Le député wallon et désormais « ex-bourgmestre » de Marchin, Éric Lomba, s’apprête à fêter ses 20 ans de mayorat et ses 25 ans de vie politique.

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Lomba fête ses 20 ans de mayorat et prête serment comme député: «Beaucoup d’émotion»

Propos recueillis par Romain Masquelier

Source Sudinfo 

 

 

À la suite de la nomination de Christophe Collignon comme ministre wallon, le Marchinois Éric Lomba (PS) fait son entrée au parlement régional et communautaire. Mecredi dernier, le socialiste a prêté serment dans l’hémicycle wallon de Namur, et ce mercredi, il sera accueilli à Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Mais outre cette « promotion », le socialiste s’apprête également à fêter ses 20 ans de mayorat et ses 25 ans de vie politique à Marchin.

Après 20 ans de mayorat, vous laissez votre écharpe de bourgmestre pour un siège de député... Une décision difficile ?

Éric Lomba : Oui, c’est beaucoup d’émotions. Je vois en fait le parlement comme une parenthèse dans mon parcours. Je suis très heureux du travail accompli au niveau local. Être bourgmestre, c’est avant tout une passion, plus qu’un métier. Je suis devenu bourgmestre en janvier 2001. Mais précédemment, j’avais été échevin, depuis mes 25 ans. Cela fait donc 25 ans de vie politique.

Quelles sont vos plus grandes fiertés à Marchin ?

EL : Ho, c’est difficile à dire (rires). Un de mes premiers projets, en tant qu’échevin de l’Enseignement, a été la rénovation de l’école de Belle-Maison, qui était vraiment sous-dimensionnée. Il a fallu 10 ans, mais on l’a fait. Latitude 50 (pôle des arts du cirque et de la rue), né en 2003, a également été un projet de grande ampleur. Aujourd’hui, la construction du Cirque en dur est la suite de ce grand travail d’équipe. On a voulu créer de l’activité avec la culture... C’était un beau pari et ça a fonctionné. On a réussi à créer une quinzaine d’emplois autour du cirque. Le GAL Pays des Condruses est aussi un projet qui me tient à coeur. Quand on est mandataire local, il ne faut pas se limiter à ses frontières. Il faut travailler collectivement, tisser des liens et construire des ponts avec les autres communes. En tant que parlementaire, je veux continuer cet esprit de collaboration.

Vous vous attendiez à devenir député?

EL : Je n’ai jamais eu de plan de carrière. J’avais été premier suppléant en 2014, et encore en 2018, et donc bien sûr, je suis très heureux de cette nouvelle mission. Au Parlement, je siège en commission pouvoirs locaux et logement (les compétences de Christophe Collignon). Ce sont des matières que j’apprécie beaucoup et que je connais, car j’ai été bourgmestre pendant plusieurs années et j’ai également présidé « Meuse Condroz Logement » pendant 10 ans. J’ai donc un bel éclairage dans ces matières.

Êtes-vous aussi régionaliste que Christophe Collignon ?

EL : Je n’ai pas toujours été convaincu du fait régional. Mais avec le temps, je suis devenu régionaliste. Je suis aujourd’hui favorable à une Belgique à quatre régions, qui fonctionne mieux. Mais je suis aussi profondément Européen et je défends un régionalisme d’ouverture.

Comment voyez-vous votre futur ? Serez-vous candidat-bourgmestre à Marchin en 2024 ?

 

EL : Sans doute. Mais on est élu par les électeurs et c’est à eux de décider ! Je me consacre depuis longtemps à la vie locale et on m’a toujours réélu. J’ai vraiment le sentiment d’avoir apporté toute mon énergie à la collectivité locale, et j’aimerai continuer.

 

Propos recueillis par Romain Masquelier

Source Sudinfo 

 

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