Blessé avec un verre après un spectacle d’école

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Une vidéo montrant l’altercation a été diffusée lors de l’audience  

U n homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy pour une altercation survenue le 11 novembre 2019 à Clavier.
 
L’homme aurait blessé la victime avec un verre, causant une incapacité permanente. 

 

Après un spectacle scolaire, il n’est pas rare de boire un dernier verre et de profiter du reste de la soirée.
 
Le 11 novembre 2019 à Clavier, cela ne se passe malheureusement pas dans la bonne humeur.
 
Alors qu’ils sont occupés à ranger la salle et nettoyer les lieux, une dame et Raymond se prennent le chou.
 
Des piques ont même débuté un peu plus tôt dans la journée et les choses ne s’apaisent pas.
 
L’époux de la dame vient pour mettre un terme aux troubles, mais l’altercation prend des proportions encore plus importantes et il se retrouve blessé par un verre à l’arrière de l’oreille gauche et du biceps, causant une incapacité permanente de 2 à 5%.
 
Raymond comparaissait donc devant le tribunal pour ces coups.
 
Mais que s’est-il passé précisément ?
 
D’un côté, le prévenu assure n’avoir rien fait et de l’autre, le couple (alors avec leurs enfants ce jour-là) affirme avoir tenté de calmer l’homme avec une vidéo à l’appui.
 
Ces images ont été diffusées lors de l’instruction d’audience et ont aidé leur thèse.
 
On y voit le prévenu repousser le bras de la victime, lui demandant alors de se calmer et de sortir, avec un verre à la main.
 
La vidéo se termine sur un bruit de verre cassé.
 
Excuse de provocation ?
 
Pour le trentenaire, ce qui a été filmé n’est pas représentatif de la situation : « Dans un premier temps, la dame est venue faire des remarques désobligeantes concernant mon ancien boulot.
 
Ensuite, elle a pris mon verre et l’a vidé sans raison, avant que son mari ne vienne m’empoigner.
 
Le bruit que l’on entend dans la vidéo correspond à des vidanges disposées derrière moi et certains verres ont été cassés après une poussée.
 
Il m’a envoyé dehors et nous sommes tombés au sol.
 
Je n’avais pas constaté la coupure qui est survenue à cet instant et il n’y avait aucune mauvaise intention de ma part ».
 
Pour le substitut du procureur du Roi, les faits sont établis.
 
Il a même fait une analogie avec les forces de l’ordre : « Si un policier se comporte de la sorte, il est suspendu et le service de contrôle interne en est informé ». Il a requis une peine de travail de 70h.
 
 
Le conseil des parties civiles a demandé 1 euro provisionnel pour la victime et la même somme pour son épouse. Du côté de la défense, on a plaidé en faveur d’une suspension du prononcé ou d’une peine de travail, estimant qu’il y avait dans ce contexte une excuse de provocation.
 
Jugement le 12 novembre.
 
Article de M.GI .
 

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