travailler sur un nouveau modèle spécifique, conçu pour les chiens handicapés de l’avant.
 
« Qu’il leur reste une patte ou plus de patte avant. Un modèle à 4 roues est plus encombrant pour le chien, donc moins pratique. J’essaie donc d’adapter un modèle à deux roues mais il faut compenser le souci de stabilité », explique-t-elle.
 
D’ici un mois, son prototype devrait être au point. Pour son propre chien (et ensuite pour d’autres), un Golden nommé Tom, âgé de 7 mois et à qui il manque justement une patte avant, l’Ombretoise songe à un plastron, en moulant le poitrail de l’animal, « comme une fausse patte sur laquelle il pourrait s’appuyer pour se mouvoir ».
 
Côté tarifs, une voiturette en location coûte entre 50 à 70 euros par mois ; pour l’acheter, le prix oscille entre 300 et 550 euros.
 
 
 
Article de Annick Govaers 
 

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