Le tarif social pour l’électricité et le gaz en forte hausse

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Le 1 er octobre, le tarif social en électricité et gaz va augmenter. En gaz, la hausse sera même très forte.
 
C’est la conséquence de la remontée des prix sur les marchés, après une forte chute due au coronavirus.
Nous vous révélions dernièrement que le nombre de clients protégés en matière d’énergie (électricité et gaz) ne cessait d’augmenter.
 
Et même d’exploser en Wallonie. Ils sont près de 185.000 pour l’électricité et largement plus de 90.000 pour le gaz. Ces clients protégés bénéficient de ce que l’on appelle le tarif social, qui permet de baisser la facture jusqu’à 42 % en électricité et 46 % en gaz.
 
 
Mauvaise surprise pour ces clients : les tarifs vont augmenter au 1 er octobre : de 2,5 % pour l’électricité, de 15 % pour le gaz naturel.
 
Ces tarifs sont désormais revus tous les trois mois, au lieu de six mois avant. C’est la Creg (Commission de régulation de l’électricité et du gaz, le régulateur fédéral) qui les fixe.
 
 
Ces prix sont calculés sur la base de ceux du marché. La Creg utilise le tarif du fournisseur le moins cher, pour autant que ce fournisseur « représente au moins 1 % de la part de marché en Belgique ».
 
Il faut savoir que plus de 5 % du marché de l’électricité et du gaz en Belgique sont détenus par des fournisseurs qui, à eux seuls, ont moins de 1 % de ce marché. Les fournisseurs qui détiennent au moins 1 % du marché sont au nombre de huit.
 
C’est parmi leurs tarifs respectifs que l’on pioche pour trouver le moins cher, qui sera la base du tarif social.
 
Electrabel, fournisseur historique, représente toujours 42 % du marché de l’électricité et 40 % du marché du gaz.
 
 
Plafonnement
 
 
Mais ce n’est pas tout.
 
Pour éviter de trop fortes hausses en une seule fois, la Creg applique des plafonnements. C’est le cas pour le gaz à partir du 1 er octobre. En principe, le prix du gaz aurait dû augmenter de 20 %.
 
L’augmentation ne sera « que » de 15 %. Cette hausse très forte du gaz est due, selon la Creg, à un « relatif retour à la normale des cotations gazières, qui étaient extrêmement basses en mai 2020 en raison notamment de la crise du coronavirus. »
 
 
Or, ces tarifs de mai avaient servi à déterminer le tarif social appliqué à partir de juillet dernier.
 
Il s’agit donc d’une sorte de retour à la normale. Ajoutons que sur un an, l’électricité ne peut augmenter de plus de 20 %, le gaz naturel de 25 %.
 
 
Le tarif des fournisseurs représente ce que l’on appelle la composante énergie, c’est-à-dire la majeure partie du tarif social.
 
Il faut y ajouter le tarif de distribution. Pour calculer celui-ci, on se réfère au distributeur le moins cher du pays. Les principaux distributeurs wallons sont Ores et Resa.
 
Le tarif le moins cher est celui du bruxellois Sibelga. C’est lui qui est d’application pour tout le pays. Et puis il y a le tarif de transport (Elia et Fluxys).
 
 
Enfin, il faut ajouter la cotisation fédérale et, en Wallonie, la redevance de raccordement.
 
 
Article par BENOÎT JACQUEMART
 

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