Le 31 mars dernier, Michel a été poignardé par la dame qu’il hébergeait chez lui, une ancienne SDF

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« J’ai reçu 194 coups de couteau et j’ai survécu »  

Le 31 mars dernier, Michel a été poignardé par la dame qu’il hébergeait chez lui, une ancienne SDF 

 

Michel est un véritable miraculé ! Le 31 mars dernier, il a reçu 194 coups de couteau. Sa cohabitante de l’époque, une Marchinoise qu’il avait recueillie, a littéralement pété les plombs.
 
Aujourd’hui, Michel témoigne de ses séquelles psychologiques et physiques.  

Michel, 59 ans l’a échappé belle la soirée du 31 mars dernier. Il a reçu 194 coups de couteau !
 
L’homme est un miraculé et il en est conscient.
 
Aujourd’hui, le Marchinois accepte de revenir sur ce terrible épisode qui le marquera probablement à vie, puisqu’il souffre toujours d’importantes séquelles psychologiques et physiques.
 
Déjà agressive avant !
 
Sept mois avant les faits, Michel a recueilli M., une toxicomane à la rue à Huy.
 
Le Marchinois ne voulait pas la laisser dehors pour l’hiver.
 
« Je m’en faisais mal, elle dormait dehors et subissait des choses difficiles.
 
Elle était aussi toxicomane. J’ai accepté qu’elle se domicilie chez moi pour lui rendre la vie moins compliquée », lance-t-il. Au départ, ils ont une relation amoureuse mais très vite, celle-ci devient toxique.
 
 
« J’avais arrêté de boire mais j’ai rechuté en vivant avec elle. Quant à la drogue, c’était interdit d’en prendre sous mon toit.
 
Elle avait commencé un traitement mais parfois, elle faisait des rechutes et des crises de manque.
 
Elle partait quelques jours de la maison sans dire où elle allait.
 
Et à chaque fois, j’allais la rechercher à la rue, je ne voulais pas qu’il lui arrive malheur. Je voulais simplement la protéger », ajoute Michel, toujours très peiné.
 
 
Cette relation toxique n’était évidemment pas de tout repos puisqu’à maintes reprises, la jeune femme s’était montrée agressive et violente envers Michel.
 
« Elle m’avait déjà donné un coup de couteau dans le doigt en février mais je n’avais pas porté plainte.
 
Mais je tiens à dire que je ne l’ai jamais frappée, que je ne lui ai jamais porté le moindre coup ».
 
 
C’est le 31 mars dernier que la soirée a tourné au cauchemar.
 
Alors qu’elle a bu une bouteille de whisky et de la vodka, la cohabitante de Michel pète littéralement les plombs et l’assomme de trois coups de matraque.
 
Le Marchinois s’évanouit. Alors qu’il reprend peu à peu connaissance, il constate avec stupéfaction que sa protégée, 42 ans, s’est emparée de deux couteaux de cuisine et est en train de le poignarder.
Un démon !
 
 
« J’avais le démon devant moi !
 
Heureusement j’ai pratiqué plusieurs sports de combat et je suis parvenu à parer les coups jusqu’à ce que je perde connaissance. »
 
Malgré la douleur, l’homme réussira ensuite à ramper jusqu’à son lit, au premier étage de sa maison.
 
« Je ne savais plus bouger, je n’avais plus de force. Je priais pour ne pas mourir, ni qu’elle vienne m’achever une bonne fois pour toutes ».
 
Comme la douleur ne passe pas et que son état se dégrade, Michel demande à la forcenée d’appeler les secours.
 
Elle se rend chez le voisin qui appellera l’ambulance.
 
« Quand les pompiers sont arrivés dans ma chambre, elle s’est rebellée.
 
Ils ont dû lui menotter les mains avec des colsons avant l’arrivée de la police.
 
Elle a aussi craché sur les services de secours. Et quand elle a été arrêtée, elle était furieuse que je ne sois pas mort. Elle avait aussi expliqué qu’elle était la nièce du roi Philippe et qu’il allait intervenir en sa faveur ».
 
Hospitalisé trois jours
 
Emmené au CHR de Huy, le Marchinois a été hospitalisé durant trois jours.
 
« J’ai reçu 65 points de suture ainsi que 13 agrafes sur la tête. Et je souffrais d’un pneumothorax », nous explique-t-il.
 
 
Mais les séquelles sont encore nombreuses aujourd’hui.
 
« Je ne dors presque plus, je ne mange plus. Je fais énormément de cauchemars.
 
D’un point de vue physique, j’ai mal partout. Je ne veux plus jamais la voir ».
 
Une mesure d’internement a été adoptée à l’encontre de l’ancienne cohabitante de Michel, atteinte de schizophrénie paranoïde, en chambre du conseil à Huy mardi dernier.
 
 
Article et rédaction par Amélie Dubois 
 
 

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