Le ras-le-bol dans nos écoles dénoncé par un syndicat

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La multiplication des contaminations et des fermetures ou mises en quarantaine de classes risque-t-elle de conduire certaines zones et donc certains établissements scolaires à passer du code jaune à l’orange ?
 
Rappelons que si cela ne change rien pour les enfants de l’enseignement fondamental et du premier degré du secondaire, toujours attendus 5 jours sur 5 à l’école, cela mènerait les enfants de la 3 e à la 6 e secondaire à n’y aller que la moitié du temps.
 
On se veut rassurant du côté de la ministre de l’Éducation, Caroline Désir… qui s’est elle-même mise en quarantaine après avoir été en contact avec quelqu’un testé positif au virus.
 
« Il n’y a aucune demande, pour l’instant, de communes pour passer à l’orange, pas une once d’un début de procédure », nous certifie-t-on au cabinet.
 
« La situation bout »
 
Les syndicats n’en ont pas plus entendu parler… Ce qui ne signifie pas qu’ils ne s’inquiètent pas pour la vie dans nos écoles.
 
« La situation est en train de bouillir, elle est même très problématique lorsque plusieurs enseignants sont absents, à cause d’une quarantaine ou d’un test positif », relève Roland Lahaye, responsable de la CSC-Enseignement.
 
« Il y a un manque de réactivité des services de PSE (les Services de Promotion de la Santé à l’école qui sont chargés de la gestion de la pandémie dans les écoles, NdlR). Quand il ne s’agit pas de deux PSE qui se contredisent… »
 
Le responsable syndical donne des exemples étonnants, comme un PSE qui recommande de mettre en quarantaine… la moitié d’une classe. Ou l’absence de profs qui mène une école à parquer des centaines d’élèves à l’étude.
 
« Il faut recoordonner de manière formelle les protocoles », martèle M. Lahaye, « car, là, chacun fait un peu comme il veut. La situation prend des proportions particulières.
 
Cela fait déjà la quatrième commune qui décide, en quelques heures, de réunir sa cellule locale de crise par rapport à la situation dans les écoles… »
 
« Ils font leur travail »
 
Au cabinet de la ministre Bénédicte Linard (qui a la tutelle sur l’Office de la naissance et de l’enfance dont dépendent les PSE), on insiste sur la gestion d’une crise inédite, aussi par son ampleur.
 
« Hors de question de jeter la responsabilité sur la première ligne. Les services de PSE sont fortement sollicités et ils font leur travail, ils ont notre confiance, il n’y a pas de dysfonctionnement », indique le porte-parole de la ministre qui insiste sur l’évaluation continue de la situation et sur la fermeture organisationnelle de classes (l’absence de profs), sans lien avec la circulation du virus.
 
 
Le cabinet de M me Linard s’inquiète néanmoins des infections en salle des profs. « Les règles qui valent entre enseignants et élèves s’appliquent aussi entre enseignants.
 
On travaille sur cet élément pour avoir une communication claire à envoyer aux écoles. »
 
Protéger la santé
 
De son côté, la ministre Désir dit « travailler à la bonne application des protocoles par les PSE et à la cohérence de leurs interprétations, avec ma collègue Linard. Les protocoles sont clairs, nous devons faire en sorte qu’ils soient appliqués strictement, en protégeant la santé des élèves et du personnel, et en permettant que l’année scolaire puisse se poursuivre le plus normalement possible ».
 
Article par  DIDIER SWYSEN
 
 
 

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