Le code de la route change ce 1 er octobre avec l’instauration d’un « couloir de secours » sur les chaussées à plusieurs bandes.

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Couloir de secours sur autoroute : Touring demande une signalisation  

L’organisme de mobilité estime que beaucoup d’usagers ne sont pas au courant de la nouvelle règle

 

Le code de la route change ce 1 er octobre avec l’instauration d’un « couloir de secours » sur les chaussées à plusieurs bandes.  

« À partir de ce jeudi, les automobilistes devront libérer, en cas de ralentissement ou de bouchon, un couloir de secours pour les services d’intervention sur les voies comptant au moins deux bandes de circulation », explique Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring.
 
Le but est d’aider les secours à progresser rapidement malgré la circulation à l’arrêt ou au pas. Ce couloir doit être créé même s’il n’y a pas d’ambulance ou de camion de pompier en vue.
 
Des campagnes d’information ont été menées en ce sens. Mais selon Touring, « un grand nombre d’usagers de la route ne sont peut-être pas encore au courant.
 
En tout état de cause, une sensibilisation s’impose, éventuellement sous la forme d’une signalisation sur la chaussée ou sur des panneaux, en particulier aux endroits où les files se forment quotidiennement ».
 
L’organisme de mobilité estime qu’il faudra du temps avant que les Belges n’intègrent ce changement, un peu comme pour le principe de la tirette.
 
« Les caméras souvent présentes sur les autoroutes devraient contribuer à la surveillance de la règle », estime Lorenzo Stefani qui rappelle que la nouvelle pratique a fait ses preuves dans plusieurs pays, notamment en Allemagne et au Luxembourg.
 
Mais pour cela, il faut que tout le monde joue le jeu : « Si une seule voiture ne se déporte pas, le couloir de secours restera un vain espoir ».
 
 
« Nous n’arrêtons pas de recevoir des questions sur ce couloir », indique de son côté Benoît Godart, porte-parole de Vias. Sur son site web et YouTube, l’Institut a d’ailleurs publié une vidéo explicative qui a fait 350.000 vues en trois jours, complétée par un onglet FAQ, reprenant les questions les plus fréquentes des internautes.
 
« Beaucoup nous interrogent sur les motards et ce couloir », relève le spécialiste de la sécurité routière.
 
« Une vigilance accrue sera demandée aux automobilistes et aux camions qui devront tenir compte des motos. Elles ont le droit de remonter ce couloir à vitesse modérée », embraie Lorenzo Stefani.
 
« Oui, mais la vitesse de la moto ne doit pas excéder 50 km/h avec une différence de maximum 20 km/h par rapport aux autres usagers. De plus, aucun véhicule prioritaire ne doit approcher par l’arrière », complète Vias.
 
 
Serrer chacun de son côté
 
Pour rappel, le couloir d’urgence est de rigueur à partir du moment où il y a au moins deux bandes dans le sens suivi. Les usagers de la première bande doivent coller sur la droite, tandis que ceux de la seconde longent le côté gauche de la chaussée.
 
S’il y a trois bandes, le couloir est créé entre la deuxième et la troisième, les deux premières bandes serrant à droite.
 
On ne peut pas empiéter sur la bande des pneus crevés, sauf s’il n’y a pas d’autre choix au moment du passage des secours.
 
Les véhicules d’urgence doivent, eux, disposer de feux bleus et d’une sirène pour bénéficier du dispositif.
 
 
« Il est possible qu’à certains endroits, la route soit trop étroite pour dégager assez de place », pointe Touring qui invite les autorités à suivre de près et à évaluer la situation sur le terrain.
 
L’amende pour ceux qui ne respecteraient pas la nouvelle règle est de 58 euros.
 
 
Article par YANNICK HALLET
 
 

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