Le DNF fait la chasse aux quads et aux motos dans les bois d’Aywaille

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Il s’agit d’un problème généralisé sur l’ensemble du territoire wallon : avec le confinement, une circulation accrue des quads et des motos a été notée dans les zones boisées de notre région, notamment en Ourthe Amblève et dans le Condroz liégeois.

Le Code forestier est particulièrement clair sur la question : c’est strictement interdit. En effet, si ce comportement perturbe le voisinage des bois et forêts, qui ne voit généralement pas d’un bon œil cette circulation plus intensive, il perturbe aussi la faune et la flore.

Le DNF – et plus précisément son canton d’Aywaille – a donc décidé de mettre une attention particulière sur cette problématique. « Plusieurs opérations ont été menées », explique Benoît Migeotte, brigadier du cantonnement d’Aywaille.

« Le 20 septembre dernier, nous avons mené une opération avec la zone de police SECOVA à la Heid des Gattes. Et le week-end dernier, nous étions dans le bois de Werbomont, en collaboration avec la zone de police du Condroz.

Depuis que le Code forestier interdit la circulation des véhicules motorisés dans les zones boisées, les utilisateurs sont dépourvus, puisqu’il ne reste que deux terrains praticables, du côté de Mons, en plus des terrains privés comme les prairies. »

 

Si les endroits sont rares, ce n’est évidemment pas une raison pour utiliser les bois et déranger ainsi leurs petits occupants permanents.

« La pratique du quad et des motos dans les bois entraîne une érosion des sols.

Cela dérange la faune, la flore et le substrat. Les détracteurs à cette interdiction évoquent le cas des bûcherons qui, eux, peuvent circuler dans les bois avec leurs véhicules.

C’est prévu par la loi. Les quads et les motos, pas. Si certains font du cross dans les sentiers de promenade, d’autres font du hors-piste et piétinent ainsi les sols.

Ils se filment, se géolocalisent et envoient leurs performances sur des sites spécialisés. Du coup, cela donne des idées à d’autres, un peu comme s’il s’agissait de sentiers balisés.

On arrive alors à des situations plus graves. »

Avec des dégâts qui sont parfois colossaux.

À titre d’exemple, la Sablière du Larbois, à Comblain-au-Pont, a vu une de ses plantes typiques purement et simplement disparaître ! « Certains usagers ont pris conscience du problème, d’autres non.

Il y a effectivement une partie de la population qui n’a pas conscience de la gravité de ce qu’elle fait. »

Une présence

Les deux opérations récentes n’ont pas été fructueuses.

Car si les moteurs et les vrombissements sont entendus par les agents présents lors de ces interventions, il faut évidemment mettre la main sur les pilotes.

« Mais ce qui est positif, c’est que l’on a montré une présence », poursuit Benoît Migeotte.

« Les gens ne sont pas conscients qu’il y a un Code forestier qui a la même valeur que le Code de la route. Nous avons la fonction d’officier de police judiciaire ! »

Le véhicule peut être saisi avec l’accord du magistrat

 

Si les agents DNF interceptent le conducteur d’un véhicule motorisé, plusieurs sanctions sont possibles et prévues.

« D’abord, une perception immédiate de 150 euros est dressée », explique encore Benoît Migeotte.

« Le contrevenant peut cependant la refuser, le P.-V. est alors envoyé au parquet de Liège. Le parquet renvoie alors généralement le dossier vers le sanctionnateur régional.

Celui-ci reprend le dossier et va alors se charger de fixer l’amende, qui peut être plus élevée que celle de 150 euros, initialement proposée. »

Le DNF a aussi la possibilité de saisir le véhicule qui a servi à commettre l’infraction, avec l’accord du magistrat.

 

Source Sudinfo 

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