Bien manger pour éviter le corona: la nutrition, une arme contre la maladie

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Le professeur Vincent Castronovo nous reçoit dans son cabinet, rue Darchis à Liège. Nous lui posons LA question que nous nous posons depuis des mois : « Pourquoi tellement d’individus succombent-ils à l’attaque du Covid-19 ? » Le médecin nutritionniste est loin d’être le seul à penser que la réponse se trouve au niveau de notre système immunitaire.

Le système immunitaire ?

« C’est un système remarquable qui s’est développé pour nous défendre contre nos ennemis biologiques (virus, bactéries), et les agressions physiques et chimiques.

Pour ce faire, il est indispensable qu’il soit fourni en nutriments apportés par notre alimentation et nécessaires à son bon fonctionnement », précise-t-il après nous avoir fait un cours rapide sur ce merveilleux système.

À condition qu’il soit bien alimenté.

Vulnérable intestin

Justement, il est là le problème, poursuit le professeur.

Pour combattre l’ennemi, que ce soit une bactérie ou le nouveau virus qui nous occupe, il faut armer son corps. « Nous avons des barrières : la peau, les muqueuses respiratoires, les alvéoles pulmonaires et l’intestin.

Ce dernier est, de loin, le plus vulnérable ».

Car sa surface est énorme, 1.000 mètres carrés (pour 2m2 pour la peau) et son épaisseur est infime : seulement 5 millionièmes de mètres. « La majeure partie des maladies commence au niveau de l’intestin », rappelle Vincent Castronovo.

« Quand l’ennemi pénètre dans notre corps en passant la barrière, la guerre est déclarée ».

Et pour faire la guerre à cet ennemi, il faut les justes munitions et que la réponse à l’attaque soit adaptée.

Or, la population belge semble bien mal armée à ce niveau.

« Depuis trois ou quatre générations, notre alimentation est déséquilibrée, dépourvue de nutriments essentiels et largement contaminée par les pesticides et autres toxiques.

L’épidémie de diabète de type deux et d’obésité n’est que la face émergée de l’iceberg de cette situation catastrophique ».

La solution passe par votre nourriture à adapter en fonction de vos carences. Le médecin préconise la prévention plutôt que la guérison. Il conseille de se soumettre à un check-up annuel.

« 97 % des moyens en Belgique sont utilisés pour soigner les patients et pas pour la prévention.

C’est comme si vous n’alliez plus faire réviser votre auto en attendant qu’elle tombe en panne », résume l’homme qui n’est jamais en manque d’images. Au départ d’une prise de sang, il dresse un tableau coloré et personnalisé.

Un manque de zinc qui permet d’activer les lymphocytes ? « Je vous prescris 6 huîtres non laitières nº3 par semaine. Ou, à défaut, 20 mg/j en complément ».

Une carence en sélénium ? Ce sera trois noix du Brésil bio par jour. Du cuivre insuffisant ?

« Vous le trouvez dans les lentilles ou le chocolat noir 70 % ».

 

Omega 3, vitamine D…

Le professeur a réponse à toutes les carences. La glutamine ?

« Vous la trouvez surtout dans les protéines animales. Cela peut être du lait ou des œufs ». La vitamine D ?

« Allez deux fois par jour au soleil pendant 30 minutes, avant 10h et après 16h, en exposant les avant-bras, la gorge et le visage ».

Cela ne marche que l’été.

« Sinon, vous en prenez en complément en même temps que du gras, comme du beurre ou fromage ». Il rappelle l’importance des Omega 3.

« L’idéal, c’est de manger trois fois 150gr de poisson gras par semaine.

Cela peut être des sardines, des anchois, des maatjes… ou alors 2X1gr d’huile de poisson de qualité ».

Il conseille encore de mettre du curcuma dans la sauce ou la soupe. « Le soja, c’est très bien aussi ».

Ainsi que du romarin qui est un anti-inflammatoire. Au niveau des antioxydants, privilégiez les crucifères comme le brocoli, les choux ou l’artichaut.

« Sinon, il y a la vitamine C qu’on trouve dans les fruits et les légumes ».

 

En retrouvant le goût du bien manger, vous aurez déjà gagné une grande bataille contre le coronavirus…

 

Par Pierre Nizet

 

Source Sudinfo

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