La police du Condroz passe à la phase de répression

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La police du Condroz passe à la phase de répression: elles renforcent ses contrôles

Au vu de l’évolution défavorable de la situation sanitaire liée au Covid-19, des nouvelles mesures visant à réduire les risques de propagation de l’épidémie ont été prises par les autorités fédérales et locales : la fermeture des bars à 23h, la fermeture des buvettes et cafétérias.

Les zones de polices sont particulièrement attentives à ce que ces règles soient respectées. La zone de police du Condroz (Anthisnes, Clavier, Comblain-au-Pont, Ferrières, Hamoir, Marchin, Modave, Nandrin, Ouffet et Tinlot) a d’ailleurs annoncé qu’elle avait renforcé ses équipes de terrain par des patrouilles dédiées à la surveillance et à l’application des règles sanitaires.

Et cela a débuté ce mardi dans toute la zone.

La semaine dernière, une première action de sensibilisation a été menée en fin de semaine. « J’espère que la raison l’emportera comme lors de la première vague et que chacun prendra ses responsabilités pour qu’il y ait aucun constat dressé.

Ce sont des patrouilles mobiles qui passeront en soirée devant les services horeca.

Elles vérifieront par des passages s’il y a une infraction à la loi. Je pense qu’il faut tout de même garder à l’esprit que l’on est dans une zone à caractère rural », souligne le commissaire Yves Lizée.

Face à l’annonce de cette phase répressive, de nombreux citoyens sont sur la défensive, quant aux prochains contrôles organisés par la police.

« Il faut respecter les mesures Covid.

Le rôle de la police c’est l’application des règles.

On ne veut pas à tout prix aller chercher l’infraction, l’objectif est de préserver l’intégrité des citoyens au travers des mesures.

Avec l’annonce de la phase de répression, nous voulons prévenir que les gens soient bien attentifs », ajoute le commissaire.

 

La police se rendra également dans les buvettes de football afin de vérifier que tout soit bien fermé.

« Le rôle de la police c’est de faire respecter, pas d’émettre de l’agressivité ».

Et la zone Hesbaye?

Pour André Jamers, le chef de corps de la zone Hesbaye (Berloz, Crisnée, Donceel, Faimes, Fexhe-le-Haut-Clocher, Geer, Oreye, Remicourt et Waremme), les nouvelles mesures ne vont pas changer grand-chose aux patrouilles déjà effectuées sur le terrain.

«Nous étions déjà sur le terrain pour veiller à la fermeture des établissements horeca concernant les heures de fermeture. Mais on poursuit nos actions.

Et avant même que l’arrêté pour les buvettes ne soit sorti, nous y allions déjà pour contrôler le port du masque», souligne André Jamers

Depuis plusieurs jours, les tenanciers de cafétérias adjacentes aux clubs sportifs sont encore dans le flou. La police aussi. «J’ai interpellé les autorités provinciales à ce sujet.

Certaines cafétérias possèdent des entrées indépendantes. On attend d’avoir plus de précisions car je comprends la réaction légitime de l’exploitant qui fait de la restauration et qui ne comprend pas pourquoi il doit fermer, alors qu’il y a un café situé à 50 mètres. Il faut avoir plus de précisions», poursuit le chef de corps.

Depuis la semaine dernière, deux p-v ont été dressés à deux établissements waremmiens.

«Notre philosophie est toujours la même qu’à l’époque.

C’est de faire une remarque, de veiller à ce qu’elle soit respectée sur-le-champ.

Et le lendemain quand on repasse, la situation est à l’identique, un p-v est alors rédigé».

Pour Hesbaye-Ouest, aucun problème

La zone de police Hesbaye-Ouest (Braives, Burdinne, Hannut, Héron, Lincent et Wasseiges) n’a jamais arrêté la phase de répression.

«Force est de constater que nous n’avons rencontré aucun problème ces derniers temps.

Nous avons renforcé les équipes pour la fermeture des débits de boisson mais tout est sous contrôle.

Il n’y a pas de rassemblements publics. Aucun p-v n’a été dressé.

On n’est pas naïf de croire qu’il ne se passe rien mais nous ne sommes pas appelés pour des soucis particuliers.

À titre privé, il a probablement des choses qui se déroulent mais la police a évidemment moins de vue là-dessus. Et nous n’encourageons pas la délation sauf s’il y a un problème», indique le chef de corps, Pascal Dodion.

À Huy, c’est relativement calme!

Les policiers de Huy, comme dans les autres zones, travaillent et font respecter les mesures sanitaires établies. Mais à ce stade, tout le monde semble respecter les restrictions.

«Il n’y a pas à ma connaissance eu de p-v dernièrement.

Nous allons voir du côté des buvettes: on vérifie aussi tout ce qui s’organise de manière illicite quand on tombe dessus. On a souvent fait un rappel à la norme et si l’on n’est pas entendu, on rédige un p-v.

Mais on n’a pas trop de problèmes avec les établissements en général».

 

Par Amélie Dubois

Journaliste à La Meuse Huy-Waremme
 
 

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