On a des fruits et des légumes de qualité en Wallonie

Lien permanent

Mais le secteur horticole est face à des enjeux cruciaux 

En Wallonie, on compte environ 22.000 hectares consacrés à l’horticulture comestible et quelque 2.500 producteurs. 4.000 hectares de cultures sont dédiés au maraîchage, ce qui représente environ 350 producteurs dont la moitié vit du légume pour seule activité.
 
« C’est un métier difficile et peu rémunérateur quand on se lance.
 
Il y a parfois une utopie autour de ce métier.
 
Être maraîcher, ce n’est pas juste aller au champ quand il fait beau.
 
Ceci dit, de plus en plus de gens envisagent ce métier », explique Claire Olivier, directrice du Centre Interprofessionnel Maraîcher (CIM), à Gembloux.  
Le CIM est une ASBL née dans les années ’80 à l’initiative des producteurs de légumes et maraîchers.
 
Ils y reçoivent des conseils, notamment sur la planification des cultures, les maladies ou encore les insectes néfastes pour leurs cultures.
 
Pour Claire Olivier, une évolution des mentalités est cependant nécessaire.
 
« On a des produits de qualité en Wallonie.
 
On a du terrain, du bon sol agricole et la possibilité de faire des rotations longues pour éviter de faire des cultures trop souvent au même endroit.
 
Le consommateur n’est pas toujours demandeur de produits belges.
 
À peine 17 % des fruits et légumes consommés en Wallonie y sont produits.
 
 
Or, il y a des beaux produits chez nous et il faudrait que le consommateur soit davantage attentif à l’origine des produits, même s’il fait ses achats en grande distribution », ajoute-t-elle.
 
 
Que le consommateur fasse ses courses en grandes surfaces n’est pas problématique.
 
Ils sont plus de 88 % à procéder de la sorte mais, comme le rappelle le CIM, « la qualité des productions est de plus en plus difficile à atteindre pour arriver aux standards imposés par la grande distribution.
 
Cela concerne, par exemple, certaines pulvérisations à faire pour donner un bel aspect visuel aux légumes.
 
Le consommateur est peut-être moins regardant quand il achète en vente directe. Un chou pommé avec une nécrose sur certaines feuilles peut être mangé mais il ne sera pas vendu en grandes surfaces comme tel, pour des raisons esthétiques.
 
Or, il faut savoir que certaines normes de qualité esthétique qui sont réclamées demandent, par exemple, plus d’eau et on est dans une période où, pour des raisons écologiques, l’accès à l’eau est réduit, donc c’est compliqué ».
 
 
Les enjeux du secteur concernent également le réchauffement climatique.
 
« Il y a des modifications dans les cycles de cultures.
 
Certaines arrivent plus tôt que prévu.
 
Nos référentiels variétaux ne correspondent plus à la réalité du terrain.
 
Il va falloir s’y adapter », conclut-elle, consciente que son secteur est en train de vivre un sacré tournant.
 
Article par L.B.
 

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel