Coronalert va devenir plus facile !!!

Lien permanent
Pour aider les politiques qui ne peuvent s’appuyer sur des études fiables en Belgique, le concepteur de Coronalert nous livre les pistes à suivre. Elles ne nous paraissent pas insurmontables.  

 

Lundi matin et depuis son lancement le 30 septembre, l’application Coronalert avait été téléchargée par plus d’1,4 million de personnes. Un chiffre impressionnant qui montre que les Belges ne sont pas réticents à l’idée de se faire tracer, avec modération.
 
Malheureusement, et l’un de ses deux concepteurs l’avoue, l’appli n’est pas encore efficace à 100 %.
 
Il y a eu quelques ratés. « C’est vrai qu’il y a eu des choses qui ne marchaient pas.
 
Il n’y a rien de surprenant à cela par rapport à un système qui est jeune.
Il est impossible d’avoir une solution parfaite du premier coup », se défend Axel Legay, professeur de mathématiques à l’UCLouvain.
 
« Nous allons bientôt régler ce problème des 17 chiffres. »
Bientôt ?
« Oui, d’ici ce mardi voire ce mercredi.
L’utilisateur aura un formulaire préventif, un peu comme s’il allait se faire tester dans un centre de dépistage et qu’il oubliait de donner les chiffres de l’application.
Ils seront désormais toujours récupérables.
Une page web permettra de les taper ».
 
Cela veut dire que les médecins ne seront plus obligés d’encoder ?
« Je préfère ne pas dire cela. Il sera toujours important qu’ils le fassent mais, si ce n’est pas le cas, le patient pourra mettre son chiffre pour être sûr ».
 
Comme nous, il a vu les ministres Vandenbroucke et Clarinval s’écharper sur la fermeture des cafés et des restaurants. « Ils se sont accrochés sur les études qu’ils présentaient.
 
Le premier s’appuyait sur les données de l’ancien groupe d’experts du GEES et Erika Vlieghe ; le second sur celles de l’AViQ.
 
Le problème, c’est que toutes ces études ne fournissent pas l’information nécessaire pour justifier ou non ces fermetures ».
Legay se garde bien d’utiliser le mot « preuve ».
« Vandenbroucke a raison quand il dit que le virus circule tellement qu’il faut essayer d’empêcher cela.
Et je peux comprendre la réaction de Clarinval.
La question n’est pas là mais comment faire, dans un mois, pour que cela n’arrive plus et pour éviter d’être attaqué en justice ?
 
La meilleure façon d’empêcher cela est de renforcer les études en Belgique ».
 
Il n’y a pas que les clusters
 
Il parle des clusters, ces foyers d’infection.
« Si on ne fournit pas de bonnes études au politique, cela va être compliqué de vivre avec le virus.
 
Et il n’y a pas besoin d’être virologue pour les faire, ces études.
Il faut identifier les supercontaminateurs le plus tôt possible.
Les études ne seront pas complètes si on ne localise pas le lieu d’origine de ces clusters.
Est-ce un café ?
 
Une école ?
 
Ou autre chose ? ».
 
Il faut, selon lui, jouer les détectives.
« C’est un travail d’investigation qui doit être mené par des personnes travaillant dans les call-centers.
L’AViQ doit leur en donner les moyens car cela prend du temps de poser des questions, du style qu’avez-vous fait pendant la journée, plutôt que qui avez-vous vu ? »
 
Comme les experts et les politiques, il sait que le nerf de la guerre se situe avant tout au niveau du personnel médical.
 
Dans les hôpitaux mais aussi les centres de dépistage.
 
Il ne faut pas les asphyxier.
 
D’où l’importance de la répartition géographique des hospitalisés et le fait de revoir la façon dont on teste actuellement.
En ne testant plus les asymptomatiques ?
 
En instaurant un système de réservation ?
 
Tout cela était sur la table des ministres de la Santé, lundi.
 
Article et rédaction  PIERRE NIZET
 
 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel