Des riverains scandalisés par les travaux en cours à Nandrin: «Une zone de guerre»

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Plusieurs rues de Nandrin sont concernées par des travaux d’entretien, cet automne, comme les rues de La Vaux (bas), d’Esneux, d’Engihoul, des Houssales, du Pont de Chessaigne, Nicolas Dardenne, du Tige des Saules.

Le chantier était prévu en deux phases : raclage et pose du tarmac, et environ 15 jours plus tard, enduisage. C’est de la sorte que la commune de Nandrin avait communiqué fin août.

Les travaux ont débuté il y a quelques jours et, directement, les riverains et passants ont constaté un souci : de gros dégagements de poussières dus aux gravillons étalés sur la chaussée.

« Quand une voiture passe, cela fait un nuage tout gris. Se promener à pied est un calvaire, la poussière s’insinue partout, et le gravier est projeté de toutes parts », décrit J.D., un riverain de la rue du Petit-Fraineux.

Une couche de poussière recouvre les voitures, les allées, les boîtes aux lettres, les façades... « J’ai aéré ma chambre toute la matinée et quand j’ai épousseté, ma loque était dans un sale état. Les vélux des combles, on ne voit plus à travers !

Quant à ma voiture, qui n’a pas bougé depuis samedi, c’est bien simple : on ne la reconnaît même plus. C’est digne d’un village sinistré... », déplore une habitante de la rue d’Engihoul.

« On dirait une zone de guerre, abonde Pierre Georis, qui habite rue des Houssales.

Il y a des gravillons accumulés sur trois ou quatre centimètres, si on roule à vélo ou motocyclette dessus, c’est dangereux. Moi qui fait du vélo, j’estime que c’est impraticable.

Mes panneaux photovoltaïques pourtant placés à l’arrière sont tout blancs. »

« On voulait des aménagements sécuritaires »

« La poussière est telle que les jardins à l'arrière des maisons en sont recouverts. Le paradoxe, c'est que les tronçons concernés étaient en bon état... Nous ne comprenons pas la nécessité de ces travaux.

Ce que les parents d’enfants qui se rendent à pied à l’école proche demandent depuis des années, c’est que la rue soit sécurisée pour les piétons, notamment via des trottoirs.

Nous pensions au départ qu’il s’agissait de travaux sécuritaires... Pas de la réfection d’une route en état », regrette Olivier Freson, riverain de la rue d’Engihoul.

« Je suis allergique et asthmatique d’origine mais depuis quelques jours je dois reprendre mes inhalations de Ventolin.

J’ai essayé de nettoyer dimanche mon allée de garage mais j'ai du y renoncer car j'ai été prise d'une quinte de toux », ajoute Christelle Robyns, riveraine de la rue des Houssales.

Des plaintes de cet ordre se multiplient par ailleurs sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Ces riverains regrettent aussi le manque de communication de la commune, une fois le problème survenu.

« On a reçu un courrier pour annoncer les travaux mais depuis qu’il y a clairement un souci, c’est silence radio. Le bourgmestre a le droit d’être en vacances mais il n’est pas tout seul à diriger quand même.

On aimerait savoir si les travaux sont censés être finis en l’état ! », concluent-ils.

« On recommence »

Du côté de l’entrepreneur chargé des travaux, Colas, on regrette l’avalanche de critiques qui le visent « alors que nous sommes tributaires à la fois des conditions atmosphériques et du charroi agricole intense en cette période », souligne David Sladden, chef de projet principal chez Colas.

En réalité, cette couche de gravillons n’est pas la couche finale des travaux, elle devait faire l’objet d’un enduisage qui n’a pas été possible de réaliser rue d’Engihoul « à cause de la météo trop humide ».

Il est vrai qu’un facteur interne joue en sa défaveur : la qualité du gravier étendu.

« Il y a un problème de fourniture en interne, les cailloux livrés par une carrière sont cassants et ne semblent pas présenter la résistance nécessaire.

Mais si la deuxième couche avait pu être posée directement, il n’y aurait pas eu de problème », assure David Sladden qui rappelle que l’entreprise Colas est certifiée CE2+.

Conséquence : ce qui n’est pas conforme est en train d’être retiré, rue d’Engihoul.

« Les pierres qui se dégradent sont en train d’être enlevées, on recommence le travail et tout devrait être terminé d’ici fin de semaine, si les conditions atmosphériques le permettent ».

Dans les rues où la couche finale a pu être coulée, une balayeuse va passer pour nettoyer les filets d’eau : « Le produit est en train d’agir et ça ne bougera plus », affirme David Sladden qui précise être dans le métier depuis 17 ans et « n’avoir jamais connu le moindre souci à Nandrin. »

 

Michel Lemmens, de retour de vacances, a constaté lui aussi l’état des voiries.

« C’est toute la traversée de Saint-Séverin qui est touchée.

La couche de poussière est impressionnante, on se croirait chez Carmeuse.

Les riverains impactés qui contactent la commune sont renvoyés vers l’entrepreneur car ce n’est pas de notre responsabilité, on ne peut pas faire grand-chose.

Il n’y aura pas de supplément pour la commune », précise le bourgmestre.

 

Article et rédaction par Annick Govaers 

 

Source Sudinfo 

 

 

Commentaires

  • Je me demandais aussi à quoi servait ce travail sur des routes en bon état. D'autres mériteraient une réfection. Quant au chef de la commune,je pense que renvoyer les riverains plaignants vers l'entrepreneur est un peu "léger ".
    Et l'echevin des travaux.en vacances aussi?

  • Je me demandais aussi à quoi servait ce travail sur des routes en bon état. D'autres mériteraient une réfection. Quant au chef de la commune,je pense que renvoyer les riverains plaignants vers l'entrepreneur est un peu "léger ".
    Et l'echevin des travaux.en vacances aussi?

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